Livres

C’es que je trouve triste c’est que de nos jours, on oublie la lecture pour la remplacer par un iPad, une émission télévisée, un Xbox… Ça crée des conséquences évidemment (R.I.P. les éditions La courte échelle…).

Mais bon, je vais cesser de pleurer le sort des livres pour quelque chose de plus joyeux.  Pourquoi ne pas vous présenter la liste officielle des cinq romans qui ont marqué ma vie? En plus de vous donner des idées de lecture, vous pourrez vous aussi partager votre top 5!

1. Marie-Tempête, Dominique Demers

J’ai tellement pleuré en lisant ce chef-d’œuvre que je ne peux faire autrement que le placer en tête de liste. Marie-Lune, une jeune fille de 15 ans, tombe enceinte par accident. C’est merveilleusement bien écrit et rempli de sensibilité. En plus, les descriptions des lieux où Marie-Lune évolue (la forêt, surtout) sont tellement bien décrits qu’on sent presque le vent froid de l’hiver nous fouetter le visage et l’odeur des sapins nous chatouiller le nez. C’est incroyable, je vous le dis.

2. Des souris et des hommes (Of Mice And Men), John Steinbeck

Vous avez sûrement déjà entendu parler de ce classique paru en 1937. Lennie, qui souffre d’une déficience intellectuelle, et George sont deux amis. Bien que Lennie soit doté d’une incroyable force physique, il adore caresser les choses douces. C’est par contre cela qui va lui causer problème. La cruauté des gens de l’époque face à Lennie et ses problèmes mentaux m’a tellement troublé que je suis restée accrochée aux pages du début à la fin. Les personnages sont attachants, l’histoire est surprenante; bref, ce livre a toutes les qualités.

3. Le monde de Charlie (The Perks of Being A Wallflower), Stephen Chbosky

C’est l’histoire d’un jeune homme introverti qui doit vivre avec le suicide de son meilleur ami, la découverte de son premier amour et trouver un groupe d’amis qui lui ressemblent. Je me suis reconnue tout au long du roman et je crois que ça pourrait être le cas pour plusieurs d’entre nous. On dirait que Charlie nous raconte ses problèmes directement, ce qui rend l’histoire très touchante.

4. Le bizarre incident du chien pendant la nuit (The Curious Incident of the Dog in the Night-Time), Mark Haddon

C’est un jeune autiste de 15 ans qui nous raconte les évènements qui perturbent soudainement sa vie. Ce qui m’impressionne le plus : jamais dans le livre on ne mentionne son handicap. Il est rare de voir un héro d’un bouquin autiste et c’est ce qui m’a plu.

5. Paul à Québec, Michel Rabagliat

Dans la catégorie bande dessinée, Paul à Québec détrône tout. L’histoire est simple : l’achat d’une nouvelle maison et la mort d’un proche. Le tout est illustré et raconté avec tant de justesse et de simplicité qu’on ne peut faire autrement que de tomber en amour avec la BD!

Et vous, quel est votre top 5?

Photo: Pixabay

Depuis déjà près de deux ans, Valérie Fraser administre assidument sa page Facebook Le jour où j’ai arrêté d’être grosse sur laquelle elle documente son dur combat contre l’obésité. Aujourd’hui, ce sont plus de 26 000 personnes qui la suivent dans sa bataille quotidienne pour recouvrer la santé. Depuis la création de la page en 2012, tout est allé très vite pour la jeune femme qui n’avait que 24 ans à l’époque : virage santé à 360°, perte de plus de 130 livres, acquisition d’une certaine notoriété sur le Web, publication d’un livre…

Le 18 février dernier, Valérie Fraser et son amie Marianne Prairie publiaient fièrement leur tout premier livre Le jour où j’ai arrêté d’être grosse chez l’éditeur Parfum d’encre. Marianne et elle ont travaillé de concert afin d’écrire cette biographie à la fois touchante, inspirante et captivante nous livrant leur vision personnelle de l’obésité et des tabous qui l’entourent. L’ouvrage est divisé en huit sections dans lesquelles les deux auteures prennent la parole à tour de rôle.

Valérie Fraser, de nature humoristique et dynamique, a toujours «camouflé» son obésité morbide derrière sa personnalité flamboyante ; jusqu’au jour où elle a dit «stop».

Du jour au lendemain, elle a complètement changé de mode de vie afin de retrouver la santé. Elle raconte son histoire dans les moindres détails en passant par ses relations avec la nourriture et ses relations interpersonnelles, jusqu’au fond de sa pensée pendant son combat. Les bras grands ouverts, Valérie nous laisse nous immiscer dans son intimité et son quotidien afin de bien comprendre l’ampleur de la bataille qu’elle mène.

Marianne Prairie est une journaliste, rédactrice et chroniqueuse et œuvre depuis longtemps dans le monde de la femme. Elle apporte son point de vue de fille «normale» qui n’a jamais vraiment eu de personnes obèses dans son entourage. À travers les pages du livre, on voit qu’elle se rend compte assez rapidement qu’elle a des idées préconçues envers ces personnes et leur façon de vivre.

Le jour où j’ai arrêté d’être grosse, c’est une excellente biographie qui nous fait vivre le phénomène de l’obésité de l’intérieur et qui inspire des milliers de personnes à travers le Québec.

Photo : Page Facebook Le jour où j’ai arrêté d’être grosse

« Quatre auteurs. Quatre saisons. Un village transformé par une glissade d’eau. 118 blessés. Beaucoup de cris, de larmes et de dents qui grincent. Tous les enfants de Saint-Sauvignac s’excitent le poil des jambes – celui qu’ils n’ont pas encore – à l’annonce de la construction d’un parc aquatique de l’autre côté de la track. Mais quand ils se précipitent, à la queue leu leu, dans la glissade d’eau la plus à pic en Amérique du Nord, ils en ressortent écorchés, lacérés par la pointe d’un clou transperçant le plastique turquoise. D’un coup, les cicatrices apparaissent, comme si ce clou n’avait été posé là que pour révéler au grand jour les blessures de l’enfance. »  Je n’aurais su mieux résumer ce fantastique livre écrit par Sarah Berthiaume, Simon Boulerice, Jean-Philippe Baril Guérard et Mathieu Handfield.

Cette œuvre collective divisée en quartes parties qui ont leur propre auteur leur propre saison, mais aussi leur propre narrateur qui raconte sa propre vision des évènements. À travers les yeux des enfants (plus étranges et trash les uns que les autres), les situations, les personnages, les tournures de phrase et le vocabulaire cru (souvent vulgaire, mais toujours de bon goût), vous feront rire aux éclats à coup sûr. Je n’ai aucun commentaire négatif à formuler à propos de cet hilarant roman paru aux éditions Ta mère sauf peut être qu’il est beaucoup trop court et qu’il peut occasionner des situations gênantes lorsqu’on le lit en public et qu’on éclate de rire de façon incontrôlable et beaucoup trop fort. Ce roman 100 % québécois est réellement extraordinaire et je vous le conseille très fortement, 162 pages de bonheur. Un livre original, qui sort des sentiers battus et nous fait sortir de notre zone de confort par son contenu absurde et complètement fou, impossible de ne pas l’apprécier. Sur ce, bonne lecture! 😉

1 : http://www.tamere.org/nos-livres/les-cicatrises-de-saint-sauvignac-histoires-de-glissades-deau/

Photo : lacerise.ca

7 ans. L’âge auquel j’annonçais en grandes pompes à mes parents qu’il était hors de question que j’apprenne à lire, et encore moins à écrire. À l’époque, la réplique de ma mère ne se fit pas attendre : «Mais comment tu vas faire dans la vie de tous les jours? T’es comique toi, tu ne pourras même pas faire ton épicerie correctement si tu ne sais pas décoder les étiquettes!» Et moi de lui répliquer (avec toute la confiance du monde) : «Je vais me fier aux emballages des boîtes de conserves.» Oui, tout un raisonnement… 

Ma mère, un brin plus brillante que moi, s’est alors… acharnée. Tableaux, exercices sur les tuiles de la cuisine, répétitions ; tous les moyens étaient bons pour me rentrer dans la caboche les 26 lettres de l’alphabet. Après beaucoup d’essais-erreurs et une bonne dose de patience, le résultat s’est finalement concrétisé : j’étais devenue une excellente lectrice, mais surtout une passionnée des mots.

J’ai grandi la tête dans les bouquins. À 11 ans, j’y avais déjà vécu mon premier gros party, mon premier voyage autour du monde ainsi que mon premier grand amour (et la peine d’amour qui a suivi peu de temps après). Entre les lignes, j’ai découvert un infini de possibilités. Tout m’était permis : partir vivre dans une école de sorciers, dans la rue en itinérante, en 1950 ou 500 ans avant Jésus-Christ. Chaque option m’était accessible en une simple visite à la bibliothèque.

Nulle part ailleurs je n’ai autant appris que dans les livres. Des romans aux encyclopédies, ils sont une source intarissable de connaissances en tous genres. À l’aube de la vingtaine, j’affirme à qui veut bien l’entendre que la lecture a fait de moi une personne différente à bien des égards. Cette phrase peut sembler clichée, mais la lecture s’est avérée, au cours de mon apprentissage, la meilleure des références. J’y apprends, à chaque nouveau récit, de nouveaux éléments sur l’histoire, la sociologie, la philosophie et la vie, tout simplement.

Dans les dernières années, on nous a rabattu les oreilles avec la possible disparition des manuscrits. Oui, l’impression est possiblement appelée à disparaitre avec l’arrivée des tablettes électroniques, blogs et comptes Twitter en quantité industrielle. Est-ce la disparition de la lecture? Au contraire, de plus en plus de gens se rapprochent de cette activité grâce à l’accessibilité qu’on y a maintenant. C’est l’évolution qui suit son cours, l’écrit qui s’adapte à notre mode de vie. S’il fallait que les livres disparaissent, il y aurait toujours d’aussi bons textes et des auteurs en nombre non-négligeable. Aucune angoisse là-dessus.

Tout de même, rien ne vaut un bon vieux livre ayant passé à travers le temps et les mains de nombre d’inconnus! Alors, de grâce, continuez de visiter ces cavernes d’Ali Baba que sont les bibliothèques municipales, au risque d’y trouver de petits trésors.

 –

Des coups de cœur parmi tant d’autres, à découvrir si ce n’est pas déjà fait :

Charlotte before Christ

Parce que le premier roman d’Alexandre Soublière nous jette en pleine face les comportements déviants de notre génération dites «Yolo».

La trilogie Millénium

Après avoir lu une centaine de pages durant lesquelles on aurait envie de refermer le livre et de le ranger au fond d’un tiroir, on se remercie d’avoir poursuivi. Un thriller digne des plus grands.

L’auteure Marie-Sissi Labrèche

Cette plume… Un petit miracle touchant et criant de sincérité.

99 francs

Un roman qui frappe dans le mille. Troublant et captivant, 99 francs nous fait voir les aspects repoussants et addictifs à la fois de notre société, à travers le milieu de la publicité.

Photo: WeHeartIt 

J’ai décidé de me faire un cadeau «à moi de moi». Ça faisait un bout que ça me trottait dans la tête. On s’est fait des beaux yeux doux à quelques reprises quand j’allais le visiter dans son rayon à la librairie, mais dans le fin fond de ma sacoche, mon portefeuille me hurlait de le laisser là où il était. J’ai finalement décidé de l’ignorer et d’y aller le tout pour le tout. «Encore une histoire d’amour avec un livre», vous me direz. Je vous répondrai : «Eh oui, que voulez-vous que j’y fasse? C’est plus fort que moi!»

J’avais délaissé la lecture cet été, mais l’automne me semble être le moment parfait pour renouer avec ce passe-temps. Comme je considère qu’avoir une bonne culture est un atout que tout le monde devrait posséder, j’ai décidé en cette période où je prends une pause du cégep de joindre l’utile à l’agréable. Mon nouvel achat : La culture générale pour les nuls.

Ce n’est pas parce qu’il y a la mention «pour les nuls» qu’on devrait se sentir gêné d’aller au comptoir avec ce livre à la main. Et on ne devrait pas non plus être gêné d’acheter ce livre tout court : ça ne veut pas dire qu’on n’est pas intelligent, loin de là. Cette brique de 546 pages est un vrai petit bijou qui regorge d’un tas d’informations pertinentes.

Faits, dates, noms importants et concepts intrigants sont regroupés en six parties comportant plusieurs chapitres. Histoire et géographie, arts et littérature, sciences, divertissement, religion et philosophie, ainsi que «la partie des dix», une section que je vous laisserai découvrir par vous-mêmes si vous achetez le livre. Je ne vous révélerai quand même pas tout; il faut laisser un peu de mystère!

Tout est là, les auteurs n’ont rien laissé de côté. Les termes sont bien expliqués lorsqu’ils sont mentionnés une première fois dans l’ouvrage et si on cherche à trouver une information en particulier, l’index est là pour nous aider.

Ce que j’adore, c’est qu’il n’est pas nécessaire de suivre l’ordre chronologique des pages. Tu as envie de revivre les plus grands exploits sportifs de tous les temps un jour, et d’en apprendre sur la naissance de la télévision l’autre? Pas de problème puisque toutes les parties sont indépendantes, tu n’as pas besoin d’avoir lu le chapitre précédent pour comprendre celui qui suit. L’objet parfait à déposer sur sa table de chevet!

Quelqu’un tente de te boucher dans une conversation? Eh bien, ce sera maintenant plus difficile, puisque avec La culture générale pour les nuls, tu sauras un paquet d’informations sur une tonne de sujets différents. Prête à devenir une encyclopédie vivante pour seulement 25 dollars?

Photo: WeHeartIt