Évènements

À la suite de son spectacle solo du 10 novembre au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi (prodigieux, soit dit en passant), j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Louis-Jean Cormier.

Votre dernier album est sorti en 2015, quels sont les projets qui s’en viennent pour vous?

Avec la France, c’est un peu difficile, je vis décalé en ce moment. L’album « Les grandes artères » vient de sortir en France et je veux le faire vivre là-bas. Il y a la possibilité d’un disque live avec mon spectacle réalisé aux Francofolies de Montréal, un spectacle Soul avec 14 musiciens. Aussi, il y va y avoir un nouveau disque avec de nouvelles chansons…Je l’ai dans ma tête, mais je ne peux pas le sortir avant fin 2017.

Et en ce moment, je suis dans un petit fond de valise « pas défaite tout le temps » pour ma tournée!

Pourquoi un spectacle solo ?

C’est arrivé par accident.  On m’a demandé souvent de faire des conférences, des spectacles bénéfice solo, etc. Et les gens me disaient qu’ils avaient accès à une partie de moi qu’on n’a pas découverte à travers mon band. Je suis dénudé,  il y a quelque chose de super touchant. Et j’ai remarqué qu’au final, ce qui marque beaucoup les gens,  c’est souvent des reprises. Comme par exemple, ce soir j’ai fait une reprise de « Ce soir l’amour est dans tes yeux », seul, moi et ma guitare…Et il y a quelque chose là, qui représente vraiment qui je suis.

Ce soir il y a eu des versions solos qui sont plus fidèles à la création originale et à mon style musical qu’à ce que j’ai pu faire en band. Les gens ont accès à qui je suis un peu plus  simplement et concrètement.

Dans votre chansons j’hais les happy ends, vous dites : « J’hais les happy ends, le bonheur, c’est sans histoire, j’hais ça quand tu m’aimes, j’ai pus aucune raison de brailler… » Pourriez-vous dire que vos malheurs vous apportent le bonheur parce qu’il vous inspire?

L’appel du malheur sert à déstabiliser, à vivre le bonheur… Le désir de donner un coup de volant pour changer ce qu’on est habitué d’avoir, déjouer le destin… La chanson dit « et si on prenait le clos », c’est pour dire changer, pour provoquer.

Mais ce n’est pas le malheur, c’est plutôt de la mélancolie…  Comme dirait Victor Hugo, la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste. Le plaisir à chanter le drame. Il y a quelque chose de thérapeutique dans la mélancolie.  En chanson, on peut se permettre le drame. C’est plus facile de créer dans le drame que de chanter « ça fait rire les oiseaux ».. La musique est un véhicule à émotions vraiment intense. Avec la mélodie, l’accompagnement sonore… On réussit à créer de belles choses.

Vous avez participer au documentaire la musique à tout prix (http://www.telequebec.tv/documentaire/la-musique-a-tout-prix/), comment les artistes peuvent-ils vivre avec tous les Streaming, Spotify, Etc.… aujourd’hui?

Ils ne peuvent pas vivre avec ça. Il faut avoir un spectacle qui se démarque étant donné la surabondance de l’offre.  On ne peut pas vivre qu’en faisant des enregistrements sonores. Et c’est difficile d’avoir des gens qui payent des billets pour aller te voir en spectacle.

C’est facile faire un disque en 2016, avec son « laptop » et un logiciel, mais vas-tu réussir à le défendre sur scène? Aujourd’hui c’est sur scène qu’on découvre le talent de quelqu’un.

Mais pour répondre à la question, il faut surtout  faire en sorte que la musique sur internet soit mieux rémunérée.

Que pensez-vous du mouvement de Free Culture au Québec ?

Le mouvement de Free culture c’est ce qui peut tuer la musique d’ici. On va se mettre à écouter que du Beyoncé ou du Taylor Swift. On doit prendre soin de nos artistes d’ici sans les aimer par compassion. Au travers tout ce qui se fait, il y a vraiment de la bonne musique ici. Quand tu pars à l’extérieur tu comprends à quel point on est épanouie et fleurissant ici. Le ratio de musique « Cheap » à l’extérieur est vraiment plus élevé, c’est ce que je trouve.

Pensez-vous que le documentaire va ouvrir les yeux aux québécois?

Je ne pense pas que le documentaire va ouvrir les yeux des québécois parce qu’il devrait durer 2-3 heures et il y avait une contrainte de temps.  Je pense que le documentaire fait une belle description de ce que c’est, mais ne donne pas beaucoup de pistes de solutions.  J’aimerais bien qu’on puisse faire une suite à ce documentaire-là et dire quoi faire dans l’ordre pour changer les choses. Comme par exemple, il faut clairement acheter un billet de spectacle, acheter de la marchandise, acheter l’album, s’abonner à un site de streaming en étant membre et être actif, engagé, afficher des playlists… Si vous aimez un artiste, servez-vous des réseaux sociaux pour en parler. Postez des trucs intéressants, plus que la photo de votre chat t’sais… Et ça, ça va aider la culture d’ici, vraiment.

On doit aussi forcer nos jeunes à écouter de la musique d’ici, leur dire qu’en écoutant mon disque sur Youtube, ça ne me donne pas vraiment d’argent… Pratiquement rien… C’est comme un peu pirater un livre, prendre une photo d’une toile et l’agrandir pour la mettre sur son mur…

Vos conseils pour un artiste qui veut percer aujourd’hui?

Tu dois être conscient que tu ne peux plus juste faire de la musique. Tu dois créer du contenu. Tu dois être distingué en entrevue … Être un artiste qui a quelque chose à dire.  

En janvier 2017, ne manquez pas « Microphone », une émission animée par Louis-Jean Cormier, où des artistes québécois se réunissent pour réarranger leurs plus grands succès ensemble et les présentent ensuite dans une ambiance intime devant public. Un concept d’émission qui risque d’être très intéressant!

source photo : google.com

Le 27 octobre dernier, madame Suzanne-G Chartrand a procédé au lancement de son livre hommage au grand militant et syndicaliste qu’était son père, Michel Chartrand, à la microbrasserie La Tour à Bières de Chicoutimi.

Suzanne-G Chartrand est enseignante de français et a commencé à militer au côté de son père dès son tout jeune âge. Le fait de sortir son livre en octobre est très important, car il y a eu deux événements politiques importants au Québec en octobre. Il s’agit de la crise d’octobre et du référendum de 1995. C’était également très important pour madame Chartrand de ne changer aucun mot et s’est pourquoi elle s’est tournée vers Victor-Lévy Beaulieu qui a accepté de le publier.

Le titre de ce recueil est d’ailleurs très évocateur : « à bas les tueurs d’oiseaux ». Comme Suzanne-G Chartrand l’a expliqué, les « oiseaux » sont symbole de liberté et « les tueurs d’oiseaux » font référence aux patrons et aux gouvernements qui s’en prennent aux plus pauvres de la population.

La soirée avait débuté par quelques mots de l’auteure qui précisait que pour elle, il était important de faire connaître son père autrement que par son côté colérique démontré dans les médias. Outre le syndicaliste acharné, Michel Chartrand fut un père aimant et aimait passer du temps avec famille et amis autour d’un copieux repas.

C’est pourquoi Suzanne Chartrand a voulu faire un livre que tous pourraient avoir entre les mains. En ce sens, elle nous a raconté, par ses constatations, que peu de jeunes connaissent cette figure importante et marquante des mouvements sociaux au Québec.

Michel Chartrand était un syndicaliste oui, mais surtout un humaniste, un père de famille, un défenseur des pauvres, un socialiste, un rassembleur au grand cœur. Il était toujours au premier rang pour défendre le peuple contre les injustices des hauts placés.

Pour ma part, je trouvais que c’était une merveilleuse occasion de faire découvrir l’une de mes idoles qui a su en inspirer plus d’un et d’éveiller les consciences sociales des gens pour comprendre qu’il est important de lutter contre les injustices que l’on subit. Malheureusement, n’est pas à l’école que je dois ma connaissance sur cet homme, mais à la télévision avec l’acteur Luc Picard qui avait campé le rôle Michel Chartrand dans la série Chartrand et Simonne (2000-2003)

Cette œuvre est disponible dans plusieurs librairies indépendantes et publiée sous les Éditions Trois-Pistoles de Victor-Lévy-Beaulieu.

Le très coloré Philippe Brach était de passage vendredi soir au café-théâtre Côté-Cour de Jonquière. Un show éclaté et teinté d’humour, une soirée à son image.

Philippe Brach a livré une solide performance qui a animé tous les spectateurs. La plupart des fans n’ont pu s’empêcher d’accompagner l’artiste en chantant à tue-tête ses plus grands succès, ainsi que les chansons moins connues (pour les fans inconditionnels, comme moi par exemple).

En nomination dans cinq catégories au prochain gala de l’ADISQ dont celle d’auteur-compositeur de l’année, Brach a prouvé une fois de plus qu’il est une véritable bête de scène et qu’il l’utilise comme un véritable terrain de jeu.

Il s’amusait comme un fou sur scène, tout comme ses musiciens. La fête battait son plein autant sur la scène que dans la foule. Il était content de retrouver son coin de pays et ça paraissait.

Les soirées thématiques de Brach

Philippe Brach se réinvente à chaque spectacle. Chaque soir, il propose un thème, une couleur ou une idée qu’il exploite à son maximum, ce qui fait en sorte que chaque représentation est unique en son genre. Peu importe le nombre de fois auxquelles on assiste au spectacle, on s’offre toujours une nouvelle expérience.

Je l’admets, je suis un peu une groupie finie de Philippe Brach. C’était la sixième fois que j’assistais au concert et j’ai une fois de plus été comblée par ma soirée. Il était difficile de ne pas taper du pied, de ne pas chanter ou de ne pas danser pendant le spectacle.

Un des moments les plus attendus était sans aucun doute la chanson ‘’Alice’’ qui a semblé être très appréciée par le public. Dès les premières notes de la chanson, le public s’est mis à crier et à chanter à tue-tête. Une chorale maison accompagnait Philippe pour la chanson.

Les morceaux les plus populaires de son premier album La foire et l’ordre ainsi que ceux de son deuxième album Portraits de famine ont certainement dû habiter les oreilles des spectateurs plusieurs heures après le concert.

Vous pouvez toujours vous procurer ses deux albums chez tous les bons disquaires et sur internet. En attendant, c’est un rendez-vous le 30 octobre prochain sur les ondes d’ICI Radio-Canada pour le gala de l’ADISQ. Parions qu’il ne repartira pas les mains vides !

 

 

 

Enfin, j’attendais ce moment depuis si longtemps… La course des couleurs est arrivée au Saguenay! Depuis le temps que je voyais défiler des photos de cet évènement sur les réseaux sociaux, j’attendais avec impatience moment où je pourrais y participer dans mon coin de pays. Cette année, c’est ma chance!

Fondée par Travis Snyder en avril 2011 dans l’État de l’Utah aux États-Unis, la course des couleurs est le plus gros évènement de course à pied au monde avec plus de 2 millions de participants à travers 50 pays. Une course de 5 km aussi connue sous le nom de Meilleur 5 km sur terre, ayant pour but la santé, mais surtout le plaisir. Pas de chronomètre, pas d’obstacle et surtout aucune compétition, seulement de la couleur! Le seul règlement est de porter un chandail blanc et d’être prêt à recevoir des éclaboussures de poudres colorées.

L’évènement se déroulera à Jonquière le 4 juin 2016 au parc de la Rivière aux sables. Le parcours est constitué d’une boucle de 2, 5 km que le participant doit parcourir à deux reprises pour atteindre la distance de 5 km. Les départs se font à toutes les 45 minutes à partir de midi. Au fil du parcours, les participants se verront saupoudrer, asperger ou enrober de couleurs tout au long de la course. Sois disant, la couleur utilisée provient de la fécule de maïs! C’est non toxique et sans aucun danger. Une ambiance festive est au rendez-vous! Des DJ animeront le site tout au long de l’événement.

Toutes les personnes de 3 ans ou plus peuvent participer à la course des couleurs. Pour inscription, il suffit simplement de se rendre sur le site internet www.coursedescouleurs.com ou il est possible de s’inscrire sur place avant votre départ le jour de l’évènement. Les tarifs varient de 20 $ à 30 $ pour les enfants âgés de 3 et 11 ans, de 30 $ à 40 $ pour les adolescents âgés de12 et 17 ans et, finalement, de 40 $ à 50 $ pour les adultes de 18 et plus. L’inscription vous donne droit à un chandail à l’effigie de la course, une paire de lunettes branchée, des sachets de couleurs, un accès à la course et aux stations de couleurs.

Il s’agit là d’une occasion en or pour faire du sport avec vos amis ou votre famille tout en s’amusant. En plus, de folles photos sont au programme. Vous en profiterez pour garnir votre profil sur Instagram.

Bonne course et profitez-en!

Source : https://ca.thecolorrun.com/

Au début, c’était un mot incompréhensible. Après, c’est devenu un semblant de mot étrange. Puis maman. Et au fil des années, c’est passé de «m’man», «mom’s», «mommy», «moman» jusqu’à «memine». Et maintenant, c’est le mot qui prend le plus de sens dans ma vie.

Ca fait que parce que je t’aime pis que je te le dis pas assez souvent, je t’écris un texte pour te dire que t’es la meilleure amie que la vie m’a donné. Des fois, tu m’énerves. Tu m’agresses, tu me poses trop de questions, tu veux trop en savoir. Mais, malgré tout ça, à chaque fois que quelque chose arrive, aussi banal que ca peut être, j’ai juste envie de te le dire. Parce que je sais que peu importe à quel point tu t’en fous, tu vas faire semblant que c’est la chose la plus importante au monde pour me faire plaisir.

Maman, peut-être que tu penses que t’en es pas une bonne, une mère. Mais t’es la meilleure du monde entier. Parce que tu restes de mon bord même quand c’est moi qui à pas fait la bonne affaire. Parce que tu m’aides dans mes devoirs, même si t’as aucune idée de quoi ca parle. Parce que tu m’écoutes chialer, parler, pleurer. Parce que tu me prêtes ton linge même si je veux pas te prêter le mien. Parce que t’agis comme ma number one fan. Parce que tu m’aimes, peu importe ce qui arrive.

Pis même si parfois on se fâche ensemble, je ne serais jamais capable d’aller dormir sans m’excuser.

Pis même si parfois on ne se voit pas de la journée, je ne serais pas capable de ne pas t’appeler ou de t’envoyer un message, même si c’est pour rien dire.

Pis même si parfois j’agis comme la pire des enfants du monde, tu restes là. Jamais je ne pourrais assez te remercier pour tout ce que tu m’as donné, ce que tu me donnes et ce que tu me donneras. Je suis contente qu’encore aujourd’hui tu sois l’une des plus grandes sphères de ma vie. Que ce soient les valeurs que tu m’as apprise qui font ce que je suis aujourd’hui.

Maman, je te le dis: si un jour tu doutes de toi, dis-toi que moi aussi je suis ta fan numéro un. Je t’admire. Et je t’aime.

 

Photo: Flickr

La fébrilité est à son comble. J’entends les discussions, les cris, je ressens l’excitation parmi la foule. J’ai à peine d’espace devant moi pour respirer, on est collés comme des sardines, mais ça ne me dérange pas. C’est le genre d’excitation que l’on souhaite ressentir à plusieurs, le cœur battant, les mains moites.

Soudain, les lumières se ferment. Les cris deviennent plus forts, la foule est presque hystérique. Half Moon Run apparaît sur scène, tout souriant de jouer à la maison. Il faut dire que ça doit être spécial de réussir à remplir le Métropolis de Montréal 4 soirs de suite (du premier au 4 avril). 10 000 personnes, 10 000 fans qui sont particulièrement heureux de partager une connexion spéciale avec les musiciens.

La première chanson Warmest Regards se fait entendre et déjà, je tombe sous le charme de la voix angélique de Devon Portielje. Déjà à son jeune âge, il a un parfait contrôle de sa voix. Chaque fois qu’il atteint des notes hautes, les frissons descendent le long de ma colonne vertébrale, les larmes me montent aux yeux. C’est encore plus beau que sur les albums.

Plusieurs violonistes et un flûtiste accompagnaient le groupe montréalais sur scène pour plusieurs morceaux. La qualité de la musique était incroyable. Conner Molander séduisait la foule chaque fois qu’il sortait son harmonica. Même les jeux de lumière étaient super impressionnants!

J’étais complètement sous le charme, et je n’étais pas la seule. Il faut dire qu’en plus d’avoir une énergie hors du commun et d’être talentueux, les musiciens du groupe sont très cutes.

Je conseille à tous ceux et celles qui ne connaissent pas Half Moon Run d’acheter leurs deux albums, Dark Eyes et Sun Leads Me On. Chaque chanson a son cachet et fait du bien à l’âme écorchée ou à l’âme qui file le parfait bonheur. Et pour ceux qui connaissent déjà le groupe, eh bien, on se reverra au Métropolis la prochaine fois!

Photo : Mathieu Pothier

Les femmes ont fait un grand pas depuis les années ’40. Mais il reste encore du chemin à faire, tout n’est pas gagné. Certains stéréotypes et certaines manies sont difficiles à se débarrasser, comme un vieux toutou de notre enfance qu’on ne veut pas jeter.

Les femmes qui ont milité et qui militent encore pour nos droits se font pointer du doigt. Être féministe en 2016, c’est mal vu. Mais détrompez-vous. Être féministe, ce n’est pas de brûler sa brassière, ce n’est pas d’être contre les hommes, ce n’est pas quelque chose de péjoratif.

Être féministe, c’est seulement vouloir l’égalité de l’homme et de la femme dans toutes les sphères de la vie.

Être l’égale des hommes, c’est aussi pouvoir être respectée lors de relations sexuelles. Malheureusement, le consentement sexuel n’est pas quelque chose de compris par tout le monde. Le consentement sexuel doit être appris dès le plus jeune âge.

Lors de leur conférence Sexe, égalité et consentement, la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne, le rappeur Koriass et la journaliste indépendante et blogueuse Marylise Hamelin ont expliqué que la majorité des agressions sexuelles est due à une méconnaissance du consentement.

Une fille sur cinq est forcée à avoir des relations sexuelles. Mais seulement un homme sur quinze en est victime. C’est donc trois fois plus de femmes que d’hommes.

Pourquoi seulement apprendre aux filles à bien se tenir, à bien agir, à s’habillement convenablement, les faisant donc culpabiliser lorsqu’une telle chose arrive? Les hommes doivent, eux aussi, apprendre comment agir.

La victimisation de l’agresseur n’est pas la bonne manière de faire.

Les gens pensent qu’un viol, c’est un homme sorti de nul part qui violente une femme et la force à avoir des relations sexuelles dans un stationnement désert… digne d’un film hollywoodien. Ce n’est pas ça, la vraie vie.

La vraie vie, c’est un ami dans un party qui a trop bu et qui se ramasse dans une chambre avec ta meilleure amie.

Les statistiques le prouvent : huit femmes sur dix connaissent leur agresseur.

Mais ça ne se résume pas seulement aux relations sexuelles. Les micro-agressions peuvent être aussi banales que de klaxonner une fille lorsqu’elle marche dans la rue ou que de poser des questions privées sur sa sexualité.

«Klaxonner une fille pour avoir son attention, c’est aussi efficace que d’attacher une roche à son CV pis de le lancer dans une fenêtre d’un commerce pour se trouver une job.»

  • Koriass

Le consentement sexuel, c’est un oui clair, répété et désiré.

Si tu as encore de la difficulté avec la notion de consentement, voici une vidéo pour toi.

 

Photo : Page Facebook Sexe Égalité et Consentement

Réunir passion, talent et soif de connaissances, cest la mission que sest donnée l’équipe de la 13e édition du festival intercollégial De l’âme à l’écran (DAE), la version collégiale et indépendante de Regard sur le court métrage. Que lon ait tourné ses premiers films de science-fiction à l’âge de six ans ou que lon nait toujours pas encore vu le classique Pulp Fiction (pas de jugement), tout ce quil faut pour participer à limmersion DAE, cest lamour du cinéma!

Projections de courts métrages amateurs et professionnels, ateliers et conférences diverses, la fin de semaine fût bien remplie. Si bien qu’en revenant du Cabaret de Regard ce samedi, j’ai ressenti une immense satisfaction en voyant mon lit.

Mais comme Édith Piaf, «je ne regrette rien», loin de là.

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La belle relève

Un cocktail d’accueil, une salle Polyvalente comble et une vingtaine de courts métrages écrits et réalisés par les jeunes cinéphiles les plus talentueux de la province? Ça met la barre haute pour le reste de la fin de semaine!

La projection des projets présentés dans le cadre de l’immersion DAE a séduit les jurys Chloé Robichaud, Patrice Laliberté et Philippe-David Gagné qui ont trouvé difficile de trancher. Le réalisateur Philippe-David Gagné est même allé jusqu’à dire en blaguant qu’il s’était senti menacé par certains réalisateurs amateurs. En hommage à ce choix déchirant, j’ai donc décidé de me soumettre moi aussi à l’exercice en vous offrant un top cinq de mes courts métrages coup-de-cœur.

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TOP 5 COUP DE COEUR

5.Pat la menace – Raphael Bouchard (mention meilleur jeu d’acteur)

4.Bâtard – Jonathan Roy (mention réalisation et direction photo)

3.Poules urbaines – Samuel Chenier

2.Tempus – Icare Girard (mention montage)

1.Jonny cest un cave – Samuel Boisvert et Alex Savard (mention scénario, prix Coup de cœur du jury et prix Coup de cœur du public, ouf!)

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Pour les absents (encore là, je ne juge pas, mais…) vous pourrez vous rincer l’œil dans un ou deux mois sur le compte Vimeo de DAE.

Les sages paroles

Le lendemain matin, après une soirée bien arrosée à la Salle Polyvalente du Cégep de Jonquière, les festivaliers ont dû se lever au chant du coq (8h00) pour assister à des ateliers au choix. Jean-Philippe Sirois nous a fait voir les dessous de la direction photo, Jean-Nicolas Orhon nous a fait voyager dans l’univers du documentaire, Simon Garant a abordé les défis du multimédia et le duo de Juliette Gosselin et de Sophia Belahmer nous a fait adorer le monde des webséries.

À peine remise de mes émotions (je fangirl un peu sur les filles de Switch & Bitch, dites leur pas), on nous a redirigés vers un gros bus jaune, direction REGARD (ici, soulignons le travail exceptionnel d’animatrice de foule de la présidente de l’évènement DAE, Ariane Chaput). Au menu : des courts métrages indiens, une leçon de cinéma avec Chloé Robichaud (Réalisatrice de Sarah préfère la course), des courts métrages professionnels et des conférences.

Mon coup de cœur : la conférence des réalisateurs et scénaristes du délicieux court métrage Toutes des connes (disponible sur Tou.tv pour les curieux) François Jaros et Guillaume Lambert (comédien dans Like-moi! Pssst : tous les détails de cette série juste ici).

Le retour au calme

 En retrouvant mon lit samedi soir, j’avais la tête complètement pleine. Pleine de conseils, pleine d’idées et surtout pleine de souvenirs et de belles rencontres (c’est même pas quétaine).

Pour ceux qui n’ont pas pu être des nôtres cette année, ce sera un plaisir de vous y voir pour la 14e édition. De l’âme à l’écran, on se dit à l’année prochaine!

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Photo couverture : De l’âme à l’écran

Photos dans texte : Camille Potvin

Il n’a que 20 ans et Jean-Denis Martel se démarque déjà comme étant un jeune entrepreneur de la région. Il est également aux études au Cégep de Jonquière en gestion de commerce. Ce domaine le rejoint particulièrement puisqu’il possède sa propre entreprise: Les gâteaux de Jean-Denis.

Vous l’aurez deviné, J-D excelle dans le domaine de la pâtisserie! J’espère que vous les avez déjà vu ou même dégusté, parce que ses gâteaux ne sont pas seulement beaux, mais ils sont aussi awesome! Sérieux, il faut les goûter au plus vite!

Sa passion a débuté dès l’âge de 5 ans alors qu’il cuisinait avec sa grand-maman. Depuis, la cuisine est devenue partie intégrale de sa vie – si on peut dire.

Il y a 2 ans, à travers l’école, les amis, les sorties, il décide de se partir en affaires. Il se spécialise particulièrement dans les cupcakes & les gâteaux.

Les gâteaux de Jean-Denis accumule contrat par-dessus contrat pour des fêtes, mariages, peu importe l’occasion!

Ah! Pis c’est tout nouveau, tout beau, J-D lance une web-série de capsules recette. Le but est de gâter ses clients, comme il dit, en leur donnant des p’tits trucs faciles à réaliser à la maison.

Dès le premier mars, les capsules seront présentées vers 15h. Un petit scoop: un pot Masson citron et meringue dans le premier épisode. En passant, les recettes vont être faciles, rapides et pas trop chères!

«Je veux faire connaître mon entreprise et développer la proximité avec mes clients.» qu’il dit.

Jean-Denis croit énormément en l’entreprenariat et en la réalisation de soi à travers ses projets. Alors pour la réalisation de son nouveau projet, il prône le travail local. Il collabore avec des amis qui étudient en ATM pour le montage de ses vidéos (son, éclairage, caméra).

Le lancement officiel des Capsules recette de Jean-Denis va se faire le 24 février prochain dans la biblio du Cégep. Ça va être malade: plein de cupcakes au rendez-vous!

Mais si vous voulez participer, faut demander au boss… (Facebook: Jean-Denis Martel)

Allez aimer sa page Facebook: Les gâteaux de Jean-Denis!

Ce gars-là est complètement motivé, ça vaut la peine de l’encourager!

Source: Page facebook les gâteaux de Jean-Denis