Culture

C’est devant une salle comblée que se sont produit Les 5 prochains, des humoristes de la relève très prometteurs.

Katherine Levac, Fred Dubé, Pierre-Bruno Rivard, Virginie Fortin et Phil Roy ont livré, à tour de rôle, des performances remarquables. Chacun d’eux se démarquait par leur style bien particulier. On en a vu de toutes les sortes: humour engagé, performance musicale et même une histoire d’hémorroïdes! J’ai passé une bonne partie de la soirée pliée en deux sur mon siège, les larmes aux yeux et les abdos en feu. Drôles, vous dites?

Pierre-Bruno Rivard, qui a obtenu son diplôme de l’École Nationale de l’humour en 2010, a donné le coup d’envoi à la soirée. Il a abordé des sujets qui semblent être déjà-vu, mais l’humoriste les traite sous un angle nouveau, sortant ainsi des sentiers battus. Vraiment, on peut dire que le spectacle a commencé en force!

Puis Virginie Fortin, celle qui fait présentement une tournée parallèle avec Mariana Mazza, a enchaîné avec ses blagues crues, mais telleeeeeement comiques! Avec un humour un peu cynique, elle parle de choses qu’elle n’aime pas et on se reconnait parfois/souvent à travers ses propos.

A ensuite poursuivi l’humoriste engagé Fred Dubé. Son genre d’humour est celui que je préfère parce qu’il est différent de ce qu’on entend généralement. Il tient des propos sérieux, qui nous forcent à réfléchir. État Islamique, TVA Nouvelles et Radio-Canada, place des femmes autochtones dans la société : les plus grands sujets de l’actualité étaient au cœur du numéro de Fred.

Demeurant aux limites de l’humour engagé, Katherine Levac, qu’on connaît aussi pour son personnage de Paidge Beaulieu, a axé son numéro sur l’éducation. Ses mimiques auraient été suffisantes pour me faire pleurer de rire. Elle partage son amour pour l’école, sa première visite dans un Cégep et d’autres anecdotes du même genre.

C’est finalement Phil Roy qui a mis un terme à la soirée. Accompagné de sa guitare, il est l’humoriste qui a le plus interagi avec le public. Il a montré ses talents musicaux en interprétant, à sa manière, des succès tel que Wonderwall d’Oasis. On a même eu l’honneur d’entendre sa propre composition, «Tourtière d’amour», le pire ver d’oreille de l’univers! Quelle conclusion!

Avec des humoristes aussi talentueux, la soirée ne pouvait faire autrement que d’être un succès. J’ai déjà hâte de voir leur spectacle solo!

Photo: Page Facebook Les 5 prochains

 

Le tricot ce n’est pas que pour les mamies et parfois, ça va au-delà de la création de pulls, de bas, de mitaines et de foulards : le tricot envahit les rues des métropoles pour humaniser et réchauffer le gris du bitume. Le tricot-graffiti change la perception qu’on a de la ville, et ce une maille à la fois.

Selon l’artiste textile et tricot-graffiteuse, Marilène Gaudet, le tricot-graffiti humanise en faisant sourire les passants et en réveillant en eux des émotions. «Parfois, des gens font spontanément des colleux aux arbres.»

Le tricot-graffiti ça sert aussi à se réapproprier la rue pour s’y sentir chez soi. «Je crois que la ville existe grâce aux habitants qui la font vivre. Le tricot-graffiti redonne le pouvoir à l’habitant pour qu’il se sente investi dans son milieu», affirme l’enseignante de géographie et tricot-graffiteuse, Anne Buisson alias Dinette.

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Le syndrome du lapin, par Dinette.

Leurs créations sont mignonnes comme tout. Colorées, douces, réconfortantes et, selon l’emplacement, rigolotes. (Personnellement, une statue super sérieuse avec un pull multicolore, ça me fait beaucoup rire.)

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Louis Cyr habillé par les Villes-Laines, un collectif de tricot-graffiti qui a cessé ses activités en décembre 2014.

De l’art pour tous

«Avec le tricot-graffiti, tout le monde a accès à l’art. Même si les galeries sont gratuites, tout le monde n’y entre pas, c’est une habitude sociale», explique Dinette.

La rue est un espace de liberté qui permet aux artistes de recevoir des réactions directes, et aux passants, amateurs d’art ou non, de s’exprimer. «Tout le monde donne son avis, des fois ils sourient et le hug, des fois ils le coupent parce qu’ils trouvent ça poche. C’est ce que j’aime de l’art de rue», dit-elle.

Vous pouvez admirer les créations de Marilène et Dinette un peu partout à Montréal, ou sur leurs sites web respectifs :

http://cargocollective.com/marilenegaudet

http://dinetteconnection.org/about/

Photos: Courtoisie

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale des enseignants. Puisqu’ils détiennent le premier rôle dans l’éducation et que justement, l’éducation est la plus belle chose qu’une société peut s’offrir, j’ai pensé que leur rendre un genre d’hommage serait la moindre des choses.

Mon petit chemin à moi, il a été parsemé de plusieurs enseignants passionnés et dévoués. Des individus qui m’ont appris beaucoup plus que ce que le Ministère leur demandait de faire. C’est peut-être moi qui est plus chanceuse que les autres, mais j’ai toujours eu des profs super qualifiés.

J’ai fait un calcul mental (merci, profs de maths!) et je suis arrivée à la conclusion que j’ai passé treize années sur les bancs d’écoles.

Ça fait beaucoup de matins à sortir du lit, toujours un peu à contrecœur. Treize fois dix mois, ça fait beaucoup de récréations, d’examens et aussi bien des cours qui m’ont permis d’apprendre un tas de choses. Pis parmi ce tas de choses-là, il y en a quelques-unes qui nous sont utiles pour toute la vie. Heureusement, parce que je ne voudrais surtout pas passer des heures enfermée dans une classe pour rien.

En cette journée mondiale des enseignants, prenons le temps de leur dire «merci», d’avoir une pensée pour la passion et les efforts qu’ils mettent, jour après jour, dans la réalisation de leurs tâches. Je ne veux pas vanter le système d’éducation de notre province (pas de politique dans ce texte!!!), mais ce système-là ne tiendrait jamais en place si personne se levait le matin avec, en tête, l’envie de transmettre le savoir.

Il ne faut surtout pas oublier qu’un prof, c’est plus que deux mois de vacances en été, c’est plus que des donneurs de devoirs. En plus de donner des cours, un prof soigne des bobos, donne des conseils, écoute les problèmes et les histoires les plus banales, règle des chicanes, corrige des copies pendant des heures…..(la liste ne finit plus de finir.) En nous enseignant, les profs nous permettent d’être libres. Parce que l’éducation, c’est la meilleure façon de vivre librement, c’est la meilleure façon d’apprendre à bâtir des opinions et, surtout, apprendre à les défendre.

Alors à tous les profs qui enseignent avec passion, merci.

S’il y a une personne à qui on voudrait TOUTES ressembler, pour sa beauté naturelle et son look toujours p-a-r-f-a-i-t, c’est probablement Vanessa Pilon. La belle de Vrak Attack était de passage à l’événement mode Panache, et qui de mieux que l’icône de la mode québécoise pour discuter des tendances avec nous…

La chroniqueuse mode de Salut Bonjour nous donne le véritable secret de sa garde-robe : la mode androgyne. Vanessa Pilon rappelle d’ailleurs la jupe de Jaden Smith pour évoquer la beauté d’un vêtement qui peut être autant porté par les filles que par les gars. C’est l’avenir de la mode : être confortable et être capable de briser les conventions sociales. Après tout, on les aime nos jeans Boyfriend et nos chandails oversized.

Si la mode unisexe est le coup de cœur de Vanessa, le total look en laine de style Eve Gravel la laisse encore perplexe. «Je me sens toujours comme dans une journée d’après-ski, je peux pas sortir de chez nous comme ça», dit-elle en riant. Par contre, si elle n’y a pas encore adhéré, ce n’est qu’une question de temps. Une histoire d’amour, ça commence pas toujours par un coup de foudre t’sais.

«C’est de la torture marcher nu-pied dans des talons hauts.»

Les bas dans nos sandales et dans nos chaussures chics, c’est ce qui faut populariser. Merci Vanessa. Si on pouvait arrêter de se faire juger socialement quand on met des bas, hein les filles? Du moins, l’ancienne chroniqueuse des réseaux sociaux affirme que c’est une tendance qui revient, mais qui ne le sera jamais à 100% alors que ça devrait l’être.

À GO, toutes les cerisettes adoptent la tendance des bas ok? 1, 2, 3. GO.

«Icône de la mode québécoise» disais-je… Quoique plutôt stressant comme statut, c’est tout de même celui qui lui permet de faire des partenariats avec des designers québécois. Son pref? Ils sont nombreux, à commencer par Eve Gravel, le classique Denis Gagnon, Betina Lou, mais son nouveau coup de cœur se rapporte à Rad Hourani, à qui l’on doit la magnifique robe rouge UNISEXE (bien sûr!!) de Vanessa aux Gémeaux 2015. «C’est vraiment un artiste et quand ils peuvent s’exprimer à travers les vêtements, je trouve ça beau», explique-t-elle.

S’il y a un mot que j’ai d’autant plus retenu de ma discussion avec Vanessa c’est celui-ci : l’acceptation de soi n’a aucun rapport avec le linge que tu portes ; même si ta robe vaut 2 000$, tu n’es pas mieux de l’intérieur. «L’acceptation de soi, ça commence de l’intérieur vers l’extérieur».

Et finalement il fallait une cerise sur le sundae… Quels sont les projets à venir pour Vanessa Pilon? Eh bien, on ne le saura pas!! La fashionista n’a pas le droit d’en dire plus sur ce qui s’en vient, mais elle nous confirme qu’il y a plein de belles choses qui se préparent! D’ici là, on continue de la suivre sur les ondes de Vrak.tv, à Ménage à trois et à Salut Bonjour de façon ponctuelle,  et sur les réseaux sociaux inévitablement!

Or, l’invitée d’honneur a tenu à souligner la réussite de l’événement Panache, qui permet de faire vivre une semaine de la mode à l’extérieur des grands centres.

Psstt… Vanessa, voudrais-tu être ma styliste s’il te plait?

Le week-end dernier se tenait, à Mashteuiatsh, la neuvième édition du Grand Rassemblement des Premières nations. J’ai pris part à cet événement dans la soirée du samedi et ça a été, à mes yeux, une chance unique de m’imprégner de la culture innue qui m’était presque complètement inconnue.

Ce genre de rassemblement «s’effectue dans un contexte d’échanges et de partage […] avec les membres des autres Premières Nations et des visiteurs», peut-on lire sur le site web de la communauté de Mashteuiatsh. C’est donc une manière awesome de permettre aux citoyens non-autochtones de s’ouvrir à une culture différente de la leur.

Au cours de la fin de semaine, des compétitions sportives traditionnelles, des «pow-wow» et quelques autres activités sont mises en place. Lors de ma visite, j’ai eu l’opportunité d’assister à un «pow-wow» (shoutout aux habits traditionnels), une cérémonie typiquement autochtone. J’ai également pris du temps pour me promener de kiosque en kiosque à travers le marché extérieur, où on retrouvait plusieurs artisans talentueux. La soirée s’est conclue par des feux d’artifices (ils étaient VRAIMENT beaux!), ainsi que par un concert (auquel je n’ai pas assisté, donc vous devrez vous passer de mes précieux commentaires).

Prévisible comme je suis, je ne surprendrai personne en recommandant à tous ceux qui auront éventuellement l’occasion d’aller faire un tour à un Grand Rassemblement des Premières Nations ne pas hésiter une seconde! En plus d’en profiter pour enrichir votre culture, vous passerez un bon moment, c’est archi assuré!

Je crois fortement que la culture et les coutumes autochtones méritent d’être connues davantage. C’est pourquoi les rassemblements de la sorte me semblent être une activité intéressante pour les gens qui souhaitent découvrir de nouvelles choses ou tout simplement approfondir leurs connaissances. Et puis croyez-moi, ce genre d’événement n’a rien à voir avec la théorie que nous enseigne nos profs d’histoire : c’est beaucoup, beaucoup moins endormant 😉 Alors sans plus tarder, renseignez-vous auprès des communautés autochtones près de chez vous afin de savoir si elles tiendront ce genre d’événement!

Photo : Élyse Vollant

Dernièrement, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Mélanie Larouche qui s’est envolée en Haïti le 4 novembre dernier pour une mission d’un an. C’est un beau défi professionnel et personnel qui l’attendait et elle a eu la gentillesse de le partager avec Lacerise.ca. Yeah!

Travailler en Haïti

Policière depuis les quinze dernières années, Mélanie souhaitait prendre part à une mission de l’ONU au moins une fois dans sa carrière. Selon elle, c’est un privilège d’être en mesure d’obtenir ce genre d’affectation, d’autant plus que «beaucoup de policiers aimeraient le faire, mais c’est parfois difficile de quitter pour un an.»

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Employée pour la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Mélanie a été affectée à Port-au-Prince, capitale du pays. Elle travaille dans les camps de déplacés, et ce, sept jours sur sept. Ces camps ont été mis en place à la suite du séisme du 12 janvier 2010. «Aujourd’hui, il reste une centaine de camps où  les conditions sont extrêmement difficiles. Il y a beaucoup de problèmes de santé», explique Mélanie. Son rôle et celui de ses collègues consiste à visiter ces endroits et d’y constater les problématiques, afin de rédiger un rapport qui sera remis à l’ONU.

De plus, ils «assistent les résidents qui sont victimes d’actes criminels» : ils font un suivi des plaintes afin de s’assurer que les victimes se rendent devant un juge. Il est à noter que le système de justice haïtien est bien différent du nôtre. Là-bas, l’enquête est menée par le juge et non par les policiers.

Outre ces tâches, ces Canadiens déployés en Haïti travaillent aussi avec des Organisations non gouvernementales, notamment avec l’Organisation Internationales des Migrations (OIM), en grande partie financée par le Canada et qui contribue à la relocalisation des citoyens.

Vivre en Haïti

Ce n’est pas un secret : les conditions de vie des Haïtiens sont loin d’être aussi bonnes que les nôtres. Le confort et la démocratie sont très présents autour de nous, mais en Haïti, c’est une autre paire de manches.

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Malgré tout, le peuple haïtien est très fier. D’ailleurs, «certains n’ont rien, mais ils ont leur fierté, et ça, personne ne pourra leur enlever», affirme Mélanie Larouche. En dépit de leur situation difficile, ils sont très reconnaissants envers la vie, «ils ont une force d’accepter ce que la vie leur a enlevé sans se plaindre.»

Pour Mélanie, l’adaptation à son nouveau milieu de vie s’est bien passée. Toutefois, face à cette pauvreté, elle a beaucoup réfléchi sur sa propre vie et soutient que «c’est une grande leçon de voir ces gens qui n’ont rien, mais qui semblent pourtant en avoir plus que nous.»

Pendant leurs rares moments libres, les employés de la MINUSTAH apportent parfois du soutien aux enfants de l’orphelinat. «On joue avec eux, on les aide à faire leurs devoirs et [on prend] simplement du temps pour s’intéresser à eux et pour leur donner une famille pendant quelques heures», ajoute-t-elle.

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Le cœur sur la main

À tous ceux qui, comme Mélanie, s’impliquent et donnent beaucoup de leur temps pour aider je dis mille fois «Bravo!». C’est un geste qui fait une belle et grande différence dans la vie de plusieurs personnes sur la planète, j’en suis persuadée.

Photos : Mélanie Larouche

 

Avez-vous vu le dernier épisode des Beaux Malaises? Celui dans lequel ce cher Martin Matte parlait de la forte présence de l’anglais dans nos vies de Québécois. Je dois avouer que ça fait un bout que je voulais écrire à ce propos et, après avoir vu l’émission, mon envie n’a été que renforcée. Alors, j’y vais avec un témoignage d’une amie que nous allons nommer « Sabrina ».

Sabrina veut avoir de bonnes brassières.
Et on s’entend, les filles, que les brassières du Victoria Secret sont plutôt incomparables.
Il n’y a qu’un seul Victoria Secret dans notre belle province et celui-ci se trouve à Montréal (sans surprise).
Sabrina se rend donc à Montréal pour magasiner de nouvelles brassières, chose qu’elle attend avec impatience depuis un bon moment.
Le magasin est rempli de filles de tous âges courant dans tous les sens, les vendeuses sont toutes très occupées et ne savent où donner de la tête. Sabrina a son modèle en tête et elle part donc à sa recherche.

Au bout d’un moment, une employée vient l’aborder avec un «Hi!» très enthousiaste; Sabrina lui répond «Bonjour», voulant lui faire comprendre qu’elle peut changer de langue et s’adresser à elle en français. Mais la jeune vendeuse poursuit avec «Can I help you?», sans même démontrer le moindre embarras. Ce n’est pas que Sabrina ne sait pas parler anglais, elle se débrouille même plutôt bien, mais c’est qu’elle préfère expliquer ce qu’elle recherche dans sa propre langue pour que ce soit clair et qu’il n’y ait aucun malentendu. Et la vendeuse, qui n’a apparemment pas voulu s’adresser à elle en français, doit au moins le comprendre pour travailler au service à la clientèle au Québec, non?

Sabrina se met ainsi à décrire le modèle qu’elle recherche; l’employée la reprend avec des mots anglais pour voir si elle a bien compris. Il semblerait que non, car elle revient un peu plus tard avec un modèle qui ne correspond aucunement à la description faite. Sabrina persiste à s’exprimer en français, même si son agacement commence à se montrer. Deux, trois, quatre fois la vendeuse revient, sans jamais ramener la bonne brassière.

Sabrina est restée une heure et demie au Victoria Secret à essayer toutes sortes de brassières sauf celle qu’elle voulait au départ, sans qu’une fois la vendeuse ne lui parle en français ou même n’essaie. Sabrina est revenue chez elle les mains vides.

N’est-ce pas notre langue officielle, la langue maternelle de près de 95 % de la population? N’y a-t-il pas une loi, cette loi 101, qui valide ce fait? Cette même loi qui dit que tout magasin doit afficher en français et PARLER en français? J’aimerais maintenant comprendre pourquoi cela n’est pas mis en pratique et pourquoi nous ne pouvons pas nous faire servir convenablement dans notre propre province. Parce que nous avons ce droit et que chaque individu devrait le respecter!

Photo : WeHeartIt

C’est difficile d’écrire un si court article sur un artiste comme Emmanuel Bilodeau. Une chose est certaine c’est que peu importe ce qu’il fait, il le fait avec cœur. Que ce soit comme comédien, porte-parole et maintenant humoriste, Emmanuel Bilodeau ne cesse de nous faire sourire! J’ai eu le plaisir de le constater vendredi soir, à la charmante salle Pierrette-Gaudreault, au Mont-Jacob de Jonquière.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, vous l’avez sûrement vu dans l’émission LOL 🙂 à TVA… (Si vous vous êtes dit «Ahhh oui, c’est là que je l’ai vu!», c’est que vous êtes tombés dans le panneau comme la moitié de la salle d’hier soir (moi y compris) qui est partie à rire, après que le principal intéressé nous confirme que NON, il n’a jamais été dans cette émission). Emmanuel Bilodeau, d’après moi, plus on apprend à le connaître, plus on veut en savoir encore plus.

«Le plus vieil humoriste débutant du Québec!», qu’il ose se décrire dès les premières minutes de son spectacle. Pourtant, s’il débute en humour, il est loin d’un amateur lorsqu’il s’agit du côté théâtral que doit avoir un spectacle. Parce que oui, un show d’humour c’est des blagues, mais c’est aussi une mise en scène, des éclairages, des effets sonores et savoir y mettre du cœur. Hier soir, il y a même eu de la pyrotechnie (pour vrai!). (Juste un peu, là.)

Le One Manu Show, c’est aussi un synonyme de famille, de stress, de peur, de la comédie musicale La mélodie du bonheur 2.0, de désir, et de Costco. On s’y retrouve tous un peu, d’une manière ou d’une autre. Nombreux sont les spectacles auxquels on réussit bien à s’identifier ; nommez-en des humoristes qui réussissent bien l’art de nous faire rire à en pleurer, à en avoir mal aux joues et à en applaudir, je n’en doute pas. J’insisterais quand même à dire que le One Manu Show d’Emmanuel Bilodeau a quelque chose d’humain, dans tout ça. Que ce soit quand l’artiste décrit les premiers instants où ses parents ont «coup-de-foudré» ou son sketch du temps où il sera lui-même vieux et qu’il fera partie de l’AVC (l’Association des Vieux Cr… vous comprenez), on ne peux s’empêcher de l’écouter et de saisir chacune de ses paroles, à la fois sages et sans bon sens.

Si 2014 a été l’année de la sortie du One Manu Show, j’espère pour vous que 2015 sera l’année où vous le verrez de vos propres yeux! Après tout, déjà 25 000 pairs l’ont déjà vu en spectacle et il reste de nombreuses dates. Visitez son site Internet pour voir la date la plus proche de chez vous!

Photo: Facebook

Qui dit nouvel an, dit rétrospective de celui qui vient de passer. En ce qui me concerne, 2014 a été une belle année : la fin du secondaire (enfin!), l’entrée au Cégep/la vie en appart’, 5 semaines en Colombie-Britannique, une rencontre avec le band Amasic (!!!) etc. etc. À travers toutes ces expériences, j’ai découvert un tas de choses et je partage mes 5 coups de cœur avec vous!

Sur le plan musical, j’ai fait de nombreuses découvertes, mais le groupe canadien Mother Mother se démarque. J’ai eu la chance de les voir performer au festival Rock The Shores, à Victoria (super festival, en passant!). Leur musique est tellement «WOW!», je ne le dirai jamais assez! En plus, le chanteur est pas mal cute. Leur album Very Good Bad Thing est sorti tout récemment et est beyond perfect, vraiment. (Site officiel)

En 2014, je suis également tombée sous le charme du YouTuber PL Cloutier. En peu de temps, il s’est hissé au (presque) sommet de mes favoris, pas très loin de Tyler Oakley (il sera toujours mon p’tit préféré). PL je ne l’aime pas, je l’ADORE. On est faits pour être amis, je le sens! T’sais, ce n’est pas pour rien qu’on est mutuals sur Twitter. En tout cas, en attendant qu’on devienne amis, je continue d’écouter en boucle ses vidéos et vous invite à faire de même. (Chaîne YouTube)

Le prix littéraire 2014 remis par nul autre que moi-même est décerné à Susin Nielsen, pour son roman Les maux d’Ambroise Bukowski (titre original anglais: Word Nerd). J’ai vraiment apprécié le style de l’auteure. Ce livre-là m’a marqué, tant par ses personnages que par son histoire. Un beau mélange d’émotions! À lire (et à relire)!

Concernant les applications/sites web, il y a d’abord Audible, pour se procurer des livres audios. C’est magique, surtout les jours où on n’a pas envie de lire. Seul hic, les livres en français sont (trop) peu nombreux. Si vous avez envie d’essayer, je vous recommande de débuter par un livre audio relativement court, comme Grace’s Guide ou People I Want to Punch in the Throat, deux livres humoristiques. Mon deuxième chouchou de l’année est Spotify, qui a tout juste fait son entrée au Canada. Nous pouvons désormais écouter de la musique récente, sans frais et en toute légalité. Ah, que c’est génial! Bien que j’aie toujours de la difficulté à comprendre pourquoi les artistes offrent gratuitement au public leurs nouveautés musicales, j’apprécie grandement la présence de Spotify dans mon quotidien. (Ici et ici)

Finalement, ma découverte télévisuelle favorite de l’année est la série française Les Revenants. Je l’ai récemment dénichée sur tou.tv et l’ai tout de suite aimée! Comble de bonheur, ARTV diffusera la série dès le 4 janvier. Inscrivez-le à votre agenda, c’est un incontournable! (Sur tou.tv)

Voilà, j’espère que l’année qui se termine a été aussi bonne pour vous qu’elle l’a été pour moi. Je vous souhaite de tout cœur une belle et heureuse année 2015!

Photo: Tumblr