Culture

Le voyage est la forme d’ivresse la plus totale. La liberté atteint son paroxysme dès lors que l’on admire un paysage magnifique et intouchable, plus réel que les cartes postales qui ont l’habitude de nous faire rêver. Les cheveux dans le vent, les joues roses et froides, les pieds engourdis et les yeux toujours vivants.

Cet hiver j’ai eu les vacances dont j’ai toujours rêvé. J’ai eu mon propre «road trip». Contrairement aux films, il y avait un peu plus que quelques culottes et une brosse à dent dans mon sac à dos, et je n’ai pas pu voyager la crinière au vent en chantant à tue tête dans une vieille Chevrolet cabriolet. C’était mon aventure à moi, avec ses maladresses et ses imprévus. J’ai réalisé mes rêves d’enfants, découvert tout un tas de choses dont je ne mesure pas encore l’impact.

En réalité, je ne me rends pas bien compte de ce qui m’arrive. Moi, la petite bourguignonne qui avait pour habitude de se pelotonner dans son lit et de passer son temps à rêver, qui se contentait de simplicité et aimait le confort et la sécurité. Aujourd’hui je vois plus grand, j’ai soif d’aventure et d’inconnu. Et pour la toute première fois, je suis heureuse toute seule. Je n’attache pas mon bonheur à un garçon qui m’aurait fait tourné la tête une fois de plus, non, je suis heureuse par moi-même et par les choix que j’ai fait. Je n’ai pas besoin que quelqu’un m’apprenne à être heureuse et prenne soin de moi car j’en suis parfaitement capable.

La distance avec les gens que l’on aime n’est pas la fin du monde, il s’agit seulement d’une question d’habitude. On s’adapte, on s’habitue et parfois on oublie. Il n’y a que le voyage qui permet la véritable expérience, car il est un test à chacune de nos relations humaines. Il est le test de notre moi intérieur, le fameux et impénétrable moi intérieur, celui qui nous met en proie à des interrogations et qui ne cessera jamais de nous surprendre. On dit souvent que les plus belles photos sont celles qui se capturent avec les yeux. Elles restent bien au chaud dans un coin de la tête et ce sont elles qui continueront de nous interpeller.

Je sais que demain m’appartient. Car, dans ces instants suspendus que personne ne peut me voler, je me plais à être la reine du temps. 

Photo: We Heart It

Ce n’est pas parce qu’il fait trop froid dehors que tu dois rester à l’intérieur et écouter des séries. Le temps des fêtes est trop beau pour ne pas en profiter pleinement! En tant qu’étudiante, l’argent manque parfois… surtout à ce moment-ci de l’année. J’ai donc pensé à toi en te proposant 8 activités à réaliser à un prix très bas! Mais surtout, je te propose des activités amusantes te permettant de vivre de beaux moments avec les tiens.

Aller au cinéma

Profites-en pour aller voir les films que tu n’as pas eu le temps de voir durant ta session surchargée : Hunger Games, James Bond, ou La guerre de tuques 3D. En plus, prends le temps d’y aller un mardi et de profiter d’un prix d’entrée considérablement diminué.

Aller jouer aux quilles

Une activité plutôt inusitée, mais ce n’est pas cher et c’est ben l’fun! Pourquoi pas? Organise un tournoi avec tes amis ou ta famille et vois qui est le plus fort.

Prendre un café avec des amis

Prendre le temps de discuter, c’est toujours apprécié. Reprendre contact avec les amis que tu n’as pas vus depuis le début de la session pour mettre vos histoires à jour, tout ça autour d’un bon café, c’est ti pas ça aussi, le temps des fêtes? Voici quelques adresses au Saguenay où les sorties café sont de mises :

  • Café Cambio, Ic!
  • Café Klimt
  • Passion café
  • L’Érudit Café

Si vous êtes ailleurs au Québec, n’hésitez pas à fouiller les petites rues de votre ville : il y a souvent des merveilles caféïnées qui s’y cachent autre que les classiques Tim Horton et Starbucks (on a rien contre, mais c’est plaisant de faire changement!).

Faire une soirée jeux de société

À mon souvenir, la dernière fois que j’ai joué à un jeu de société remonte à très longtemps. Le temps des fêtes est l’occasion idéale d’organiser une soirée de jeux et de vivre un bon moment. Voici quelques suggestions :

  • Les jeux d’ambiance comme Loup-garou ou Trivial Poursuit
  • Les jeux de stratégie comme Risk ou Clue
  • Les jeux de cartes comme le 31 ou Jungle Speed (je le conseille fortement)
  • Les jeux de mots comme le Scrabble

Expédition dans les bois

Après les nombreuses heures à regarder des films de Noël sur ton divan, il est grand temps de sortir dehors et de profiter de l’hiver. Le Saguenay nous offre des paysages d’hiver à couper le souffle. En voici quelques suggestions :

  • Le sentier du Manoir au Saguenay
  • Les Monts-Valin
  • Le sentier du Mont-Jacob

Encore une fois, n’hésitez pas à vous renseignez sur les endroits les plus fantaisistes près de chez vous! Le Québec regorge de paysages à couper le souffle sous estimés.

Aller au musée

Meilleur moyen pour gagner en connaissance générale au niveau de l’art, de l’histoire, de la photographie, de la science et bien plus! Plusieurs musées offrent de nombreuses expositions originales pour tous dont La Pulperie à Chicoutimi, le Centre culturel du Mont-Jacob ou bien le musée du Fjord.

Aller glisser

Durant mon enfance, l’activité traditionnelle du temps des fêtes était la glissade! Pourquoi pas encore aujourd’hui ? Matériel requis : un traineau et des amis. En plus, il y a probablement très près de chez vous une pente pour glisser qui pourrait te faire vivre des sensations fortes (bon okay, ce n’est pas La Ronde, mais tout de même!) et te rappeler de bons moments de ton enfance. Fous rires garantis! 

Lire un livre

Rien de mieux que de se plonger la tête dans un bon roman pour s’évader de notre stress quotidien. En plus, on a bel article juste ici et un autre ici qui te conseil sur les meilleurs livres à lire. Tu n’as plus d’excuses!

Aller voir ses grands-parents

À quand remonte la dernière fois que tu es allé(e) voir tes grands-parents? Ils sont des coffres au trésor! Questionne-les sur leur passé et tu pourrais découvrir bien des choses intéressantes, parfois inusitées… Parler avec sa famille, ça fait du bien et ça apporte un grand réconfort qu’on néglige trop souvent.

Photo : WeHeartIt

Je suis une personne qui adore lire. Ma bibliothèque regorge de livres et j’adore donner des suggestions pour celles qui sont un peu moins inspirées dans ce domaine. Voilà pourquoi je te laisse avec cinq suggestions de livres que j’ai adorés, et que tu devrais probablement aimer toi aussi !

  1.  Le monde de Charlie, de Stephen Chbosky POBAWLe monde de Charlie m’a fait voir le monde autrement. Dans ce livre, ont suit les pensées de Charlie, qui entre en première au secondaire. Sans amis, il fait la rencontre de Sam et Patrick, personnages colorés qui changeront sa perception de voir les choses. Charlie est un personnage très attachant, à qui ont ne peut pas se permettre de ne pas pardonner. Il raconte son histoire en écrivant des lettres à un destinataire qu’il connait bien. C’est à se demander si Stephen Chbosky, l’auteur, n’est pas lui aussi un adolescent tellement ont peu s’y reconnaître. Chacun d’entre nous réussit à trouver sa place dans ce roman.

    «Mais même si on ne peut pas choisir d’où on vient, à partir de là, ont peut quand même choisir où on veut aller. On peut faire des choses. Et essayer de se sentir bien quand on les fait.»


  2. Qui es-tu Alaska ? de John Green lfaJe mentirais si je disais que je n’avais pas pleuré en lisant ce livre. Un des nombreux trésors cachés de John Green, que l’on connait bien pour le livre «Nos étoiles contraires». Dans ce roman, c’est Miles Halter qui raconte l’histoire. Miles, qui à décidé de quitter la maison, se retrouve dans un pensionnat à des kilomètres de chez lui pour remettre un peu sa vie en place. C’est à cet endroit qu’il fera la rencontre d’Alaska Young, qui changera sa vie. Ce n’est pas tout à fait un roman à l’eau de roses. Pas de grandes histoires d’amour, mais plutôt de grandes histoires d’amitiés avec un grand A.

    «Alors je sais qu’elle me pardonne, comme je lui pardonne. Les dernières paroles d’Edison sont : ‘’C’est très beau ici.’’ J’ignore où ca se trouve, mais surement quelque part et j’espère que c’est beau.»

  3. Je t’aime, Rosie de Cecelia Ahern Capture
    Oui, le titre en anglais n’a aucun rapport avec le titre en français, mais ca n’enlève pas que ce roman est un des meilleurs que j’ai lus. Un peu particulier, cependant, puisque l’histoire est racontée à partir de lettres, de textos et de messages instantanés échangés entre Rosie et son entourage. Le roman tourne principalement au tour de la relation de Rosie et Alex, deux meilleurs amis du monde depuis le plus jeune âge. Ce que j’ai apprécié de ce roman, c’est qu’on peut voir Rosie grandir à partir de ses mots. À lire absolument! 

    «Je t’aime parce que tout l’univers à conspirés à me faire arriver jusqu’à toi.»

  4. À tous les garçons que j’ai aimés, de Jenny Han aaaCe roman est un des livres qui méritent un cinq étoiles sur cinq. À travers les pages, on découvre le personnage de Lara Jean, 16 ans, qui garde des lettres d’amour destinées à tous les garçons qu’elle a aimés au courant de sa vie dans une boite à chapeaux. Mais un jour, sa petite sœur les trouve et les envoie aux concernés. Avec une touche d’humour, Lara Jean arrive à nous décrire les évènements qui s’en suivent. Jenny Han est une écrivaine que j’apprécie particulièrement grâce à son style d’écriture simple. Elle ne se casse pas la tête avec de grands mots compliqués et c’est ce qui fait sa popularité. 

    «Il ne s’agit pas de lettres d’amour au sens strict du terme. Je les écris pour arrêter d’être amoureuse. Ce sont des lettres d’adieu. Dès que je mets le point final, ma passion dévorante s’estompe. Je peux manger mes céréales tranquille, sans me demander s’il met lui aussi des bouts de banane dans ses Cheerios.»

     

  5. L’été où je suis devenue jolie, de Jenny HandernierOui, un autre de Jenny Han. L’été où je suis devenue jolie est une trilogie, c’est à dire une suite de trois livres. On suit Belly, qui à chaque année va passer l’été dans la maison de la plage de la meilleure amie de sa mère avec les fils de celle-ci; Jeremiah et Conrad. Depuis qu’elle est enfant, Belly à un œil sur Conrad, qu’elle affectionne beaucoup. Mais Conrad, qui est plus vieux qu’elle de quelques années ne la voit que comme sa petite sœur. Ce livre contient tout ce qu’une fille à envie de vivre dans un été, sans farces. Si vous voulez vous replonger dans l’été pendant les temps froids de Noël, c’est pour ce roman là que vous devez opter.

    «Parfois, les gens vous paraissent un million de fois plus beaux qu’ils ne le sont en réalité. Comme si on les voyait à travers des verres spéciaux.»

Voilà ma sélection des cinq livres que je crois fortement que tu devrais demander si tu n’as aucune idée de ce que tu veux. Tu passeras un bon moment en leur compagnie, je te le garantis. Si tu en lis un, viens me dire ce que tu en as pensé!

Photos: flickr

Dans un peu plus d’un mois, ce sera le temps des fêtes. Si pour moi Noël n’est pas Noël sans un sapin illuminé dans le salon et une traditionnelle dinde partagée en famille le 25 décembre, qu’en est-il ailleurs dans le monde? J’ai discuté avec Ghita Dezzaz, une sympathique étudiante marocaine, qui m’a brièvement présenté les traditions de son pays en cette période de l’année.

Le Maroc est un pays situé en Afrique du Nord, bordé par l’océan Atlantique à l’ouest et par la mer Méditerranée au nord. Colonisés par les Espagnols et les Français à une certaine époque, les Marocains sont désormais indépendants, le pays étant dirigé par un roi. L’Islam est la religion qui domine largement le Maroc et ce, depuis le VIIème siècle.

Comme Noël est une fête chrétienne et que la population est majoritairement de religion musulmane, Ghita mentionne que le 25 décembre est une journée bien ordinaire dans la vie de ses compatriotes, qui se rendent au boulot et poursuivent leur train-train quotidien alors que l’Occident est en fête. Nulle présence de lumières de Noël, de sapins illuminés ou de cadeaux enrubannés dans les foyers marocains.

En ce qui a trait aux traditions du nouvel an, Ghita me rappelle que dans son pays, il y a deux calendriers: le calendrier tel qu’on le connait, dit grégorien, ainsi que le calendrier islamique. Le nouvel an islamique est donc beaucoup plus significatif que le nouvel an grégorien pour les Musulmans, qui fêteront la Raas Assana, la nouvelle année musulmane, le 1er octobre prochain. «Le calendrier islamique commença le jour où le prophète Mahomet migra de La Mecque à Médina», m’apprend Ghita. À cette date, les familles marocaines, pratiquantes ou non, se réuniront pour partager un repas et rendre visite à des amis.

Le 31 décembre, alors que nous entamerons le compte à rebours pour accueillir la nouvelle année, seule une minorité des habitants de ce pays nord-africain fera la fête à l’occidentale. Ghita confirme en me disant que «cette célébration n’est pas ancrée dans notre culture et nos traditions: ce n’est qu’une coutume qu’on a empruntée aux Européens, puisque la culture européenne a quand même un impact sur les Marocains.» Le nouvel an grégorien gagne de plus en plus d’adeptes au fil des ans, bien qu’aucun rassemblement ne soit organisé pour l’occasion dans le pays: les familles qui souligneront l’arrivée de la nouvelle année le 31 décembre le feront donc dans l’intimité de leur foyer.

Bref, la culture marocaine étant différente de la nôtre, il est bien normal que nos traditions du temps des fêtes diffèrent également.  Pourtant, l’essentiel reste le même: l’importance de la famille durant ces moments de réjouissance. Et si, malgré le fossé culturel et tous ces kilomètres qui nous séparent, nous n’étions pas si différentes, Ghita et moi? Deux jeunes filles de 17 ans qui fêtent l’arrivée de la nouvelle année avec leurs familles respectives, la tête pleine de rêves et de projets pour ces 365 jours à venir.

Photo: wikimédia

Récemment, en feuilletant Le Devoir, j’ai lu un article portant sur la guerre civile en Afghanistan et je me suis dit que ce conflit était tombé dans l’oubli, relégué au second plan par l’apparition de nouveaux problèmes à l’échelle internationale. Quelques jours après cette lecture, c’est par hasard que j’ai découvert un roman traitant de la guerre civile afghane à la bibliothèque: Mille Soleils Splendides, de l’auteur Khaled Hosseini. Un réel coup de cœur littéraire.

Dans ce récit, on fait la connaissance de Mariam et Laila, toutes deux mariées à un homme extrêmement violent. Au cœur d’un Kaboul déchiré par les combats entre factions ennemies, les deux femmes font tout pour adoucir leur quotidien et celui de leurs enfants. Dépourvues de droits et confinées dans leur demeure par ce mari possessif, elles sont les témoins de la destruction de la capitale, qui se vide peu à peu de ses habitants. Mariam et Laila tenteront elles aussi de fuir leur terre natale, mais deux femmes seules avec leur progéniture ne peuvent aller bien loin dans cette société misogyne.

Un roman sans fioritures, qui expose la réalité des habitants, des femmes plus particulièrement, dans un pays dévasté par une guerre civile qui n’en finit plus. Les conditions de vie atroces, l’omniprésence du joug masculin et le système de répression sont présents dans l’histoire, mais ce qui ressort tout particulièrement de ce roman, c’est l’espoir des Afghans. L’espoir que les bombes épargnent leurs logis. L’espoir que leurs fils soldats évitent la mort. L’espoir qu’un avenir meilleur attende leurs enfants. L’espoir qu’un jour, l’Afghanistan retrouve la paix.

Cette lueur d’espoir dans la noirceur, elle m’a vraiment touchée, j’en ai eu les yeux pleins d’eau à plusieurs reprises. Pour tout dire, j’ai échappé quelques larmes en repensant à cet article dans le journal, le premier portant sur l’Afghanistan depuis trop longtemps. Si la violence s’est atténuée dans ce pays du Moyen-Orient, il n’en reste pas moins que la reconstruction du territoire dévasté sera laborieuse, sans compter les discriminations faites aux femmes, qui persistent encore aujourd’hui.

En m’endormant ce soir-là, après avoir fermé Mille Soleils Splendides, j’ai eu une pensée pour ces populations afghanes qui s’endorment sans avoir la certitude qu’elles se réveilleront à l’aube. Et, aussi égoïste que cela puisse paraître, j’ai réalisé la chance que j’ai. Honteusement, je me suis remémoré toutes ces fois où je me suis plainte pour des broutilles. Comme quoi, dans la vie, tout est une question de perspective.

Mille Soleils Splendides, un roman si touchant dont je me souviendrai certainement.

Il y a trois ans, j’embarquais dans un avion direction Cuba, pour un stage humanitaire. Loin de ma famille, de mon amoureux et de mon petit confort, j’étais loin de me douter que l’expérience que je m’apprêtais à vivre allait changer ma vie.

Cela faisait plusieurs mois que je me préparais pour cette grande aventure de deux semaines. J’étais enthousiaste, mais surtout très craintive. Une foule d’inquiétudes et de questionnements me traversaient l’esprit. Mon petit côté douillet allait sans doute en prendre un coup.

Dès mon arrivée, mes inquiétudes que j’avais forgées durant des mois ont disparues d’un seul coup. J’ai tout de suite su que ce voyage allait me plaire. Malgré les repas peu variés, les douches froides et les toilettes qui laissaient parfois à désirer, je me suis découvert un goût de l’aventure.

Au fil des deux semaines, j’ai appris à laisser de côté mes inquiétudes et j’ai vécu chaque expérience à 100 milles à l’heure. À travers les expériences inoubliables, les rencontres chaleureuses et les moments magiques, j’ai appris beaucoup de choses sur moi-même ainsi que sur un peuple peu fortuné, mais riche culturellement et historiquement.

En allant à Cuba, je voulais apporter quelque chose dans la vie du peuple cubain. Je voulais faire quelque chose qui allait changer leur vie. Avec le recul j’ai l’impression que c’est plutôt eux qui m’ont apportée quelque chose. L’expérience que j’ai eue la chance de vivre, a complétement changé ma façon de voir les choses et j’en suis éternellement reconnaissante.

Certains organismes comme Québec sans frontières, Le centre de solidarité internationale du Saguenay Lac-St-Jean ainsi que Jeunesse Canada Monde offrent des opportunités de voyages humanitaires.

Si un jour l’occasion de partir pour ce genre de voyage se présente à vous, n’hésitez-pas une seconde. C’est une expérience enrichissante, unique et qui nous fait réaliser à quel point le monde est grand et beau malgré ses petites imperfections.

C’est devant une salle comblée que se sont produit Les 5 prochains, des humoristes de la relève très prometteurs.

Katherine Levac, Fred Dubé, Pierre-Bruno Rivard, Virginie Fortin et Phil Roy ont livré, à tour de rôle, des performances remarquables. Chacun d’eux se démarquait par leur style bien particulier. On en a vu de toutes les sortes: humour engagé, performance musicale et même une histoire d’hémorroïdes! J’ai passé une bonne partie de la soirée pliée en deux sur mon siège, les larmes aux yeux et les abdos en feu. Drôles, vous dites?

Pierre-Bruno Rivard, qui a obtenu son diplôme de l’École Nationale de l’humour en 2010, a donné le coup d’envoi à la soirée. Il a abordé des sujets qui semblent être déjà-vu, mais l’humoriste les traite sous un angle nouveau, sortant ainsi des sentiers battus. Vraiment, on peut dire que le spectacle a commencé en force!

Puis Virginie Fortin, celle qui fait présentement une tournée parallèle avec Mariana Mazza, a enchaîné avec ses blagues crues, mais telleeeeeement comiques! Avec un humour un peu cynique, elle parle de choses qu’elle n’aime pas et on se reconnait parfois/souvent à travers ses propos.

A ensuite poursuivi l’humoriste engagé Fred Dubé. Son genre d’humour est celui que je préfère parce qu’il est différent de ce qu’on entend généralement. Il tient des propos sérieux, qui nous forcent à réfléchir. État Islamique, TVA Nouvelles et Radio-Canada, place des femmes autochtones dans la société : les plus grands sujets de l’actualité étaient au cœur du numéro de Fred.

Demeurant aux limites de l’humour engagé, Katherine Levac, qu’on connaît aussi pour son personnage de Paidge Beaulieu, a axé son numéro sur l’éducation. Ses mimiques auraient été suffisantes pour me faire pleurer de rire. Elle partage son amour pour l’école, sa première visite dans un Cégep et d’autres anecdotes du même genre.

C’est finalement Phil Roy qui a mis un terme à la soirée. Accompagné de sa guitare, il est l’humoriste qui a le plus interagi avec le public. Il a montré ses talents musicaux en interprétant, à sa manière, des succès tel que Wonderwall d’Oasis. On a même eu l’honneur d’entendre sa propre composition, «Tourtière d’amour», le pire ver d’oreille de l’univers! Quelle conclusion!

Avec des humoristes aussi talentueux, la soirée ne pouvait faire autrement que d’être un succès. J’ai déjà hâte de voir leur spectacle solo!

Photo: Page Facebook Les 5 prochains

 

Le tricot ce n’est pas que pour les mamies et parfois, ça va au-delà de la création de pulls, de bas, de mitaines et de foulards : le tricot envahit les rues des métropoles pour humaniser et réchauffer le gris du bitume. Le tricot-graffiti change la perception qu’on a de la ville, et ce une maille à la fois.

Selon l’artiste textile et tricot-graffiteuse, Marilène Gaudet, le tricot-graffiti humanise en faisant sourire les passants et en réveillant en eux des émotions. «Parfois, des gens font spontanément des colleux aux arbres.»

Le tricot-graffiti ça sert aussi à se réapproprier la rue pour s’y sentir chez soi. «Je crois que la ville existe grâce aux habitants qui la font vivre. Le tricot-graffiti redonne le pouvoir à l’habitant pour qu’il se sente investi dans son milieu», affirme l’enseignante de géographie et tricot-graffiteuse, Anne Buisson alias Dinette.

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Le syndrome du lapin, par Dinette.

Leurs créations sont mignonnes comme tout. Colorées, douces, réconfortantes et, selon l’emplacement, rigolotes. (Personnellement, une statue super sérieuse avec un pull multicolore, ça me fait beaucoup rire.)

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Louis Cyr habillé par les Villes-Laines, un collectif de tricot-graffiti qui a cessé ses activités en décembre 2014.

De l’art pour tous

«Avec le tricot-graffiti, tout le monde a accès à l’art. Même si les galeries sont gratuites, tout le monde n’y entre pas, c’est une habitude sociale», explique Dinette.

La rue est un espace de liberté qui permet aux artistes de recevoir des réactions directes, et aux passants, amateurs d’art ou non, de s’exprimer. «Tout le monde donne son avis, des fois ils sourient et le hug, des fois ils le coupent parce qu’ils trouvent ça poche. C’est ce que j’aime de l’art de rue», dit-elle.

Vous pouvez admirer les créations de Marilène et Dinette un peu partout à Montréal, ou sur leurs sites web respectifs :

http://cargocollective.com/marilenegaudet

http://dinetteconnection.org/about/

Photos: Courtoisie

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale des enseignants. Puisqu’ils détiennent le premier rôle dans l’éducation et que justement, l’éducation est la plus belle chose qu’une société peut s’offrir, j’ai pensé que leur rendre un genre d’hommage serait la moindre des choses.

Mon petit chemin à moi, il a été parsemé de plusieurs enseignants passionnés et dévoués. Des individus qui m’ont appris beaucoup plus que ce que le Ministère leur demandait de faire. C’est peut-être moi qui est plus chanceuse que les autres, mais j’ai toujours eu des profs super qualifiés.

J’ai fait un calcul mental (merci, profs de maths!) et je suis arrivée à la conclusion que j’ai passé treize années sur les bancs d’écoles.

Ça fait beaucoup de matins à sortir du lit, toujours un peu à contrecœur. Treize fois dix mois, ça fait beaucoup de récréations, d’examens et aussi bien des cours qui m’ont permis d’apprendre un tas de choses. Pis parmi ce tas de choses-là, il y en a quelques-unes qui nous sont utiles pour toute la vie. Heureusement, parce que je ne voudrais surtout pas passer des heures enfermée dans une classe pour rien.

En cette journée mondiale des enseignants, prenons le temps de leur dire «merci», d’avoir une pensée pour la passion et les efforts qu’ils mettent, jour après jour, dans la réalisation de leurs tâches. Je ne veux pas vanter le système d’éducation de notre province (pas de politique dans ce texte!!!), mais ce système-là ne tiendrait jamais en place si personne se levait le matin avec, en tête, l’envie de transmettre le savoir.

Il ne faut surtout pas oublier qu’un prof, c’est plus que deux mois de vacances en été, c’est plus que des donneurs de devoirs. En plus de donner des cours, un prof soigne des bobos, donne des conseils, écoute les problèmes et les histoires les plus banales, règle des chicanes, corrige des copies pendant des heures…..(la liste ne finit plus de finir.) En nous enseignant, les profs nous permettent d’être libres. Parce que l’éducation, c’est la meilleure façon de vivre librement, c’est la meilleure façon d’apprendre à bâtir des opinions et, surtout, apprendre à les défendre.

Alors à tous les profs qui enseignent avec passion, merci.