Culture

Noël, c’est les petits moments volés ici et là: cuisiner des biscuits au pain d’épice, décorer notre sapin, écouter un film de Noël et regarder la neige tomber.Malheureusement, tous n’ont pas droit à des Fêtes aussi magnifiques que nous. Cette année, j’avais envie de changer un peu les choses, de faire une différence.

Il existe plusieurs projets différents nous permettant d’envoyer un peu de bonheur et d’amour aux gens qui en ont besoin. Étant étudiante, je n’avais pas l’argent pour me lancer dans le parrainage d’un enfant, mais j’avais vraiment envie de participer d’une certaine façon. Une amie m’a parlé de l’Opération enfants de Noël. C’est Samaritan Purse, un organisme de charité canadien venant en aide aux gens dans le besoin depuis 1970, qui a lancé le projet. Elle m’a expliqué qu’ils amassaient et envoyaient des boites de chaussure remplies de petits cadeaux pour les enfants qui n’ont pas la possibilité de fêter Noël. J’ai trouvé l’idée fabuleuse etj’ai tout de suite voulu participer.

Sur leur site internet, tout est bien expliqué. On doit choisir le sexe de l’enfant à qui on veut envoyer notre boite. Ensuite, on choisit une catégorie d’âge : 2-4 ans, 5-9 ans ou 10-14 ans. Il y a même des suggestions de cadeaux pour nous aider un peu et des petits rappels concernant les objets qui ne seraient pas permis à la douane. Au final, c’est nous qui devons choisir les objets à envoyer et des objets aussi simple qu’un toutou, un livre à colorier ou des accessoires pour cheveux sont très appréciés. On a aussi la possibilité d’écrire un petit mot et d’envoyer une photo à l’enfant qui recevra notre cadeau. Il y a des frais de 7$ pour l’envoi de la boite, mais c’est si peu quand on pense à la joie que va ressentir cet enfant qui n’a peut-être jamais eu de cadeau de Noël.

Après avoir rempli la boite, il suffit de la déposer à l’un des points de chute et il y en a vraiment partout! Sur le site, il est possible de trouver le point de chute le plus près de chez nous. En 2015, 730 577 boites ont été récoltées, ce sont donc autant d’enfants qui ont pu célébrer Noël dans la joie. Si le temps vous manque et que vous souhaitez quand même vous impliquer, il est possible de faire un don à l’organisme et ils seront en mesure d’utiliser cet argent pour aider ces enfants dans le besoin.

Si vous avez envie de participer au projet, c’est toujours le temps de le faire! La collecte nationale se fera entre le 14 et le 20 Novembre. Noël, c’est un temps pour recevoir, mais aussi pour offrir et si on peut faire une toute petite différence dans leur quotidien, moi je dis que ça en vaut la peine. Je vous invite à consulter leur site internet pour en apprendre davantage.

 

Je viens de terminer le livre de Noémie Dufresne, «Un like à la fois». Plusieurs personnes la critiquaient, se demandant pourquoi acheter ce livre-là, pourquoi encourager «quelqu’un qui se montre pour être populaire». J’avais envie de le lire avant de juger. On juge tellement sans connaître, que cette fois-ci, j’avais envie de laisser la chance au coureur.

Je dois vous avouer que je suis mitigée après ma lecture.

D’un côté, j’avais l’impression de lire un texte de présentation orale. Je comprends que Noémie a dû écrire son livre et que l’écriture ne fait pas partie de ses nombreux talents, mais il aurait pu être écrit différemment. D’une manière chronologique, elle nous raconte comment elle est devenue populaire sur Internet. «L’histoire du lift», comme elle aime bien le rappeler.

Elle nous ramène parfois à des événements qu’elle a déjà expliqué: «comme je l’ai expliqué plus tôt», et personnellement, ça me dérange. Effectivement, ça fait exposé oral.

J’aurai aussi préféré avoir le point de vue de ses ami(e)s sur sa popularité plutôt que seulement son point de vue à elle. Comment ça a changé ses relations familiales, amicales, comment les gens à l’école ont réagi. Pas seulement comment elle est devenue populaire. C’est un peu superficiel, elle aurait pu aller plus loin. Mais peut-être ne voulait-elle pas non plus qu’on en sache trop. Elle ne montre que ce qu’elle veut bien que l’on sache d’elle. Qu’elle est une femme forte qui a passé à travers beaucoup de difficultés, mais qui en est sortie grandie.

Pareil pour ses voyages, elle parle de ce qu’elle a vu à Paris, par exemple, sans donner trop de détails. J’aurai adoré savoir ce qu’elle pensait du château de Versailles. Pourtant, tout ce que je sais c’est qu’elle l’a vu. Je sais que ce n’était pas le but premier du livre, mais ça aurait rajouté un petit quelque chose.

D’un autre côté, j’ai bien aimé parce qu’elle nous apporte dans son univers, et s’ouvre à nous en nous confiant où elle se voit dans quelques années. Son récit est ponctué de pensées, de rêves de popularité qu’elle caresse depuis qu’elle est jeune.

Après avoir lu le livre, j’apprécie Noémie un peu plus que je ne l’appréciais avant. J’ai aimé en apprendre plus sur elle et sur sa vie, ça me permet de mieux comprendre qui elle est.

J’ai aimé ma lecture, même si le contenu était chronologique et peu détaillé par moments. Je te le recommande. Arrête de te fier aux bla bla des gens et de ce qu’elle projette, et lis son livre. C’est la meilleure manière de mieux connaître le phénomène Noémie Dufresne et de te faire une vraie idée d’elle. Ça va peut-être même changer ton opinion.

Il y a de ces soirées où je ferme les yeux et où je ne pense plus à la routine. J’oublie les travaux, la vaisselle qui s’empile et les petits tracas d’étudiante pour rêver, tout simplement.

J’ai refait le monde à maintes reprises dans le confort de mes couvertures, éradiquant la pauvreté et les conflits. Sous mes paupières, il n’était plus question d’inégalité des sexes, de conflits sanglants ou d’attentats dévastateurs.

Dans mes rêveries utopiques, il faisait bon vivre sur toute la surface de la terre. Mon imagination débridée se plait à esquisser une société où les différences culturelles représentent une richesse.

Lorsque je ne refais pas le monde, je rêve d’aventures.

Je ferme les yeux et je suis catapultée à Istanbul, où je réalise mon souhait de visiter la Mosquée Bleue. En quelques secondes, je fais de la randonnée pédestre dans l’air pur des Pyrénées espagnoles. Le lendemain, je m’imagine aisément déambuler dans un souk marocain, humant l’odeur des épices décuplées par la chaleur. Ensuite, je vais faire un tour au Costa Rica, où je baragouine les quelques mots d’espagnol que je connais.

Parfois, je fais aussi un saut dans le passé. L’adepte d’architecture en moi visite l’Expo 67 alors que mon côté pacifiste discute avec Martin Luther King, lui-même assis à côté de Nelson Mandela. La fascinée d’histoire en moi assiste avec émotion à la chute du mur de Berlin et l’amoureuse du voyage que je suis visite le Pérou au temps de l’Empire Inca.

Je chéris ces soirées où mon imagination se perd en rêveries loufoques, parce que tout y est permis : aucune contrainte monétaire et le temps n’y est plus un facteur.

«La logique vous mènera d’un point A à un point B : L’imagination vous emmènera partout»

-Albert Einstein et ses douces paroles

Photo : Wikimédia

Depuis quelques mois, j’ai un nouveau hobby. Le genre de passe-temps que vous commencez par hasard, par curiosité, presque avec scepticisme, sans vous douter que peu de temps après, vous ne pourrez plus vous en passer! J’ai commencé à échanger des cartes postales.

Ici, je devine votre regard interrogateur en lisant cette dernière phrase. Eh oui, j’échange des cartes postales avec des gens de partout autour du globe qui, comme moi, rêvent de voyages et d’aventures. Elles peuvent être vues comme de vulgaires bouts de papier sur lesquels on aura flanqué des timbres, puis mis à la poste.

Pour moi, une carte postale représente bien plus que cela: c’est un bout du monde dans ma boîte aux lettres, une parcelle de culture couchée sur papier, un petit message qui a voyagé des milliers de kilomètres pour terminer son périple chez moi, pour mon plus grand bonheur!

L’adepte de voyages, la rêveuse, la romantique ou l’aventurière en vous se sentira peut-être interpellée par ce hobby hors du commun. Pour se joindre à cette communauté de collectionneurs de tous âges, il faut se créer un profil, tout à fait gratuitement, sur le site Postcrossing. À partir de ce moment, votre aventure commence. Vous réquisitionnez une adresse, qui vous sera attribuée aléatoirement, et c’est parti! Un jour, sans crier gare, ce sera à votre tour de recevoir une carte postale venue de l’autre bout du monde, timidement insérée entre deux factures. Puis, peu à peu, les cartes postales prendront le dessus sur la paperasse ennuyante et vous en viendrez peut-être, comme moi, à prendre plaisir à aller chercher le courrier pour découvrir quelles surprises vous y attendent, car des surprises, il y en a, croyez-moi: j’ai déjà reçu une carte postale de Hong Kong entièrement écrite en mandarin!

Grâce à ce passe-temps, j’ai même affiné mes notions en géographie! En effet, qui connaît la différence entre la Hollande et les Pays-Bas? J’avoue bien humblement que c’était flou pour moi avant de recevoir une carte postale d’une dame des Pays-Bas qui m’a expliqué exactement de quoi il en retournait. Également, vous auriez dû voir ma stupéfaction le jour où une carte du Swaziland a atterrie dans ma boîte aux lettres. Qu’est-ce que çamange en hiver, un Swaziland? Eh bien, après de petites recherches, j’ai découvert que le Swaziland était en fait un petit pays d’Afrique!

À travers les cartes postales, j’ai aussi appris à connaître l’art typique de différents pays du monde. Je vous assure que l’art ukrainien est à couper le souffle, je suis aussi tombée en amour avec les draperies indiennes et je veux absolument aller au Maroc me procurer l’une de ces poteries dont j’ai vu des photos.

Bref, l’échange de cartes postales est un excellent moyen de voyager à partir de chez soi, de s’ouvrir sur le monde et sur les cultures merveilleuses qu’il recèle. Que dire de plus? Ah oui, c’est un passe-temps qui fait rêver!

Le voyage est la forme d’ivresse la plus totale. La liberté atteint son paroxysme dès lors que l’on admire un paysage magnifique et intouchable, plus réel que les cartes postales qui ont l’habitude de nous faire rêver. Les cheveux dans le vent, les joues roses et froides, les pieds engourdis et les yeux toujours vivants.

Cet hiver j’ai eu les vacances dont j’ai toujours rêvé. J’ai eu mon propre «road trip». Contrairement aux films, il y avait un peu plus que quelques culottes et une brosse à dent dans mon sac à dos, et je n’ai pas pu voyager la crinière au vent en chantant à tue tête dans une vieille Chevrolet cabriolet. C’était mon aventure à moi, avec ses maladresses et ses imprévus. J’ai réalisé mes rêves d’enfants, découvert tout un tas de choses dont je ne mesure pas encore l’impact.

En réalité, je ne me rends pas bien compte de ce qui m’arrive. Moi, la petite bourguignonne qui avait pour habitude de se pelotonner dans son lit et de passer son temps à rêver, qui se contentait de simplicité et aimait le confort et la sécurité. Aujourd’hui je vois plus grand, j’ai soif d’aventure et d’inconnu. Et pour la toute première fois, je suis heureuse toute seule. Je n’attache pas mon bonheur à un garçon qui m’aurait fait tourné la tête une fois de plus, non, je suis heureuse par moi-même et par les choix que j’ai fait. Je n’ai pas besoin que quelqu’un m’apprenne à être heureuse et prenne soin de moi car j’en suis parfaitement capable.

La distance avec les gens que l’on aime n’est pas la fin du monde, il s’agit seulement d’une question d’habitude. On s’adapte, on s’habitue et parfois on oublie. Il n’y a que le voyage qui permet la véritable expérience, car il est un test à chacune de nos relations humaines. Il est le test de notre moi intérieur, le fameux et impénétrable moi intérieur, celui qui nous met en proie à des interrogations et qui ne cessera jamais de nous surprendre. On dit souvent que les plus belles photos sont celles qui se capturent avec les yeux. Elles restent bien au chaud dans un coin de la tête et ce sont elles qui continueront de nous interpeller.

Je sais que demain m’appartient. Car, dans ces instants suspendus que personne ne peut me voler, je me plais à être la reine du temps. 

Photo: We Heart It

Ce n’est pas parce qu’il fait trop froid dehors que tu dois rester à l’intérieur et écouter des séries. Le temps des fêtes est trop beau pour ne pas en profiter pleinement! En tant qu’étudiante, l’argent manque parfois… surtout à ce moment-ci de l’année. J’ai donc pensé à toi en te proposant 8 activités à réaliser à un prix très bas! Mais surtout, je te propose des activités amusantes te permettant de vivre de beaux moments avec les tiens.

Aller au cinéma

Profites-en pour aller voir les films que tu n’as pas eu le temps de voir durant ta session surchargée : Hunger Games, James Bond, ou La guerre de tuques 3D. En plus, prends le temps d’y aller un mardi et de profiter d’un prix d’entrée considérablement diminué.

Aller jouer aux quilles

Une activité plutôt inusitée, mais ce n’est pas cher et c’est ben l’fun! Pourquoi pas? Organise un tournoi avec tes amis ou ta famille et vois qui est le plus fort.

Prendre un café avec des amis

Prendre le temps de discuter, c’est toujours apprécié. Reprendre contact avec les amis que tu n’as pas vus depuis le début de la session pour mettre vos histoires à jour, tout ça autour d’un bon café, c’est ti pas ça aussi, le temps des fêtes? Voici quelques adresses au Saguenay où les sorties café sont de mises :

  • Café Cambio, Ic!
  • Café Klimt
  • Passion café
  • L’Érudit Café

Si vous êtes ailleurs au Québec, n’hésitez pas à fouiller les petites rues de votre ville : il y a souvent des merveilles caféïnées qui s’y cachent autre que les classiques Tim Horton et Starbucks (on a rien contre, mais c’est plaisant de faire changement!).

Faire une soirée jeux de société

À mon souvenir, la dernière fois que j’ai joué à un jeu de société remonte à très longtemps. Le temps des fêtes est l’occasion idéale d’organiser une soirée de jeux et de vivre un bon moment. Voici quelques suggestions :

  • Les jeux d’ambiance comme Loup-garou ou Trivial Poursuit
  • Les jeux de stratégie comme Risk ou Clue
  • Les jeux de cartes comme le 31 ou Jungle Speed (je le conseille fortement)
  • Les jeux de mots comme le Scrabble

Expédition dans les bois

Après les nombreuses heures à regarder des films de Noël sur ton divan, il est grand temps de sortir dehors et de profiter de l’hiver. Le Saguenay nous offre des paysages d’hiver à couper le souffle. En voici quelques suggestions :

  • Le sentier du Manoir au Saguenay
  • Les Monts-Valin
  • Le sentier du Mont-Jacob

Encore une fois, n’hésitez pas à vous renseignez sur les endroits les plus fantaisistes près de chez vous! Le Québec regorge de paysages à couper le souffle sous estimés.

Aller au musée

Meilleur moyen pour gagner en connaissance générale au niveau de l’art, de l’histoire, de la photographie, de la science et bien plus! Plusieurs musées offrent de nombreuses expositions originales pour tous dont La Pulperie à Chicoutimi, le Centre culturel du Mont-Jacob ou bien le musée du Fjord.

Aller glisser

Durant mon enfance, l’activité traditionnelle du temps des fêtes était la glissade! Pourquoi pas encore aujourd’hui ? Matériel requis : un traineau et des amis. En plus, il y a probablement très près de chez vous une pente pour glisser qui pourrait te faire vivre des sensations fortes (bon okay, ce n’est pas La Ronde, mais tout de même!) et te rappeler de bons moments de ton enfance. Fous rires garantis! 

Lire un livre

Rien de mieux que de se plonger la tête dans un bon roman pour s’évader de notre stress quotidien. En plus, on a bel article juste ici et un autre ici qui te conseil sur les meilleurs livres à lire. Tu n’as plus d’excuses!

Aller voir ses grands-parents

À quand remonte la dernière fois que tu es allé(e) voir tes grands-parents? Ils sont des coffres au trésor! Questionne-les sur leur passé et tu pourrais découvrir bien des choses intéressantes, parfois inusitées… Parler avec sa famille, ça fait du bien et ça apporte un grand réconfort qu’on néglige trop souvent.

Photo : WeHeartIt

Je suis une personne qui adore lire. Ma bibliothèque regorge de livres et j’adore donner des suggestions pour celles qui sont un peu moins inspirées dans ce domaine. Voilà pourquoi je te laisse avec cinq suggestions de livres que j’ai adorés, et que tu devrais probablement aimer toi aussi !

  1.  Le monde de Charlie, de Stephen Chbosky POBAWLe monde de Charlie m’a fait voir le monde autrement. Dans ce livre, ont suit les pensées de Charlie, qui entre en première au secondaire. Sans amis, il fait la rencontre de Sam et Patrick, personnages colorés qui changeront sa perception de voir les choses. Charlie est un personnage très attachant, à qui ont ne peut pas se permettre de ne pas pardonner. Il raconte son histoire en écrivant des lettres à un destinataire qu’il connait bien. C’est à se demander si Stephen Chbosky, l’auteur, n’est pas lui aussi un adolescent tellement ont peu s’y reconnaître. Chacun d’entre nous réussit à trouver sa place dans ce roman.

    «Mais même si on ne peut pas choisir d’où on vient, à partir de là, ont peut quand même choisir où on veut aller. On peut faire des choses. Et essayer de se sentir bien quand on les fait.»


  2. Qui es-tu Alaska ? de John Green lfaJe mentirais si je disais que je n’avais pas pleuré en lisant ce livre. Un des nombreux trésors cachés de John Green, que l’on connait bien pour le livre «Nos étoiles contraires». Dans ce roman, c’est Miles Halter qui raconte l’histoire. Miles, qui à décidé de quitter la maison, se retrouve dans un pensionnat à des kilomètres de chez lui pour remettre un peu sa vie en place. C’est à cet endroit qu’il fera la rencontre d’Alaska Young, qui changera sa vie. Ce n’est pas tout à fait un roman à l’eau de roses. Pas de grandes histoires d’amour, mais plutôt de grandes histoires d’amitiés avec un grand A.

    «Alors je sais qu’elle me pardonne, comme je lui pardonne. Les dernières paroles d’Edison sont : ‘’C’est très beau ici.’’ J’ignore où ca se trouve, mais surement quelque part et j’espère que c’est beau.»

  3. Je t’aime, Rosie de Cecelia Ahern Capture
    Oui, le titre en anglais n’a aucun rapport avec le titre en français, mais ca n’enlève pas que ce roman est un des meilleurs que j’ai lus. Un peu particulier, cependant, puisque l’histoire est racontée à partir de lettres, de textos et de messages instantanés échangés entre Rosie et son entourage. Le roman tourne principalement au tour de la relation de Rosie et Alex, deux meilleurs amis du monde depuis le plus jeune âge. Ce que j’ai apprécié de ce roman, c’est qu’on peut voir Rosie grandir à partir de ses mots. À lire absolument! 

    «Je t’aime parce que tout l’univers à conspirés à me faire arriver jusqu’à toi.»

  4. À tous les garçons que j’ai aimés, de Jenny Han aaaCe roman est un des livres qui méritent un cinq étoiles sur cinq. À travers les pages, on découvre le personnage de Lara Jean, 16 ans, qui garde des lettres d’amour destinées à tous les garçons qu’elle a aimés au courant de sa vie dans une boite à chapeaux. Mais un jour, sa petite sœur les trouve et les envoie aux concernés. Avec une touche d’humour, Lara Jean arrive à nous décrire les évènements qui s’en suivent. Jenny Han est une écrivaine que j’apprécie particulièrement grâce à son style d’écriture simple. Elle ne se casse pas la tête avec de grands mots compliqués et c’est ce qui fait sa popularité. 

    «Il ne s’agit pas de lettres d’amour au sens strict du terme. Je les écris pour arrêter d’être amoureuse. Ce sont des lettres d’adieu. Dès que je mets le point final, ma passion dévorante s’estompe. Je peux manger mes céréales tranquille, sans me demander s’il met lui aussi des bouts de banane dans ses Cheerios.»

     

  5. L’été où je suis devenue jolie, de Jenny HandernierOui, un autre de Jenny Han. L’été où je suis devenue jolie est une trilogie, c’est à dire une suite de trois livres. On suit Belly, qui à chaque année va passer l’été dans la maison de la plage de la meilleure amie de sa mère avec les fils de celle-ci; Jeremiah et Conrad. Depuis qu’elle est enfant, Belly à un œil sur Conrad, qu’elle affectionne beaucoup. Mais Conrad, qui est plus vieux qu’elle de quelques années ne la voit que comme sa petite sœur. Ce livre contient tout ce qu’une fille à envie de vivre dans un été, sans farces. Si vous voulez vous replonger dans l’été pendant les temps froids de Noël, c’est pour ce roman là que vous devez opter.

    «Parfois, les gens vous paraissent un million de fois plus beaux qu’ils ne le sont en réalité. Comme si on les voyait à travers des verres spéciaux.»

Voilà ma sélection des cinq livres que je crois fortement que tu devrais demander si tu n’as aucune idée de ce que tu veux. Tu passeras un bon moment en leur compagnie, je te le garantis. Si tu en lis un, viens me dire ce que tu en as pensé!

Photos: flickr

Dans un peu plus d’un mois, ce sera le temps des fêtes. Si pour moi Noël n’est pas Noël sans un sapin illuminé dans le salon et une traditionnelle dinde partagée en famille le 25 décembre, qu’en est-il ailleurs dans le monde? J’ai discuté avec Ghita Dezzaz, une sympathique étudiante marocaine, qui m’a brièvement présenté les traditions de son pays en cette période de l’année.

Le Maroc est un pays situé en Afrique du Nord, bordé par l’océan Atlantique à l’ouest et par la mer Méditerranée au nord. Colonisés par les Espagnols et les Français à une certaine époque, les Marocains sont désormais indépendants, le pays étant dirigé par un roi. L’Islam est la religion qui domine largement le Maroc et ce, depuis le VIIème siècle.

Comme Noël est une fête chrétienne et que la population est majoritairement de religion musulmane, Ghita mentionne que le 25 décembre est une journée bien ordinaire dans la vie de ses compatriotes, qui se rendent au boulot et poursuivent leur train-train quotidien alors que l’Occident est en fête. Nulle présence de lumières de Noël, de sapins illuminés ou de cadeaux enrubannés dans les foyers marocains.

En ce qui a trait aux traditions du nouvel an, Ghita me rappelle que dans son pays, il y a deux calendriers: le calendrier tel qu’on le connait, dit grégorien, ainsi que le calendrier islamique. Le nouvel an islamique est donc beaucoup plus significatif que le nouvel an grégorien pour les Musulmans, qui fêteront la Raas Assana, la nouvelle année musulmane, le 1er octobre prochain. «Le calendrier islamique commença le jour où le prophète Mahomet migra de La Mecque à Médina», m’apprend Ghita. À cette date, les familles marocaines, pratiquantes ou non, se réuniront pour partager un repas et rendre visite à des amis.

Le 31 décembre, alors que nous entamerons le compte à rebours pour accueillir la nouvelle année, seule une minorité des habitants de ce pays nord-africain fera la fête à l’occidentale. Ghita confirme en me disant que «cette célébration n’est pas ancrée dans notre culture et nos traditions: ce n’est qu’une coutume qu’on a empruntée aux Européens, puisque la culture européenne a quand même un impact sur les Marocains.» Le nouvel an grégorien gagne de plus en plus d’adeptes au fil des ans, bien qu’aucun rassemblement ne soit organisé pour l’occasion dans le pays: les familles qui souligneront l’arrivée de la nouvelle année le 31 décembre le feront donc dans l’intimité de leur foyer.

Bref, la culture marocaine étant différente de la nôtre, il est bien normal que nos traditions du temps des fêtes diffèrent également.  Pourtant, l’essentiel reste le même: l’importance de la famille durant ces moments de réjouissance. Et si, malgré le fossé culturel et tous ces kilomètres qui nous séparent, nous n’étions pas si différentes, Ghita et moi? Deux jeunes filles de 17 ans qui fêtent l’arrivée de la nouvelle année avec leurs familles respectives, la tête pleine de rêves et de projets pour ces 365 jours à venir.

Photo: wikimédia

Récemment, en feuilletant Le Devoir, j’ai lu un article portant sur la guerre civile en Afghanistan et je me suis dit que ce conflit était tombé dans l’oubli, relégué au second plan par l’apparition de nouveaux problèmes à l’échelle internationale. Quelques jours après cette lecture, c’est par hasard que j’ai découvert un roman traitant de la guerre civile afghane à la bibliothèque: Mille Soleils Splendides, de l’auteur Khaled Hosseini. Un réel coup de cœur littéraire.

Dans ce récit, on fait la connaissance de Mariam et Laila, toutes deux mariées à un homme extrêmement violent. Au cœur d’un Kaboul déchiré par les combats entre factions ennemies, les deux femmes font tout pour adoucir leur quotidien et celui de leurs enfants. Dépourvues de droits et confinées dans leur demeure par ce mari possessif, elles sont les témoins de la destruction de la capitale, qui se vide peu à peu de ses habitants. Mariam et Laila tenteront elles aussi de fuir leur terre natale, mais deux femmes seules avec leur progéniture ne peuvent aller bien loin dans cette société misogyne.

Un roman sans fioritures, qui expose la réalité des habitants, des femmes plus particulièrement, dans un pays dévasté par une guerre civile qui n’en finit plus. Les conditions de vie atroces, l’omniprésence du joug masculin et le système de répression sont présents dans l’histoire, mais ce qui ressort tout particulièrement de ce roman, c’est l’espoir des Afghans. L’espoir que les bombes épargnent leurs logis. L’espoir que leurs fils soldats évitent la mort. L’espoir qu’un avenir meilleur attende leurs enfants. L’espoir qu’un jour, l’Afghanistan retrouve la paix.

Cette lueur d’espoir dans la noirceur, elle m’a vraiment touchée, j’en ai eu les yeux pleins d’eau à plusieurs reprises. Pour tout dire, j’ai échappé quelques larmes en repensant à cet article dans le journal, le premier portant sur l’Afghanistan depuis trop longtemps. Si la violence s’est atténuée dans ce pays du Moyen-Orient, il n’en reste pas moins que la reconstruction du territoire dévasté sera laborieuse, sans compter les discriminations faites aux femmes, qui persistent encore aujourd’hui.

En m’endormant ce soir-là, après avoir fermé Mille Soleils Splendides, j’ai eu une pensée pour ces populations afghanes qui s’endorment sans avoir la certitude qu’elles se réveilleront à l’aube. Et, aussi égoïste que cela puisse paraître, j’ai réalisé la chance que j’ai. Honteusement, je me suis remémoré toutes ces fois où je me suis plainte pour des broutilles. Comme quoi, dans la vie, tout est une question de perspective.

Mille Soleils Splendides, un roman si touchant dont je me souviendrai certainement.