Culture

Je suis une personne qui adore lire. Ma bibliothèque regorge de livres et j’adore donner des suggestions pour celles qui sont un peu moins inspirées dans ce domaine. Voilà pourquoi je te laisse avec cinq suggestions de livres que j’ai adorés, et que tu devrais probablement aimer toi aussi !

  1.  Le monde de Charlie, de Stephen Chbosky POBAWLe monde de Charlie m’a fait voir le monde autrement. Dans ce livre, ont suit les pensées de Charlie, qui entre en première au secondaire. Sans amis, il fait la rencontre de Sam et Patrick, personnages colorés qui changeront sa perception de voir les choses. Charlie est un personnage très attachant, à qui ont ne peut pas se permettre de ne pas pardonner. Il raconte son histoire en écrivant des lettres à un destinataire qu’il connait bien. C’est à se demander si Stephen Chbosky, l’auteur, n’est pas lui aussi un adolescent tellement ont peu s’y reconnaître. Chacun d’entre nous réussit à trouver sa place dans ce roman.

    «Mais même si on ne peut pas choisir d’où on vient, à partir de là, ont peut quand même choisir où on veut aller. On peut faire des choses. Et essayer de se sentir bien quand on les fait.»


  2. Qui es-tu Alaska ? de John Green lfaJe mentirais si je disais que je n’avais pas pleuré en lisant ce livre. Un des nombreux trésors cachés de John Green, que l’on connait bien pour le livre «Nos étoiles contraires». Dans ce roman, c’est Miles Halter qui raconte l’histoire. Miles, qui à décidé de quitter la maison, se retrouve dans un pensionnat à des kilomètres de chez lui pour remettre un peu sa vie en place. C’est à cet endroit qu’il fera la rencontre d’Alaska Young, qui changera sa vie. Ce n’est pas tout à fait un roman à l’eau de roses. Pas de grandes histoires d’amour, mais plutôt de grandes histoires d’amitiés avec un grand A.

    «Alors je sais qu’elle me pardonne, comme je lui pardonne. Les dernières paroles d’Edison sont : ‘’C’est très beau ici.’’ J’ignore où ca se trouve, mais surement quelque part et j’espère que c’est beau.»

  3. Je t’aime, Rosie de Cecelia Ahern Capture
    Oui, le titre en anglais n’a aucun rapport avec le titre en français, mais ca n’enlève pas que ce roman est un des meilleurs que j’ai lus. Un peu particulier, cependant, puisque l’histoire est racontée à partir de lettres, de textos et de messages instantanés échangés entre Rosie et son entourage. Le roman tourne principalement au tour de la relation de Rosie et Alex, deux meilleurs amis du monde depuis le plus jeune âge. Ce que j’ai apprécié de ce roman, c’est qu’on peut voir Rosie grandir à partir de ses mots. À lire absolument! 

    «Je t’aime parce que tout l’univers à conspirés à me faire arriver jusqu’à toi.»

  4. À tous les garçons que j’ai aimés, de Jenny Han aaaCe roman est un des livres qui méritent un cinq étoiles sur cinq. À travers les pages, on découvre le personnage de Lara Jean, 16 ans, qui garde des lettres d’amour destinées à tous les garçons qu’elle a aimés au courant de sa vie dans une boite à chapeaux. Mais un jour, sa petite sœur les trouve et les envoie aux concernés. Avec une touche d’humour, Lara Jean arrive à nous décrire les évènements qui s’en suivent. Jenny Han est une écrivaine que j’apprécie particulièrement grâce à son style d’écriture simple. Elle ne se casse pas la tête avec de grands mots compliqués et c’est ce qui fait sa popularité. 

    «Il ne s’agit pas de lettres d’amour au sens strict du terme. Je les écris pour arrêter d’être amoureuse. Ce sont des lettres d’adieu. Dès que je mets le point final, ma passion dévorante s’estompe. Je peux manger mes céréales tranquille, sans me demander s’il met lui aussi des bouts de banane dans ses Cheerios.»

     

  5. L’été où je suis devenue jolie, de Jenny HandernierOui, un autre de Jenny Han. L’été où je suis devenue jolie est une trilogie, c’est à dire une suite de trois livres. On suit Belly, qui à chaque année va passer l’été dans la maison de la plage de la meilleure amie de sa mère avec les fils de celle-ci; Jeremiah et Conrad. Depuis qu’elle est enfant, Belly à un œil sur Conrad, qu’elle affectionne beaucoup. Mais Conrad, qui est plus vieux qu’elle de quelques années ne la voit que comme sa petite sœur. Ce livre contient tout ce qu’une fille à envie de vivre dans un été, sans farces. Si vous voulez vous replonger dans l’été pendant les temps froids de Noël, c’est pour ce roman là que vous devez opter.

    «Parfois, les gens vous paraissent un million de fois plus beaux qu’ils ne le sont en réalité. Comme si on les voyait à travers des verres spéciaux.»

Voilà ma sélection des cinq livres que je crois fortement que tu devrais demander si tu n’as aucune idée de ce que tu veux. Tu passeras un bon moment en leur compagnie, je te le garantis. Si tu en lis un, viens me dire ce que tu en as pensé!

Photos: flickr

Dans un peu plus d’un mois, ce sera le temps des fêtes. Si pour moi Noël n’est pas Noël sans un sapin illuminé dans le salon et une traditionnelle dinde partagée en famille le 25 décembre, qu’en est-il ailleurs dans le monde? J’ai discuté avec Ghita Dezzaz, une sympathique étudiante marocaine, qui m’a brièvement présenté les traditions de son pays en cette période de l’année.

Le Maroc est un pays situé en Afrique du Nord, bordé par l’océan Atlantique à l’ouest et par la mer Méditerranée au nord. Colonisés par les Espagnols et les Français à une certaine époque, les Marocains sont désormais indépendants, le pays étant dirigé par un roi. L’Islam est la religion qui domine largement le Maroc et ce, depuis le VIIème siècle.

Comme Noël est une fête chrétienne et que la population est majoritairement de religion musulmane, Ghita mentionne que le 25 décembre est une journée bien ordinaire dans la vie de ses compatriotes, qui se rendent au boulot et poursuivent leur train-train quotidien alors que l’Occident est en fête. Nulle présence de lumières de Noël, de sapins illuminés ou de cadeaux enrubannés dans les foyers marocains.

En ce qui a trait aux traditions du nouvel an, Ghita me rappelle que dans son pays, il y a deux calendriers: le calendrier tel qu’on le connait, dit grégorien, ainsi que le calendrier islamique. Le nouvel an islamique est donc beaucoup plus significatif que le nouvel an grégorien pour les Musulmans, qui fêteront la Raas Assana, la nouvelle année musulmane, le 1er octobre prochain. «Le calendrier islamique commença le jour où le prophète Mahomet migra de La Mecque à Médina», m’apprend Ghita. À cette date, les familles marocaines, pratiquantes ou non, se réuniront pour partager un repas et rendre visite à des amis.

Le 31 décembre, alors que nous entamerons le compte à rebours pour accueillir la nouvelle année, seule une minorité des habitants de ce pays nord-africain fera la fête à l’occidentale. Ghita confirme en me disant que «cette célébration n’est pas ancrée dans notre culture et nos traditions: ce n’est qu’une coutume qu’on a empruntée aux Européens, puisque la culture européenne a quand même un impact sur les Marocains.» Le nouvel an grégorien gagne de plus en plus d’adeptes au fil des ans, bien qu’aucun rassemblement ne soit organisé pour l’occasion dans le pays: les familles qui souligneront l’arrivée de la nouvelle année le 31 décembre le feront donc dans l’intimité de leur foyer.

Bref, la culture marocaine étant différente de la nôtre, il est bien normal que nos traditions du temps des fêtes diffèrent également.  Pourtant, l’essentiel reste le même: l’importance de la famille durant ces moments de réjouissance. Et si, malgré le fossé culturel et tous ces kilomètres qui nous séparent, nous n’étions pas si différentes, Ghita et moi? Deux jeunes filles de 17 ans qui fêtent l’arrivée de la nouvelle année avec leurs familles respectives, la tête pleine de rêves et de projets pour ces 365 jours à venir.

Photo: wikimédia

Récemment, en feuilletant Le Devoir, j’ai lu un article portant sur la guerre civile en Afghanistan et je me suis dit que ce conflit était tombé dans l’oubli, relégué au second plan par l’apparition de nouveaux problèmes à l’échelle internationale. Quelques jours après cette lecture, c’est par hasard que j’ai découvert un roman traitant de la guerre civile afghane à la bibliothèque: Mille Soleils Splendides, de l’auteur Khaled Hosseini. Un réel coup de cœur littéraire.

Dans ce récit, on fait la connaissance de Mariam et Laila, toutes deux mariées à un homme extrêmement violent. Au cœur d’un Kaboul déchiré par les combats entre factions ennemies, les deux femmes font tout pour adoucir leur quotidien et celui de leurs enfants. Dépourvues de droits et confinées dans leur demeure par ce mari possessif, elles sont les témoins de la destruction de la capitale, qui se vide peu à peu de ses habitants. Mariam et Laila tenteront elles aussi de fuir leur terre natale, mais deux femmes seules avec leur progéniture ne peuvent aller bien loin dans cette société misogyne.

Un roman sans fioritures, qui expose la réalité des habitants, des femmes plus particulièrement, dans un pays dévasté par une guerre civile qui n’en finit plus. Les conditions de vie atroces, l’omniprésence du joug masculin et le système de répression sont présents dans l’histoire, mais ce qui ressort tout particulièrement de ce roman, c’est l’espoir des Afghans. L’espoir que les bombes épargnent leurs logis. L’espoir que leurs fils soldats évitent la mort. L’espoir qu’un avenir meilleur attende leurs enfants. L’espoir qu’un jour, l’Afghanistan retrouve la paix.

Cette lueur d’espoir dans la noirceur, elle m’a vraiment touchée, j’en ai eu les yeux pleins d’eau à plusieurs reprises. Pour tout dire, j’ai échappé quelques larmes en repensant à cet article dans le journal, le premier portant sur l’Afghanistan depuis trop longtemps. Si la violence s’est atténuée dans ce pays du Moyen-Orient, il n’en reste pas moins que la reconstruction du territoire dévasté sera laborieuse, sans compter les discriminations faites aux femmes, qui persistent encore aujourd’hui.

En m’endormant ce soir-là, après avoir fermé Mille Soleils Splendides, j’ai eu une pensée pour ces populations afghanes qui s’endorment sans avoir la certitude qu’elles se réveilleront à l’aube. Et, aussi égoïste que cela puisse paraître, j’ai réalisé la chance que j’ai. Honteusement, je me suis remémoré toutes ces fois où je me suis plainte pour des broutilles. Comme quoi, dans la vie, tout est une question de perspective.

Mille Soleils Splendides, un roman si touchant dont je me souviendrai certainement.

Il y a trois ans, j’embarquais dans un avion direction Cuba, pour un stage humanitaire. Loin de ma famille, de mon amoureux et de mon petit confort, j’étais loin de me douter que l’expérience que je m’apprêtais à vivre allait changer ma vie.

Cela faisait plusieurs mois que je me préparais pour cette grande aventure de deux semaines. J’étais enthousiaste, mais surtout très craintive. Une foule d’inquiétudes et de questionnements me traversaient l’esprit. Mon petit côté douillet allait sans doute en prendre un coup.

Dès mon arrivée, mes inquiétudes que j’avais forgées durant des mois ont disparues d’un seul coup. J’ai tout de suite su que ce voyage allait me plaire. Malgré les repas peu variés, les douches froides et les toilettes qui laissaient parfois à désirer, je me suis découvert un goût de l’aventure.

Au fil des deux semaines, j’ai appris à laisser de côté mes inquiétudes et j’ai vécu chaque expérience à 100 milles à l’heure. À travers les expériences inoubliables, les rencontres chaleureuses et les moments magiques, j’ai appris beaucoup de choses sur moi-même ainsi que sur un peuple peu fortuné, mais riche culturellement et historiquement.

En allant à Cuba, je voulais apporter quelque chose dans la vie du peuple cubain. Je voulais faire quelque chose qui allait changer leur vie. Avec le recul j’ai l’impression que c’est plutôt eux qui m’ont apportée quelque chose. L’expérience que j’ai eue la chance de vivre, a complétement changé ma façon de voir les choses et j’en suis éternellement reconnaissante.

Certains organismes comme Québec sans frontières, Le centre de solidarité internationale du Saguenay Lac-St-Jean ainsi que Jeunesse Canada Monde offrent des opportunités de voyages humanitaires.

Si un jour l’occasion de partir pour ce genre de voyage se présente à vous, n’hésitez-pas une seconde. C’est une expérience enrichissante, unique et qui nous fait réaliser à quel point le monde est grand et beau malgré ses petites imperfections.

C’est devant une salle comblée que se sont produit Les 5 prochains, des humoristes de la relève très prometteurs.

Katherine Levac, Fred Dubé, Pierre-Bruno Rivard, Virginie Fortin et Phil Roy ont livré, à tour de rôle, des performances remarquables. Chacun d’eux se démarquait par leur style bien particulier. On en a vu de toutes les sortes: humour engagé, performance musicale et même une histoire d’hémorroïdes! J’ai passé une bonne partie de la soirée pliée en deux sur mon siège, les larmes aux yeux et les abdos en feu. Drôles, vous dites?

Pierre-Bruno Rivard, qui a obtenu son diplôme de l’École Nationale de l’humour en 2010, a donné le coup d’envoi à la soirée. Il a abordé des sujets qui semblent être déjà-vu, mais l’humoriste les traite sous un angle nouveau, sortant ainsi des sentiers battus. Vraiment, on peut dire que le spectacle a commencé en force!

Puis Virginie Fortin, celle qui fait présentement une tournée parallèle avec Mariana Mazza, a enchaîné avec ses blagues crues, mais telleeeeeement comiques! Avec un humour un peu cynique, elle parle de choses qu’elle n’aime pas et on se reconnait parfois/souvent à travers ses propos.

A ensuite poursuivi l’humoriste engagé Fred Dubé. Son genre d’humour est celui que je préfère parce qu’il est différent de ce qu’on entend généralement. Il tient des propos sérieux, qui nous forcent à réfléchir. État Islamique, TVA Nouvelles et Radio-Canada, place des femmes autochtones dans la société : les plus grands sujets de l’actualité étaient au cœur du numéro de Fred.

Demeurant aux limites de l’humour engagé, Katherine Levac, qu’on connaît aussi pour son personnage de Paidge Beaulieu, a axé son numéro sur l’éducation. Ses mimiques auraient été suffisantes pour me faire pleurer de rire. Elle partage son amour pour l’école, sa première visite dans un Cégep et d’autres anecdotes du même genre.

C’est finalement Phil Roy qui a mis un terme à la soirée. Accompagné de sa guitare, il est l’humoriste qui a le plus interagi avec le public. Il a montré ses talents musicaux en interprétant, à sa manière, des succès tel que Wonderwall d’Oasis. On a même eu l’honneur d’entendre sa propre composition, «Tourtière d’amour», le pire ver d’oreille de l’univers! Quelle conclusion!

Avec des humoristes aussi talentueux, la soirée ne pouvait faire autrement que d’être un succès. J’ai déjà hâte de voir leur spectacle solo!

Photo: Page Facebook Les 5 prochains

 

Le tricot ce n’est pas que pour les mamies et parfois, ça va au-delà de la création de pulls, de bas, de mitaines et de foulards : le tricot envahit les rues des métropoles pour humaniser et réchauffer le gris du bitume. Le tricot-graffiti change la perception qu’on a de la ville, et ce une maille à la fois.

Selon l’artiste textile et tricot-graffiteuse, Marilène Gaudet, le tricot-graffiti humanise en faisant sourire les passants et en réveillant en eux des émotions. «Parfois, des gens font spontanément des colleux aux arbres.»

Le tricot-graffiti ça sert aussi à se réapproprier la rue pour s’y sentir chez soi. «Je crois que la ville existe grâce aux habitants qui la font vivre. Le tricot-graffiti redonne le pouvoir à l’habitant pour qu’il se sente investi dans son milieu», affirme l’enseignante de géographie et tricot-graffiteuse, Anne Buisson alias Dinette.

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Le syndrome du lapin, par Dinette.

Leurs créations sont mignonnes comme tout. Colorées, douces, réconfortantes et, selon l’emplacement, rigolotes. (Personnellement, une statue super sérieuse avec un pull multicolore, ça me fait beaucoup rire.)

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Louis Cyr habillé par les Villes-Laines, un collectif de tricot-graffiti qui a cessé ses activités en décembre 2014.

De l’art pour tous

«Avec le tricot-graffiti, tout le monde a accès à l’art. Même si les galeries sont gratuites, tout le monde n’y entre pas, c’est une habitude sociale», explique Dinette.

La rue est un espace de liberté qui permet aux artistes de recevoir des réactions directes, et aux passants, amateurs d’art ou non, de s’exprimer. «Tout le monde donne son avis, des fois ils sourient et le hug, des fois ils le coupent parce qu’ils trouvent ça poche. C’est ce que j’aime de l’art de rue», dit-elle.

Vous pouvez admirer les créations de Marilène et Dinette un peu partout à Montréal, ou sur leurs sites web respectifs :

http://cargocollective.com/marilenegaudet

http://dinetteconnection.org/about/

Photos: Courtoisie

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale des enseignants. Puisqu’ils détiennent le premier rôle dans l’éducation et que justement, l’éducation est la plus belle chose qu’une société peut s’offrir, j’ai pensé que leur rendre un genre d’hommage serait la moindre des choses.

Mon petit chemin à moi, il a été parsemé de plusieurs enseignants passionnés et dévoués. Des individus qui m’ont appris beaucoup plus que ce que le Ministère leur demandait de faire. C’est peut-être moi qui est plus chanceuse que les autres, mais j’ai toujours eu des profs super qualifiés.

J’ai fait un calcul mental (merci, profs de maths!) et je suis arrivée à la conclusion que j’ai passé treize années sur les bancs d’écoles.

Ça fait beaucoup de matins à sortir du lit, toujours un peu à contrecœur. Treize fois dix mois, ça fait beaucoup de récréations, d’examens et aussi bien des cours qui m’ont permis d’apprendre un tas de choses. Pis parmi ce tas de choses-là, il y en a quelques-unes qui nous sont utiles pour toute la vie. Heureusement, parce que je ne voudrais surtout pas passer des heures enfermée dans une classe pour rien.

En cette journée mondiale des enseignants, prenons le temps de leur dire «merci», d’avoir une pensée pour la passion et les efforts qu’ils mettent, jour après jour, dans la réalisation de leurs tâches. Je ne veux pas vanter le système d’éducation de notre province (pas de politique dans ce texte!!!), mais ce système-là ne tiendrait jamais en place si personne se levait le matin avec, en tête, l’envie de transmettre le savoir.

Il ne faut surtout pas oublier qu’un prof, c’est plus que deux mois de vacances en été, c’est plus que des donneurs de devoirs. En plus de donner des cours, un prof soigne des bobos, donne des conseils, écoute les problèmes et les histoires les plus banales, règle des chicanes, corrige des copies pendant des heures…..(la liste ne finit plus de finir.) En nous enseignant, les profs nous permettent d’être libres. Parce que l’éducation, c’est la meilleure façon de vivre librement, c’est la meilleure façon d’apprendre à bâtir des opinions et, surtout, apprendre à les défendre.

Alors à tous les profs qui enseignent avec passion, merci.

S’il y a une personne à qui on voudrait TOUTES ressembler, pour sa beauté naturelle et son look toujours p-a-r-f-a-i-t, c’est probablement Vanessa Pilon. La belle de Vrak Attack était de passage à l’événement mode Panache, et qui de mieux que l’icône de la mode québécoise pour discuter des tendances avec nous…

La chroniqueuse mode de Salut Bonjour nous donne le véritable secret de sa garde-robe : la mode androgyne. Vanessa Pilon rappelle d’ailleurs la jupe de Jaden Smith pour évoquer la beauté d’un vêtement qui peut être autant porté par les filles que par les gars. C’est l’avenir de la mode : être confortable et être capable de briser les conventions sociales. Après tout, on les aime nos jeans Boyfriend et nos chandails oversized.

Si la mode unisexe est le coup de cœur de Vanessa, le total look en laine de style Eve Gravel la laisse encore perplexe. «Je me sens toujours comme dans une journée d’après-ski, je peux pas sortir de chez nous comme ça», dit-elle en riant. Par contre, si elle n’y a pas encore adhéré, ce n’est qu’une question de temps. Une histoire d’amour, ça commence pas toujours par un coup de foudre t’sais.

«C’est de la torture marcher nu-pied dans des talons hauts.»

Les bas dans nos sandales et dans nos chaussures chics, c’est ce qui faut populariser. Merci Vanessa. Si on pouvait arrêter de se faire juger socialement quand on met des bas, hein les filles? Du moins, l’ancienne chroniqueuse des réseaux sociaux affirme que c’est une tendance qui revient, mais qui ne le sera jamais à 100% alors que ça devrait l’être.

À GO, toutes les cerisettes adoptent la tendance des bas ok? 1, 2, 3. GO.

«Icône de la mode québécoise» disais-je… Quoique plutôt stressant comme statut, c’est tout de même celui qui lui permet de faire des partenariats avec des designers québécois. Son pref? Ils sont nombreux, à commencer par Eve Gravel, le classique Denis Gagnon, Betina Lou, mais son nouveau coup de cœur se rapporte à Rad Hourani, à qui l’on doit la magnifique robe rouge UNISEXE (bien sûr!!) de Vanessa aux Gémeaux 2015. «C’est vraiment un artiste et quand ils peuvent s’exprimer à travers les vêtements, je trouve ça beau», explique-t-elle.

S’il y a un mot que j’ai d’autant plus retenu de ma discussion avec Vanessa c’est celui-ci : l’acceptation de soi n’a aucun rapport avec le linge que tu portes ; même si ta robe vaut 2 000$, tu n’es pas mieux de l’intérieur. «L’acceptation de soi, ça commence de l’intérieur vers l’extérieur».

Et finalement il fallait une cerise sur le sundae… Quels sont les projets à venir pour Vanessa Pilon? Eh bien, on ne le saura pas!! La fashionista n’a pas le droit d’en dire plus sur ce qui s’en vient, mais elle nous confirme qu’il y a plein de belles choses qui se préparent! D’ici là, on continue de la suivre sur les ondes de Vrak.tv, à Ménage à trois et à Salut Bonjour de façon ponctuelle,  et sur les réseaux sociaux inévitablement!

Or, l’invitée d’honneur a tenu à souligner la réussite de l’événement Panache, qui permet de faire vivre une semaine de la mode à l’extérieur des grands centres.

Psstt… Vanessa, voudrais-tu être ma styliste s’il te plait?

Le week-end dernier se tenait, à Mashteuiatsh, la neuvième édition du Grand Rassemblement des Premières nations. J’ai pris part à cet événement dans la soirée du samedi et ça a été, à mes yeux, une chance unique de m’imprégner de la culture innue qui m’était presque complètement inconnue.

Ce genre de rassemblement «s’effectue dans un contexte d’échanges et de partage […] avec les membres des autres Premières Nations et des visiteurs», peut-on lire sur le site web de la communauté de Mashteuiatsh. C’est donc une manière awesome de permettre aux citoyens non-autochtones de s’ouvrir à une culture différente de la leur.

Au cours de la fin de semaine, des compétitions sportives traditionnelles, des «pow-wow» et quelques autres activités sont mises en place. Lors de ma visite, j’ai eu l’opportunité d’assister à un «pow-wow» (shoutout aux habits traditionnels), une cérémonie typiquement autochtone. J’ai également pris du temps pour me promener de kiosque en kiosque à travers le marché extérieur, où on retrouvait plusieurs artisans talentueux. La soirée s’est conclue par des feux d’artifices (ils étaient VRAIMENT beaux!), ainsi que par un concert (auquel je n’ai pas assisté, donc vous devrez vous passer de mes précieux commentaires).

Prévisible comme je suis, je ne surprendrai personne en recommandant à tous ceux qui auront éventuellement l’occasion d’aller faire un tour à un Grand Rassemblement des Premières Nations ne pas hésiter une seconde! En plus d’en profiter pour enrichir votre culture, vous passerez un bon moment, c’est archi assuré!

Je crois fortement que la culture et les coutumes autochtones méritent d’être connues davantage. C’est pourquoi les rassemblements de la sorte me semblent être une activité intéressante pour les gens qui souhaitent découvrir de nouvelles choses ou tout simplement approfondir leurs connaissances. Et puis croyez-moi, ce genre d’événement n’a rien à voir avec la théorie que nous enseigne nos profs d’histoire : c’est beaucoup, beaucoup moins endormant 😉 Alors sans plus tarder, renseignez-vous auprès des communautés autochtones près de chez vous afin de savoir si elles tiendront ce genre d’événement!

Photo : Élyse Vollant