Arts

Avec la saison des festivals qui tire à sa fin, il y a deux façons de voir cette (triste) situation : se morfondre chez soi et attendre jusqu’à l’été prochain… ou bien se réjouir des prochains spectacles en salle et planifier dès maintenant ses soirées plus fraîches.

Pour ma part, j’ai décidé de voir ça de la deuxième façon et je dois avouer que la salle de spectacle Le Cercle à Québec me donne bien la vie facile avec sa programmation d’automne récemment dévoilée! En plus des cours (ou l’horaire de travail) qui reprend de bon train, il ne faut tout de même pas oublier de s’accorder du bon temps. Quoi de mieux qu’un bon spectacle entre amis pour décrocher de la routine?

Si la période estivale a été plus tranquille côté spectacles pour Le Cercle, l’automne s’annonce certainement mouvementée et vous ne voulez certainement pas manquer ça!

Il faut tout de même mentionner que Le Cercle comprend non seulement une salle de spectacle, mais aussi un restaurant gastronomique et une deuxième salle située au sous-sol pour des spectacles plus intimes. Étant réputé pour un son digne des plus grandes salles, on y retrouve aussi un visuel très diversifié à leur restaurant/bar à vin, avec des vernissages différents chaque mois et des projections lors de soirées thématiques. Absolument complet comme expérience culturelle!

Toutefois, ce qui est le plus appréciable avec Le Cercle, c’est la diversité musicale qu’on y retrouve. Que ce soit pour des artistes émergents ou plus connus, Le Cercle laisse la place à tout le monde! Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil à leur programmation pour s’en rendre compte. Que ce soit du lancement d’album de Bernard Adamus le 26 septembre au duo féminin Milk & Bone le 16 octobre (mon coup de cœur personnel!!!!), en passant par la découverte musicale des derniers temps, Safia Nolin, et le groupe torontois Alvways, il y en a réellement pour tous les goûts! Alors que vous habitez la capitale nationale ou seulement de passage pour un week-end, La Cercle est définitivement un arrêt incontournable.

Pour y trouver votre spectacle préféré de l’automne, c’est juste ici que se trouve la programmation complète!

Photo : Page Facebook Le Cercle

Si l’humour avait ses séries éliminatoires, Louis-José Houde aurait probablement déjà sa Coupe Stanley, implacable comme il est. Je ne sais pas si c’est parce qu’il aime le hockey que j’en fais la comparaison, mais quand ton spectacle est #1 en termes de ventes au Québec, toutes disciplines artistiques confondues, que tu as remporté le Félix du meilleur spectacle de l’année et que «le dit» spectacle est trois fois platine, t’as même pas le temps de t’en soucier, de la Coupe Stanley. «Les heures verticales», mesdames et messieurs, c’est le spectacle dont je vous parle.

Alors que Louis-José Houde présentait son tout dernier one man show au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts le 6 mars, la salle complète peut d’emblée témoigner de fous rires inestimables, sans même un entracte pour reprendre son souffle. Or, au moment où l’on s’apprête à changer l’heure, le titre «Les heures verticales» veut plutôt faire un parallèle avec le fait de savoir se tenir debout et droit dans les moments difficiles de notre vie, quoique plutôt amusants quand l’humoriste nous les partage.

En partant des faits du quotidien les plus anodins, tantôt puisés de son bagage personnel, tantôt des riens de tous les jours, il s’en tient à ce fil conducteur pour les 90 minutes de rires. Sans jamais perdre son public, c’est sans manquer un punch qu’il nous parle du vieillissement de sa mère, de ses moments avec «mère-grand», de l’euthanasie, de l’énergie plus que positive des baby-boomers, de la discourtoisie des écureuils, des petites habitudes cocasses des hommes amoureux, sans toutefois passer à côté de l’inconfort de dormir à deux qui vient bouleverser son sommeil. T’as rien vu, on a même eu droit à un rappel.

 «Je suis content qu’on soit au mois de mars parce que le mois de février m’a épuisé… Je m’en suis rendu compte quand j’étais jaloux de mon cellulaire qui se faisait charger. Moi aussi, j’aimerais ça qu’on me mette de quoi dans le derrière puis que ça fasse comme : 100 % rechargé! », raconte Louis-José Houde à la blague lors de son rappel.

Certes, si pour notre part, nous sommes tous aussi épuisés de l’hiver persistant, c’est une soirée des plus divertissantes qui nous a permis de recharger nos batteries. À l’écouter enchaîner ses «heures verticales», on a le goût d’être son ami, même qu’à un certain moment on a l’impression de l’être, vu la connexion forte avec ses spectateurs.

P.S. : Si jamais tu prévois aller faire un tour en ski bientôt et que, par hasard, ton habit de neige est blanc, puis par malchance il neige vraiment beaucoup… Louis-José Houde fait dire qu’il a commencé le snow et ça se peut qu’il te fonce dedans!

 Photo : www.placedesarts.com

Écrit en collaboration avec Ève-Marie Fournier. 

«Le temps d’une toile, ça fit l’impression que l’imaginaire débordait dans un décor connu ou que le paysage avait passé de l’autre côté du réel pour y prendre sa dimension vaste.» Sans l’ombre d’un doute, Fred Pellerin a su trouver les mots pour imager la collection Territoires imaginés de Loto-Québec, exposée au Centre national d’exposition (CNE) de Jonquière.

Territoires imaginés, c’est une cinquantaine d’œuvres provenant des quatre coins de la province. C’est également une quarantaine d’artistes qui se sont voués avec passion à leur art afin de voir leurs créations tapisser les murs des centres d’exposition. Depuis 35 ans maintenant, la société Loto-Québec accumule ces trésors en vue de charmer les Québécois. Ainsi est né le programme L’art de partager.

Parmi ces créateurs, 16 Saguenéens courent la chance de gagner en notoriété grâce à Repérage Saguenay, un programme qui vise à faire «rayonner l’art québécois dans la région», estime le commissaire de l’événement Gatien Moisan.

Loto-Québec est fier partenaire du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). La société prête quelques-unes de ses œuvres l’instant d’une décennie en vue d’égayer les couloirs des établissements de santé régionaux.

Lors de l’exposition, plusieurs des artistes exposés sont venus jeter un œil au résultat final. Fier de tout le chemin parcouru depuis 30 ans, Giuseppe Benedetto nous donne la clef de son succès: «Je me laisse aller, je jette mes gants par terre et je me lance à corps perdu.» Le peintre russe et théoricien de l’art, Vassily Kandinsky, est une véritable source d’inspiration pour l’homme: on remarque l’influence de celui qui a mis les bases de l’art abstrait dans les œuvres de Benedetto. Avec les années, il a su ajouter sa touche personnelle à cette branche de l’art en y intégrant principalement des éléments de la nature.

L’artiste Giuseppe Benedetto trouve regrettable que l’emblème canadien «soit une feuille d’érable et non celle d’un bouleau», puisque cet arbre est omniprésent au pays. On peut apercevoir, ci-dessus, une sculpture représentant cette idée.

De son côté, le peintre et portraitiste, Pascal Picard, a su faire découvrir au public une forme d’art singulière et peu connue: l’ESS. Il s’agit d’effacer, de soustraire et de supprimer la couleur d’une figure de base. Il souhaite, grâce à ses créations, «faire réfléchir le médium différemment, le faire évoluer».  Il plonge tête première dans l’élaboration de concepts avant-gardistes tels que la soustraction de l’art dans la musique, dans la vidéo et dans le son. Toutefois, la peinture reste son leitmotiv. Son exposition Portrait en soustraction: de la figure au référent met en avant-scène des modèles féminins, car «Qu’est-ce qu’il y a de mieux que la couleur pour parler de féminité?» La percussionniste-chanteuse de DobaCaracol, Carole Facal, est d’ailleurs à la base du concept de Picard ainsi qu’une des ses modèles.

Quelques œuvres de l’exposition Portrait en soustraction: de la figure au référent, de Pascal Picard.

Pour conclure, l’agente des communications du CNE, Denise Voyer, clame que «la cerise» de Territoires imaginés est, sans aucun doute, l’œuvre entièrement recyclée de Giorga Volpe, homonyme à l’exposition. Le tapis exclusivement composé de sacs en plastique fait six mètres de diamètre. Disons qu’il attire bien des regards.

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L’œuvre entièrement recyclée de Giorga Volpe, intitulée Territoires imaginés.

Notez que l’exposition Territoires imaginés ornera les murs du Centre national d’exposition de Jonquière jusqu’au 28 février 2015. Une bonne façon de découvrir l’imaginaire artistique de nos confrères.

Photos: Ève-Marie Fournier

Trente-quatre musées montréalais ont ouvert leurs portes, le 26 mai dernier, dans le cadre de la 28e édition de la Journée des musées montréalais. L’île s’est transformée en un véritable circuit d’aventure pour le public avec, au menu, des expositions et des activités éducatives.

Présenté tous les derniers dimanches de mai depuis 1987, l’événement phare de la Société des directeurs des musées montréalais (SDMM) est unique en Amérique du Nord. Chaque année, la Journée des musées montréalais attire des milliers de curieux qui prennent d’assaut les plus importants musées de la ville de 9 à 18 heures.

Cinq circuits de navettes gratuites étaient aussi à la disposition des Montréalais. Les plus aventureux pouvaient faire leur propre circuit à pied et profiter du beau soleil. C’était l’occasion rêvée de se promener au Vieux-Port et de manger une bonne crème glacée choco-vanille entre deux expositions. C’était comme un voyage autour du monde en sac à dos, mais cette fois-ci, on partait à la découverte de l’histoire de la ville.

Et rien de mieux que le musée de la Pointe-à-Callière pour découvrir Montréal sous un autre angle. Le musée d’archéologie et d’histoire abrite les vestiges des fondations de la ville. Pour les passionnés d’art, le Musée des beaux-arts et la Galerie d’art Stewart Hall étaient de vraies petites mines d’or.

De nouveaux lieux cette année

Les nouveautés? Le Centre Phi, un complexe de création à la fine pointe de la technologie, a participé à la journée des musées montréalais pour la première fois. Le Studio Nincheri, le plus ancien atelier de vitrail du Québec était également ouvert au public. Plusieurs autres activités étaient offertes dans le Quartier des spectacles.

Un événement familial

En famille ou en couple, c’était la sortie idéale. Pas besoin de sortir la petite monnaie de son portefeuille ou d’avoir un pincement au cœur en sortant sa carte de crédit, tout était gratuit. C’était parfait pour les enfants qui pouvaient partir à la découverte des animaux au Biodôme ou encore jouer aux scientifiques au Centre des sciences de Montréal.

Cet événement permet de découvrir ce qui se cache derrière les murs de ces grands bâtiments devant lesquels on passe, sans savoir ce qui s’y cache. Les musées montréalais ne sont jamais aussi achalandés que lors de cette journée!

Photo: Journée des musées montréalais

Et je me dirige, craintive mais curieuse, vers ce qui sera mon activité découverte d’un certain dimanche après-midi de novembre…

C’est dimanche dernier, en après-midi, que je me présente au Salon des Métiers d’Art 2013 qui se tenait du 12 au 17 novembre au Centre des Congrès le Montagnais de Chicoutimi. Je ne sais pas à quoi m’attendre pour cette première expérience dans le genre. Le dimanche étant la dernière journée, je crois que ce sera mort et que j’aurai le Salon pour moi toute seule. Mais non ! Ça fait la queue pour entrer ! Encore à 14h ! Eh bien. Devant mes yeux ébahis, deux octogénaires très sympathiques s’approchent de moi. Après une bien agréable conversation, elles me confient que le Salon est leur sortie du dimanche. Voilà qui pourrait être la réponse à cet achalandage.

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Après avoir apprivoisé les lieux, je me mets à la recherche de trésors pour vous, lectrices de La Cerise.ca ! Parmi tous les exposants, trois sont ressortis du lot.

L’Atelier-Boutique à Moi de Moi

C’est l’artiste textile Mélanie Morin qui m’attend devant son beau kiosque coloré. Je m’arrête. Je trouve ça assez beau ! Mélanie m’explique qu’elle travaille sur plusieurs tissus, entre autre le chanvre, la laine et le lin. Elle offre plusieurs petits trésors : des tabliers et des coussins sérigraphiés, des coussins peints à la main, des foulards, des linges à vaisselle et plus encore ! Vivant dans un environnement rural, elle s’inspire beaucoup de la nature et de ce qui l’entoure pour créer ses œuvres. Elle offre aussi des ateliers de peinture sur soie où on peut repartir avec son œuvre. Ses œuvres colorées sont offertes à plusieurs endroits. Pour connaître les points de vente ou en savoir plus : à Moi de Moi !

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La Machine

La Machine est l’exposant qui m’a le plus impressionné par son concept. C’est une coopérative de travailleurs aux Îles-de-la-Madeleine. La coopérative pratique l’éco-design. Tout le textile utilisé pour la conception de leurs produits est recyclé. La Machine peut utiliser toutes sortes de tissus comme la laine pour les tuques, les pantalons en velours cordé pour faire leurs magnifiques hiboux ou les t-shirts pour faire des bonnets de bébés. Elle offre aussi de superbes mitaines et des jambières qui te tiendront au chaud tout l’hiver ! Visite leur page Facebook : La Machine !

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Mlle Rousseau

Et mon coup de cœur du Salon des Métiers d’Art 2013 est le kiosque de madame Natalie Rousseau, designer de profession. Elle présente toute une variété de sacs à main, petits sacs, porte-monnaie et étuis de cellulaire, tous plus charmants les uns que les autres. Ce qui distingue ses produits de la compétition, c’est le magnifique fermoir cousu à la main. Natalie décrit ce fermoir comme étant un accessoire pour la femme coquette. Les produits de Mlle Rousseau sont pratiques, hydrofuges et résistants en plus d’être complètement irrésistibles ! Et leurs styles sont adaptés pour tous les âges ! Trouve le tien ici : Mlle Rousseau Accessoires !

 

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Samedi dernier, soit le 4 mai, j’ai eu la chance d’assister au vernissage de la 24e édition de l’Exposition Intercollégial d’art visuel : « T’as ça dans le sang ! ». L’exposition est présenté au Saguenay en collaboration avec le Centre national d’exposition, le Cégep de Jonquière, le ministère de la Culture et des Communications ainsi que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie. C’est un amalgame de travaux spectaculaires qui nous sont offerts par des étudiants bourrés de talent, provenant de 29 cégeps à travers le Québec.

J’ai été littéralement frappée par le génie qui se cache dans la relève. La diversité et la beauté étaient à l’honneur lors de ce vernissage. Les étudiants ont usé de sujets intéressants en lien avec notre quotidien pour nous faire réfléchir et tenter de nous faire prendre conscience de ce qui nous entoure. La surconsommation, l’environnement, la mode, le capitalisme et plusieurs autres problèmes sociaux étaient les sujets principaux abordés. Mais d’autres artistes y sont allés avec des thèmes plus particuliers, dont la maladie mentale, la mort, la recherche de l’idéal et l’enfance.

La qualité des œuvres et la vitalité qui en émanaient étaient irréprochables. Les 120 œuvres dynamiques et uniques présentées par les étudiants avaient tout pour nous plaire et nous émouvoir, il y en avait vraiment pour tout les goûts. J’ai pu découvrir différents courants de création, dont la peinture, la sculpture, la photographie et le dessin.

C’est une belle vitrine pour les jeunes artistes, mais également pour nous, car nous pouvons découvrir plusieurs méthodes de travail en plus d’explorer différentes visions sur des enjeux qui nous concernent et dont nous sommes portés à mettre de côté trop facilement.

À première vue, une composition peut nous paraître étrange ou même banale, mais quand on creuse et qu’on dépasse notre première impression, des aspects nouveaux et parfois surprenants peuvent nous apparaître. Chacun fait sa propre interprétation de la création qui lui fait face, comme l’étudiant  et exposant, Lucas Blais-Gamache, m’a dit lors de l’exposition : « Lorsque ton œuvre est affichée, automatiquement, elle n’est plus ta propriété, elle appartient au public qui la regarde ». Il a bien raison, plusieurs messages peuvent découler d’une seule œuvre, une personne peut être complètement indifférente face à un tableau et un autre complètement chaviré, l’artiste n’a aucun contrôle là-dessus.

Malgré son côté mystérieux, l’art peut nous amener vers des sentiments profonds et des réalités troublantes. Cependant, il ne faut absolument pas avoir peur de l’art, car elle nous entoure constamment et son influence peut-être très bénéfique. Pour ma part, je suis sortie du vernissage changée, la tête pleine d’idées, rêveuse et avec le sourire aux lèvres. En sera-t-il de même pour vous ?

L’exposition « T’as ça dans le sang ! » est présentée au mont Jacob jusqu’au 12 mai 2013. Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter le www.riasq.qc.ca ou encore, le www.centrenationalexposition.com.

Crédit photos: Kim Angell Deslauriers

Le début d’une épopée

Le théâtre est né en Grèce vers le 6e siècle av. J.-C. sous forme de concours tragiques. Ceux-ci se déroulaient sur trois jours et opposaient trois dramaturges. Chacun disposait de 24 heures pour donner une représentation à la hauteur de ses talents. Le participant déclaré vainqueur était celui qui avait conquis le cœur du peuple.

Au fil des années, cet art s’est également développé à Rome. Les pièces théâtrales ont dès lors fait partie intégrante des fêtes officielles de la cité. Les dirigeants ont même ordonné la création de lieux sacrés dotés de sièges afin d’accommoder bon nombre de spectateurs. Le théâtre de Pompée a quant à lui été construit en 55 avant J-C.

Les genres théâtraux

Afin d’apprécier pleinement l’expérience théâtrale, il est primordial d’accorder une attention particulière aux genres. Pour les passionnées de musique et d’interprétation, la décision la plus éclairée est de découvrir l’univers de la comédie musicale. Une autre branche artistique nous dirige tout droit vers la comédie pure et simple. Pour détenir le secret du théâtre comique, il suffit d’acquérir la capacité d’incarner des personnages allant des plus crédules aux plus savants. Le but est de divertir et de faire rire l’audience.

Le dernier genre à explorer est la tragédie. Fureur, terreur et larmes sont au menu! Pour celle qui apprécie l’art intense,  les scènes ne terminent jamais comme dans un film de Disney.