Arts

Ce n’est pas parce qu’il fait trop froid dehors que tu dois rester à l’intérieur et écouter des séries. Le temps des fêtes est trop beau pour ne pas en profiter pleinement! En tant qu’étudiante, l’argent manque parfois… surtout à ce moment-ci de l’année. J’ai donc pensé à toi en te proposant 8 activités à réaliser à un prix très bas! Mais surtout, je te propose des activités amusantes te permettant de vivre de beaux moments avec les tiens.

Aller au cinéma

Profites-en pour aller voir les films que tu n’as pas eu le temps de voir durant ta session surchargée : Hunger Games, James Bond, ou La guerre de tuques 3D. En plus, prends le temps d’y aller un mardi et de profiter d’un prix d’entrée considérablement diminué.

Aller jouer aux quilles

Une activité plutôt inusitée, mais ce n’est pas cher et c’est ben l’fun! Pourquoi pas? Organise un tournoi avec tes amis ou ta famille et vois qui est le plus fort.

Prendre un café avec des amis

Prendre le temps de discuter, c’est toujours apprécié. Reprendre contact avec les amis que tu n’as pas vus depuis le début de la session pour mettre vos histoires à jour, tout ça autour d’un bon café, c’est ti pas ça aussi, le temps des fêtes? Voici quelques adresses au Saguenay où les sorties café sont de mises :

  • Café Cambio, Ic!
  • Café Klimt
  • Passion café
  • L’Érudit Café

Si vous êtes ailleurs au Québec, n’hésitez pas à fouiller les petites rues de votre ville : il y a souvent des merveilles caféïnées qui s’y cachent autre que les classiques Tim Horton et Starbucks (on a rien contre, mais c’est plaisant de faire changement!).

Faire une soirée jeux de société

À mon souvenir, la dernière fois que j’ai joué à un jeu de société remonte à très longtemps. Le temps des fêtes est l’occasion idéale d’organiser une soirée de jeux et de vivre un bon moment. Voici quelques suggestions :

  • Les jeux d’ambiance comme Loup-garou ou Trivial Poursuit
  • Les jeux de stratégie comme Risk ou Clue
  • Les jeux de cartes comme le 31 ou Jungle Speed (je le conseille fortement)
  • Les jeux de mots comme le Scrabble

Expédition dans les bois

Après les nombreuses heures à regarder des films de Noël sur ton divan, il est grand temps de sortir dehors et de profiter de l’hiver. Le Saguenay nous offre des paysages d’hiver à couper le souffle. En voici quelques suggestions :

  • Le sentier du Manoir au Saguenay
  • Les Monts-Valin
  • Le sentier du Mont-Jacob

Encore une fois, n’hésitez pas à vous renseignez sur les endroits les plus fantaisistes près de chez vous! Le Québec regorge de paysages à couper le souffle sous estimés.

Aller au musée

Meilleur moyen pour gagner en connaissance générale au niveau de l’art, de l’histoire, de la photographie, de la science et bien plus! Plusieurs musées offrent de nombreuses expositions originales pour tous dont La Pulperie à Chicoutimi, le Centre culturel du Mont-Jacob ou bien le musée du Fjord.

Aller glisser

Durant mon enfance, l’activité traditionnelle du temps des fêtes était la glissade! Pourquoi pas encore aujourd’hui ? Matériel requis : un traineau et des amis. En plus, il y a probablement très près de chez vous une pente pour glisser qui pourrait te faire vivre des sensations fortes (bon okay, ce n’est pas La Ronde, mais tout de même!) et te rappeler de bons moments de ton enfance. Fous rires garantis! 

Lire un livre

Rien de mieux que de se plonger la tête dans un bon roman pour s’évader de notre stress quotidien. En plus, on a bel article juste ici et un autre ici qui te conseil sur les meilleurs livres à lire. Tu n’as plus d’excuses!

Aller voir ses grands-parents

À quand remonte la dernière fois que tu es allé(e) voir tes grands-parents? Ils sont des coffres au trésor! Questionne-les sur leur passé et tu pourrais découvrir bien des choses intéressantes, parfois inusitées… Parler avec sa famille, ça fait du bien et ça apporte un grand réconfort qu’on néglige trop souvent.

Photo : WeHeartIt

Récemment, en feuilletant Le Devoir, j’ai lu un article portant sur la guerre civile en Afghanistan et je me suis dit que ce conflit était tombé dans l’oubli, relégué au second plan par l’apparition de nouveaux problèmes à l’échelle internationale. Quelques jours après cette lecture, c’est par hasard que j’ai découvert un roman traitant de la guerre civile afghane à la bibliothèque: Mille Soleils Splendides, de l’auteur Khaled Hosseini. Un réel coup de cœur littéraire.

Dans ce récit, on fait la connaissance de Mariam et Laila, toutes deux mariées à un homme extrêmement violent. Au cœur d’un Kaboul déchiré par les combats entre factions ennemies, les deux femmes font tout pour adoucir leur quotidien et celui de leurs enfants. Dépourvues de droits et confinées dans leur demeure par ce mari possessif, elles sont les témoins de la destruction de la capitale, qui se vide peu à peu de ses habitants. Mariam et Laila tenteront elles aussi de fuir leur terre natale, mais deux femmes seules avec leur progéniture ne peuvent aller bien loin dans cette société misogyne.

Un roman sans fioritures, qui expose la réalité des habitants, des femmes plus particulièrement, dans un pays dévasté par une guerre civile qui n’en finit plus. Les conditions de vie atroces, l’omniprésence du joug masculin et le système de répression sont présents dans l’histoire, mais ce qui ressort tout particulièrement de ce roman, c’est l’espoir des Afghans. L’espoir que les bombes épargnent leurs logis. L’espoir que leurs fils soldats évitent la mort. L’espoir qu’un avenir meilleur attende leurs enfants. L’espoir qu’un jour, l’Afghanistan retrouve la paix.

Cette lueur d’espoir dans la noirceur, elle m’a vraiment touchée, j’en ai eu les yeux pleins d’eau à plusieurs reprises. Pour tout dire, j’ai échappé quelques larmes en repensant à cet article dans le journal, le premier portant sur l’Afghanistan depuis trop longtemps. Si la violence s’est atténuée dans ce pays du Moyen-Orient, il n’en reste pas moins que la reconstruction du territoire dévasté sera laborieuse, sans compter les discriminations faites aux femmes, qui persistent encore aujourd’hui.

En m’endormant ce soir-là, après avoir fermé Mille Soleils Splendides, j’ai eu une pensée pour ces populations afghanes qui s’endorment sans avoir la certitude qu’elles se réveilleront à l’aube. Et, aussi égoïste que cela puisse paraître, j’ai réalisé la chance que j’ai. Honteusement, je me suis remémoré toutes ces fois où je me suis plainte pour des broutilles. Comme quoi, dans la vie, tout est une question de perspective.

Mille Soleils Splendides, un roman si touchant dont je me souviendrai certainement.

Le tricot ce n’est pas que pour les mamies et parfois, ça va au-delà de la création de pulls, de bas, de mitaines et de foulards : le tricot envahit les rues des métropoles pour humaniser et réchauffer le gris du bitume. Le tricot-graffiti change la perception qu’on a de la ville, et ce une maille à la fois.

Selon l’artiste textile et tricot-graffiteuse, Marilène Gaudet, le tricot-graffiti humanise en faisant sourire les passants et en réveillant en eux des émotions. «Parfois, des gens font spontanément des colleux aux arbres.»

Le tricot-graffiti ça sert aussi à se réapproprier la rue pour s’y sentir chez soi. «Je crois que la ville existe grâce aux habitants qui la font vivre. Le tricot-graffiti redonne le pouvoir à l’habitant pour qu’il se sente investi dans son milieu», affirme l’enseignante de géographie et tricot-graffiteuse, Anne Buisson alias Dinette.

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Le syndrome du lapin, par Dinette.

Leurs créations sont mignonnes comme tout. Colorées, douces, réconfortantes et, selon l’emplacement, rigolotes. (Personnellement, une statue super sérieuse avec un pull multicolore, ça me fait beaucoup rire.)

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Louis Cyr habillé par les Villes-Laines, un collectif de tricot-graffiti qui a cessé ses activités en décembre 2014.

De l’art pour tous

«Avec le tricot-graffiti, tout le monde a accès à l’art. Même si les galeries sont gratuites, tout le monde n’y entre pas, c’est une habitude sociale», explique Dinette.

La rue est un espace de liberté qui permet aux artistes de recevoir des réactions directes, et aux passants, amateurs d’art ou non, de s’exprimer. «Tout le monde donne son avis, des fois ils sourient et le hug, des fois ils le coupent parce qu’ils trouvent ça poche. C’est ce que j’aime de l’art de rue», dit-elle.

Vous pouvez admirer les créations de Marilène et Dinette un peu partout à Montréal, ou sur leurs sites web respectifs :

http://cargocollective.com/marilenegaudet

http://dinetteconnection.org/about/

Photos: Courtoisie

S’il y a une personne à qui on voudrait TOUTES ressembler, pour sa beauté naturelle et son look toujours p-a-r-f-a-i-t, c’est probablement Vanessa Pilon. La belle de Vrak Attack était de passage à l’événement mode Panache, et qui de mieux que l’icône de la mode québécoise pour discuter des tendances avec nous…

La chroniqueuse mode de Salut Bonjour nous donne le véritable secret de sa garde-robe : la mode androgyne. Vanessa Pilon rappelle d’ailleurs la jupe de Jaden Smith pour évoquer la beauté d’un vêtement qui peut être autant porté par les filles que par les gars. C’est l’avenir de la mode : être confortable et être capable de briser les conventions sociales. Après tout, on les aime nos jeans Boyfriend et nos chandails oversized.

Si la mode unisexe est le coup de cœur de Vanessa, le total look en laine de style Eve Gravel la laisse encore perplexe. «Je me sens toujours comme dans une journée d’après-ski, je peux pas sortir de chez nous comme ça», dit-elle en riant. Par contre, si elle n’y a pas encore adhéré, ce n’est qu’une question de temps. Une histoire d’amour, ça commence pas toujours par un coup de foudre t’sais.

«C’est de la torture marcher nu-pied dans des talons hauts.»

Les bas dans nos sandales et dans nos chaussures chics, c’est ce qui faut populariser. Merci Vanessa. Si on pouvait arrêter de se faire juger socialement quand on met des bas, hein les filles? Du moins, l’ancienne chroniqueuse des réseaux sociaux affirme que c’est une tendance qui revient, mais qui ne le sera jamais à 100% alors que ça devrait l’être.

À GO, toutes les cerisettes adoptent la tendance des bas ok? 1, 2, 3. GO.

«Icône de la mode québécoise» disais-je… Quoique plutôt stressant comme statut, c’est tout de même celui qui lui permet de faire des partenariats avec des designers québécois. Son pref? Ils sont nombreux, à commencer par Eve Gravel, le classique Denis Gagnon, Betina Lou, mais son nouveau coup de cœur se rapporte à Rad Hourani, à qui l’on doit la magnifique robe rouge UNISEXE (bien sûr!!) de Vanessa aux Gémeaux 2015. «C’est vraiment un artiste et quand ils peuvent s’exprimer à travers les vêtements, je trouve ça beau», explique-t-elle.

S’il y a un mot que j’ai d’autant plus retenu de ma discussion avec Vanessa c’est celui-ci : l’acceptation de soi n’a aucun rapport avec le linge que tu portes ; même si ta robe vaut 2 000$, tu n’es pas mieux de l’intérieur. «L’acceptation de soi, ça commence de l’intérieur vers l’extérieur».

Et finalement il fallait une cerise sur le sundae… Quels sont les projets à venir pour Vanessa Pilon? Eh bien, on ne le saura pas!! La fashionista n’a pas le droit d’en dire plus sur ce qui s’en vient, mais elle nous confirme qu’il y a plein de belles choses qui se préparent! D’ici là, on continue de la suivre sur les ondes de Vrak.tv, à Ménage à trois et à Salut Bonjour de façon ponctuelle,  et sur les réseaux sociaux inévitablement!

Or, l’invitée d’honneur a tenu à souligner la réussite de l’événement Panache, qui permet de faire vivre une semaine de la mode à l’extérieur des grands centres.

Psstt… Vanessa, voudrais-tu être ma styliste s’il te plait?

Avec la saison des festivals qui tire à sa fin, il y a deux façons de voir cette (triste) situation : se morfondre chez soi et attendre jusqu’à l’été prochain… ou bien se réjouir des prochains spectacles en salle et planifier dès maintenant ses soirées plus fraîches.

Pour ma part, j’ai décidé de voir ça de la deuxième façon et je dois avouer que la salle de spectacle Le Cercle à Québec me donne bien la vie facile avec sa programmation d’automne récemment dévoilée! En plus des cours (ou l’horaire de travail) qui reprend de bon train, il ne faut tout de même pas oublier de s’accorder du bon temps. Quoi de mieux qu’un bon spectacle entre amis pour décrocher de la routine?

Si la période estivale a été plus tranquille côté spectacles pour Le Cercle, l’automne s’annonce certainement mouvementée et vous ne voulez certainement pas manquer ça!

Il faut tout de même mentionner que Le Cercle comprend non seulement une salle de spectacle, mais aussi un restaurant gastronomique et une deuxième salle située au sous-sol pour des spectacles plus intimes. Étant réputé pour un son digne des plus grandes salles, on y retrouve aussi un visuel très diversifié à leur restaurant/bar à vin, avec des vernissages différents chaque mois et des projections lors de soirées thématiques. Absolument complet comme expérience culturelle!

Toutefois, ce qui est le plus appréciable avec Le Cercle, c’est la diversité musicale qu’on y retrouve. Que ce soit pour des artistes émergents ou plus connus, Le Cercle laisse la place à tout le monde! Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil à leur programmation pour s’en rendre compte. Que ce soit du lancement d’album de Bernard Adamus le 26 septembre au duo féminin Milk & Bone le 16 octobre (mon coup de cœur personnel!!!!), en passant par la découverte musicale des derniers temps, Safia Nolin, et le groupe torontois Alvways, il y en a réellement pour tous les goûts! Alors que vous habitez la capitale nationale ou seulement de passage pour un week-end, La Cercle est définitivement un arrêt incontournable.

Pour y trouver votre spectacle préféré de l’automne, c’est juste ici que se trouve la programmation complète!

Photo : Page Facebook Le Cercle

Si l’humour avait ses séries éliminatoires, Louis-José Houde aurait probablement déjà sa Coupe Stanley, implacable comme il est. Je ne sais pas si c’est parce qu’il aime le hockey que j’en fais la comparaison, mais quand ton spectacle est #1 en termes de ventes au Québec, toutes disciplines artistiques confondues, que tu as remporté le Félix du meilleur spectacle de l’année et que «le dit» spectacle est trois fois platine, t’as même pas le temps de t’en soucier, de la Coupe Stanley. «Les heures verticales», mesdames et messieurs, c’est le spectacle dont je vous parle.

Alors que Louis-José Houde présentait son tout dernier one man show au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts le 6 mars, la salle complète peut d’emblée témoigner de fous rires inestimables, sans même un entracte pour reprendre son souffle. Or, au moment où l’on s’apprête à changer l’heure, le titre «Les heures verticales» veut plutôt faire un parallèle avec le fait de savoir se tenir debout et droit dans les moments difficiles de notre vie, quoique plutôt amusants quand l’humoriste nous les partage.

En partant des faits du quotidien les plus anodins, tantôt puisés de son bagage personnel, tantôt des riens de tous les jours, il s’en tient à ce fil conducteur pour les 90 minutes de rires. Sans jamais perdre son public, c’est sans manquer un punch qu’il nous parle du vieillissement de sa mère, de ses moments avec «mère-grand», de l’euthanasie, de l’énergie plus que positive des baby-boomers, de la discourtoisie des écureuils, des petites habitudes cocasses des hommes amoureux, sans toutefois passer à côté de l’inconfort de dormir à deux qui vient bouleverser son sommeil. T’as rien vu, on a même eu droit à un rappel.

 «Je suis content qu’on soit au mois de mars parce que le mois de février m’a épuisé… Je m’en suis rendu compte quand j’étais jaloux de mon cellulaire qui se faisait charger. Moi aussi, j’aimerais ça qu’on me mette de quoi dans le derrière puis que ça fasse comme : 100 % rechargé! », raconte Louis-José Houde à la blague lors de son rappel.

Certes, si pour notre part, nous sommes tous aussi épuisés de l’hiver persistant, c’est une soirée des plus divertissantes qui nous a permis de recharger nos batteries. À l’écouter enchaîner ses «heures verticales», on a le goût d’être son ami, même qu’à un certain moment on a l’impression de l’être, vu la connexion forte avec ses spectateurs.

P.S. : Si jamais tu prévois aller faire un tour en ski bientôt et que, par hasard, ton habit de neige est blanc, puis par malchance il neige vraiment beaucoup… Louis-José Houde fait dire qu’il a commencé le snow et ça se peut qu’il te fonce dedans!

 Photo : www.placedesarts.com

Écrit en collaboration avec Ève-Marie Fournier. 

«Le temps d’une toile, ça fit l’impression que l’imaginaire débordait dans un décor connu ou que le paysage avait passé de l’autre côté du réel pour y prendre sa dimension vaste.» Sans l’ombre d’un doute, Fred Pellerin a su trouver les mots pour imager la collection Territoires imaginés de Loto-Québec, exposée au Centre national d’exposition (CNE) de Jonquière.

Territoires imaginés, c’est une cinquantaine d’œuvres provenant des quatre coins de la province. C’est également une quarantaine d’artistes qui se sont voués avec passion à leur art afin de voir leurs créations tapisser les murs des centres d’exposition. Depuis 35 ans maintenant, la société Loto-Québec accumule ces trésors en vue de charmer les Québécois. Ainsi est né le programme L’art de partager.

Parmi ces créateurs, 16 Saguenéens courent la chance de gagner en notoriété grâce à Repérage Saguenay, un programme qui vise à faire «rayonner l’art québécois dans la région», estime le commissaire de l’événement Gatien Moisan.

Loto-Québec est fier partenaire du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). La société prête quelques-unes de ses œuvres l’instant d’une décennie en vue d’égayer les couloirs des établissements de santé régionaux.

Lors de l’exposition, plusieurs des artistes exposés sont venus jeter un œil au résultat final. Fier de tout le chemin parcouru depuis 30 ans, Giuseppe Benedetto nous donne la clef de son succès: «Je me laisse aller, je jette mes gants par terre et je me lance à corps perdu.» Le peintre russe et théoricien de l’art, Vassily Kandinsky, est une véritable source d’inspiration pour l’homme: on remarque l’influence de celui qui a mis les bases de l’art abstrait dans les œuvres de Benedetto. Avec les années, il a su ajouter sa touche personnelle à cette branche de l’art en y intégrant principalement des éléments de la nature.

L’artiste Giuseppe Benedetto trouve regrettable que l’emblème canadien «soit une feuille d’érable et non celle d’un bouleau», puisque cet arbre est omniprésent au pays. On peut apercevoir, ci-dessus, une sculpture représentant cette idée.

De son côté, le peintre et portraitiste, Pascal Picard, a su faire découvrir au public une forme d’art singulière et peu connue: l’ESS. Il s’agit d’effacer, de soustraire et de supprimer la couleur d’une figure de base. Il souhaite, grâce à ses créations, «faire réfléchir le médium différemment, le faire évoluer».  Il plonge tête première dans l’élaboration de concepts avant-gardistes tels que la soustraction de l’art dans la musique, dans la vidéo et dans le son. Toutefois, la peinture reste son leitmotiv. Son exposition Portrait en soustraction: de la figure au référent met en avant-scène des modèles féminins, car «Qu’est-ce qu’il y a de mieux que la couleur pour parler de féminité?» La percussionniste-chanteuse de DobaCaracol, Carole Facal, est d’ailleurs à la base du concept de Picard ainsi qu’une des ses modèles.

Quelques œuvres de l’exposition Portrait en soustraction: de la figure au référent, de Pascal Picard.

Pour conclure, l’agente des communications du CNE, Denise Voyer, clame que «la cerise» de Territoires imaginés est, sans aucun doute, l’œuvre entièrement recyclée de Giorga Volpe, homonyme à l’exposition. Le tapis exclusivement composé de sacs en plastique fait six mètres de diamètre. Disons qu’il attire bien des regards.

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L’œuvre entièrement recyclée de Giorga Volpe, intitulée Territoires imaginés.

Notez que l’exposition Territoires imaginés ornera les murs du Centre national d’exposition de Jonquière jusqu’au 28 février 2015. Une bonne façon de découvrir l’imaginaire artistique de nos confrères.

Photos: Ève-Marie Fournier

Trente-quatre musées montréalais ont ouvert leurs portes, le 26 mai dernier, dans le cadre de la 28e édition de la Journée des musées montréalais. L’île s’est transformée en un véritable circuit d’aventure pour le public avec, au menu, des expositions et des activités éducatives.

Présenté tous les derniers dimanches de mai depuis 1987, l’événement phare de la Société des directeurs des musées montréalais (SDMM) est unique en Amérique du Nord. Chaque année, la Journée des musées montréalais attire des milliers de curieux qui prennent d’assaut les plus importants musées de la ville de 9 à 18 heures.

Cinq circuits de navettes gratuites étaient aussi à la disposition des Montréalais. Les plus aventureux pouvaient faire leur propre circuit à pied et profiter du beau soleil. C’était l’occasion rêvée de se promener au Vieux-Port et de manger une bonne crème glacée choco-vanille entre deux expositions. C’était comme un voyage autour du monde en sac à dos, mais cette fois-ci, on partait à la découverte de l’histoire de la ville.

Et rien de mieux que le musée de la Pointe-à-Callière pour découvrir Montréal sous un autre angle. Le musée d’archéologie et d’histoire abrite les vestiges des fondations de la ville. Pour les passionnés d’art, le Musée des beaux-arts et la Galerie d’art Stewart Hall étaient de vraies petites mines d’or.

De nouveaux lieux cette année

Les nouveautés? Le Centre Phi, un complexe de création à la fine pointe de la technologie, a participé à la journée des musées montréalais pour la première fois. Le Studio Nincheri, le plus ancien atelier de vitrail du Québec était également ouvert au public. Plusieurs autres activités étaient offertes dans le Quartier des spectacles.

Un événement familial

En famille ou en couple, c’était la sortie idéale. Pas besoin de sortir la petite monnaie de son portefeuille ou d’avoir un pincement au cœur en sortant sa carte de crédit, tout était gratuit. C’était parfait pour les enfants qui pouvaient partir à la découverte des animaux au Biodôme ou encore jouer aux scientifiques au Centre des sciences de Montréal.

Cet événement permet de découvrir ce qui se cache derrière les murs de ces grands bâtiments devant lesquels on passe, sans savoir ce qui s’y cache. Les musées montréalais ne sont jamais aussi achalandés que lors de cette journée!

Photo: Journée des musées montréalais

Et je me dirige, craintive mais curieuse, vers ce qui sera mon activité découverte d’un certain dimanche après-midi de novembre…

C’est dimanche dernier, en après-midi, que je me présente au Salon des Métiers d’Art 2013 qui se tenait du 12 au 17 novembre au Centre des Congrès le Montagnais de Chicoutimi. Je ne sais pas à quoi m’attendre pour cette première expérience dans le genre. Le dimanche étant la dernière journée, je crois que ce sera mort et que j’aurai le Salon pour moi toute seule. Mais non ! Ça fait la queue pour entrer ! Encore à 14h ! Eh bien. Devant mes yeux ébahis, deux octogénaires très sympathiques s’approchent de moi. Après une bien agréable conversation, elles me confient que le Salon est leur sortie du dimanche. Voilà qui pourrait être la réponse à cet achalandage.

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Après avoir apprivoisé les lieux, je me mets à la recherche de trésors pour vous, lectrices de La Cerise.ca ! Parmi tous les exposants, trois sont ressortis du lot.

L’Atelier-Boutique à Moi de Moi

C’est l’artiste textile Mélanie Morin qui m’attend devant son beau kiosque coloré. Je m’arrête. Je trouve ça assez beau ! Mélanie m’explique qu’elle travaille sur plusieurs tissus, entre autre le chanvre, la laine et le lin. Elle offre plusieurs petits trésors : des tabliers et des coussins sérigraphiés, des coussins peints à la main, des foulards, des linges à vaisselle et plus encore ! Vivant dans un environnement rural, elle s’inspire beaucoup de la nature et de ce qui l’entoure pour créer ses œuvres. Elle offre aussi des ateliers de peinture sur soie où on peut repartir avec son œuvre. Ses œuvres colorées sont offertes à plusieurs endroits. Pour connaître les points de vente ou en savoir plus : à Moi de Moi !

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La Machine

La Machine est l’exposant qui m’a le plus impressionné par son concept. C’est une coopérative de travailleurs aux Îles-de-la-Madeleine. La coopérative pratique l’éco-design. Tout le textile utilisé pour la conception de leurs produits est recyclé. La Machine peut utiliser toutes sortes de tissus comme la laine pour les tuques, les pantalons en velours cordé pour faire leurs magnifiques hiboux ou les t-shirts pour faire des bonnets de bébés. Elle offre aussi de superbes mitaines et des jambières qui te tiendront au chaud tout l’hiver ! Visite leur page Facebook : La Machine !

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Mlle Rousseau

Et mon coup de cœur du Salon des Métiers d’Art 2013 est le kiosque de madame Natalie Rousseau, designer de profession. Elle présente toute une variété de sacs à main, petits sacs, porte-monnaie et étuis de cellulaire, tous plus charmants les uns que les autres. Ce qui distingue ses produits de la compétition, c’est le magnifique fermoir cousu à la main. Natalie décrit ce fermoir comme étant un accessoire pour la femme coquette. Les produits de Mlle Rousseau sont pratiques, hydrofuges et résistants en plus d’être complètement irrésistibles ! Et leurs styles sont adaptés pour tous les âges ! Trouve le tien ici : Mlle Rousseau Accessoires !

 

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