Arts

Les nostalgiques d’Harry Potter sauront trouver leur compte en assistant au deuxième film de la saga : « Les animaux fantastiques ».

 

Mettant en vedette Eddie Redmayne, Katherine Watertson et Dan Folger, le film « Les animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald » a pris l’affiche le 16 novembre dernier et la suite est déjà attendue avec impatience.

 

La production américano-anglo fait rêver son auditoire avec une série d’événements et des références au monde intriguant de la magie. De la musique passant par les effets spéciaux aux costumes, tout y est pour raviver la flamme chez l’univers de JK Rowling.

 

Les « Potterheads » pourront en apprendre plus sur la lignée de leurs personnages préférés tels que la famille Lestrange et Dumbledore. Les retrouvailles sont au rendez-vous avec plusieurs éléments de la saga Harry Potter notamment la baguette de sureau, le serpent Nagini et l’école Poudlard.

 

 

L’action se déroule cette fois-ci en sol européen dans les années 20. Alors que le puissant sorcier Gellert Grindelwald (Johnny Depp) s’est évadé de prison, il prépare une révolution en faveur des sorciers de sang pur à Paris. Dans l’urgence d’arrêter Grindelwald, Dumbledore (Jude Laws) fait appel à son ancien élève, Norbert Dragoneau (Newt de la version originale). Bien qu’il lui ait interdit de sortir du pays depuis l’incident de New York, Norbert se retrouve à Paris avec ses compagnons et ses créatures où ils devront se serrer les coudes plus que jamais.

 

Il faudra cependant attendre 2020 pour connaître le sort de nos sorciers préférés…

À suivre!

Le gala de l’ADISQ qui a eu lieu le 28 octobre dernier a ravivé un débat présent depuis longtemps au Québec. Ce n’est plus un secret pour personne, le chanteur Mario Pelchat a ouvertement critiqué le gala sur les ondes de l’émission Style libre de Radio-Canada Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le chanteur a déclaré que, selon lui, ce ne sont que les artistes « marginaux et excentriques » qui gagnent des prix lors de ces galas. Il faut alors se demander, même si la déclaration de l’artiste était assez crue, s’il a raison.

 

Selon moi, c’est peut-être le cas puisqu’ils attirent «plus l’attention », mais reste que ces artistes « marginaux et excentriques » ne se démarquent pas seulement par leur allure, mais aussi par leur musique.

 

Mario Pelchat croit que c’est par leurs actes dérangeants et leur apparence que des artistes comme Klô Pelgag et Hubert Lenoir gagnent des prix, mais je crois que c’est plutôt parce que le Québec est en transition musicale. En effet, tout style de musique a un début et une fin, et nous sommes à la fin d’une ère où les artistes québécois comme Marie-Mai, Alex Nevsky, Mes Aïeux, Ariane Moffatt, les Cowboys fringants et plus encore… régnaient.

 

C’est une nouvelle génération qui prend le dessus avec un style plus provocateur, qui ne recherche que la liberté d’expression, l’égalité ainsi qu’un côté artistique dérangeant pour certain et innovateur pour d’autre. Ce sont donc des artistes comme Philippe Brach, Safia Nolin, Émile Bilodeau, Hubert Lenoir et Klô Pelgag qui prennent le relais et qui foncent dans le tas comme jamais. C’est un phénomène tout à fait normal qui, comme à l’habitude, arrive vers la fin d’une décennie. Et comme toujours, ça en fâche certains qui aimaient déjà ce qu’ils entendaient comme musique. Par contre, cela en contente d’autres qui ne faisaient qu’attendre pour que quelque chose dans le genre se produise.

 

Il faut arrêter de critiquer les artistes qui essaient de faire évoluer le style musical au Québec. L’évolution d’une chose est un évènement habituel et elle se produit lorsque de nouveaux besoins sont à combler. Les gens ont envie d’entendre cette musique: il faut arrêter de se plaindre sur le fait que ceux qui l’interprètent gagnent à des galas. Un artiste est un artiste et il a le droit d’exercer son art de la manière qu’il le veut.

Alors, laissez nos artistes tranquilles, s’il vous plait!   

 

Photo par Paméla Lajeunesse, Huffingtonpost

Bien qu’ils ne portent pas de capes, les nombreux photographes du Zoom Photo Festival Saguenay envoient un message clair : il faut changer les choses. Ces artisans de l’ombre présentent des clichés poignants jusqu’au 11 novembre prochain dans diverses expositions partout au Saguenay. Une occasion à ne pas manquer pour se conscientiser sur les enjeux mondiaux.

 

Le festival du photojournalisme ne laisse personne indifférent quant aux problématiques concernant la politique à l’internationale, les actes terroristes, la guerre, le travail, et l’environnement. Plusieurs organismes y sont représentés tels que médecins sans frontières et Greenpeace. Témoignages de quotidien, de combats, mais aussi d’espoir, ces photos mettent en lumière des réalités méconnues de la société occidentale. Les visiteurs en sortent ainsi informés, conscientisés et dans certain cas, la pointe d’un désir de justice.

 

Il s’agit de la huitième édition du festival depuis sa création en 2010. En plus d’avoir plusieurs photographes de renom, Saguenay fait partie des quatre seules villes en Amérique du Nord à accueillir le World Press Photo qui est l’une des expositions de photojournalismes les plus importantes au monde.

 

Le festival est accessible à plusieurs endroits dans Saguenay tels que le Vieux-Port et la Pulperie de Chicoutimi. Le prix d’entrée dépend des expositions, cependant il est possible d’accéder à certaines gratuitement. Visitez le site web officiel de l’évènement pour plus d’informations.

 

Le Festi Rire est un festival d’humour organisé en collaboration avec le Cégep de Jonquière et la Corporation Centre-ville de Jonquière. Il se déroule en deux temps : d’abord en donnant la scène aux humoristes de la relève dans les commerces du centre-ville puis en présentant un gala à la Salle François Brassard avec des humoristes connus.  C’était ma première expérience et je suis conquis! 

FestiRire : Sèxe illégal pour la défense de l’humour.

C’est lors de la soirée du lancement du Festi Rire que le duo Sèxe Illégal est venu enchanter nos oreilles avec sa musique touchante. Des chansons qui sont plutôt le remixage de sons connus avec des événements de l’Histoire sous le couvert du rire.

Ce duo légendaire est composé de Mathieu Séguin (Paul Sèxe) et de Philippe Cigna (Tony Légal).

Le projet Sèxe Illégal a vu le jour en 2007. Toutefois, ils sont devenus très populaires depuis leur passage en tant que finalistes à l’émission En route vers mon premier Gala en 2011. Ces derniers enchaînent les succès depuis. Ils excellent dans l’art de l’humour noir et absurde en créant une « fausse double vie » avec leur personnage.

Depuis certains scandales dans le milieu humoristique, le duo s’est confié que les choses ne sont plus comme elles étaient. Aujourd’hui, l’humour serait devenu « fake » en raison de la censure. Malheureusement, les humoristes se font censurer quand ils osent dire les choses telles qu’elles sont. Plusieurs d’entre eux se remettent en question. De plus, le monde de l’humour serait trop axé sur la célébrité. Plusieurs humoristes, de l’ancienne génération ou de la relève, n’auraient pas la même chance que certains. 

Sèxe illégal possède la solution pour ces artistes. Un de leur prochain projet est le Dr. Mobilo Aquafest, un festival d’humour qui débutera le 6 avril prochain au Théâtre Outremont Rialto & Fairmount. Le but est la totale liberté d’expression des humoristes et de leurs textes. Carte blanche pour tous et l’argent récoltée reviendra entièrement à l’artiste pour souligner son travail. Un projet très intéressant, mais aussi libérateur pour les humoristes qui veulent dire « les vraies affaires ». 

Lise Dion, la dame de l’humour

Pour terminer en beauté le Festi Rire, Lise Dion, une humoriste puissante qui maitrise l’art du rire dans l’autodérision, est venue nous raconter ses aventures dans lesquelles on peut s’identifier.

Étant une source d’inspiration pour les aspirants humoristes, Lise Dion lève son chapeau à la nouvelle génération. Elle s’adresse plus spécialement aux femmes qui ont le courage de pratiquer ce métier d’art difficile et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.

Cette dernière tente également de partager une leçon: ne pas être agressant. Elle fait passer le message que faire rire le public contre quelqu’un en particulier, et non un groupe en général, cela ne s’appelle plus de l’humour mais de l’acharnement, voire de l’intimidation. Le public est invité à la réflexion.

En tournée avec son quatrième spectacle intitulé Chus rendue là, Lise Dion sera présente au spectacle Le Grand Montréal Comédie Fest.

 L’humour n’a pas de sexe. Tout le monde peut en faire. Par contre, il faut travailler fort pour acquérir cet art. Soyez bien préparé et travailler fort pour faire rire le public.

Le 16 et 17 février dernier, The Rocky Horror Picture Show, la comédie musicale du Cégep de Jonquière, a été un succès monstre.

Grâce à toute l’équipe technique, les coachs de chant et de danse, les différents chefs de sessions et aux assistants, ces derniers ont pu remplir la salle François-Brassard au trois quarts durant les deux soirées.

Des décors époustouflants, des éclairages à vous donner des frissons et des effets spéciaux grandioses, toute l’équipe a mis les bouchées doubles pour rendre hommage au film comédie horrifique de Jim Sharman sortie en 1975.

Malgré un léger problème technique, les acteurs, danseurs et chanteurs ont su garder leur rôle et à ne pas décrocher devant leur public. Tous ont livré une performance remarquable, ce qui leur aura valu, à la fin du spectacle, un tonnerre d’applaudissements et une ovation debout pour souligner leur travail.

La comédie musicale n’aurait pas vu le jour sans Marie-Pier Girard (Directrice de production), Antoine Saint-Pierre (Directeur technique), Gabrielle Savard-Dion (Metteure en scène et chorégraphe) et Célia Lucas (Coach de chant). Bien sûr, ils ont été, tout au long du processus, soutenu par une équipe remarquable, des chanteurs à la voix d’or, des danseurs ayant le rythme dans la peau et une brochette d’acteurs qui ont tenir le public en haleine du début jusqu’à la fin.

Bref, toute l’équipe du The Rocky Horror Pictures Show a livré une performance merveilleuse et a de quoi être fier de leur travail acharné, pour avoir su toucher le public et voir, dans leurs yeux, des étincelles d’émerveillements.

 

Source de l’image : Edward Sanger

Le 11 novembre dernier, c’était Dulcinée Langfelder et Cie qui s’est retrouvée sur la scène du théâtre de la Rubrique à Jonquière pour nous faire entrer dans un monde entre le conscient et le subconscient.

Très expérimentale comme façon de composer un spectacle, la dame s’est enregistrée la nuit à l’aide d’un dictaphone pendant qu’elle était somnambule, entre le conscient et l’inconscient.

Le résultat est surprenant, drôle et amusant. C’est complètement dépaysant d’entrer dans le subconscient de quelqu’un. Nos rêves à nous sont déjà assez incompréhensibles.  Alors quand vient le temps d’assister à ceux des autres, c’est assez spécial !

C’est avec beaucoup d’audace qu’elle nous ouvre à son monde. Entre ses rêves où elle fantasme sur l’ancien président américain Barack Obama jusqu’à ces rêves les plus absurdes.  On ne veut pas en manquer une seconde. Madame Langfeider exploite toute la scène à elle seule. Elle est secondée d’éléments médias projettés sur le mur. Elle est d’une énergie hors pair.

« Tout le monde rêve, même quand aucun souvenir n’en reste au réveil. Tous les artistes s’inspirent des rêves, même s’ils n’en sont pas toujours conscients — et ne sommes-nous pas tous artistes la nuit ? » Dulcinée Langfelder.

« Un spectacle à voir » Neomedia

Prochain spectacle pour Dulciné Langfelder ?

Elle sera de passage à Ottawa au Centre Nationnal des Arts du 13 au 31 décembre pour la pièce A Christmas Carol de Charles Dickens. Si vous êtes de passage, allez la voir !

 

 

 

 

À la suite d’une entrevue avec Vicky Côté ayant été publiée le 24 octobre dernier, trois membres de notre équipe ont eu la chance de voir la pièce de théâtre Haïku de prison ! On vous laisse prendre connaissance de notre appréciation.

 

Un divertissement impressionnant et hors du commun, voilà comment je décrirais Haïku de prison.

Ugo Niquet-Girard

Une interprétation magistrale par Bruno Paradis et Vicky Côté qui en fait également la mise en scène. Il s’agit d’un genre théâtral pouvant être catégorisé d’expérimental, ce qui permet à madame Vicky Côté de se démarquer, car c’est un style qu’elle affectionne particulièrement et qu’elle maîtrise à merveille. Il faut savoir que la pièce repose en totalité sur la justesse des mouvements des deux acteurs, car il n’y a aucun dialogue pendant toute la durée de la représentation. C’est d’ailleurs, ce qui rend ce spectacle unique. Également, les jeux d’ombres et l’utilisation des accessoires étaient tout simplement éblouissants. Toutefois, il est nécessaire selon moi de rester à la fin du spectacle afin de poser des questions, car pour être franc, j’ai compris la pièce qu’en partie et rester à la fin pour écouter les explications de madame Côté m’a permis de mieux comprendre.

 

Une pièce de théâtre qui mérite tous les éloges, voilà comment je décrirais Haïku de prison.

Vanessa Primeau

Je ne suis pas une grande admiratrice des pièces de théâtre et je ne savais pas à quoi m’attendre pour celle-ci, mais je suis conquise par le talent de Bruno Paradis et Vicky Côté. L’imagination qu’il y a dans cette pièce est phénoménale ! Les jeux de lumière, les chaussettes représentant des marionnettes et des vêtements servant à représenter des acteurs fictifs de la pièce ne sont que quelques exemples de ce qui a permis de captiver mon attention. Les sons ont également une grande importance dans cette pièce. Ce que j’ai le plus adoré, c’est que chacun s’en fait une interprétation qui peut différer d’une personne à l’autre et il s’agit du but de la pièce ! On n’y comprend pas tous, mais ce n’est pas l’essentiel. Pour conclure, les thématiques principales telles que la misère en prison, la violence et l’évasion sont bien représentées puisqu’un narrateur cite des passages du texte de poésie de Lutz Bassmann.

 

Frappant et unique, voilà comment je décrirais Haïku de prison.

Monica Desbiens

Déjà, je suis une grande amatrice de théâtre ! Mais je n’avais jamais eu la chance d’en découvrir une comme celle-ci. Le fait qu’il n’y a pas de dialogue entre les différents personnages nous pousse inévitablement à rechercher nos réponses ailleurs : dans les costumes, dans les accessoires et dans les jeux d’ombres. Heureusement, ceux-ci sont légion dans la pièce qui nous est présentée. J’ai particulièrement aimé que les deux acteurs aient su donner vie à plusieurs personnages simplement avec des accessoires et beaucoup d’imagination ! Vicky Côté a vraiment su exploiter de manière ingénieuse un texte qui ne se prêtait pas nécessairement à la mise en scène, étant tiré à la base d’un recueil de poésie. Avec des épisodes plus dramatiques — le viol d’une détenue en particulier — on s’attache rapidement à ce petit monde, sans en comprendre toutes les nuances. On se crée notre petite histoire, comme on la voie, comme on la comprend, comme on la ressent ! C’est ce que j’ai préférée : une œuvre qui laisse place à l’interprétation et surtout à l’imaginaire, tout en abordant des sujets très sensibles.

Dans les prochaines semaines, certains de nos journalistes assisteront à la
pièce de théâtre Haïkus de prison. Je me suis donc entretenu avec
madame Vicky Côté, actrice, metteure en scène et directrice du Théâtre à
Bout Portant de Saguenay afin d’en apprendre un peu plus sur sa mise en
scène.

Le recueil poétique de l’auteur Lutz Bassman Haïkus de prison est une œuvre
qu’elle m’a confié « affectionner particulièrement depuis des années » et qui sera
présentée du mercredi 25 octobre au dimanche 5 novembre 2017 à la salle
Murdock du Centre des Arts et de la Culture de Chicoutimi.

Tout d’abord, l’histoire se déroule en prison, en temps de guerre. C’est dans le
lieu principal de la pièce, la laverie de la prison, que le protagoniste central, une
prisonnière, nous raconte son histoire ainsi que celles de ses camarades
prisonniers. La pièce repose sur le jeu des deux acteurs (Bruno Paradis et Vicky Côté), mais
également sur leur talent de manipulation, car la pièce est illustrée par des
marionnettes.

D’ailleurs, Haïkus de prison a été présenté en première mondiale l’été dernier lors
de la plus récente édition du festival international des Arts de la Marionnette de
2017 du Saguenay. Au sujet de la réaction du public, madame Côté m’a précisé
que « la pièce a reçu d’excellents commentaires autant pour les jeux constants
des acteurs que pour les procédés ingénieux ».

Finalement, j’ai demandé à madame Côté si elle avait l’intention de faire voyager
sa pièce à l’extérieur de la région. Comme réponse, elle m’a affirmé ceci : « Pour
l’instant mes efforts se concentrent au Saguenay et l’on verra pour la suite ».

Imaginez un univers scénique dans lequel évoluent des gens comme vous et moi. Un monde où les émotions sont vraies, où les couleurs priment et où autant le rire que les larmes sont de mise.

Dans cet univers, vous êtes le confident des protagonistes et vous êtes impliqué de telle sorte que leurs décisions et sentiments vous tiennent soudainement à cœur, sans que vous ne sachiez vraiment pourquoi. Cet univers, c’est celui de La liste de mes envies, spectacle réalisé par Maryse Warda, une adaptation du livre du même nom de Grégoire Delacourt.

Le 20 avril dernier, j’ai eu la chance d’assister à cette pièce de théâtre, grande amatrice des arts de la scène que je suis. C’était l’histoire d’une mère de famille qui, ayant gagné au loto, décide de ne rien changer à sa vie tout en dressant la liste de ses envies.  Calepin et stylo en main, je m’attendais à une pièce de théâtre charmante, mais sans grand déploiement, comme celles auxquelles j’avais assisté dans le passé. J’avais dressé le cadre d’une liste de points forts et de points faibles en vue d’écrire ma critique ensuite. Ce ne fut d’aucune utilité : ce spectacle est bien plus que charmant, il est touchant et drôle à la fois, authentique, mais tellement surprenant. Ce fut un réel coup de foudre que je me dois de vous partager.

Le voile du quatrième mur est tombé

Vous savez, ce quatrième mur qui est un obstacle entre les comédiens et le public? Eh bien, il n’existe tout simplement pas dans cette pièce, et c’est terriblement original. Le personnage de Jocelyne, interprété par la talentueuse Marie-Chantal Perron, s’adresse directement à nous. Elle nous livre ses pensées et ses secrets, mais aussi ses craintes et ses angoisses. L’ensemble de tout cela fonde la structure de son personnage, qui est complexe dans son grand réalisme.

Une belle opposition des personnalités

Les personnages de Luce et Lucie (Anick Lemay et Tammy Verge), les deux amies jumelles de Jocelyne, créent un parallèle intéressant entre les subtilités de leur personnalité. Alors que l’une est autoritaire et terre-à-terre, l’autre est rêveuse et dissipée. C’est intéressant dans la mesure où ces deux personnages se complètent réellement, que ce soit dans leurs gestes, dans leurs paroles ou leurs vêtements. Cela fait en sorte que l’illusion d’un seul personnage, à la fois complet et profond, demeure.

Une magnifique histoire d’amour… mais pas celle que l’on croit

Jocelyne est mariée à Jocelyn depuis de nombreuses années, mais ce n’est pas de cet amour-là que je parle. En effet,  ce dernier finit par se tanner de la monotonie de son quotidien et décide de partir, ce qui est plutôt l’antithèse de l’histoire d’amour. Non, en réalité, je parle en premier lieu de l’histoire d’amour entre Jocelyne et sa fille décédée à la naissance, Ariane. Celle-ci ne quitte jamais son cœur, elle fait office à la fois de guide et d’inspiration pour sa mère. Jocelyne la voit comme un véritable ange qui la protège, ce qui nous plonge dans un état mélancolique bien malgré nous. Une deuxième histoire d’amour est également présentée : celle qu’entretient  Jocelyne avec elle-même. Au départ, ses sentiments sont mitigés : elle se sent grosse, laide et ennuyante. Autrement dit, sa confiance en elle est à plat. Mais au fur et à mesure que le temps passe et qu’elle dresse sa fameuse liste, elle apprend à s’aimer. Cette nette évolution nous sert de leçon, puisque sa confiance grandissante la pousse dans un bonheur qui l’est aussi.

Véritable œuvre théâtrale, c’est sans équivoque que je vous encourage à y assister. Je vous promets une remise en question intéressante de votre propre vie à la sortie de l’auditorium…

Source : weheartit.com