La dernière fois que je suis allée au Quartier DIX30 avec mon amoureux, il m’a dit : «Hey regarde, on voit Montréal au loin. C’est une belle ville quand même» j’ai simplement répondu : «Oui, mais de loin.»

 Dans mon dernier article, je vous exprimais mes frustrations quant à l’usage du métro. Quand j’entre dans ce moyen de transport, le chialage me vient tout seul. Alors on continue, avec un autre top 4, démontrant les réalités du quotidien que je, mais aussi bien d’autres doivent endurer.

  • Les gens qui se pensent au-dessus de leurs affaires

On va mettre les choses au clair. Avoir la capacité de se tenir debout, en équilibre, lorsque le métro est en marche, c’est de l’art. Sans s’appuyer sur rien, on est plus libres, on peut se mettre partout.

Par contre, c’est une discipline qui se développe. Je pense la maîtriser A1. Mais, à toi, cher utilisateur de la STM qui n’est pas encore dans ma ligue, peux-tu s’il te plait être un peu plus humble et te tenir à la barre en métal, au risque de contracter 10 maladies? Parce que, quand il fait chaud et que tu me tombes dessus avec beaucoup d’entrain, c’est l’apocalypse.

  • Je vais mourir

Quand j’ai mes écouteurs, que j’attends tout bonnement le métro et que j’entends : «Bing, bing, à tout le personnel, code 909 sur la ligne bleue…. ». Je commence à m’imaginer plein de scénarios qui se résument toujours à la mort. J’ai chaud et j’angoisse.

Je m’adresse à la Société de Transport de Montréal (rien de moins.) Serait-ce possible d’apposer des posters dans les différentes stations avec un descriptif de chaque code? Parce qu’en faisant mes recherches, je me suis rendu compte que dans plusieurs cas, ce n’est qu’une question d’heures supplémentaires pour le personnel. C’est la meilleure façon de semer une panique générale, non? Bombes, couteaux, attaques, c’est à ça que je pense, pas à des quarts de travail!

  • Eyes contact déplaisants

Vous avez peut-être remarqué que les portes du métro, quand elles se referment, ont un effet miroir. Très pratique, me direz-vous. Rouge à lèvres sur les dents, cheveux déplacés, j’ai même vu une femme se mettre du mascara.

Par contre, quand vous avez le nez collé sur la porte… aucune autre solution ne s’offre à vous que de regarder par terre. Pourquoi? Parce que si vous levez les yeux, vous aurez des eyes contacts avec toutes les personnes derrière vous (souvent en dizaine le matin.) Alors tu lèves les yeux. Oups. T’as regardé le monsieur qui te regardait. Baisse les yeux. Relève. Shit. T’as rencontré les yeux du punk qui veut sûrement ta mort. Rebaisse, et vite!

Voyez-vous, les malaises sont infinis. Et tu ne veux pas avoir l’air de la fille narcissique qui se regarde dans la glace, mais d’un autre côté, regarder le plancher crotté, ce n’est pas plus agréable!

  • Puisse le sort vous être favorable

Le matin, à la station Berri-UQAM, tu te mets en mode survie. Je compare ma sortie du métro à Hunger Games : nos vies dépendent des cinq prochaines minutes, alors tassez-vous de là, «il faut que j’aille chercher mes provisions».

Sérieux, tout le monde part à courir comme des poules pas de tête et se fonce dedans. C’est tout juste s’ils ne se battent pas pour un arc et des flèches. GAME IS ON, et si tu n’as pas encore compris que ralentir le groupe en textant à 9 h, c’est risquer ta vie… bonne chance!

Photo : Weheartit

Deux mois. Ça fait juste deux mois que je suis installée à Montréal et c’est déjà trop. «Tu vas voir Véro, tu vas capoter dans la grande ville!» C’est vrai que je capote, mais pas pour les bonnes raisons!

Alors, voici une jolie petite liste des choses qui me font royalement pogner les nerfs à Montréal, dans le métro. ARGH.

  • Les heures de pointe

«Y’en a partout de ça Véro». OUI JE SAIS, mais je te jure qu’une heure de pointe en métro, c’est ultra pire. Je vais bien argumenter mon point pour ne pas me faire ramasser par les pro-Montréal (soit la majorité de mes amis).

Premièrement, ça pue. Je pue, tu pues, ils puent. Les odeurs se mixent et ça fait un cocktail horrible. Tant les parfums des madames plus âgées (qui visiblement, n’ont jamais appris qu’après 3 «poushs» t’arrêtes d’en mettre), les hommes qui suent, les enrhumés qui éternuent sans cesse, les amis qui prennent trop de place et qui discutent de leurs histoires de couchettes d’hier soir en postillonnant… et y’a moi, au milieu.

Sans parler des portes du métro qui ouvrent sur différentes stations qui sentent parfois les eaux usées, parfois l’église ou la vieille chambre pas rangée.

  • Les fatiguants en retard

Écoute mon chum, si t’es en retard ce matin et que tu dois ABSOLUMENT prendre le prochain métro, ce n’est pas mon problème. Alors, quand tu vois que le wagon est plein, comme dans le sens où j’ai le nez dans la vitre et quand la porte ouvre, je tombe, NE ME POUSSE PAS! Il n’y a plus de place pour toi l’ami. Soit tu cours pour entrer dans le wagon d’à côté, soit tu me souris gentiment en me disant ceci : ben non t’inquiètes pas, je ne te ferai pas subir ça ce matin.

Parce que rappelez-vous, s’il se colle à moi, on en revient au point un. T’espères juste que dans ces cas-là, ladite personne sorte de la douche.

  • Les valises à roulettes

C’est peut-être bien pratique, mais dans un «motton» de monde (surtout à la sortie du métro Berri-UQAM), c’est la PIRE IDÉE DE L’HUMANITÉ. C’est freiner tout le monde dans leur course effrénée. Honnêtement, tu ne peux pas trainer ton sac sur ton épaule et attendre que le rush de personnes pressées soit passé?

  • Les harcelants

Bon, on va se le dire. Le pire pick-up line qu’on m’a dit jusqu’à ce jour fut : «Est-ce qu’on t’a dit que tu n’as pas le droit d’être aussi belle?» WOW, ça me touche.

Non sérieusement, quand tu vois que je suis zéro réceptive, que je hoche la tête à toutes tes questions intrusives et que je mets mes écouteurs, lâche-moi.

Avis à tous les hommes : généralement, quand une femme est intéressée, elle sera ouverte, souriante et répondra à toutes vos questions dans la hâte la plus grande. ALORS, si vous observez un comportement contraire, svp, laissez-la tranquille. On est gênées de vous dire d’arrêter.

Et des fois, il y a des gentils samaritains qui vous viennent en aide lorsque des cas de harcèlement surviennent. Ça m’est arrivé et j’espère pouvoir retrouver ce gentil monsieur pour lui exprimer toute ma gratitude. (Il y a du bon monde aussi dans le métro!)

C’était un petit top 4 des choses qui me font perdre connaissance, mais croyez-moi, ces chroniques ne font que commencer!

Photo : weheartit.com

DÉMÉNAGEMENTS: Me semble que ça fait plusieurs que je me «tape» en trois ans. Trois pour être plus précise. J’ai d’ailleurs le vertige en entendant ce mot.

Pis comme je me considère experte, je te propose une to-do list pour ne pas trop te perdre dans ce brouhaha qui, ma foi, peut être très étourdissant!

  • Commencer les boîtes d’avance
    Écoute, je pense qu’on a commencé à empaqueter près d’un mois avant la date fatidique et on a pédalé, chère amie. Les jours passaient, on travaillait, on sortait… pis ben on s’est rendu compte qu’on déménageait dans une semaine, pour vrai. On a embrayé et fait une croix sur notre vie sociale. Y EN AS-TU DES AFFAIRES DANS UNE MAISON!!!
  • Partager les tâches
    L’idéal, c’est de diviser la maison/l’appartement en sections. Pourquoi? Premièrement, tu ne te décourageras pas trop vite. Petit à petit… Deuxièmement, en faisant tes boîtes, tu peux classer les choses qui vont ensemble : le bureau, la salle de bain, le walk-in (le rêve!) Donc, il sera plus évident de les partager aux bons endroits rendus à la nouvelle résidence. Troisièmement, tu peux ainsi dire à ton coloc ou ton chum ou ton cousin ou bref, avec qui tu vis : «Fais la cuisine, moi je fais la salle de bain!» Pas fou hein?
  • Utiliser un marqueur pour identifier les boîtes
    C’EST SUPER IMPORTANT : «Cuisine», «salle de bain», «vêtements». Tu sauves 284694 heures, crois-moi!
  • Offre la pizza et la ville s’offrira
    Si tu n’as pas envie de défrayer les coûts pour le service de déménageurs, texte tes amis et écris: «Si tu m’aides à déménager, j’offre la pizz, la poutine et le coke.» Tes pauvres amis étudiants vont s’arracher les tâches! Non, sérieux, c’est la moindre des choses d’offrir le repas aux plus offrants. Souvent, ils le font de bonté de cœur, alors c’est toujours un «plus»! Ça permet aussi de prendre une pause, qui est essentielle, laisse-moi te dire!
  • «Chaque chose en son temps»
    Bon, c’est génial, t’as un nouvel environnement et t’as surtout hâte de le «pimper», c’est compréhensible. Mais quand tu te retrouves avec 288 boîtes, tu dois reconsidérer ton plan de match. Même si tu vivais dans un environnement pas encore à ton goût pendant quelques semaines, c’est pas la fin du monde. Laisse-toi une chance, sinon tu vas croupir sous les boîtes.
  • Faire des concessions
    Vivre à deux, trois , quatre, cinq… n’est pas toujours évident. On ne peut pas gagner à tout coup. Il faut savoir concéder quand il le faut, pour le bonheur de tous.
  • S’habiller tout croche
    Avoue que je t’ai eu avec mon intertitre! Là tu te dis : «Voyons? Oussé qu’elle veut en venir?» (Surtout moi, qui suit un petit peu accro aux beaux vestons et aux chaussures à talons.) Le jour du déménagement, porte tes plus vieux pantalons Adidas avec rayures blanches sur le côté, (on est toutes passées par là), enfile tes souliers de sport qui te font honte et le port du chandail «I LOVE NEW YORK» est permis. Soit prête à te salir et à frotter.
  • VIVRE
    Ça fait à peine une semaine qu’on est déménagés et nous n’avons plus de vie. Des rénos, de la peinture, des boîtes, des achats… J’AI MÊME PU LE TEMPS DE PUBLIER SUR INSTAGRAM (!!!!!!!!) Bon on n’est pas à plaindre, vous me direz! Certes, mais des activités sont prévues à l’horaire dès la fin de semaine prochaine. C’est important, sinon on se décourage (et moi je suis un petit peu pessimiste de nature…)

Bon, je pense qu’avec ça, t’as la base. BONNE CHANCE!

T’es belle, t’es bonne, t’es capable. Et si t’es en dépression, appelle-moi!!!!!!!!!!

Photo: We Heart It

Quand j’ai dit à mes amies que j’allais voir le premier one-man show de François Bellefeuille, elles ont dit : «Ah le frustré là ?» OUI, lui ! Mais vous allez rapidement prendre goût à ses «pètages de coches» et à sa voix criarde, je vous le garantis ! 

Oubliez ça, en sortant de là vous n’avez plus de yeux, de bouche ou d’abdominaux.  Premièrement, vos yeux seront envahis par les pleurs OU tout simplement ébahit par la chevelure de l’humoriste. On dirait qu’il s’est volontairement mis les doigts dans la prise électrique. Pour ce qui est de la bouche, et bien, vous allez rire à vous en déboiter la mâchoire. Et oubliez la session de gym, vos abdos travailleront fort tout le long du show. Il y a tellement plein d’avantages à l’humour !

Ce qui m’a le plus étonnée, c’est qu’il peut rendre une chose bien banale ou «anodine» comme il dirait, en une chose hilarante. Est-ce qu’on vous a déjà fait rire à cause d’une libellule ? Bien lui, oui. 

Il décide à sa façon de réinventer la carte du monde, se disant insatisfait de sa configuration. Vous comprendrez que notre monde n’aura plus aucun sens après qu’il se soit mis à la tâche, mais vous verrez que ses réflexions sont poussées (à l’occasion)… Tu as déjà voulu inverser l’Islande et les Grands Lacs sur la carte du Monde ? Bien il l’a fait, lui. 

N’étant pas un grand lecteur, il s’amuse à nous montrer l’envers du décor de livres pour enfants. Et en t’y attardant vraiment, tu trouves toi aussi que l’histoire est pourrie, invraisemblable et niaiseuse. As-tu déjà pensé à faire ça, analyser des livres pour les jeunes ? Bien lui, oui. 

À la fin du show, tu es quasiment essoufflée. Imaginez l’humoriste! Son énergie est hallucinante et je lève mon chapeau à sa voix, qu’il SURmène et qui n’a toujours pas flanché ! 

Il s’est amusé à nous offrir des blagues qu’il rode ici et là après son stand-up comique. «Si vous les trouvez pas bonnes, vous avez pas payé pour celles-là. C’est un cadeau de  Noël que je vous fais là…» 

Je me demande où il trouve son inspiration. Sérieusement. Pour me parler d’insectes pendant cinq minutes, et réussir à garder mon intérêt, il faut être fort !

Le seul point négatif du spectacle : pas assez LONG 

Ah, et si tu te le demandais, je n’ai pas été payée pour écrire cette critique. Alors si j’étais toi, j’irais me procurer ses billets tout de suite puisqu’il est en supplémentaires. COOOOOURS. 

Photo: Facebook

«L’âge n’est pas une garantie de compétence»
– Suzanne Tremblay, éducatrice au Centre de la petite enfance de la Sagamie

Yannick avait 16 ans et Julie 14, quand elles sont respectivement tombées enceintes. Un obstacle à leur jeunesse d’à peine sept livres, mais lourd en conséquences. Optimistes et organisées, les jeunes filles ont affronté les travers de la vie pour dévoiler leur plus grande fierté aujourd’hui : bébé devenu grand.  

«Aymerick n’était pas voulu. Il était un accident de contraception, mais on a décidé d’assumer ensemble, mon copain de l’époque et moi», affirme Yannick Vézina, aujourd’hui sexologue, dans la trentaine et mère de trois enfants.

Quant à Julie Lemonde, elle a appris sa grossesse alors qu’elle était enceinte de 19 semaines et trois jours, soit trop tard pour l’avortement. Maintenant âgée de 21 ans, son fils représente sa bonne étoile, qui lui a permis d’obtenir les diplômes qu’elle a en main.

Bébé rime avec étudier

Yannick Vézina a poursuivi ses études après l’arrivée de son nouveau-né, alors qu’elle était en secondaire cinq. «J’ai jamais envisagé d’arrêter l’école», affirme-t-elle. Bien entourée, famille et amis se sont mobilisés pour lui rendre la vie plus facile. «Mes amies de filles, qui sont encore près de moi aujourd’hui, se sont séparé les matières scolaires et venaient à la maison m’enseigner ce que j’avais manqué», déclare la sexologue.

Elle a donc réussi haut la main son secondaire, a terminé son cégep et s’est ensuite lancée en sexologie. Détentrice d’un baccalauréat en la matière, elle a aussi une corde de plus à son arc : un certificat en toxicomanie.

Son petit Aymerick, âgé de 15 ans maintenant, est une source de bonheur pour son cœur de mère : «C’est loin d’être un adolescent à problème. Il est autonome, gentil et poli. Je ne le chicane jamais», déclare Yannick en riant.

Étant elle aussi très motivée, Julie Lemonde a terminé ses études, moyennant quelques cours à distance. Elle détient ainsi un cours en secrétariat dentaire et en termine un autre sous peu pour exercer en tant qu’adjointe administrative.

À 14 ans, la jeune adolescente a pleinement assumé ses responsabilités et est partie vivre en appartement, seule. Elle recevait de l’aide monétaire certes, mais concilier le tout était une dure tâche pour la mère.

«Les nuits blanches et l’école en plus, c’était très difficile à vivre», affirme l’étudiante.

Les préjugés ne datent pas d’hier

Ce que ces deux femmes ont en commun, ce sont certainement les jugements qu’elles ont subis. «On devient un sujet d’intérêt. On aime tellement ça quelqu’un qui vit quelque chose de différent de nous», ajoute Yannick Vézina.

Les mamans déplorent que les gens leur apposent une étiquette sans même les connaître.

«Quand je me présente à la garderie, on me demande encore si c’est mon frère. Non non, c’est bien mon fils», assure Julie, énervée par cette remarque.

Sévèrement jugées, elles ne sont pas les seules à vivre avec ce fardeau. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), près de 16 millions de jeunes filles âgées de 15 à 19 ans et environ un million de jeunes filles âgées de moins de 15 ans mettent au monde des enfants chaque année.

D’un point de vue extérieur

L’éducatrice depuis 31 ans au Centre de la petite enfance de la Sagamie, Suzanne Tremblay, affirme que les jeunes mamans la surprennent beaucoup. «Elles ont du cœur et veulent s’impliquer», ajoute-t-elle.

Effectivement, les jeunes mères ont de l’énergie et peuvent jouer longtemps avec leur petit. De plus, l’éducatrice déclare que ces dernières vivent dans le moment présent, sans avoir de grosses préoccupations : «Avec un jeune enfant, c’est la mentalité parfaite et on l’accepte facilement».

Toutefois, certaines semblent éprouver plus de difficulté que d’autres. «J’en réfère souvent à des professionnels pour qu’elles se fassent aider. Elles sont très ouvertes d’esprit», assure l’éducatrice.

Suzanne Tremblay déclare que les éducateurs ne culpabilisent pas la mère : «Tout ce qu’on veut, c’est aider l’enfant.»

Un facteur peut s’additionner aux nombreuses responsabilités des jeunes adolescentes. «Dans les chiffres, je te dirais que la majeure partie des couples ne résistent pas à la première année de l’enfant», affirme la sexologue, Yannick Vézina.

Élever un enfant est très difficile, même à l’âge adulte, c’est ce que l’éducatrice Suzanne Tremblay avance. La sexologue ajoute à cela qu’il faut d’abord se connaître soi-même et avoir un couple solide, mais à 17 ans, ce n’est pas toujours le cas.  D’où la plupart des échecs amoureux…

Aucun regret

Les deux mamans referaient le même parcours si c’était à recommencer. «Mon cheminement a fait en sorte que je suis celle que je suis aujourd’hui. Ça m’a forgée», ajoute Yannick.

Julie affirme sans hésitation que la venue de son petit garçon a changé sa vie: «J’étais une adolescente très difficile. Ça m’a mis sur le droit chemin. Sans mon fils, j’aurais sûrement lâché l’école.»

«Rien dans ce monde n’arrive par hasard.» -Paulo Coelho

Photo: We Heart It

«Le magasinage aiderait à l’humeur de la femme», mythe ou réalité ? RÉALITÉ! (à l’exception de ma mère?) Hé bien, j’ai une proposition pour toi! Tu as une rage de magasinage, mais ton entourage te dit : «As-tu fini d’acheter en ligne?» J’ai l’argument béton ici : Ten Tree.

Argument #1 : Non, j’ai pas fini. Quand j’achète un item de la marque Ten Tree, ils plantent dix arbres en échange! Dix, maman, c’est beaucoup!

Argument #2 : Je vais acheter le site au complet. De cette façon, je vais palier la déforestation.

Bon, je me mets dans la tête que tu es allée visiter le site avant de poursuivre ta lecture. Mais, je vais quand même te mettre en contexte, au cas.

Ten Tree est une marque de vêtements pour hommes et femmes. (Tu pourrais convaincre papa de magasiner avec toi = argument #3.) Chandails, pantalons, hoodies, camisoles, accessoires… Tout ce que tu veux ! Ce qui est cool, c’est que Ten Tree a à cœur l’environnement. Ainsi, chaque achat représente la plantation de dix arbres. Et à trois achats, la livraison est gratuite!!! (Argument béton #4)

À l’heure où on se parle, 2 110 400 arbres ont été plantés, dont 48 980 au Canada. On souhaite que demain, le chiffre ait augmenté!

En plus de cela, avec toute réception de tes achats, tu reçois aussi le «Tree code». Tu n’as qu’à l’enregistrer via le site Internet, c’est simple et rapide. Grâce à cette entrée, tu es certaine que tes arbres seront plantés et tu sauras même où! Que ce soit au Canada, en Inde, en Éthiopie ou à Madagascar.

Pour rester informée, joins la communauté Ten Tree via Facebook, Instagram et Twitter. En veux-tu d’autres? Pinterest et Youtube sont aussi en lice.

Petit hic : Le site web est en anglais seulement. Vaut mieux être avertie!

Tu peux faire la différence tout en alliant un plaisir coupable, quoi de mieux? Profites-en!

Photo: Facebook

Confortablement assise, j’attendais mes amies qui magasinaient sans relâche. Moi, étant brillante et motivée, j’avais décidé de magasiner cette journée-là… en gougounes. Je ne sais pas à quoi j’ai bien pu penser! Mais bref, cette petite mésaventure m’a fait remarquer quelque chose d’énorme.

Mes amies sortaient tout juste du magasin Aerie, une marque réputée pour ses sous-vêtements et maillots de bain. Folles de joie, elles avaient trouvé ce qu’elles cherchaient.

Mais le plus important dans tout ça, c’est plutôt les sacs qu’elles avaient en main, de cette même compagnie. Plutôt banals à première vue, mais à bien s’y attarder, on constate qu’ils représentent un grand pas vers l’avant.

– MAIS C’EST QUOI LE SAC VÉRO ?

Oui, j’y arrive !

 C’est celui-là…

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Je m’exclame à mes amies : «Wow! J’adore vos sacs.»

Toutes aussi enjouées que moi, elles m’apprennent qu’à l’intérieur même du magasin, aucune photo de mannequins n’est retouchée. Fière, la compagnie l’inscrit pratiquement en-dessous de toutes les photos qui figurent sur les différents murs.

Bien entendu, les mannequins n’ont pas de surplus de poids. MAIS ENFIN, elles laissent paraître de petites bedaines, des hanches, des fesses, bref : de belles COURBES. (Oui, ça existe chez les mannequins!)

Si vous voulez faire partie du mouvement «femmes au naturel», ajoutez à vos photos le hashtag #aeriereal sur Twitter ou Instagram. Des centaines de femmes l’ont fait jusqu’à maintenant, et leurs photos sont même publiées sur le site officiel d’Aerie. Allez y jeter un œil, ça vaut la peine! C’est même très encourageant.

De plus, si vous voulez voir une petite entrevue inspirante, c’est ici. (Cliquez sur la deuxième photo : Yelena, un mannequin pour Aerie, discute du fait qu’elle n’est pas retouchée.)

Il ne faut pas croire que je fais de la publicité gratuite pour cette entreprise, mais je suis quand même très heureuse du pas que ses dirigeants ont fait vers l’estime de soi. Avec tout ce qu’on voit passer aujourd’hui dans les médias, un changement d’une telle envergure vaut la peine d’être souligné.

Photos: WeHeartIt, Véronique Bissonnette

Quand j’ai déménagé pour partir étudier au Saguenay Lac-Saint-Jean, on m’a souvent dit ceci : «Tu vas voir, les Saguenéens sont accueillants et généreux.»  Bon, on dit qu’il faut le voir pour le croire. Hé bien je vous le confirme, en deux ans de résidence dans la région, ce n’est pas un mythe, mais bien une réalité. 

Assise au fond d’un café à Chicoutimi, je faisais tranquillement mes devoirs – fin de session oblige! Je m’ennuyais et le temps était long. Une dame s’est assise tout près de moi, à la table d’à côté. Au début, j’étais ultra-concentrée dans mon étude, alors je n’y ai pas porté attention. Puis, en me levant la tête, je l’ai aperçue. Elle était seule et mangeait son repas. Elle s’est levée pour s’acheter un muffin aux framboises (j’ai remarqué, il avait l’air délicieux) et elle m’a souri. Je lui ai rendu son sourire.

Et je me suis dit : «Tu pourrais lui parler», mais j’étais gênée. (Moi gênée? Oui ça arrive!) On ne connaît pas l’histoire des gens. Pourquoi était-elle seule ? Était-ce une veuve? Voulait-elle ne pas être dérangée? Bref, trop d’idées pour rien, finalement.

– Et puis  madame, avez-vous bien mangé?

– NON!!!

Elle est partie à rire.

Voilà, j’avais cassé la glace. Et pendant près d’une heure, j’ai réussi à gagner sa confiance et nous avons discuté longuement. Parfois même de sujets profonds; je me sentais «psychologue d’un jour».

– Qu’avez-vous pratiqué comme métier dans votre vie?

– Oh… Je ne suis pas instruite. Mes parents m’ont fait abandonner l’école pour que je puisse me consacrer à mes enfants. Je suis vraiment gênée d’en parler, on m’a toujours dit de garder cela sous silence.

Ne se sentant aucunement jugée, elle m’a raconté sa vie, comme un véritable film.

Nous avons tous une histoire. Les personnes d’un certain âge ne veulent que ça, la raconter. En elle, je voyais mes grand-mamans, que je ne vois pas souvent. Quant à la dame, ses petits-enfants ne la visitent jamais. Nous aurons donc comblé un manque en ce vendredi soir pluvieux.

Elle a dû quitter le café, son mari l’attendait. Elle m’a lancé, en me caressant le bras : «T’avais des études, t’es bien fine de m’avoir parlé aussi longtemps. Merci ma belle fille.»

Je ne connais pas son nom, et pratiquement rien d’elle, mais ce que je sais, c’est qu’elle aura fait la différence dans ma journée. Vice-versa.

Faites-le, vous verrez à quel point ce petit moment peut être gratifiant.

Je dédie ce petit texte à cette grand-maman de 72 ans, qui aura contribué à la réussite de ma journée!

Photo: WeHeartIt

Elle me connaît bien. Je suis LA référence en matière de cheveux, parce que j’ai pratiquement tout essayé (à l’exception des couleurs «oiseau de paradis»!). Enfin, la petite Maude s’est présentée à moi tout excitée, tenant une photo dans ses mains : «VÉRO! Je veux ÇA dans mes cheveux.»

Et voilà que nous filions tout droit chez la coiffeuse, ensemble.

L’«effet ombré» est de plus en plus populaire. Ayant fait son apparition depuis près de deux ans, il n’est plus rare de croiser une fille ayant osé cette nouvelle tendance. Avec raison!

Les plus fancy, voire classy, iront avec un dégradé de couleurs subtil. Pour les originales, c’est un tout autre jeu : certaines oseront les pointes de couleurs. Bref, l’effet ombré est un style qui peut convenir à toutes les têtes.

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Curieuse de la procédure, j’ai décidé d’accompagner ma copine au salon de coiffure. (Et il faut dire que Maude était un peu «moumoune» face à cette nouvelle coloration…)

Mon amie s’assoit donc sur la chaise du salon La Caboche, à Jonquière. C’est Johanne Brassard, ma fidèle coiffeuse, qui a pris en charge cette cliente agitée.

«Bon. Je veux un dégradé de couleur dans mes cheveux.» La coiffeuse et la cliente d’à côté partent à rire! On se retourne, et on remarque un dégradé «en cours» dans ses cheveux. Comme quoi c’est un must chez les jeunes femmes.

Alors, voici les étapes importantes pour réussir une telle coloration :

1)    On choisit la hauteur et la couleur du dégradé. À quelle hauteur de votre cuir chevelu commencera-t-il?

2)    Ensuite, la coiffeuse applique directement le décolorant sur la pointe, avec un pinceau. Le décolorant enlève toute autre couleur dans les cheveux. Une fois appliqué, il pâlit le cheveu jusqu’à l’obtention d’un blond. Si on le laisse longtemps, il est même possible d’obtenir du blond platine. Mais dans le cas de Maude, la coiffeuse le laisse agir 15 minutes, donnant une coloration plus caramel.

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3)    Par la suite, Johanne définit le dégradé avec ses mains. Maude et sa coiffeuse avaient la même vision; elles ont opté pour un effet ombré subtil, à hauteurs inégales. Elles ne voulaient pas d’une démarcation nette entre le pâle et la couleur de fond. Mais c’est vraiment à votre goût!

4)    Après avoir appliqué la coloration, la coiffeuse prend soin de mettre un casque sur la partie décolorée, afin de garder la chaleur et d’empêcher le décolorant de sécher.

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5)    Le temps écoulé, il faut rincer.

6)    Après tout ça, on ajoute la couleur de fond. Normalement, il faudrait laisser agir environ 30 minutes. Les dernières cinq minutes servent à teindre les pointes de la même couleur, histoire de créer un ton sur ton, une couleur plus unifiée.

7)    On rince les cheveux à nouveau, question d’enlever tout l’excédent de couleur. Ah! et aussi nettoyer la teinture qui a dépassé sur le front… pas très chic sinon.

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8)    FINALEMENT!!! La coiffeuse place les cheveux comme bon lui semble, et fait sentir sa cliente comme une vraie STAR.

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9)    Dernière étape (et non la moindre) : on se regarde dans le miroir, et on a-d-o-r-e!

Voilà, c’est aussi simple que ça pour un résultat haut en couleurs!

Pssssst! Maude Boutet, la coordonnatrice de LaCerise.ca, s’est fait coiffer le même soir qu’un important gala au cégep de Jonquière. Le webmagazine y a remporté le titre d’organisation socioculturelle de l’année. N’est-ce pas là une cliente satisfaite?

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Photos: WeHeartIt, Véronique Bissonnette