Amateurs de films en tout genre, vous serez comblés ! Le festival Regard, projetant des œuvres cinématographiques de partout dans le monde, nourrira vos passions d’art visuel, de poésie, de musique et de texte à travers de courts films tous aussi mémorables les uns que les autres.

Du 15 au 19 mars 2017, vous n’aurez aucune autre envie que de vous abandonner à cet évènement, je vous le dis !

Ce festival qui se déroulera du mercredi au dimanche attire chaque année des artistes de partout au Québec et même ceux à travers le monde. Pourquoi ? Parce que cette fin de semaine présente des films de qualité, multiculturels et professionnels. C’est un festival de visionnements, de rencontres, d’échanges et de fête. Je ne sais pas si c’est « l’effet Saguenay », mais l’ambiance est extrêmement conviviale, sans gêne et prête à la discussion. Il y a un certain sentiment d’appartenance envers Regard qui nous habite, dès qu’on y participe.

Pendant cinq jours, il y a des programmations dans plusieurs salles du Saguenay, ce qui donne le choix aux visionneurs d’assister à des projections selon leurs goûts. Il y a bien sûr des programmes réguliers, mais aussi plusieurs programmations thématiques, comme : documentaires, films de genre, films jeunesse, arts et essais, films à petit budget (tourner à tout prix), cinéma engagé et plusieurs autres. De plus, un grand nombre d’ateliers (par exemple : leçons de cinéma) et projet est proposé tout au long du festival.

À la suite des projections, ne pensez pas que la soirée est terminée : le party se poursuit forcément quelque part, sous forme de cabaret festif, dans lequel plusieurs surprises vous attendent ! Et ne vous surprenez pas de voir vos vedettes préférées danser comme jamais, un verre à la main ! En fait, toutes vos journées seront comblées soit par des projections, des activités, des 5 à 7 et des soirées enflammées, auxquelles il vous sera difficile de rentrer chez vous.

Où acheter un laissez-passer ? Des passeports qui donnent accès à toutes les activités sont en ventes dès maintenant dans les bibliothèques du Saguenay ou en ligne, en prévente à 45$ étudiant et à 60$ régulier jusqu’au 10 mars. Un passeport est très vite rentable, pour tous ceux et celles qui veulent venir le plus souvent possible dans la semaine. Sinon, vous pouvez acheter des accès pour une séance simple ou double, à 10$ et 15$ respectivement ; toutes les informations sont présentées sur la page Facebook de Festival Regard, ainsi que sur leur site web.

Cette année, embarquez dans l’expérience Regard !

Comme le grand Marc Labrèche l’a souvent mentionné, nous faisons partie d’un monde d’aveuglement volontaire, mais j’ajouterais d’ignorance des moyens et de victimisme individualiste. Un monde sympathique, et non emphatique.

Dans un monde où la quasi-totalité des habitants confortables est tôt ou tard confrontée à prendre connaissance de la dure réalité d’une énorme partie de la planète, à voir à quel point l’environnement en arrache et à savoir qu’une personne peut manger qu’une seule fois par semaine, monsieur et madame tout le monde exerce tout de même le concept d’aveuglement volontaire.

On se paie du luxe. On pleure sur nos vies ô si misérables. On surconsomme sans réfléchir. On dépasse les besoins. On fait une mauvaise hiérarchie des malheurs en se victimisant.

Je généralise à travers ces lignes une réalité dont on vit tous les répercussions. Évidemment, beaucoup de gens sont conscientisés et aident de leur mieux. Mais, selon moi, ces gens généreux mériteraient que tous y mettent du sien.

Des centaines de documentaires accessibles, des publicités, des affiches promeuvent le fait qu’il faut faire attention à l’environnement, sans quoi nous finiront par atteindre le fond. Pourtant, les gens ne changent pas leurs habitudes, ils ne se sentent pas interpellés. Au contraire, cette réalité touche tout le monde.

Des films, des voyages, des livres, des vidéos nous exposent à des familles outremer qui vivent dans plus que la misère. Sans éducation ni chance de se sortir de ce cauchemar. Et encore, pourtant, trop peu de personnes se mobilisent pour aider ces humains en détresse.

J’ai de la difficulté avec tout ça. Encore pas assez de gens ne semble faire de step back pour se rendre compte que la vie ne tourne pas qu’autour de ce qu’ils connaissent. Qu’il faut être solidaire et que personne ne veut vivre de famine et d’eau impure. Certains réalisent que d’autres font pitié mais, ce qui m’échappe, c’est l’absence de gestes pour apaiser les souffrances. Collectivement, nous ignorons clairement l’impact que toutes les personnes confortables réunies pourraient avoir pour les plus démunis. Que l’argent servant à nos dépenses futiles pourrait en aider plus d’un. Je ne dis pas de ne pas profiter de la vie. Mais personne n’a BESOIN d’une grosse maison, d’une voiture de luxe.

Entendre quelqu’un dire : « Ils font dont bien pitié, dans ce pays-là ! », et voir cette même personne jeter son argent par les fenêtres comme s’il n’y avait pas de lendemain, ça me fend le coeur. Et sortez-moi pas l’argument : «Oui, mais cette personne a travaillé fort pour avoir un bon salaire. Elle le mérite.» Ouain, nais dont dans une famille pauvre en Inde pis essaie d’avoir une éducation convenable pour atteindre des études supérieures, s’il te plaît.

Mon point, c’est que tout le monde mérite d’avoir un milieu de vie convenable et que mon plus grand souhait est que toutes les personnes à l’aise financièrement sacrifient un peu de leur fortune pour effacer la misère dans le monde. J’aspire à un beau jour où notre génération plus conscientisée fera quelque chose contre cela.

Je pense, en fait, qu’on n’aura plus le choix à un moment donné, on aura dépassé les limites possibles. Que nous n’aurons juste pas d’autre alternative que de laisser de côté notre propre vie, parce qu’un quelconque événement bouleversera toute la planète. Parce que la Terre sera sur le point de s’effondrer.

Et c’est à ce moment qu’on réalisera que nos malheurs individuels ne sont que de passage, mais que ceux planétaire sont permanents et irréversibles.

Source : www.pixabay.com

Cette année, au lieu d’acheter des « bebelles Made in China », faisons notre part pour le Québec en encourageant les mille et une entreprises provenant d’ici !

S’il y a une chose que j’adore offrir, c’est une activité. Parfois, c’est le fun de recevoir un objet, mais une sortie nous permet de passer du temps avec la personne et de créer de bons moments. Je vous propose donc quelques idées qui pourraient vous inspirer :

  • Activités hivernales

Pour les amoureux d’hiver, il est toujours le fun de profiter de la belle neige du Québec ! Pourquoi ne pas offrir des billets pour un centre de ski ? Une journée pour aller faire des glissades ? Ça permet de sortir de chez nous et de profiter (pour une fois) du froid québécois !

  • L’incontournable duo « spas et massage »

Pour les plus douillets, il est toujours plaisant d’aller se faire « chouchouter » pendant une journée ! Après avoir eu une fin de session assez folle (pour la plupart), on a tous besoin de prendre du temps pour soi.

  • Spectacles de tout genre : humour, musique, théâtre, name it !

Que ce soit un spectacle d’humour, de musique ou une pièce de théâtre, c’est vraiment le fun d’encourager les artistes d’ici ! Personnellement, je crois que c’est bien que ces gens vivent de leur art, mais faut aller les voir pour que ce soit possible. Je vous conseille de surveiller les salles de spectacles près de chez vous. Il y en a à la tonne, des opportunités !

(Exemples : Côté-cour à Jonquière, Théâtre Banque Nationale/ Sous-Bois à Chicoutimi, Le Cercle/ Pantoum/ Anti-Bar/ Grand Théâtre à Québec, etc.)  

  • Sortie au restaurant

On connait tous des places d’ici qu’on adore aller manger, mais qu’on ne peut pas s’offrir tous les jours (la panse dépasse souvent le budget). C’est l’occasion de se permettre un bon resto, à vous et à un de vos proches !

Je vous suggère le Bobovore à Chicoutimi et Le Renard et la Chouette à Québec, des endroits excellents et conviviales.

  • Entrée à un musée ou centre d’exposition

Aller dans les musées est une activité agréable à faire quelques fois par année, mais on ne pense pas à s’y déplacer nécessairement. Certaines personnes apprécieront assurément une invitation à Montréal pour aller au magnifique Musée d’Art Contemporain, au Centre des Sciences et au Musée des Beaux-Arts de Montréal ou de Québec, par exemple.

  • Produits d’entreprises québécoises :

Pour les amateurs de café, offrez un sac de café moulu (Érudit à Jonquière et Café Cambio à Chicoutimi).

Pour des vêtements, bijoux ou meubles, j’adore ces entreprises du Saguenay : La Fabrik, Twist, Kitch Up, Homies, Chlowé, et j’en passe. (Elles ont toutes des pages Facebook.) D’ailleurs, prenez le temps de fouiller sur le site Etsy, cette plateforme web présente des objets fabriqués à la main !  

Pour des livres, vêtements, objets pour l’appartement et autres, je vous propose de fouiller dans les friperies. Vous économiserez et pourrez acheter encore plus de cadeaux ! (C’est tellement plaisant, donner !)

Joyeuses fêtes !

Source : pixabay.com

On cherche tous notre propre style et identité, à un certain moment de notre vie. Certains prennent plus de temps, pendant que d’autres sont en perpétuels changements. Rares sont les personnes qui ne désirent pas être unique, avoir leur personnalité à elles. Mais dans ce monde où on nous diffuse tous les mêmes informations, modèles et tendances et qu’on fréquente à peu près les mêmes endroits, comment fait-on pour savoir comment être complètement soi-même?

Si je pouvais définir c’est quoi, être soi-même, je dirais que c’est lorsqu’on analyse ce que le monde a à offrir, qu’on retient de celui-ci les éléments qui nous attirent et nous donnent envie d’y investir notre temps, qui inspirent nos valeurs et nos goûts et qui nous poussent à aller plus loin tous les jours. Mais toutes ces choses qui nous motivent, qui nous définissent à un certain moment, d’où proviennent-elles?

Il est certain qu’au fond de soi, même si nous souhaitons avoir notre propre identité, nous partons d’un idéal, de quelqu’un ou quelque chose qu’on apprécie. On ne part pas de rien, c’est évident. Même si nous voulions partir de rien, nous vivons tous dans le même monde et nous sommes contraints à observer les mêmes choses. Certains chercheront à effacer complètement cette inspiration de base, parce qu’ils pensent que cela leur permettra de devenir à 100% eux-mêmes.

Pour ces gens à la recherche de l’unicité ultime, voir quelqu’un porter la même chose qu’eux ou qui leur ressemble trop peut représenter une menace. Pourquoi avoir dit au départ qu’«on cherche l’unicité au H&M»? C’est parce qu’on souhaite être unique, mais l’affaire, c’est qu’on a environ tous accès aux mêmes ressources.

Sans avoir la réponse exacte sur la question, je défends l’idée que réussir à être bien en étant soi-même, c’est en devenant ce qu’on aime. On devient alors, petit à petit, un peu comme ceux qu’on admire. Je ne crois pas que s’inspirer des autres vient à l’encontre du concept qu’on puisse être une personne unique, puisque ces modèles, devenant une petite partie de nous, nous poussent à nous créer nous-mêmes. Vous n’avez qu’à ouvrir les yeux, y conserver ce qu’il y a de pertinent pour votre personne, vous en imprégner à votre manière, et certainement que vous deviendrez exactement la personne que vous souhaitez être. Au bout du compte, il y aura toujours ce petit quelque chose qui vous définit individuellement.

Et la personne que vous admirerez au final, ce sera vous.

Source : pixabay.com

Au début, je trouvais qu’aller au fameux bar de danseuses de Jonquière le «JR» serait une expérience cocasse. Que ça serait divertissant. Je n’y avais pas vraiment pensé, tsey. Jusqu’à-ce que je réalise que l’industrie de la danse sexuelle n’a rien de comique du tout et que c’est révoltant sans bon sens.

On l’oublie parfois, mais c’est un domaine qui est très présent encore dans le monde. C’est peut-être parce que c’est caché ou parce qu’au Saguenay, y’en a pas à tous les coins de rue, mais je ne comprends pas pourquoi encore en 2016, c’est aussi populaire et qu’autant de femmes s’y contraignent. Plusieurs réactions se mélangent en moi en y pensant, du dégoût envers les clients jusqu’à la pitié et à l’incompréhension du motif pour les danseuses. Sincèrement, je ne sais pas combien de fois j’ai pensé au mot «dégradant», pendant la soirée. J’ai compilé les aspects qui m’ont le plus dérangée, lors de ma visite au bar le JR :

Beauté, souris, un peu.

On les voit danser, une après l’autre, avec l’indifférence étampé dans face. Elles sortent de «scène», cherchent désespérément un client dans le bar qui aimerait bien payer pour un p’tit 15 minutes en leur compagnie. Jamais une lueur de plaisir ne s’y échappe. Comment peuvent-elles continuer tous les jours dans ce manque de joie de vivre?

Petite, grande, avec ou sans sein.

Après avoir vu «l’éventail» des danseuses, on peut voir qu’il y en a pour tous les goûts. J’ai détesté avoir l’impression que ces hommes magasinaient les femmes, comme s’ils feuilletaient un catalogue. «J’vais te prendre le modèle dans le blanc, taille médium!»

Une p’tite danse? 20$, s’il vous plait.

J’ai eu bien de la misère à concevoir qu’un «prix» pour ces choses-là pouvait être préétabli, et surtout aussi bas. C’est tu vraiment ce que vaut une femme, 20$? Techniquement, une femme ne devrait en aucun cas avoir un prix étiqueté. Même 800 000$ serait un montant inacceptable, sans aucun doute.  

Regarde de loin mon homme, avec une bonne bière.

Pendant que ces femmes les «tease» tranquillement pas vite, en enlevant progressivement leurs petites tenues, jusqu’à en devenir complètement nues, j’étais répugnée de voir ces hommes, leur portefeuille pas trop loin, à juste les regarder comme si c’était normal. Je ne comprends pas comment ils font pour vivre avec sur la conscience qu’à cause d’eux, ce commerce fonctionne toujours, que des milliers de femmes se rabaissent à leurs fantasmes. On s’entend, si les hommes se mobilisaient tous ensembles et qu’ils ne mettaient plus les pieds dans ces endroits, l’industrie ferait faillite pour de bon. C’est parce que c’est populaire que ça existe encore. Il y a une loi en économie qui dit : pas de demande, pas d’offre!

«Come on» les gars, on essaie de rendre les femmes complètement égales aux hommes depuis plusieurs années, trouvez-vous d’autres moyens de vous satisfaire, à go.

Genre, GO. MAINTENANT.