La chaleur est enfin là, le soleil est sorti de sa cachette. On peut dire que l’été est enfin arrivé! C’est la saison parfaite pour chausser nos souliers de course et parcourir quelques kilomètres.

Oui, t’aimerais ben ça aller courir. Tu les trouves forts, ceux que tu vois passer près de chez toi. T’aimerais ça, faire comme eux, mais tu manques de motivation? Voici the app qui pourrait bien t’aider à la ramener.

Zombies, Run!

J’avais hâte à l’été juste pour pouvoir commencer à l’utiliser à sa pleine capacité. Oui, elle fonctionne aussi sur un tapis roulant, mais elle propose plus d’options en plein air. L’application ne te force pas à emprunter tel ou tel trajet, tu peux continuer à aller à ta propre vitesse. Elle te propose toutefois une ambiance dynamique et pour le moins différente.

Le monde est dévasté par les zombies et toi, tu es celui qui peut faire survivre le petit village d’Abel Township. Après avoir vécu quelques temps dans la nature en solo, tu découvres ce regroupement d’humains et ils te mettent à la tâche : tu deviens coureur, ton but est de ramener des objets à la base. Les missions se succèdent, plusieurs saisons sont déjà disponibles.

Tu pars ta course, l’histoire défile dans tes écouteurs. Entre les messages de l’application, ta musique te permet de garder le rythme. Mais le meilleur est à suivre. Au bout d’un moment, les zombies apparaissent. Tu les entends bien, ils s’approchent. Pour les faire s’éloigner, tu dois aller plus vite. C’est motivant, parfait pour des entraînements en intervalles.

Ta course est terminée, mais pas l’utilisation de l’application. Tu peux suivre le trajet que tu as effectué sur une carte, écouter la radio de la ville ou encore faire des améliorations au village. L’application propose des plans d’entraînements pour diverses distances et te permet de garder une trace de toutes les courses que tu as effectuées depuis que tu l’utilises. Une version payante est disponible pour ceux qui le désirent, elle offre un plus grand éventail d’options (mais, même avec la version gratuite, tu en auras pour un bon moment avant de t’ennuyer!).

En bref, un must pour les amateurs de Walking Dead.

Source : www.pexels.com

Depuis quelques mois, je travaille comme serveuse dans un petit restaurant. Des clients, j’en ai eus de toutes les sortes pis de toutes les couleurs. Des frustrés, des pressés, des malcommodes. Mais c’est pas d’eux que je veux vous parler.

 

Je veux vous parler de mes petites perles, de ces clients qui me réchauffent le cœur pis qui me donnent mal aux joues à force de leur sourire. Ces clients qui me lancent un regard pis qui aident mes épaules à se reposer.

 

  1. Le café de 16h00. J’arrive pis il est déjà là. Assis à sa table, à moitié tourné vers le comptoir des serveurs. Il me dit un beau « Bonjour Roxane, ça va bien aujourd’hui ? » pis il sourit. S’t’un bon monsieur, qui jase gros. Mais qui en fera pas tout un plat si tu dois aller répondre au téléphone. Je l’avoue, c’est mon client préféré. Il s’intéresse à nous autres, il nous demande des nouvelles de nos vies. C’est pas intrusif, y’a le don de faire ben passer ça. Pis quand il part, il nous dit toujours un petit au revoir. Même si on est à l’autre bout du restaurant, on va le voir nous faire un p’tit signe. Pis ça va ben partir mon shift.

 

  1. Ma table 8. Toujours à la même table, toujours à la même heure. En fin de soirée, avec son petit journal, son verre d’eau pis son café. Elle dit pas grand chose, cette madame-là. Elle s’assoit, pis elle prend du bon temps. Elle a un beau sourire, un sourire le fun à voir. Elle est compréhensive. Elle va jamais se plaindre si on prend un peu trop de temps à lui apporter son café. Même, elle a déjà rangé nos ustensiles tellement on courait partout. Un vrai petit bijou. On a essayé de la faire retourner à sa place, elle voulait pas. Elle voulait nous aider, point.

 

  1. M. Liste. J’avais envie de lui pleurer dans les bras. Je courais partout depuis deux heures, je gérais pu ma vie. Il m’arrive et me dit : « Je vais te prendre six hot-dogs ». C’était la crise. Six hot-dogs, avec les garnitures, les vapeurs ou rotis… C’est long, pis c’est compliqué, pis y’a vingt milles façons de me tromper. Il a déposé une feuille sur le comptoir. Ses hot-dogs. Combien il en voulait de chaque. J’ai pas pu résister, je lui ai dit qu’il était mon meilleur client ce soir-là. Il a ri. Pis après, il a même rejoint la catégorie suivante.

 

  1. Ceux qui hurlent pas. Eux, quand je suis en plein rush, je les aime d’amour. Ben tranquilles, ils me le font clairement savoir que c’est correct que j’ai dû recommencer leur commande parce que je me suis trompée de bouton. Ils me regardent dans les yeux, ils sont pas énervés. Ils prennent un journal pis ils vont s’assoir. Ils me disent un gros merci avec des étoiles dans les yeux, même si leur hamburger est arrivé après dix minutes.

 

  1. Ce premier couple. C’était la première table que j’ai servie de A à Z. J’étais un peu sur les nerfs quand ma collègue m’a donné son cahier de commande. J’avais peur de me tromper. D’échapper quelque chose – parce que c’était clair que ça allait arriver à ma première fois, right ? Mais non. Tout a bien été. Ils sont revenus le lendemain, avec leurs petits-enfants. Quand ils m’ont vu passé près de leur table, ils ont dit : « Vous voyez la madame, là-bas ? C’était elle notre serveuse hier ». J’sais pas pourquoi, peut-être à cause du ton ou parce que je suis émotive, mais ça m’a réchauffer le cœur un peu.

 

  1. Ma livraison de début de shift. Il appelle tout le temps juste un peu avant 17h00. Il a une belle voix souriante pis il prend le temps de me demander si ça va bien. Pour lui, j’arrête tout ce que je fais et je lui jase un peu. Il est sympathique pis il reconnaît ma voix. Il finit toujours par me demander si « elle va bien, la belle Roxane ? » avant de commander. Je le sais, ce qu’il va prendre. Un menu du jour – deux soupes, un dessert – pour lui et sa femme. Ils sont cutes. Et j’aime ben ça quand il m’appelle. Un jour, je vais lui laisser un petit message sur son sac brun. Je vais lui dire qu’il met du soleil dans ma journée.

 

Je pourrais continuer. Longtemps. Des petits trésors, y’en a tout plein. Les clients d’un restaurant, c’est pas seulement des frustrés, des pressés pis des malcommodes.

Ce sont des gens que j’aime d’amour.

Tu fais du bien à ma vie. Je le sais, je te l’ai déjà dit. Souvent. Plusieurs fois de suite. Mais je pense qu’il faut que tu le saches. Que tu sois au courant. Tu fais du bien à ma vie.

Nos petits soupers du vendredi, ils m’aident à tenir la semaine en cette fin de session. Je le sais que ça va me faire du bien, me faire décompresser. Avant même de te retrouver, je le sais que je vais finir ma soirée en riant un peu trop fort, à en pleurer presque. Je le sais qu’on va encore se retrouver à l’épicerie à chercher ce qu’on peut bien se faire, mais sans rien vouloir acheter parce qu’on est des étudiants pauvres, tsé.

Je le sais qu’on va mettre de la musique et que, une fois de temps en temps, je vais me mettre à chanter parce que c’est ma chanson. Je le sais que je vais laisser toute la vaisselle dans ton évier en promettant que, un jour, je vais t’aider. Je le sais qu’on va s’asseoir, avec un petit verre de vino qui se videra un peu trop vite. Je le sais que la bouteille va y passer et qu’on va se décourager encore une fois.

Je le sais, et ça me fait du bien de le savoir. Maintenant, c’est à ton tour de savoir.

De savoir que je te dis merci. Que je te dis merci d’accepter ma folie. Que je te dis merci de passer toutes les rangées à l’épicerie pour au final prendre juste un sidekick. Que je te dis merci de me faire rire aux larmes, de me laisser parler de tout et de n’importe quoi (surtout de n’importe quoi), de m’encourager dans mes délires, de ne pas trop rire de moi et mon merveilleux talent au billard. Que je te dis merci de ne pas me juger, malgré tout ce que j’ai bien pu te confier.

Maintenant, tu le sais. Tu le sais, la place que tu as prise dans ma vie en aussi peu de temps. Tu le sais que je tiens à toi. Tu le sais à quel point nos fous rires me font du bien. Mais il y a une dernière chose qu’il faut que je te dise, une dernière chose qu’il faut que tu saches :

Moi et ma vie, on te dit merci.

Source photo : weheartit

Salut… moi. Surprise un peu, non? Oui, j’imagine. Tu te demandes pourquoi je t’écris ? Et bien, j’ai deux-trois trucs ben importants à te dire.

T’es encore jeune, t’as la vie devant toi. N’hésite pas, fonce. Ne laisse pas les autres te dire quoi faire. Aide-les, mais ne sois pas « trop fine » non plus. Tiens tes rêves bien fort aux creux de tes mains et ne les laisse pas s’enfuir. Bats-toi pour eux. Ils ne sont pas cons, ils ne sont pas stupides. Ils valent la peine.

Tu vas avoir de la peine de la vie, tu vas avoir des bouts rough. Mais t’es meilleure que ça, t’es forte. Tu vas en pleurer un coup pis tu vas avoir l’impression que ça n’en finira pas. Mais ça va finir. Tu vas te relever, à chaque fois. Ça va être dur, mais t’es une battante. Tes démons, tu vas les envoyer au plancher pis j’te jure, tu vas être heureuse. Tes larmes, elles vont arrêter de couler. Ton petit cœur massacré, il va se réparer. TU vas le réparer. Personne d’autre, juste toi. Parce que t’es forte de même.

Tu vas connaître l’amour, aussi. C’est le fun, non? À dix-sept ans, j’te jure que tu vas déjà avoir aimé de tout ton cœur. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de connaître ça. T’es chanceuse. Ça ne durera pas toute la vie, mais il va te laisser des bons souvenirs. Pis tu vas être capable de continuer. Tu vas pleurer, mais tu vas te relever. J’te le promets.

Tes amis, ils t’aiment, okay? Ils vont toujours être là pour toi, peu importe les galères. Ils vont t’aider à rester sur le bon chemin. N’hésite pas à aller les voir. Ils sont là. Ils vont te supporter, ils vont tout faire pour que tu sois heureuse. Ne les repousse pas dans les moments durs. Serre-les fort dans tes bras et dis-leur merci. Ne les laisse pas s’en aller. Garde-les dans ton cœur pour toujours.

Je le sais que t’as peur. Peur de toujours rester dans ton petit coin de pays, de ne jamais voir le monde. Tu vas le voir, le monde. Tu vas partir à l’aventure, tu vas explorer. Des voyages, tu vas en faire. Tu vas partir sans trop savoir ce qui t’attend. Pis tes découvertes, elles vont te faire vieillir dans le bon sens.

Sèche tes larmes. Je le sais, t’as toujours été un peu trop sentimentale. T’as pas à en avoir honte. Mais attends. Attends encore un peu, j’ai presque fini.

T’es belle. Ne laisse pas les autres te dire autrement. T’as le droit de te promener en joggings. T’as le droit d’avoir les cheveux tout croche. Je te donne le droit d’être belle sans maquillage, avec tes dents un peu croches. T’as le droit de t’aimer. Continue de le faire.

Ta vie ne sera pas toute rose, mais je t’assure une chose : elle vaut la peine.

Tu seras heureuse.

Photo : https://www.pexels.com/photo/sunset-sunrise-landscape-nature-6952/

Tu t’es peut-être déjà demandé comment tu vivrais sans doigt. Sans bras. Tu t’es peut-être dit que tu t’arrangerais juste avec tes pieds. Mais imagine que tu n’as pas de jambe aussi. Imagine un peu ce que tu ne pourrais pas faire. Il y a beaucoup de choses dans ton esprit, non? Et bien, laisse-moi te montrer comment tu te trompes.

Nick Vujicic, 33 ans, est né sans membre. La raison de ce handicap est inconnue et lui a apporté bien des déboires dans sa jeunesse. Il avoue avoir sombré en dépression lors de son adolescence. Il avait peur de ne pas être comme les autres, il enviait les garçons qui sortaient et avaient des copines.

Au fil du temps, il a appris à avoir confiance en lui. Pour Nick, c’est sa rencontre avec Dieu qui l’a aidé à retrouver le droit chemin. À quinze ans, un passage de la Bible attire son attention et le marquera à vie. Il s’agit de celui où Jésus rencontre un aveugle de naissance et lui dit que Dieu a un plan pour lui. Nick vit selon la même logique et fait de son mieux pour tourner sa mauvaise fortune en bonne.

Aujourd’hui à la tête de l’organisation Life Without Limbs, Nick traverse le globe afin de donner des conférences sur sa confiance en Jésus. Il lance un message d’espoir, teinté d’humour, afin de rassembler les gens ensemble malgré leurs différences.

Sur son blogue, Nick raconte ses aventures aux quatre coins de la planète. Sa tournée internationale World Outreach en 2013 avait pour but de raconter son histoire, partager sa foi et rencontrer ceux à qui il donne espoir. De la Bolivie aux Philippines, en passant par la Hongrie, son voyage inspirant y est décrit.

Depuis 2012, il est possible de l’écouter en streaming. Il s’agit de capsules de quelques minutes, portant sur ses réflexions quotidiennes. Très actif sur Facebook et Twitter, il aime prendre le temps de répondre aux messages qui lui sont envoyés.

Aujourd’hui, Nick Vujicic est un homme accompli et fier de qui il est. Il arrive à vivre sa vie, il est indépendant. Marié et père de trois enfants, on peut dire que son handicap n’est plus un obstacle à son bonheur.

Site Web : http://www.lifewithoutlimbs.org/

D’abord en livres, puis au cinéma et maintenant à la télévision, la série La Cité des ténèbres de Cassandra Clare a fait un bon bout de chemin depuis sa parution. Petit zoom in sur cette nouvelle série que tu ne voudras pas manquer!

Je suis fan de la série depuis des années, j’ai lu tous les livres et j’ai vu le film, qui m’avait un peu déçue (les livres étaient fantastiques et le film… Plutôt moyen). J’avais une petite réticence face à une nouvelle adaptation de cette œuvre, mais je me suis dit… Pourquoi pas ?

J’ai bien eu raison de me lancer. Contrairement au film, où l’action avait été condensée à un point tel où on manquait beaucoup d’éléments si on n’avait pas lu les livres, la série permet d’exploiter l’histoire de Cassandra Clare dans son entier. L’évolution est plus lente, mais ne perd pas son rythme.

J’avais adoré l’humour que l’on retrouve dans les livres, j’ai été plus qu’enchantée de le retrouver dans la série. Les personnages sont fidèles à leur première version, ils sont attachants, on les aime!

Pour ceux qui n’ont pas lu les livres, ni vu le film: La mère de Clary disparaît au moment où celle-ci aperçoit le monde des ténèbres pour la première fois. Elle y fait la rencontre de Jace Wayland, un chasseur d’ombres qui fera chambouler son monde. Son arrivée dans ce nouveau monde y propulsera aussi Simon, son meilleur ami. De son côté aussi, il y aura tout un changement.

La série, diffusée sur Freeform, a lancé son premier épisode en janvier dernier. Chaque semaine, un nouveau 42 minutes du monde des ténèbres nous attend. La série est disponible sur Netflix, en anglais aussi bien qu’en français.

Photo: Flickr

Je n’y croyais pas trop, tu vois. J’ai mes insécurités, je ne suis pas full in love avec mon physique, je doute un peu de tout. Mais quand tu me l’as dit, j’ai eu envie d’y croire.

La première fois que tu me l’as dit, j’ai souri et je t’ai dit merci. Je me suis dit que tu disais ça pour être gentil. La deuxième fois, j’ai souri, simplement. Pis là, tu m’as dit que mon sourire me rendait encore plus belle. Je dois t’avouer que j’ai fondu un peu en entendant ça.

T’as continué à me le dire. N’importe quand. En plein milieu d’une conversation, entre deux baisers, dans le silence de nos respirations. Juste ça. «t’es belle» ou «maudit que t’as un beau sourire». Tu t’en rends pas compte, mais ça fait tellement du bien pour une fille comme moi d’entendre des mots comme les tiens.

Un bec sur le front en plein milieu de la nuit, la voix pleine de sommeil, pas trop sûr que j’étais réveillée, tu l’as dit encore. Et, ce matin, encore. Les cheveux n’importe comment, pas une trace de maquillage sur le visage, les paupières encore à moitié fermées. T’as starté ma journée du bon pied. Tu m’as donné l’énergie qui commençait à me manquer, tu m’as collé un sourire en plein visage.

Quand je souris, maintenant, je pense à ça. Je pense à tes mots, à tes «maudit que t’es encore plus belle quand tu souris », à tes « t’es tellement belle». Pis je souris encore plus. Toute seule, en plein milieu de mon cours, dans ma chambre, en marchant dans la rue…

Tes textos aussi, ils me font sourire. Tes  bon matin» et tes «bonne nuit» me font du bien. Tes petits «t’es ben cute» glissés entre deux messages font bondir mon cœur.

Mais c’est quand même en vrai que ça a le plus d’impact. Quand tu glisses tes doigts sous mon menton juste avant de le dire. «T’es adorable», «t’es mignonne», «t’es cute», «t’es belle».

Je ne m’en rends pas compte, je ne le crois pas encore. Mais continue, s’il te plait. Continue de me dire que je suis belle. Ça fait du bien à entendre. Et je sens que je vais finir par y croire pour de vrai.

Tu entres dans ton cours, tu t’assois (probablement à la même place que les 2839 cours précédents), tu attends que ton prof commence. Ton regard se promène dans la classe, il note tous les stéréotypes purs et durs qui se retrouvent sur les bancs d’école.

Ils sont dans chacun de nos cours, ces fameux stéréotypes. Et ils me font bien rire. Un peu trop dans le moule pré-établi, mais on les aime de même. Et si on les regardait un peu plus en détails ?

1. L’accro aux textos

Il y en a toujours un (et même parfois plusieurs) qui ne lâche pas son cellulaire pendant le cours. On l’entend qui vibre sur le bureau. De temps à autres, sa sonnerie vient perturber le cours. Au secondaire, ça m’est arrivé quelques fois de tousser (avec les trente autres élèves de ma classe) pour que ça passe inaperçu. Au cégep, tout le monde le sait, tout le monde es désespéré de voir que c’est encore lui. Le prof fait comme si de rien n’était, mais l’accro aux textos lui a fait perdre le fil.

2. L’intello

J’aurais envie de dire à lunettes, mais ça aurait été pousser un peu trop le stéréotype. Lui, c’est celui qui arrivera jamais en retard, qui sort ses cahiers et qui prend des notes dès que le PowerPoint s’affiche en avant. C’est aussi celui sur qui on peut se fier pour savoir ce qu’il faut faire et les dates d’examens. Sa côte R est peut-être haute, mais tout le monde sait qu’il a travaillé en maudit pour l’obtenir.

3. Le pas à jeun

Il est pas là à tous les cours, mais il ressort une fois de temps en temps. Rien à faire qu’on soit un mercredi, lui, il a fêté fort la veille. Peut-être qu’après un peu trop de verres, il avait oublié son cours (à 8h20, question que ça soit pire). Il se demande un peu ce qu’il fait là et, au fil des heures, commence à se trouver un peu con d’être sorti de son lit (ou de ne pas y avoir été du tout, qui sait). Il est drôle, on rit un peu de lui, mais il le prend bien. Il s’est probablement ben souvent dit qu’il recommencerait pas mais… Ouin. On le connaît.

4. Les colleux

Eux, c’est le couple énervant. Ils se lâchent pas, jasent et se bécotent pendant une bonne partie du cours. Ben trop heureux d’être ensemble, ils se mettent ensemble pour tous les travaux. Ils sont un peu malaisants par moment, on évite de trop les regarder. Eux autres, on sait qu’on sera au courant si un jour leur balloune explose.

5. Le sleepyhead

C’est pas compliqué, lui, il dort. Peu importe le cours, peu importe l’heure, il y a pas moyen qu’il tienne tout un cours sans piquer des clous. Il essaye ben fort, on le sait, mais l’école est pas sur le bon horaire pour lui. De 23 à 5 heures, c’est là qu’il est productif. Pas à 8h20. C’est celui qui retourne chez lui entre les cours pour aller se faire une petite sieste. (Pis si il habite trop loin, c’est pas impossible qu’on le retrouve à la bibli, tout endormi.)

Et toi, qui es-tu?

Photo: Flickr

J’croyais que ce serait différent. J’croyais qu’il y aurait un petit malaise pas tant le fun. J’croyais qu’on taperait du pied pour cacher le silence. J’croyais qu’on s’éviterait du regard pis qu’on dirait un peu trop souvent «euh… ».

Mais je croyais pas comme du monde. Je croyais tout croche, j’pense que j’avais peur que tu m’aies oubliée pis remplacée par une autre. Mais on s’est retrouvées, pis c’était pareil comme avant.

Le câlin pour se dire bonjour était peut-être un peu plus long, un peu plus fort. On en avait besoin, j’pense. On s’était ennuyées, pas vrai ? En tout cas, moi, je m’étais ennuyée. Ennuyée de nos fous rires, ennuyée de nos conneries, ennuyée de nos soirées à parler pour vrai, ennuyée de toi.

J’pense que je te le dis pas assez souvent que je m’ennuie quand je suis loin. Que je regarde nos photos un peu trop souvent pis que je souris toute seule quand je me rappelle tout ce qu’on a fait. Que j’espère qu’on sera encore dans la vie l’une de l’autre pendant des années.

J’suis contente de t’avoir, t’sais? On n’se parle plus tous les jours, on n’habite plus à côté, on n’va plus à l’école ensemble. Mais je sais que je pourrai toujours compter sur toi. Je sais que tu vas être là la prochaine fois que mon p’tit cœur va pogner une débarque pis j’espère que tu sais que je vais être là pour te faire décompresser après ton prochain examen de math. Je n’suis plus proche, mais j’suis toujours là.

Au fond, c’est peut-être mieux comme ça. On a passé l’étape de bitcher le monde qu’on n’aimait pas. Quand on parle, maintenant, on parle pour vrai. On parle de la vie, de ce qu’on fait, de ce qu’on feel. On échange des idées, on n’parle plus pour rien dire (ok, ça arrive encore une fois de temps en temps, mais ça prend un peu de ça aussi).

Bientôt, on va se retrouver pour une dernière fois avant un long moment. J’voudrai pu te lâcher, j’le sais. Mais il va falloir. J’te le dirai pas, mais j’t’aime fort. Loin des yeux, loin du cœur… Mais toi, ma meilleure amie, t’es toujours avec moi.

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