Je l’ai rencontré un soir de novembre que j’étais à moitié saoule et que je l’écoutais à moitié. C’était après un show, mais pas le sien. On buvait d’la bière, moi une rousse je pense. Je parlais à 5 personnes en même temps, mais c’était lui le plus proche, y’était assis à ma gauche.

J’avais l’impression d’avoir un peu plus chaud à chaque fois qu’il me souriait, même si j’avais en tête le chanteur du groupe du spectacle ce soir-là. Fai’que j’ai pas sauté sur lui comme j’aurais peut-être dû. Il me demandait comment on allait changer le monde pis en quoi j’étudiais pis je le trouvais original dans ses sujets de conversation. Je savais qu’il était plus jeune que moi, mais j’voulais pas savoir de combien d’années. La conversation à six s’est transformée en conversation à deux sans que je m’en rende compte. Il me regardait dans les yeux pis j’aimais ça. Il avait sans doute deviné qu’un gars qui me regarde dans les yeux, ça me turn on un peu. Nos genoux se touchaient, pis je me suis accotée les deux coudes sur la table pour être plus proche de lui.

On a fini par se regarder sans rien dire, y’a sourit du coin de la bouche puis j’ai baissé le regard. Puis je l’ai regardé de nouveau. Je savais pas ce qu’il se passait autour de nous, jusqu’à temps qu’un plateau de shots nous sépare de force pis que les personnes autour de la table s’enthousiasment à (presque) nous forcer d’en prendre.

Y’avait des cheveux bouclés pis ça me donnait le goût de me réveiller à côté de lui le lendemain matin. Ça c’est pas passé parce qu’il devait partir tôt… Et que j’ai eu la langue du chanteur qui se frottait à la mienne en fin de soirée. Je sais pas si c’était un mauvais choix, parfois ça arrive ces affaires-là sans qu’on le prévoit.

Trois mois après le band du gars-aux-cheveux-bouclés commençait à se faire connaître pis je voyais des flyers de lui dans les cafés de la ville. Il m’écrivait encore pis on s’écrivait souvent qu’on voulait se voir sans vraiment faire de plans pour que ça arrive. On aimait ça vivre dans nos fantasmes, probablement.

Maintenant on s’écrit moins, mais on like encore nos photos sur Instagram. Et un like régulier, ça veut toujours dire quelque chose. Et j’espère que ça veut dire qu’un jour, j’vais finir par me réveiller à côté de ses cheveux bouclés.

Source : weheartit.com

J’ai dit « sentiments » au pluriel, mais je parle plus de « sentiment » au singulier.

Le gros sentiment, t’sais. Celui qui te donne un frisson dans le dos jusqu’en arrière de la tête. Celui qui te fait regarder dans le vide et sourire. Celui qui te rappelle des souvenirs de la veille en plein après-midi.

S’ennuyer des sentiments, c’est dangereux. Faut être conscient qu’on s’ennuie des sentiments pour une bonne raison : ils sont rares. C’est pas en se jetant aux pieds du premier venu (ou deuxième, ou troisième) que ce sera les bons sentiments. Ou qu’ils seront réciproques. Ou qu’ils seront vrais. Les gros sentiments, c’est difficile à expliquer comment on fait pour les trouver. C’est souvent du hasard, sûrement. Même si j’crois pas à ces affaires-là.

Les grands sentiments, ils sont difficiles à trouver. C’est pour ça qu’ils ont une aussi grande valeur. Si on trouvait un billet de cent piasses à chaque coin de rue, être « riche » voudrait pas dire grand chose. On n’envierait pas autant les personnes fortunées parce qu’elles peuvent s’acheter des trucs qu’on ne peut se permettre, genre des meubles d’ailleurs que chez IKEA pis du champagne à tous les jours. Si j’étais riche, j’aurais une coupe de champagne chaque jour. À la place, on s’achète du mousseux dans les bars pis on se croit fancy. Si on trouvait des vingt piasses dans toutes nos poches de manteau, on n’envierait pas autant ces millionnaires. Parce qu’on serait facilement aussi riche qu’eux.

Ta fréquentation du moment qui refuse de se mettre en couple, c’est ta bouteille de mousseux. Tu te contentes au lieu de vouloir les vraies affaires. Même si t’aimes ça, tu sais que tu pourrais avoir mieux, avoir plus.

La personne qui t’envoie des messages textes seulement après minuit, c’est ton meuble IKEA. Tu sais que ça va faire l’affaire, mais, qu’éventuellement, tu vas devoir avoir mieux.

Les personnes bien fortunées, ils ont souvent travaillé fort pour avoir ce qu’ils ont. Quelques-uns parmi eux l’ont peut-être eu tout cuit dans l’bec, vous m’direz, mais ils sont plutôt rares ceux-là. Ceux qui savent vraiment la valeur de l’argent, ce sont ceux qui savent bien l’investir.

Je t’ai fait des comparaisons (de marde) pour que tu comprennes tout ce qui t’entoure. Pour qu’on arrête un peu de jeter notre argent par les fenêtres. Pis qu’on arrête de courir après des personnes qui n’en valent pas la peine.

Économise(-toi) un peu.

Les garçons (OK les filles aussi) vous êtes bons d’habitude pour mettre en évidence vos défauts. Habituellement, ça ne prend pas ben ben longtemps avant qu’on se rende compte de vos points faibles du genre que vous êtes impatients ou que vous n’êtes pas polis quand il le faudrait. C’est pour ça que ce soir d’automne m’a marqué. Ce fameux soir d’automne où j’en ai croisé un qui était le meilleur pour faire comprendre qu’il avait beaucoup de qualités.

 Ce n’est pas qu’il voulait vraiment se mettre en valeur, c’est plus qu’il avait réellement beaucoup de qualités. Le genre de personne que tu rencontres et que t’as envie qu’il t’aime, t’as envie de rester la fille ben ordinaire que t’es, mais qu’il trouverait dont pas comme les autres, pas comme t’as toujours pensé que t’étais. J’avais envie de lui dire en silence « regarde-moi, juste moi, pendant cinq minutes », mais en réalité, je n’avais même pas besoin de lui dire pour qu’il me regarde les yeux ou les mains ou mon cou ou les yeux encore.

Y’avait la grande qualité d’être dans l’instant présent, de se consacrer à toi à 100 % quand y’était devant toi. Ce n’était pas un cellulaire ou sa chanson préférée ou un verre de trop qui le distrayait de tes yeux. Ou cette fois-ci, des miens.

Les gars vous êtes beaux quand vous êtes là de corps et d’esprit. Vous devriez prendre exemple sur lui.

Je l’ai rencontré un soir d’automne alors qu’il faisait froid et qu’il pleuvait juste assez pour dire que mes cheveux étaient tous plats sur ma tête et que j’étais contente de ne pas avoir mis un t-shirt blanc. La capitale était belle pis mes amies aussi. Je ne pensais pas avoir de chance du tout parce que tout le monde brillait plus que moi ce soir-là et qu’anyway je ne courais pas après la chance. J’ai eu l’impression qu’il m’a spottée parce que je prenais des shots de Jameson à la place de la Tequila comme toutes mes amies. Il aimait ça, le Jameson. C’était une autre de ses qualités.

Y’avait l’autre grande qualité d’être intéressé envers la personne qui se trouve devant lui, pis j’avais la chance que cette fois-là c’était moi. Y’avait la qualité d’être juste assez drôle, juste assez beau pis juste assez laid. Y’était juste assez tout, dans l’fond. Pis y’avait la qualité de me donner l’impression d’avoir encore plus de qualités que lui, même si c’était pas mal impossible.

Les gars (OK les filles aussi) je sais que vous avez plein de qualités, prenez juste un peu exemple sur lui. Lui aussi, y’a plein de défauts, mais y a simplement compris que nos qualités valent plus d’importance que nos défauts. Nos qualités sont nices, d’habitude. Faudrait peut-être les exploiter un peu plus à la place de stresser sur nos défauts.

Photo : weheartit

C’est difficile de ne pas liker tes statuts. Tu me rends la tâche difficile parce que t’es drôle de nature pis t’aimes ça faire rire les gens comme moi. T’aimais ça particulièrement me faire rire, mais on a décidé que c’était peut-être mieux que j’arrête de rire de tes blagues.

Parce que ça ne me faisait pas assez rire pour qu’on rit ensemble un peu tout l’temps et ce n’était surtout pas une bonne idée…

C’est difficile de ne pas t’envoyer un message texte quand je pense à quelque chose qu’on s’était dit, une des six fois qu’on s’est vus juste les deux entourés d’étrangers.

C’est difficile parce que c’était l’fun, c’était simple, c’était presque comme dans les films, mais pas assez pour qu’on écrive un livre sur nous. Y’a jamais eu de nous, à vrai dire, ça faisait partie d’une de tes blagues auxquelles j’avais trop ri, toute cette histoire-là.

Au fond, c’est vraiment de ma faute tout ça, parce que je savais dans quoi je m’embarquais, mais pas toi. Moi je savais que je m’embarquais dans rien parce que mon cœur était pas prêt pis j’avais trop un gars qui te ressemblait en tête.

Mais, anyway, ça n’aurait rien changé. Je savais que je m’embarquais dans rien parce que j’en ai vu d’autres avant et que je suis bonne pour être rationnelle quand c’est l’temps. Le problème, c’est que je suis aussi bonne pour être irrationnelle quand ce n’est pas l’temps.

On s’est vus cinq autres fois, même si je me doutais de ce qui devait arriver.

C’est difficile de pas liker tes statuts. Tu m’as demandé d’arrêter et je t’ai dit que je respecterais ça. J’ai fait ma fille forte et j’ai dit ce qui fallait dire, mais là on dirait que c’est toi qui a de la facilité à t’en remettre et t’as l’air à faire rire ben d’autres gens pendant que moi j’ris en cachette.

J’ai le goût de liker ton dernier statut pour que tu te souviennes de moi et de mon rire et de la deuxième fois qu’on s’est vus et de ce que tu m’as dit en dernier. Mais, étant donné que je sais que j’suis bonne pour être irrationnelle quand ce n’est pas le temps, j’likerai rien.

J’espère juste que t’es meilleur que moi et que t’as cliqué sur l’onglet «cacher les publications, mais rester amis» du premier statut que t’as vu de moi le lendemain de notre sixième fois qu’on s’est vus.

J’espère que tu ne lis pas mes textes aussi, parce que tu risques de te reconnaître. Si tu les lis encore, viens me conter une joke en message privé et quitte la conversation sans rien dire d’autre. C’est pas mal tout ce que je te demande… C’est beaucoup je sais, mais pour ma défense, je n’ai pas eu de cadeau pour ma fête. Bon.

Et vous autres, vous ne saurez jamais s’il m’a écrit ou non. Mais je vous promets que je ne likerai pas ses statuts.

Photo : WeHeartIt

J’ai simplement envie qu’on écoute de la musique, ensemble.

J’ai envie qu’on écoute du Cold War Kids pis du Mumford & Sons pis du Cat StevenS pis du Sigur Ros. J’ai envie qu’on écoute du John Mayer pis du Nathaniel Rateliff pis du Ben Howard pis du Dallas Green. J’ai envie qu’on écoute ta chanson préf de Coldplay pis ma chanson préf de The Script pis le premier album de Arctic Monkeys pis la discographie complète de Cage The Elephant. J’ai envie qu’on écoute du Daniel Bélanger pis du vieux Jean Leloup pis du Brandon Flowers pis du Beck pis du Ratatat pis un peu de Kendrick Lamar pis de LLA.

J’ai envie que tu te lèves (parce qu’on serait soit dans ma chambre ou la tienne, mais les deux on aurait une table tournante. Désolée, j’suppose que t’en as une j’ai pas encore été invitée dans ta chambre. J’espère que l’invitation s’en vient bientôt.) pour que tu mettes un vinyle d’Édith Piaf ou de Charles Aznavour. J’ai envie qu’on écoute ensemble The National pis du Bernhari pis du Patrick Watson pis du Kygo pis la bande-sonore complète de Mommy. En boucle.

J’ai envie qu’on aille voir en show Of Monsters and Men sous la pluie à New-York pis Louis-Jean Cormier dans une salle de 100 personnes pis Peter Peter en festival pis Death Cab for Cuties au Centre Bell. J’ai envie qu’on voit des bands qu’on connaît pas ensemble pis qu’on essaie toutes (toutes, oui) les places de spectacles de la métropole. J’ai envie de revoir Kanye West, j’sais pas si ça te tente, mais j’te jure qu’on aurait du fun si on le voyait ensemble.

J’ai envie qu’on chante tout bas du Radiohead pis du Arcade Fire pis du The Cure pis du Walk Off The Earth pis du Sigur Ros encore. J’ai envie qu’on écoute les mêmes chansons sur repeat pis que tu te tannes pas autant que moi (parce que moi j’sais que j’me tannerai pas). Du Oasis ou du Scott Helman ou du James Bay. Ou peu importe. J’te fais confiance dans tes choix musicaux.

Me donnes-tu un de tes écouteurs, qu’on ressemble à un film d’ado, mais avec une meilleure soundtrack?

Photo: Instagram

Je l’ai rencontré un samedi soir pis il avait vraiment beaucoup neigé ce soir-là. J’avais eu de la misère à partir mon char pis à conduire prudemment sur les routes. Y m’a appelé la mignonne dès la première fois qu’il m’a adressé la parole. C’était pas une insulte ni rien d’autre que vous pouvez penser. Le monde pense trop souvent que quand on est mignonne on n’est rien d’autre.

Moi ça me suffisait d’être la mignonne. C’était juste mon surnom. Ce l’est encore, d’ailleurs. C’était le premier qui me surnommait par autre chose que mon prénom. Faut dire que quand t’as « Mary » dans ton prénom, le substitut plus court vient souvent assez rapidement de soi-même. Le nombre de personnes au cégep que je ne connais pas tant que ça, mais qui ont commencé à m’appeler Mary juste parce qu’ils pensaient que ça allait de soi (alors que pas-tant-que-ça, en passant) pis qu’on était assez proche pour ça (alors que pas-tant-que-ça).

Mais lui c’était différent. Y’était différent. Il l’est toujours, d’ailleurs. Il me surnommait la mignonne et j’aurais voulu que la nouvelle se répande partout sans que j’aille besoin d’en faire un statut Facebook. Juste que ça soit su, que pour lui, j’étais pas une « Mary » parmi tant d’autres Mary. J’étais la mignonne. Sa mignonne, presque.

Presque.

C’est mon surnom préféré numéro 1 de tous les surnoms que j’ai eu. Juste parce qu’il me regarde dans les yeux à chaque fois qu’il le dit. Pis j’ai l’impression qu’il fait exprès à chaque fois. Comme s’il savait que je souris de l’intérieur à chaque fois qu’il prononce ces syllabes là. Mais non, il fait pas exprès. Y’était juste différent. Il l’est toujours, d’ailleurs.

C’est ça la clef de la vie, j’pense. Se trouver un humain différent. Ou se faire trouver par un humain différent. Trouvez-vous en un. Un qui vous trouve votre surnom préféré.

Mais qu’il ne vous appelle pas la mignonne.

Ça, c’est mon surnom.

J’ai commencé à écrire pour le plaisir dans des cahiers Canada vers l’âge de 10 ans. Si j’ose un jour me relire (parce que oui, j’ai pratiquement tout gardé) je devrais premièrement tout retranscrire en déchiffrant les mille et une fautes. Je crois bien qu’après, je me rendrais compte que la jeune Marylou n’est pas si différente du cœur et d’esprit, 13 ans plus tard.

 J’ai commencé à suivre l’univers du blogue et des Internets à partir de 16 ans (la même année que j’ai ouvert mon compte Facebook #2008). J’ai créé mon premier blogue personnel il y a environ deux ans. Un peu sur un coup de tête, un peu sur un coup de cœur. Je ne savais pas ce qui m’attendait, c’était seulement une idée que j’avais en tête depuis un bon bout de temps. Cette décision a sans doute été une des meilleures que j’ai pu faire, avec celle de déménager à Montréal cette année.

 Non seulement pour les opportunités, mais pour les nombreuses rencontres que j’ai pu faire et les réflexions que j’ai eues, tout au long des nombreuses heures de rédactions. Ce qui est génial, c’est que maintenant on peut vivre d’un blogue! Si on s’y prend bien, tout est possible. C’est de bien s’y prendre qui peut parfois être plus difficile. C’est pourquoi j’ai trouvé génial l’initiative de Carolane et Josiane Stratis, du blogue Ton Petit Look, d’organiser prochainement des cours de blogue! Ce qui est encore plus génial, c’est que les cours se donneront sur le web, via webcam! Donc partout au Québec, tu pourras y assister.

 Voici les infos importantes à retenir :

  • La formation est donnée en collaboration avec l’académie Jet7 Heaven et la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.
  • La première session sera d’une durée de 11 semaines suivie d’un complément de 15 semaines.
  • Les cours sont le lundi, mardi, mercredi de 18 h à 21 h.
  • À la fin de la formation, vous devriez être en mesure de vivre de votre blogue.
  • Vous ne pouvez pas suivre plus de 15 heures de cours supplémentaires dans un autre établissement scolaire en même temps que la formation.
  • La formation se donne sur le Web, à l’aide d’une webcam, donc pas besoin de se déplacer (et elle est offerte partout au Québec)!

Il va y avoir des conférences avec plusieurs blogueurs réputés durant la session!

Si vous avez besoin d’informations ou pour réserver votre place, vous pouvez écrire à [email protected]. Sinon, d’autres informations sont ici. Alors à vous tous qui en rêver depuis tout récemment ou depuis des années, c’est votre chance!

Photo : WeHeartIt

À ma fête en février dernier, j’ai pris une résolution. Je me suis dit qu’une fois par semaine, je ne me maquillerais pas et vaquerais à mes occupations comme à l’habitude, mais sans produits pour cacher toutes les imperfections que je trouve dans ma face.

 Faut dire qu’avec les années, j’ai vraiment appris à aimer le maquillage et tout ce qu’on peut en faire, mais que je trouve ça dommage de se sentir confiante seulement une fois le fond de teint et le mascara en place.

Malheureusement, je ne vous le cacherai pas : ma résolution a échouée. Comme toute bonne résolution, après quelques semaines, « j’oubliais » ce que je m’étais promis il y a quelques semaines et je me sentais un peu coupable, tout en appliquant mon blush et mon eye-liner. Les gens n’avaient pas besoin de m’en parler pour que je pense à mon visage à découvert et que je me sente anormale. Avec le temps, je me suis vraiment habituée à l’image de moi-même avec maquillage lorsque je sors de mon domicile, et celle non maquillée chez moi. C’est complètement fou/pathétique/d’une tristesse, quand on y pense.

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 J’avais même posté une photo sur Facebook pour m’assurer que tout le monde soit au courant et m’oblige un peu à le faire. Vous me direz que j’étais peut-être en quête de like, en recherche d’engendrer la conversation par rapport à l’image de soi… ou un peu des deux. Tout ce que je sais, c’est que mes intentions étaient bonnes.

 J’ai quand même continué quelques fois durant l’été et cet automne à ne pas me priver de sortir parce que j’étais au naturel et que je ne voulais pas « m’arranger ». Récemment, je me suis rendu compte que quelque chose avait changé.

Peut-être que je ne me maquillais pas seulement une fois par semaine, mais c’était devenu naturel pour moi de ne pas toujours ressentir le besoin de sortir de chez moi, bien prête à toute éventuelle rencontre. Parce qu’anyway, c’était exactement la motivation de ma résolution. Prendre conscience que personne ne m’impose à me maquiller, à part moi. Personne ne m’aimera moins, si je décide du jour au lendemain de ne plus utiliser de cosmétiques. Pourtant, c’est un peu cette impression qu’ont certaines filles. Comme si on valait moins le coup si on était au naturel.

Je ne crois pas que le maquillage est mauvais en soi. Je crois tout simplement que comme toute bonne chose, c’est à « consommer » avec modération. Ce n’est pas parce qu’une soirée bien arrosée est plaisante qu’on doit boire systématiquement tous les jours. Comme ce n’est pas parce qu’on se trouve plus « jolie » avec du maquillage qu’il faut systématiquement en porter. Au contraire, non?

Photo: WeHeartIt

Ma manie d’identifier des personnes à un artiste n’a pas arrêtée. Si tu n’as pas lu la première partie, il n’est pas trop tard. Plus j’y ai pensé et plus cette manie a amplifié. C’est réconfortant de penser aux gens qui m’entourent comme je pense à une chanson. La musique m’accompagne dans tout ce que je fais, pour le meilleur et pour le pire, comme vous tous.

Certaines de mes amies me font penser à des chansons entendues à la radio. Je déteste la radio : je suis contre le principe de passer les mêmes 20 chansons en boucle. Mais parfois, un animateur décide de glisser une chanson coup de cœur entre deux hits. Ça m’est arrivé d’écouter la radio et d’entendre ce qui est devenu ma chanson préférée. Je me suis empressée de la Shazam avec mon cell et je l’ai gardée. Mes amies, elles me font penser aux meilleures chansons qui passent à la radio. Ce n’est pas n’importe quelle fille/chanson, tsé. Elles sont rares et précieuses, celles-là.

 Y’a eu un seul gars récemment que je n’ai pas pu identifier à un seul artiste. Il était un peu de tout. Il embrassait comme Justin Bieber le fait dans son dernier vidéoclip, mais y’avait le son d’un chanteur des années 70. La première fois qu’on s’est vus les deux, on était complètement… pas sobre, et j’avais l’impression d’être Rihanna et lui Calvin Harris dans le clip We Found Love (oui, je viens vraiment de faire cette référence). Il sonnait comme la chanson que je cherchais en 2011, dont je ne me souvenais plus du titre. J’avais l’impression d’entendre toutes les dernières chansons de soundtrack de films qui se finissent bien quand tous les problèmes sont réglés et que les deux personnages principaux finissent ensemble. Les fois d’après, il me faisait penser à du Chet Faker que je voulais écouter en boucle dans n’importe quelle occasion. Ou à du Sigur Ros. Ou James Bay. Ça dépendait tout le temps; il me surprenait et j’aimais ça mais en même temps non.

Ça me perturbait et ça remettait en question tout ce que j’avais écouté par le passé. Ça me faisait remettre en question ma chanson préf, ça me faisait demander c’était quoi mon genre. Parce que normalement, il ne l’aurait pas été. Comme quoi, on ne sait jamais si on aime quelque chose jusqu’à ce qu’on ne l’est vraiment écouté…

Vous, c’est quoi/qui votre chanson préf?

Crédit : Weheartit