Sourire, c’est ce qui donne l’impression qu’on est heureux de vivre. C’est ce qui nous fait oublier les petits échecs, pis les grands. C’est ce qui nous fait paraître pour la majorité. Parce que sourire c’est beau, autant que ça peut être faux. Je le sais parce qu’on est des éternels insatisfaits de la vie. J’en suis une.

On sourit pendant un moment, aussi éphémère soit-il, sauf qu’à la seconde qui suit on en redemande plus. On se met à oublier ce qui était, ce qui est, pis on veut ce qui suit tout le temps. Je ne voudrais pas tomber dans le cynisme, mais on court après le bonheur, comme si son heure d’arrivée était à deux minutes près, quitte à en oublier qu’il nous attend depuis longtemps.

On ne sait pas ce qu’on a, ou on ne le réalise pas, mais on cherche ce qui sera parce que c’est toujours plus beau de rêver de l’utopie. On rêve à demain, quitte à se décevoir pis rêver au surlendemain. Je suis comme ça, je n’ai jamais assez de toute. Pis la société non plus. Je suis en manque de surconsommation tout le temps, pis je surconsomme tout le temps pourtant. Peut-être que je fais juste consommer sans me rendre compte que je consomme trop. Parce que trop, ça n’existe pas chez nous.

Je voyage entre les rues de mon quartier, pis je voudrais voir le monde au complet. Pis je cours après le million en frottant mes petites cennes sur des gratteux, avec plus d’orgueil que de plaisir, parce que je sais très bien que si je gagnais le million j’en voudrais un milliard. C’est la même raison pour laquelle quand j’ai 88 % dans mon examen j’en voudrais 90 %, pis que quand j’ai une belle job je veux celle d’à côté.

Ça fait que je ne sais pas si je ne suis jamais assez, ou si je n’en ai jamais assez, mais j’en ai jamais trop pis je ne suis jamais trop non plus.

Ce soir-là, il était deux heures et quart du matin. La veillée s’en venait tardive, pis le soleil n’allait pas traîner non plus à la vitesse que la nuit avançait. Ça fait que le soleil est arrivé plus tôt que prévu; du moins, juste le petit rayon que j’avais besoin pour bien finir ma journée, ou même bien commencer l’autre. Je suis plus réaliste que ça, c’était juste la lumière de mon iPhone.

C’était Facebook, pis il ne voulait pas me dire que c’était la fête de la personne que j’avais rencontrée dans le party d’une connaissance il y a 5 ans, ni Matante Josée qui voulait m’envoyer une invitation à Candy crush (encore!!), c’était plus un message qui m’a poppé dans le cerveau comme une bouteille de champagne qui te monte à tête.

Des beaux mots gratuits, comme un gros coup de pied dans le derrière pour me dire que je ne me rendais pas compte de tout ce que j’avais pis que c’était beau à voir. « Oups, trompée de personne », que j’attendais de lire. Sauf que j’ai vite compris que j’étais encore en train, de nier le moment présent.

Mais ce soir-là, mon sourire en disait long, ou plutôt il se faisait large. Elle n’avait pas tort cette fille-là… Je peux chaque jour d’être reconnaissante, pis je passe à côté tout le temps. C’était juste le présent que je cherchais finalement. Ça prenait seulement quelqu’un pour m’ouvrir les yeux. Pis quand je les ai ouverts, le vrai soleil s’est levé, pis mon sourire était plus sincère que l’éphémère.

J’aurais peut-être dû compter les moutons ce soir-là, pour m’endormir. Mais j’étais enlisée par les mots. «Enliser», c’est faire du sur place, être stagné. Un peu comme quand tu prends le bord du chemin dans le fossé, mais dans mon cas, c’était plus comme une cloison qui empêchait mon raisonnement de s’élucider.

Ça fait qu’en d’autres mots, je me posais 1000 et une question. Pas une de moins. Sur la définition du mot «heureuse». La mienne. Ça a donné ce qu’on appelle de l’insomnie.

Ce soir-là, le mot «heureuse» ne voulait pas dormir. Il divaguait dans les plus grandes artères de mon cerveau, entre l’hémisphère gauche et l’hémisphère droit, entre les lobes frontaux, pariétaux et temporaux. Je n’ai peut-être pas la formation d’un neurologue, mais je peux confirmer que le sommeil ne faisait pas partie du voyage cérébral.

Sache que ledit voyage peut s’avérer long quand on ne connaît pas le chemin, parce que j’ai jamais eu le sens de l’orientation, t’sais quand t’as toujours pensé qu’une boussole, c’était le nom d’un tatouage que les filles portent.

«Heureuse», c’est l’exemple que ma prof de français avait pris pour expliquer les mots qui commencent par un h non aspiré, que l’on dit aussi muet. C’est le mot que mon oncle avait utilisé en me souhaitant une bonne année, en même temps que de me parler de ses résolutions qu’il ne tiendra pas et qui le rendront supposément heureux. Pis c’est le mot que mon ex a employé quand il m’a laissé, parce qu’il voulait que je sois heureuse sans lui, qu’il disait.

Revenons à nos moutons. T’sais ceux que j’aurais dû compter au début. C’est quoi ça être «heureuse»? Ça a l’air beau quand les gens le disent. Est-ce une expression métaphorique, littéraire, égocentrique, utopique ou juste une expression capitaliste?

Dans le dictionnaire, ça a l’air de parler de bonheur. C’est tu le même bonheur que chante Pharrell Williams ou plus comme Le p’tit bonheur de Félix Leclerc? Ça a l’air beau quand ils le chantent. Mais moi je sais pas chanter.

J’ai vu le regard des gens, perplexe, incompréhensif… Comme si cette question ne se posait pas. Comme si c’était d’une évidence forcée ou d’une idiotie palpable. Sauf que quand ils me répondaient, ça ne se ressemblait jamais, voir même qu’ils se contredisaient tout la gang. Ils me parlaient de musique, de famille, d’amitié, d’amour, de neige, pis tantôt de nourriture.

Au fond, quand on me souhaitait d’être heureuse, on voulait peut-être juste me souhaiter le bonheur au quotidien. Peut-être qu’il n’y a pas de définition parfaite pour ce mot-là finalement, parce que tout le monde en a une différente. Peut-être que c’est de regarder la tempête de neige d’un air souriant ou d’avoir les étoiles dans les yeux quand on rencontre l’amitié et les papillons dans le ventre quand on rencontre l’amour. Peut-être même que c’est d’avoir la passion dans l’âme et la vie dans le coeur.

Parce que j’imagine qu’à la base, tout commence par le cœur, quand ça fait boom boom vite vite chaque jour et qu’il te fait aimer la vie comme elle se présente.

Peut-être qu’ils avaient pas tort : c’est un mot muet dont personne connait véritablement le signe, sauf qu’il est beau quand on le connaît, pis j’espère bien le connaître encore cette année.

Peut-être que finalement être «heureuse», c’est de ne pas se poser de questions. J’aurais juste dû compter les moutons, parce que j’avais besoin de rêver à demain.

J’ai fini par dormir, pis je viens de me réveiller, avec le sourire. Heureuse, parce qu’il neige. Simple de même.

Photo : WeHeartIt

Avant je rêvais d’aimer. Disney me faisait rêver de la perfection, de la princesse et de son prince charmant, des plus beaux paysages, et de son histoire à saveur d’un conte de fée. Sauf que le conte de fée, c’est trop cliché. Aujourd’hui, je veux pas juste aimer, je veux voyager à travers l’amour.

Je veux qu’on parte en sac à dos, et qu’on vive la vraie vie; t’sais celle qui connaît le doute, la peur, la tristesse et la déception. Mais je te promets que dans notre sac à dos, il va aussi y avoir du bonheur, des rires, de l’amitié profonde, des folies, et bin de l’amour.

Je te promets que le jour où on décide de partir, on va se rendre quelque part, mais j’espère que t’es prêt à tout, parce que la destination je la connais pas, et le chemin non plus. Il y a des fois où on va se retrouver devant les plus belles merveilles du monde, que ce soit la muraille de Chine ou les pyramides d’Égypte, mais il y a d’autres fois où on va se retrouver sur la terre ferme à observer des jeunes guerriers sur les champs de cacao. Pis nous aussi on va se sentir comme des guerriers de l’amour, parce que ce n’est pas toujours facile.

Ça se peut qu’on se perdre, pis ça se pourrait même que le trajet soit long parce que des fois on doit vivre avec les tensions, comme on doit vivre avec les défauts de l’autre. Des fois, voyager longtemps ça donne l’impression que c’est monotone, que c’est routinier et que ça devient ennuyant. Ça arrive, pis ça va nous arriver à nous aussi. Mais ce jour-là, faudra juste changer la boussole de bord, pis on ira visiter le Nord. Le Danemark t’en penses quoi?

Je veux jamais que tu me demandes où on s’en va demain, parce que demain je le connais pas. Je sais pas si t’es l’homme de ma vie, mais t’es celui qui me rend heureuse maintenant, pis le moment présent il est bin plus beau. Si on n’en profite pas, l’angoisse va nous rattraper. T’sais quand je te parlais du doute, je voulais parler de ces questions qui nous tracassent quand on pense au futur. On en a pas besoin de celles-là, elles sont juste là en guise d’obstacles, mais les obstacles ont été inventé pour être traversé, pas pour te faire tomber.

T’aimes tu ça les manèges toi ? Parce que j’aimerais ça que tu embarques dans le mien. Ça va arriver que ça ressemble à une montagne russe, que ça tourne en rond, que ça aille vers le bas pis que ça remonte en haut, mais je te promets qu’on a bin du fun dans ce manège-là. Des fois, ça fait peur, mais quand on est rendu dedans, on veut pas débarquer.

Voyager, c’est vouloir tout découvrir, tout voir. Tout de suite. Parce que la société veut que ça aille vite, ça fait que nous aussi on veut aller vite. Pis à certains endroits va falloir ralentir le rythme parce que pour connaître le monde, faut prendre le temps de le faire. Regarder en surface, ça rien de ce que ça l’air en profondeur des fois. Tu le sais comme moi que la Chine ça l’air beau, l’architecture est d’une beauté inestimable, mais les conditions de travail sont pas toujours celles que tu pourrais oser imaginer.

Voyager, c’est aussi des beaux moments. Je veux qu’on regarde les étoiles jusqu’au lever du soleil, qu’on danse sur la plage, qu’on se découvre au fur et à mesure qu’on découvre le monde, pis qu’on garde toujours en tête qu’on est biens. Ça se peut que tu veuilles déraper des fois, vivre tes trips seuls, faire des expériences qui t’appartiennent, et je te le souhaite. Parce que voyager à deux, c’est aussi faire son propre voyage personnel dans le même envol.

Je ne sais pas on si on va se rendre à San Francisco ou en Australie, mais je te promets qu’on va faire un bout ensemble. Voyager, c’est plus que de la distance. C’est d’apprendre à se découvrir, à apprivoiser l’amour, à en tirer des apprentissages, à en créer des souvenirs, à vivre des nouvelles expériences, à faire des nouvelles rencontres, à se cultiver, et à devenir quelqu’un de grandissant. Puis si jamais tu finis par décider de faire le voyage seul, je te promets qu’on aura fait le plus féerique des voyages. Ça ne sera pas comme l’histoire de Cendrillon, mais ce sera notre conte de fée à nous.

Mais après tout, c’est ma version de l’amour, pis je ne voudrais pas qu’elle soit parfaite. Parce que moi la perfection je trouve ça fastidieux.

Photo: weheartit

Les guenilles, c’est le projet révolutionnaire du Cégep de Jonquière. Bon, je vois ça grand tu me diras, mais quand on parle de mode et de bas prix, je perds mes moyens. Ça s’adonne que ce matin j’ai perdu mes moyens.

Les guenilles, c’est un projet de Marie-Ève Lavoie. Il se décrit comme étant une vente ponctuelle de vêtements et d’accessoires usagés à des prix ridicules.

C’est à la suite de la vision du documentaire Le vrai coût des choses, que Marie-Ève Lavoie devient plus consciente que jamais de la réalité difficile que l’on fait vivre aux fabricants de nos vêtements qui sont peu payés. Elle décide de ne pas vouloir participer à ce fléau.

L’étudiante de première année en Arts et technologie des médias précise même que son idée a un petit côté communiste ; «on devrait tout le monde arrêter d’acheter et tout se prêter […] pis magasiner dans des friperies aussi». L’entrepreneure de ce projet explique également qu’on devrait arrêter d’encourager cette société de Fast fashion.

Ça fait que je réitère : ça part d’une fille pleine d’idées, dont une plus extravagante que les autres, mais qui fait bien du sens. Finalement, je n’étais pas si folle que ça en disant que c’était révolutionnaire parce que si on s’y mettait tous, ce serait les impacts environnementaux et socioéconomiques qui en bénéficieraient.

Quand je te parle de guenilles, je te parle pas d’un morceau de tissu que t’as pris pour laver ta vaisselle hier. Je te parle d’un morceau de tissu beaucoup plus étoffé, des plus vintages, que tu veux vraiment aux premières loges de ta garde-robe.

Je te parle de la chemise de type Boyfriend, tellement versatile, que tu veux juste mettre tous les jours parce que son confort est fantasmagorique. Celle que tu vas mettre avec un collant, ou avec des jeans, ou des leggings. Celle que tu vas mettre quand ça te tente pas de te préparer, avec un chignon défait, ou celle que tu vas mettre avec des petites bottes à talons pis tes beaux cheveux frisés quand tu te sens lionne.

Bon, je te le dis mais c’est un secret. J’ai un kick sur cette chemise. Mais on va se le dire, il y a des super belles laines pour l’automne, de même que des sacs, des vestes, et encore. Je suis in love, est-ce que je l’ai dis?

Le principe est simple : les vêtements sont publiés sur la page Facebook de Les guenilles et tu commentes si tu les veux. Attention, c’est une vente aux enchères. Je t’explique. Si le vêtement est 10,00$ à la base, la première qui commente l’a pour 10,00$. Ça fait que c’est le turn up. Sauf que si quelqu’une le veut aussi, elle peut enchérir… Jusqu’à ce que celle qui offre le plus gagne.

Le mot guenille n’aura plus jamais la même valeur à tes yeux. T’en as pas vu des pareilles encore.

Vu les ambitions de Marie-Eve Lavoie, ce projet n’a pas fini de grandir et t’as pas fini de vouloir ses vêtements. Je t’en dis pas plus, mais suis ça de près.

En passant, Marie-Eve t’attend pour la première vente ce mercredi le 7 octobre de 9h à 12h tout près des Pas perdus au Cégep de Jonquière, devant le Magasin du Monde. Donc sois présente.

Clique ici, c’est une page pas comme les autres je te jure.

S’il y a une personne à qui on voudrait TOUTES ressembler, pour sa beauté naturelle et son look toujours p-a-r-f-a-i-t, c’est probablement Vanessa Pilon. La belle de Vrak Attack était de passage à l’événement mode Panache, et qui de mieux que l’icône de la mode québécoise pour discuter des tendances avec nous…

La chroniqueuse mode de Salut Bonjour nous donne le véritable secret de sa garde-robe : la mode androgyne. Vanessa Pilon rappelle d’ailleurs la jupe de Jaden Smith pour évoquer la beauté d’un vêtement qui peut être autant porté par les filles que par les gars. C’est l’avenir de la mode : être confortable et être capable de briser les conventions sociales. Après tout, on les aime nos jeans Boyfriend et nos chandails oversized.

Si la mode unisexe est le coup de cœur de Vanessa, le total look en laine de style Eve Gravel la laisse encore perplexe. «Je me sens toujours comme dans une journée d’après-ski, je peux pas sortir de chez nous comme ça», dit-elle en riant. Par contre, si elle n’y a pas encore adhéré, ce n’est qu’une question de temps. Une histoire d’amour, ça commence pas toujours par un coup de foudre t’sais.

«C’est de la torture marcher nu-pied dans des talons hauts.»

Les bas dans nos sandales et dans nos chaussures chics, c’est ce qui faut populariser. Merci Vanessa. Si on pouvait arrêter de se faire juger socialement quand on met des bas, hein les filles? Du moins, l’ancienne chroniqueuse des réseaux sociaux affirme que c’est une tendance qui revient, mais qui ne le sera jamais à 100% alors que ça devrait l’être.

À GO, toutes les cerisettes adoptent la tendance des bas ok? 1, 2, 3. GO.

«Icône de la mode québécoise» disais-je… Quoique plutôt stressant comme statut, c’est tout de même celui qui lui permet de faire des partenariats avec des designers québécois. Son pref? Ils sont nombreux, à commencer par Eve Gravel, le classique Denis Gagnon, Betina Lou, mais son nouveau coup de cœur se rapporte à Rad Hourani, à qui l’on doit la magnifique robe rouge UNISEXE (bien sûr!!) de Vanessa aux Gémeaux 2015. «C’est vraiment un artiste et quand ils peuvent s’exprimer à travers les vêtements, je trouve ça beau», explique-t-elle.

S’il y a un mot que j’ai d’autant plus retenu de ma discussion avec Vanessa c’est celui-ci : l’acceptation de soi n’a aucun rapport avec le linge que tu portes ; même si ta robe vaut 2 000$, tu n’es pas mieux de l’intérieur. «L’acceptation de soi, ça commence de l’intérieur vers l’extérieur».

Et finalement il fallait une cerise sur le sundae… Quels sont les projets à venir pour Vanessa Pilon? Eh bien, on ne le saura pas!! La fashionista n’a pas le droit d’en dire plus sur ce qui s’en vient, mais elle nous confirme qu’il y a plein de belles choses qui se préparent! D’ici là, on continue de la suivre sur les ondes de Vrak.tv, à Ménage à trois et à Salut Bonjour de façon ponctuelle,  et sur les réseaux sociaux inévitablement!

Or, l’invitée d’honneur a tenu à souligner la réussite de l’événement Panache, qui permet de faire vivre une semaine de la mode à l’extérieur des grands centres.

Psstt… Vanessa, voudrais-tu être ma styliste s’il te plait?

«GO GO GO, ça commence dans une minute! T’as pas le temps pour tes cheveux Léo!»

C’est comme ça que j’ai vécu le défilé Panache samedi soir au Hangar de la zone Portuaire, en coulisses, en tant qu’habilleuse pour les mannequins.

Quand je suis arrivée, on m’a dit d’aller complètement au fond de la salle rejoindre les bénévoles. C’est ben safe. Mais j’avais pas toute suite compris la game. Le fond de la salle c’est les coulisses, t’sais le backstage.

Je te mentirai pas : il y a sérieusement fallu que je focus sur mon but ultime pour me rendre au fond de la salle. La petite fille en moi se croyait dans Disney, genre au pays des merveilles. Primo, mon trajet impliquait de traverser des raques de vêtements top-tendances. Je récapitule, il m’a fallu un sérieux contrôle de moi-même pour continuer mon chemin avec normalité devant les organisateurs. Parce que dans mon vrai conte de Disney, je serais devenue invisible et je serais partie avec les vêtements. Malheureusement, mon conte à moi n’existe pas parce que je n’ai pas de superpouvoir. Faque j’ai continué. J’ai traversé un nuage de spray-net, j’ai aperçu la zone maquillage et coiffure, je me suis ressaisie, pour finalement me trouver dans une zone concentrée de mannequins.

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JM DECOSTE PHOTOGRAPHIE

Je voulais continuer pour arriver au dit fond de salle, mais j’étais au fond. C’est le moment où je suis tombée complexée parce que je n’avais pas le prérequis des longues jambes pour être là. Je voulais qu’on sache que j’étais bénévole pour ne pas qu’on juge mon bouton dans le front. Heureusement, j’ai reçu une carte STAFF. Je me sentais mieux.

Mais pour vrai, cette expérience, je l’ai aimée plus que tu le penses. C’est juste pour te dire que j’ai follement trippé.

J’ai vu ce que c’est l’ambiance de la préparation d’un défilé, du placement de linge au petit souci maquillage de Mariloup.

J’ai vécu l’excitation des mannequins, le stress des organisateurs et la joie des applaudissements en trame de fond. J’ai compris ce que c’est de se changer en une minute entre deux passages sur la scène. Pis en résumé, j’ai passé la soirée à dire : «Wow as-tu vu le manteau, mais oh my god sa robe je la veux, je peux tu avoir ses souliers STP, mais attends ses cheveux sont parfaits, et elle porte trop bien son One-piece.» Je trouvais toute beau, c’est simple.

Noname

Finalement, un défilé de mode, c’est beau, c’est classy, parce que c’est rempli de mannequins pis ils moulent notre société. On aime ça parce qu’on savoure les tendances comme un bon chocolat chaud en plein hiver après une bonne journée de ski. Puis on aime ça encore plus quand c’est bien présenté, je veux dire sur des belles personnes, ou avec de la crème en forme de cœur. Des défilés de mode, on a toutes eu la chance d’en vivre. On aurait toutes voulu secrètement les vivre pour vrai, et c’est exactement ce que j’ai fait cette fin de semaine ; Derrière la superficialité qui m’agaçait d’un défilé de mode, il y a une solide organisation, et un trip à vivre pour le mannequin, pour l’organisateur et pour le spectateur.

ATTENDS, je ne t’ai pas dit mon coup de cœur du week-end. Sans équivoque, je suis in love avec Sokoloff Lingerie et La Fabrik, et les manteaux Bilodeau sont craquants. Heureusement que je n’ai pas de carte de crédit.

Voici quelques photos!

défil

La passerelle

Boutique éphémère la Fabrik

Boutique éphémère La Fabrik

capeuxtufinir

Le Château

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Le Château

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Homies

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Homies

sokoloff

Sokoloff Lingerie

sokoloff salopette

Sokoloff Lingerie

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Betina lou

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Betina lou

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Le comité organisateur, les mannequins et les bénévoles

Photos: Florence D’Amboise

«Je savais pu quoi faire, à ce moment-là, j’me sentais juste dégoûtante… C’était pas ma faute en fait». C’est comme ça qu’elle me l’a racontée. C’est beau être naïve: on se fait croire que nous sommes intouchables, et que nos proches aussi. Et le jour où on y fait face, on rentre dans le mur.

Sur le coup, t’entends dire que chaque année, près de 87 000 Québécoises sont victimes d’agression sexuelle. Viens pas me faire croire que t’as eu une réaction en lisant ça, parce que l’empathie, c’est bien trop rare pour que ça nous affecte. Pis après, tu manges ton spaghetti, ou du moins tu le mangeais, bien peinarde avec ton amie, et t’apprends qu’elle faisait partie de celles-là.

Pendant que tu digères les mots que tu viens d’entendre, t’as beau essayer de dire quelque chose, tu bloques. J’aurais pu sauter dans ses bras en la voyant pleurer, m’excuser, lui offrir de l’aide, mais j’ai rien dit. Je lui ai offert le silence. Comme tout le monde. Je savais que le viol était beaucoup trop présent pendant la Seconde Guerre mondiale et le génocide du Rwanda, mais même si mon amie est une guerrière, on n’ avait pas le droit de lui faire ça.

À 14 ans, on n’a pas le droit de confiner la fille à être une victime. On n’a pas le droit de jouer sur son identité, pour la rendre aussi plate qu’un objet de la rue sur lequel tout le monde piétine. On n’a pas le droit de lui faire croire que faire l’amour peut être aussi cruel, et que l’amour peut l’être aussi. On n’a pas le droit de prendre son cri pour une jouissance, ni son «non» pour un défi de plus. N’importe quelle fille a un vagin, comme n’importe quel homme a un pénis, mais ce n’est pas n’importe quel pénis qui va dans n’importe quel vagin, compris? Le train dans le tunnel, on disait ça quand on était enfant, mais on n’a pas le droit de dire que c’est un jouet. Le corps a un nom telle la femme en a un, alors respectons-le.

Ce n’est pas normal qu’on donne le statut de victime à quelqu’un pour la vie. Je vois combien tu souffres ma belle. Aujourd’hui, je comprends que j’ai fait l’erreur à ne pas faire, et j’essaie de me reprendre, car le silence n’a pas sa place dans ces trucs-là. Je t’entends me dire que t’as honte et que t’as peur, puis ça sonne en écho, parce que t’es pas seule. Quand je te disais qu’il y en avait 87 000, je me trompais, parce qu’on ne t’avait pas compté dans celles-là et on avait également omis de compter toutes celles qui ne l’ont jamais dit. Sois forte, et crie-le.

Je t’imagine déjà lire cet article et tu vas me détester. Je t’avais promis que ça resterait entre toi et moi, mais je te vois mourir par en-dedans à force de te noyer dans tes larmes et j’ai mal. Ce qui me fait aussi mal, c’est que j’entends ces cris que l’on empêche de faire vibrer, qui laissent place à un silence sournois, parce qu’encore aujourd’hui en 2015, c’est récurrent, mais c’est tabou. Tout le monde reste en silence; les victimes, les violeurs et les témoins.

Alors j’ai choisi de briser le silence.

Statistique: Regroupement québécois des CALACS

Photo: We Heart It

Il y a 2 ans on la connaissait comme la grande gagnante d’Occupation Double. À présent, on la connaît en tant que co-propriétaire d’une compagnie de maillots de bain, et maintenant en tant qu’entrepreneure de la boutique en ligne Womance qu’elle lançait ce matin le 6 juillet à 11h : la belle Andréanne Marquis. Tu pensais qu’elle était disparue dans les vapes et finalement, tu ne fais que commencer à entendre parler de la jeune ambitieuse qu’elle est.
Un petit retour en arrière s’oblige… Au moment où Andréanne commençait à écrire sur le web, l’idée de partir son propre blogue lui est venue. Bon, pas de cachoteries, les blogues sont nombreux et il est difficile de se démarquer; de là est apparue l’idée de la boutique en ligne. Par ailleurs, c’est en travaillant dans le domaine de la télévision que la fille de stabilité découvre son côté entrepreneurial, alors qu’elle doit vivre avec la réalité des contrats et le milieu très dur : «Je n’allais pas attendre après les autres pour me créer un avenir à la hauteur de mes attentes.» Et c’est parti pour celle qui débordait d’envie de bâtir sa propre carrière.
«OK c’est cool, mais Womance, c’est quoi?», tu me diras.
À vrai dire, pour la fille du Bas-du-Fleuve, le site résulte d’un ensemble qui lui ressemble et qui l’allume, alliant la mode, l’entrepreneuriat, la communication et bien du plaisir! C’est plus concrètement l’accomplissement d’un tout après une année déterminante. Bien entendu, créer une entreprise nécessite un bon investissement de base. Comme l’ex-participante californienne d’Occupation Double avait au départ un associé et qu’elle a décidé de faire cavalier seule, elle dû trouver du jour au lendemain tout l’investissement «aussi facilement qu’on achète une banane à l’épicerie». Donc on imagine tout le travail de l’entrepreneure pour en arriver au lancement de son entreprise.
J’arrive aux vraies affaires. Pour la femme comme toi, Womance est un pur cadeau parce qu’Andréanne sait rendre les gens heureux, me confie-t-elle, ajoutant qu’elle trouve tellement valorisant de voir quelqu’un sourire (et on est d’accord!!). Cette fois, Miss Womance a décidé de rendre honneur à la femme d’ambition qui veut changer le monde en passant par sa passion par la mode, parce que c’est par le style qu’on peut apprendre sur quelqu’un. «Peu importe notre physique ou nos origines, une femme bien dans sa peau dépasse des montagnes», dit-elle. Fait que c’est ça : des vêtements, des accessoires et des produits pour la femme en ligne, juste pour toi!
Un style en constante évolution
Attends, c’est pas la première boutique en ligne que tu vois, mais celle-là a un petit je-ne-sais-quoi. Si t’as envie d’être top tendance, mais d’avoir un style qui se démarque par son unicité, t’as trouvé! Andréanne travaille avec des marques très différentes d’ici, par exemple des marques d’Australie, dans l’objectif de faire découvrir à la femme, de lui faire oser le changement et certes de consommer différemment. Ça va rouler : c’est deux à trois styles qui te seront proposés chaque semaine dans une quantité limitée. C’est rapide mais c’est signe d’une constante évolution qui ne peut que faire plaisir à la consommatrice, puisque ce site est conçu pour être attentif à ses besoins, la gâter et grandir avec elle.
Pour l’adorable Andréanne, c’est une fierté, un projet de vie, mais c’est aussi un moyen «de faire tripper les filles, de nous donner à toutes envies d’être ce que l’on veut». Ceci dit, s’il y a de ça longtemps que le projet est supposé voir le jour, on est tellement contents que tout soit concrétisé! Rappelons qu’elle y travaille depuis six mois déjà, comme elle le dit à la blague sur son site web : «Sérieusement, on dirait que ça fait 18 mois que je suis enceinte et que je n’accoucherai jamais.»
J’en profite pour féliciter Andréanne Marquis, qui sait rendre hommage à la force de la femme, mais qui rend également honneur à la génération que nous sommes par son acharnement au travail et son désir de faire une différence. Andréanne est fière de dire qu’elle travaille dans un restaurant pour être capable de réaliser ses rêves. Par son discours inspirant, elle indique faire partie d’une fière génération d’entrepreneurs, qui travaillent fort pour se bâtir un avenir, malgré tout ce que l’on peut en dire : «Croyez-moi, cette génération, elle marquera l’histoire.» (Wow!)
Si tu n’as pas encore fait ton tour, je t’invite à le faire au www.womance.ca, parce qu’un site avec des bonnes valeurs, c’est charmant.
Photo: Facebook

Il y a un an, je traversais le parc des Laurentides les larmes aux yeux, parce que je me demandais encore avec qui j’allais vivre en appartement. Trois filles, ça je le savais, mais j’ignorais leur nom et leur mine. Avant même de les connaître, je les détestais. Hélas, je me suis vite rendue compte que j’étais une sacré égoïste au fond parce que je ne pouvais pas m’imaginer partager ma salle de bain et ma cuisine.

Une fois l’heure de lâcher la main de maman et papa, je me sentais comme une enfant qu’on laisse à la garderie, sauf qu’ils ne reviendraient pas me chercher après le boulot. T’sais quoi, j’ai eu le cœur bin gros, mais ça n’a pas été long avant que je rencontre mes premiers amours : le temps de défaire mon épicerie. J’ai découvert trois filles qui ont embarqué dans l’aventure avec moi… Et Dieu sait que l’aventure a été parsemée de bien des vagues, où l’eau était parfois bien salée. Le bouillon ne se faisait pas sentir longtemps qu’on redevenait des amies… ou plutôt des sœurs.

On s’est tout partagé… TOUT! On a mangé en famille, parce qu’on était une vraie famille. Une fois de temps en temps on s’échangeait le rôle de la mère, pis on se donnait des ordres sur le ménage. Mettons une fois par mois si on veut être honnêtes.

Il est vrai qu’on s’est chicané comme un couple, mais on s’est aimées. On s’énervait tellement… Parce que l’une laissait ses cheveux traîner dans la douche, l’autre avait un auguste caractère et, de temps en temps, il y en avait une qui vidait la tank à eau-chaude (comme on dit en bon vieux québécois) ou qui laissait son assiette trainer… Mais malgré tout, on s’endurait pis on s’aimait. On se disait les affaires en face, ça durait le temps d’une respiration ou deux (parfois trois!) et on repartait à rire.

Ensemble, on a appris à devenir des adultes, c’est-à-dire à mettre le bac de recyclage au chemin le jeudi soir (quand on n’oubliait pas!), à cuisiner et à laver les casseroles. On restait beaucoup trop longtemps devant le papier de toilette à se soucier de la qualité prix et encore beaucoup trop de temps à sentir des savons à vaisselles et des sents-bon. Ah et comment parler du yogourt… C’était beaucoup trop long à choisir, aussi long qu’aller chez Jean Coutu! Beaucoup trop, ce sont les termes que j’aime utiliser, parce que ce sont l’ensemble de ces «beaucoup trop» qui me font dire que j’ai eu beaucoup trop de fun avec mes colocs.

On a ri de l’une et de l’autre, mais c’est comme ça qu’on s’est fait du plaisir. Je ne savais peut-être pas faire des pommes de terre, mais j’ai appris par les fous rires et c’est ce qu’il y a de beau dans notre histoire d’amour parce qu’on l’a semée dans chacun de nos petits moments.

Dans deux ans, après mes études, je retraverserai le Parc des Laurentides les larmes aux yeux, parce que je vais me demander comment je vais faire pour vivre sans mes premiers amours pour le futur.

P.S. J’espère que je t’ai convaincu qu’une vie en appart à quatre filles, c’est ben ben plaisant.

Photo : WeHeartIt