Ces jours-ci, je mène à bien mes projets du quotidien, chemine tout bonnement dans la vie et me soumets à tous les questionnements que la jeunesse, l’actualité et l’arrivée des responsabilités entrainent. Pour être bref, je mentionne ici que ce n’est pas pour parler de moi que je rédige ces lignes. Seulement, depuis quelques temps, sans le vouloir et de par la télévision, les cours et l’information successive que l’on accumule, je prends connaissance d’une façon bien réelle que d’autres, comme moi, ont de vivre les bouleversements de la jeunesse. Je parle ici de rien de moins que de la radicalisation (islamique soit dit en passant) qui vit, malheureusement et de façon évidente, une forte expansion.

Islamique non pas parce qu’elle est plus terrible que tout autre forme de radicalisation, mais simplement parce qu’elle est davantage d’actualité et que, dans le cas de l’État islamique, on parle de joindre un mouvement terroriste! Ce n’est pas pour vous casser les oreilles avec de grandes pensées de société que j’écris cette façon que j’ai de voir ces évènements, mais parce qu’au point de vue émotionnel et humain, je la trouve nettement plus désolante pour toutes ces familles que bien des phénomènes que nous trouvons si tristes dans nos vies, tout simplement.

En effet, tentez d’imaginer ne serait-ce qu’une seconde un frère, une sœur, un ami ou un enfant qui, manipulé par des gens bourrés de ressources technologiques bien loin d’ici, soit victime d’un réel lavage de cerveau (c’est ce que c’est, un lavage de cerveau!). Des manipulations entrainant sur le vif de l’affaire, un élan contestataire poussant l’individu vers des pays lointains de l’Orient où seront menés des actes terroristes au nom d’une religion et des valeurs que tant de gens savent si bien utiliser contrairement à…eux. Imaginons le désastre familial et c’est en partie ce qui se passe en ce moment.

Après tout, même si cela peut parfois être difficile, appréciez les réactions que vous avez eues lors de votre crise d’ado, dites-vous que cela aurait pu être pire! Ainsi, on apprend de plus en plus les récits de familles anéanties par le départ inattendu d’un proche manipulé pour rejoindre les forces de l’EI. On annonce que pas moins de 15 jeunes Canadiens y sont déjà. C’est comme s’imaginer qu’un proche est victime d’enlèvement, d’agression ou accusé de crime, mais pas en raison d’un être sale ou stupide, mais en raison de sa propre conscience qui ne semble plus être…justement, sans vouloir dédramatiser ces actes, évidemment.

Je pense à cela et me projette dans un mauvais film de science-fiction qui aurait dû être classé «horreur» pour son effet perturbateur. Je songe à cela et ne peux qualifier l’affaire d’une quelqu’une façon parce qu’en me mettant à leur place, cela m’affecte terriblement. En pleine crise identitaire d’adolescent qui, oui je l’avoue, semble ne plus se comprendre (c’est passager…je le sais bien), je n’arrive pas à saisir comment certains en viennent à un point où ils repoussent nos bases de société et se révoltent en joignant le mouvement. Est-ce un horrible jeu? En sommes-nous indirectement les responsables? Je crois ici que dans cet univers complexe, au cœur des émotions, une explication semble simple…des gens sont abusés…abusés dans leur naïveté de jeunesse… ce n’est en fait qu’une question d’abus de conscience.

Photo : WeHeartIt

Encore une fois, sous le signe de la fête ou des fameuses «bonnes résolutions», nous entamons ce cher nouvel an. Souvent, ce temps qui marque un passage entre deux années peut signifier, pour certains, un nouveau départ et, pour d’autres, un regard vers l’avant ou encore une simple addition de chiffres. Dans mon cas, l’occasion en est une pour être à l’écoute: à l’écoute des mois passés, à l’écoute des nouveaux objectifs, mais surtout, à l’écoute de ces bombes qui ne cessent de tomber. 

En Amérique et dans tout l’Occident, c’est l’éclat des bouteilles de champagne et du coup de minuit. En Orient, une fois de plus, une fois de trop, c’est le passage à une nouvelle année de pression, de confrontations et, trop souvent, de la perte de l’espoir. Ainsi, la question se pose: «2015 se lèvera-t-elle?» Du moins, se lèvera-t-elle à la grandeur du globe?

D’abord, il ne faut surtout pas voir le tout d’une manière négative. C’est la fête après tout et la dinde n’est pas en voie d’extinction…pas encore! Bref, je tiens surtout à écrire ces lignes pour qu’ensemble nous prenions conscience. Toute l’année, des bombes sont tombées sur Gaza, des tensions ont eu lieu en Ukraine, les groupes terroristes ont fait parler d’eux et il faut seulement se rappeler que le temps des fêtes ne place pas la planète sur pause. Durant nos petits «partys» (bien agréables, en passant!) la Terre n’a pas arrêté de tourner. La preuve: les migraines matinales persistent! Parce que c’est, une fois de plus, ces enjeux mondiaux qui risquent de sonner le réveil de cette année 2015.

Cependant, on parle des gens d’ailleurs, mais ici aussi nous avons nos problèmes, évidemment! Je ne parle pas des combats du Boxing Day, mais entre autres de notre gouvernement qui, aux travailleurs comme aux étudiants, souhaite une bonne année sous le signe de l’austérité. De plus en plus, — avis aux blogueurs mode–, je prédis que les fabricants de vêtements rapetisseront ou supprimeront même les poches, puisque la population n’aura simplement plus rien à y mettre, pas même un sou. C’est ce qui arrive… malheureusement.

Bref, il était une fois la vie sur Terre… Non, mais sérieusement, voyons seulement ce que l’on peut faire, ce que l’on peut comprendre. Prenons des résolutions positives, car on peut faire changer les choses. Il suffit d’un soupçon de volonté, d’un peu de créativité, d’une vision de réalité et tout devient possible. Pensons à l’avenir!

Bonne année, les lecteurs et lectrices!

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