À la suite de son spectacle solo du 10 novembre au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi (prodigieux, soit dit en passant), j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Louis-Jean Cormier.

Votre dernier album est sorti en 2015, quels sont les projets qui s’en viennent pour vous?

Avec la France, c’est un peu difficile, je vis décalé en ce moment. L’album « Les grandes artères » vient de sortir en France et je veux le faire vivre là-bas. Il y a la possibilité d’un disque live avec mon spectacle réalisé aux Francofolies de Montréal, un spectacle Soul avec 14 musiciens. Aussi, il y va y avoir un nouveau disque avec de nouvelles chansons…Je l’ai dans ma tête, mais je ne peux pas le sortir avant fin 2017.

Et en ce moment, je suis dans un petit fond de valise « pas défaite tout le temps » pour ma tournée!

Pourquoi un spectacle solo ?

C’est arrivé par accident.  On m’a demandé souvent de faire des conférences, des spectacles bénéfice solo, etc. Et les gens me disaient qu’ils avaient accès à une partie de moi qu’on n’a pas découverte à travers mon band. Je suis dénudé,  il y a quelque chose de super touchant. Et j’ai remarqué qu’au final, ce qui marque beaucoup les gens,  c’est souvent des reprises. Comme par exemple, ce soir j’ai fait une reprise de « Ce soir l’amour est dans tes yeux », seul, moi et ma guitare…Et il y a quelque chose là, qui représente vraiment qui je suis.

Ce soir il y a eu des versions solos qui sont plus fidèles à la création originale et à mon style musical qu’à ce que j’ai pu faire en band. Les gens ont accès à qui je suis un peu plus  simplement et concrètement.

Dans votre chansons j’hais les happy ends, vous dites : « J’hais les happy ends, le bonheur, c’est sans histoire, j’hais ça quand tu m’aimes, j’ai pus aucune raison de brailler… » Pourriez-vous dire que vos malheurs vous apportent le bonheur parce qu’il vous inspire?

L’appel du malheur sert à déstabiliser, à vivre le bonheur… Le désir de donner un coup de volant pour changer ce qu’on est habitué d’avoir, déjouer le destin… La chanson dit « et si on prenait le clos », c’est pour dire changer, pour provoquer.

Mais ce n’est pas le malheur, c’est plutôt de la mélancolie…  Comme dirait Victor Hugo, la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste. Le plaisir à chanter le drame. Il y a quelque chose de thérapeutique dans la mélancolie.  En chanson, on peut se permettre le drame. C’est plus facile de créer dans le drame que de chanter « ça fait rire les oiseaux ».. La musique est un véhicule à émotions vraiment intense. Avec la mélodie, l’accompagnement sonore… On réussit à créer de belles choses.

Vous avez participer au documentaire la musique à tout prix (http://www.telequebec.tv/documentaire/la-musique-a-tout-prix/), comment les artistes peuvent-ils vivre avec tous les Streaming, Spotify, Etc.… aujourd’hui?

Ils ne peuvent pas vivre avec ça. Il faut avoir un spectacle qui se démarque étant donné la surabondance de l’offre.  On ne peut pas vivre qu’en faisant des enregistrements sonores. Et c’est difficile d’avoir des gens qui payent des billets pour aller te voir en spectacle.

C’est facile faire un disque en 2016, avec son « laptop » et un logiciel, mais vas-tu réussir à le défendre sur scène? Aujourd’hui c’est sur scène qu’on découvre le talent de quelqu’un.

Mais pour répondre à la question, il faut surtout  faire en sorte que la musique sur internet soit mieux rémunérée.

Que pensez-vous du mouvement de Free Culture au Québec ?

Le mouvement de Free culture c’est ce qui peut tuer la musique d’ici. On va se mettre à écouter que du Beyoncé ou du Taylor Swift. On doit prendre soin de nos artistes d’ici sans les aimer par compassion. Au travers tout ce qui se fait, il y a vraiment de la bonne musique ici. Quand tu pars à l’extérieur tu comprends à quel point on est épanouie et fleurissant ici. Le ratio de musique « Cheap » à l’extérieur est vraiment plus élevé, c’est ce que je trouve.

Pensez-vous que le documentaire va ouvrir les yeux aux québécois?

Je ne pense pas que le documentaire va ouvrir les yeux des québécois parce qu’il devrait durer 2-3 heures et il y avait une contrainte de temps.  Je pense que le documentaire fait une belle description de ce que c’est, mais ne donne pas beaucoup de pistes de solutions.  J’aimerais bien qu’on puisse faire une suite à ce documentaire-là et dire quoi faire dans l’ordre pour changer les choses. Comme par exemple, il faut clairement acheter un billet de spectacle, acheter de la marchandise, acheter l’album, s’abonner à un site de streaming en étant membre et être actif, engagé, afficher des playlists… Si vous aimez un artiste, servez-vous des réseaux sociaux pour en parler. Postez des trucs intéressants, plus que la photo de votre chat t’sais… Et ça, ça va aider la culture d’ici, vraiment.

On doit aussi forcer nos jeunes à écouter de la musique d’ici, leur dire qu’en écoutant mon disque sur Youtube, ça ne me donne pas vraiment d’argent… Pratiquement rien… C’est comme un peu pirater un livre, prendre une photo d’une toile et l’agrandir pour la mettre sur son mur…

Vos conseils pour un artiste qui veut percer aujourd’hui?

Tu dois être conscient que tu ne peux plus juste faire de la musique. Tu dois créer du contenu. Tu dois être distingué en entrevue … Être un artiste qui a quelque chose à dire.  

En janvier 2017, ne manquez pas « Microphone », une émission animée par Louis-Jean Cormier, où des artistes québécois se réunissent pour réarranger leurs plus grands succès ensemble et les présentent ensuite dans une ambiance intime devant public. Un concept d’émission qui risque d’être très intéressant!

source photo : google.com

Oui, vous avez bien lu. Comme la plupart des gens, vous  devez être confus et surpris qu’une jeune femme de 19 ans vous annonce qu’elle ne rêve pas de donner la vie.

Je sais depuis que je suis toute petite que les enfants ne m’attirent pas particulièrement. J’ai gardé, j’ai fait plusieurs activités en lien avec les plus petits, mais c’est difficile à expliquer… Je ne trouve pas le souhait d’avoir un ou une mini-moi.

Lorsque j’en parle, j’ai droit à des réactions du genre: « Tu es bien trop jeune pour prendre cette décision-là. », « Quand ce sont tes enfants, ce n’est pas pareil! », « C’est égoïste de ne pas vouloir donner la vie. »

Égoïste? Au contraire, ça fait longtemps que j’y réfléchi. Je me demande si on DOIT avoir des enfants pour faire plaisir et faire comme tout le monde.  Je ne pense pas être trop jeune pour y penser non plus. Il a quand même fallu qu’à 16 ans je choisisse ce que je voulais faire dans la vie. C’est une aussi grosse décision…

J’ai d’autres priorités présentement. J’en ai marre de voir des gens déclarer qu’ils ont hâte d’être à la retraite pour enfin « vivre » leur vie. Une fois retraités, ils auront travaillé plus de 40 ans. 40 ans avec une routine. Ça peut paraître égoïste, mais moi, j’ai envie de vivre et ce, avant 40 ans de travail acharné. J’ai envie de profiter de chaque jour de ma vie. Je veux poursuivre mes rêves les plus fous, visiter les plus beaux endroits.  Et surtout, je ne veux pas être une mère absente. Je suis une passionnée, une fille qui se donne à fond dans tous ses projets.

Combien de fois avez-vous entendu quelqu’un dire : « Je rêvais de ça quand j’étais petit, mais j’ai eu des enfants et j’ai dû abandonner » ?

Je ne veux pas être ce genre de personne.

Pourquoi faut-il, encore en 2016, avoir absolument des enfants, construire une famille? C’est le seul moyen d’être heureux, c’est ce que vous  me dites? Pourquoi juger quand une femme dit que les enfants ne l’intéressent pas particulièrement ?

Je ne me considère pas comme égoïste. Ce que je trouve égoïste, ce sont les parents qui n’offrent pas une bonne qualité de vie à leurs enfants, ou encore, des parents qui sont absents.

Finalement, ne vous en faites pas, je ne serai pas une femme à chats. Quoique…

PS: À tous ceux qui ont des enfants ou souhaitent en avoir, je vous respecte et je vous admire particulièrement.

Photo: theluxuryspot.com

Cet hiver qui vient de se terminer a été l’un des plus froids que j’ai vécus. Vous aurez compris que je ne parle pas vraiment de température…

Depuis que je vois le soleil se coucher plus tard et que je peux enfin sortir de l’école sans qu’il fasse noir, on dirait que dans ma tête aussi, c’est un peu moins noir, de jour en jour.

J’ai perdu des gens que j’aimais, mais j’ai réalisé qu’ils ne sont jamais bien loin, malgré la distance. J’ai perdu d’autres personnes dont je ne m’ennuie pas tellement et j’ai alors réalisé qu’ils m’apportaient plus de mal que de bien. J’ai décidé d’être heureuse. Je ne veux plus me soucier de la vie et des malheurs. Je veux apprendre, devenir plus forte qu’auparavant et apprécier tous les plaisirs, en arrêtant de ma casser la tête pour des bêtises.

Je suis prête à saisir toutes les chances qui s’offriront à moi et je pars avec l’idée que rien n’arrive pour rien. Cette phrase que tout le monde en a assez d’entendre, mais qui représente énormément pour moi. Dorénavant, je me sens comme sur un bateau qu’on nomme la vie et je me laisse pousser par les vagues. Sur quelle île j’atterrirai? Aucune idée, mais je suis certaine que ce sera un petit paradis, mon petit paradis à moi.

Bref, bye bye à ce lourd hiver, je te remercie pour les leçons, bonjour printemps, ça fait si longtemps que je t’attends…

Photo : Tumblr

Un appart’ d’étudiants, c’est avoir 3 poubelles pour les trois appartements de ton bloc et que les trois débordent complètement. Tellement que certains sacs de poubelle se retrouvent par terre…

C’est quand tu n’as pas d’attache à sac et que tu prends du tape gris à la place (fait vécu). Ou encore, que tu n’as pas de pain hot-dog et que tu prends du pain à sandwich.

C’est quand tu t’es chicané avec un/une de tes colocs et que tu ne peux pas vraiment l’éviter. Tu décides soit de t’enfermer dans ta chambre ou de rester à l’école le plus longtemps possible… Si t’es comme moi et que tu as une grosse tête de cochon, tu risques de rester enfermé longtemps.

C’est quand une (je dis une, parce que c’est un truc de filles) de tes colocs a de la peine et que tu l’invites dans ta chambre pour l’écouter parler de ses problèmes et que tu lui dis à quel point tu l’aimes et que t’hais ça la voir pleurer. Vous finissez la plupart du temps à pleurer toutes les deux, en mangeant du chocolat dans une doudou, à regarder un bon film.

C’est quand tu entends des gens marcher au dessus de ta tête tout le temps.

C’est quand il y a un party et que tu ne feels pas pour y aller, mais que tout le monde dans l’appart’ est vraiment crinqué et te convainc de venir. Tu finis saoul, tu te réveilles le lendemain et tu te dis : «Anyway, ce cours-là est pas si important» et tu te recouches.

C’est quand tu n’as pas besoin d’attendre à vendredi pour prendre une coupe de vin… ou deux… ou sept…

C’est quand vous organisez un party chez vous en disant «pas trop de monde» et que vous finissez à être 30 dans votre petit 4 et demi.

Dans le fond, un appart’ d’étudiants, c’est où on apprend à vivre avec des inconnus qui deviennent les personnes les plus importantes de votre vie. Des colocs, oui, mais surtout, des amis qu’on échangerait pour rien au monde.

Ils t’ont vu à ton meilleur, comme à ton pire et décident quand même de signer leur nom sur le prochain bail.

Un appart’ d’étudiants, c’est des souvenirs grandioses. Je peux te le dire.

Tout commence par soi. Si je ne m’aime pas, qui le fera? Et même si tu me détestes, jamais tu ne réussiras à me détester autant que moi, je m’aime.

Je veux m’aimer démaquillée, nue, devant mon miroir.

Je veux m’aimer le jour et la nuit.

Je veux m’aimer le matin en robe de chambre les cheveux en batailles.

Je veux m’aimer dans ma robe préférée comme dans mon vieux pyjama qui laisse à desirer.

Je veux m’aimer dans mes élans de colère et quand mon coeur bat à la chamade.

Je veux m’aimer lorsque je suis fière et quand je suis découragée.

Je veux m’aimer quand j’ose quelque chose de nouveau.

Je veux m’aimer quand je regrette, ça aura été une leçon.

Je veux m’aimer le sourire aux lèvres et le visage trempée de larmes.

Je veux m’aimer quand je prends du poids et quand j’en perds.

Je veux m’aimer plus que jamais.

Je veux reconnaitre mes défaults, mais particulièrement mes qualités.

Je veux m’aimer comme personne ne m’a jamais aimé.

Tout commence par soi. Si je ne m’aime pas, qui le fera? Et même si tu me détestes, jamais tu ne réussiras à me détester autant que moi, je m’aime.

Il est temps de vivre et d’apprécier les bonheurs de la vie. Allez, portons un toast à nous, en tant que personne, et crions : “HEY! ‘GONNA LOVE MYSELF! NO, I DON’T NEED ANYBODY ELSE!”

Photo : Tumblr.com

 

Au secondaire, j’ai été victime d’un trouble alimentaire. Le pire dans tout ça, c’est que toi aussi, peut-être. Selon des statistiques québécoises, près de 3% des filles entre 15 et 25 ans souffrent de troubles alimentaires.

Sauter des repas, m’entraîner comme une folle: voilà ce que je faisais. J’avais peur du nombre qui apparaissait sur la balance. J’ai perdu le contrôle assez rapidement et mon poids est devenu ma préoccupation principale. Je voulais être comme les filles qu’on voit sur Instagram. Avoir un ventre plat comme celui des mannequins de Victoria’s Secret.

En secondaire 5, j’ai obtenu un emploi dans un gym qui me permettait de m’entraîner sur les heures de travail. Ma mère m’apportait mon souper vers 17h et la plupart du temps, je ne le mangeais pas. Je picossais 2 bouchées et je jetais le reste. Je passais la soirée à m’entraîner. Quand je rentrais du travail, je mangeais une tranche de pain, car je mourrais de faim. Ensuite, j’allais dormir.

C’était devenu plus fort que moi: mon obsession de devenir toujours plus mince prenait toute la place dans mon esprit. Je ne voulais plus me nourrir correctement. Je préférais crever de faim plutôt que de manger des calories. Parce que oui, pour moi la nourriture n’était plus l’un des petits plaisirs de la vie, mais plutôt un nombre qui me pourrissait l’existence.

Je suis devenue faible, mais je devenais «toujours plus belle». Strong is the new beautiful, que je me disais sans cesse.

Je voulais des abdos. Je perdais du poids à une vitesse sensationnelle et j’adorais ça. Je mesurais 5 pieds et pesais 102 lbs.

Je ne dis pas que j’étais squelettique, mais si j’avais continué dans cette direction, ce serait arrivé, car je n’étais jamais assez petite. Je voulais plus, toujours plus. Mon bal arrivait et je voulais à tout prix entrer dans ma robe. Vous ne saurez jamais à quel point j’avais peur de la période des fêtes. Peur de ruiner tous mes efforts et de reprendre tout ce que j’avais perdu. Peur de tomber dans le chocolat et la tourtière et de devoir recommencer à 0, de redevenir «laide et grosse».

J’ai réalisé mon problème lorsque j’ai été à l’hôpital. Mes maux de cœurs étaient devenus de plus en plus fréquents, mais surtout, ma baisse d’énergie contrôlait ma vie. Je ne trouvais même plus le boost nécessaire pour aller à l’école. Ma mère m’a forcée à aller consulter. Mes parents ont remarqué ma baisse de poids flagrante et ma mère a compris ce qui m’arrivait.

Au début, ça été difficile de vouloir recommencer à m’alimenter normalement. Étant donné que mon estomac était habitué à manger peu, il ne trouvait pas la place pour toute cette nourriture, alors je vomissais. Encore aujourd’hui, il m’arrive d’être tentée de recommencer.  J’ai arrêté de m’entraîner à tous les jours, je me donne le droit de manger des sucreries et j’ai arrêté de passer mes journées à contempler des images de corps photoshoppées.

Ce message n’est pas pour m’apitoyer sur mon sort, mais bien pour aider quelqu’un qui pourrait être dans le même tourbillon que j’ai vécu.  Sache que tu n’es pas seule. Sache que tu peux t’en sortir. Ce sera peut-être difficile, mais je te promets que tu te sentiras mieux après.

Et sache surtout, que tu es magnifique peu importe ce que tu penses.

Photo : Tumblr.com

L’hiver est bien installé et il commence à faire froid. L’idée d’avoir quelqu’un avec qui partager tes couvertures ne cesse de te hanter. Tu serais même prête à ce que ce soit quelqu’un qui ne t’aime pas vraiment. Quelqu’un qui te voudrait probablement que pour ton corps.

 Mais toi, tu t’en fous, parce que tout ce que tu veux, c’est réchauffer ton cœur en manque d’amour. Tu te dis que l’amour est le « plaster » de tes bobos et que tu as BESOIN d’affection de la part d’un homme.

Besoin que quelqu’un te dise que tu es belle et intelligente. Seulement parce que dernièrement tu vis une période difficile et que selon toi, la présence d’amour comblerait tous tes désirs. Tu n’as pas d’estime de toi même, alors tu penses que si quelqu’un te dit de belles choses, tu commenceras à y croire à un moment donné. Et ce, même si les poèmes qu’il te dira ne seront que des paroles en l’air afin d’obtenir le droit de t’enlever tes vêtements. De l’affection en échange de sexe, n’est-ce pas un bon compromis?

Les gens seront au courant que vous vous voyez, mais jamais rien ne sera officiel. « Quand est-ce que tu seras sa blonde? » te demanderont-ils, « Probablement jamais. », leur répondras-tu.

Malheureusement, tu risques fort probablement de développer des sentiments pour lui. Tu vas t’attacher à la façon dont il te dévore des yeux, qu’il te prend dans ses bras, qu’il te chuchote des mots doux à l’oreille, qu’il te fait sentir comme si tu en valais la peine et tu n’auras aucune chance de t’en sortir.

Qui pleurera à la fin? C’est toi ma chérie. C’est toi. Et qui aura de nouveau le cœur froid comme un glaçon? C’est toi ma chérie. C’est toi.

Mais de toute façon, comme le dirait John Owen : « Plus l’amour est nu, moins il a froid. »

Photo : WeHeartIt

Grâce à Tout le monde en parle, j’ai entendu parler du documentaire «L’amour au temps du numérique». Piquée par ma curiosité, je l’ai regardé. J’ai tout simplement été dégoutée et outrée.

Ce documentaire, réalisé par Sophie Lambert et présenté sur Télé-Québec, traite de la «réalité» des relations amoureuses d’aujourd’hui avec l’apparition des réseaux sociaux. Tout au long du documentaire, Sophie suit six jeunes adultes de 19 à 24 ans sur une période d’environs 1 an.

1- Karine

Elle a 19 ans et ne croit pas en l’exclusivité amoureuse. Elle a un chum, ils vivent dans une relation ouverte et pense que cela est plus sain pour leur couple.

«Pourquoi j’y dirais pas vas y, vis-le, pis là tu vas revenir pis tu vas être bien, pis tu vas être content. À place de dire :  »Là, je suis emprisonnée parce que ma blonde veut pas que j’aille coucher avec d’autres filles ».»

Finalement, elle se sépare de son chum parce qu’elle a couché avec un autre et qu’il est jaloux. Ah et, lui aussi a couché avec une autre. Bref…

2- Stevo

24 ans, homosexuel, cherche l’amour désespérément sur tous les réseaux sociaux. À un moment donné, j’ai bien ri, car on peut le voir chercher quelqu’un sur un site de rencontre afin de prendre un café et jaser. Ce qui m’a fait rire, c’est le fait que Stevo utilise comme avatar une photo de son corps, en sous-vêtements (depuis quand on montre son corps pour prendre un café?). Personne ne veut y aller. Les gars avec qui il parle ne veulent pas de café, mais bien un one night.

3- Stef

Sans vouloir être péjorative, il est le douchebag classique qui va au gym et au salon de bronzage. Vous savez, quand on dit «fuck boy»? Et bien lui, c’est ça. Ça «pogne», parait-il. Misant tout sur son apparence, il prend bien soin de lui et moins bien de ses femmes.

«Elles (les filles) aiment mon côté un peu qui s’en «câlissent» de tout, je vis ma vie comme ça me tente, personne qui va me dire quoi faire, je pense que ça, c’est sûr que ça l’attire un peu les filles.»

«Je vois ça comme un jeu un peu, premier qui s’attache a perdu.»

Quelle belle philosophie!

4- Sandrine

Barbie Sandrine, 21 ans, utilise son image pour promouvoir des entreprises. Elle met beaucoup de photos d’elle sur les réseaux sociaux pour faire de la publicité. Payée à être belle.

Lorsqu’elle a une date avec un gars et qu’il ne se pointe pas, elle n’est pas contente.

«Ça se fait pas. J’imagine juste mon père quand il a rencontré ma mère s’il l’avait comme «cancelée» à leur premier rendez-vous, pas sûr que je serais là aujourd’hui.»

Ce qui est assez cocasse, c’est qu’elle, de son côté, fréquente plusieurs gars en même temps. Ah! Ça, ça se fait?

5- Gabrielle

21 ans également et 108 gars à son actif, elle a noté tous leurs noms dans un calepin (au cas où elle attraperait des bibittes ou tomberait enceinte!) Hé oui, elle est tombée enceinte. Elle finit par retrouver le père et ils se mettent en couple, mais elle le trompe. Chut! Elle le dit dans le documentaire, mais il ne le sait pas encore!

6- Timothé

Jeune roux romantique de 19 ans qui ne «pogne» pas. Son histoire à lui n’est vraiment pas intéressante : il a une fuckfriend bisexuelle toujours amoureuse de son ex pour qui il tombe en amour, déménage avec elle, mais elle ne veut rien de sérieux. Il doit donc cacher ses sentiments.

Je comprends que le but du documentaire est de choquer les gens et de montrer une «réalité» frappante, mais ce n’est pas du tout la réalité de tous les jeunes.

J’aurais aimé voir une fille ou un garçon avoir une relation stable. Des personnes qui s’aiment. J’aurais aimé voir quelqu’un qui n’a pas rencontré son partenaire grâce aux réseaux sociaux. On dirait que ce qui est montré dans le documentaire, c’est que l’amour n’existe plus, quand, au contraire, il peut être au coin de la rue. Malheureusement, on est parfois trop occupé à avoir le nez dans notre cellulaire à liker des visages d’inconnus.

Ah pis… j’aurais surtout aimé voir quelqu’un qui n’a pas attrapé la chlamydia (ILS L’ONT TOUS EUE, TOUS).

À tous les parents qui ont écouté ce documentaire et qui sont répugnés par notre nouvelle génération, n’ayez crainte, nous ne sommes pas tous comme ça!

Photo : Screenshot du documentaire

Étant donné que ma mère est coiffeuse depuis 29 ans, je vous ai concocté, grâce à son aide, un article qui donne 10 conseils pour l’entretien en général de vos cheveux.

1. Pointes fourchues

Si vous avez les pointes fourchues, vous pouvez mettre de l’huile capillaire dans votre shampooing (ex : Huile d’Argan), vous faire un masque réparateur (ex : Sébastien) avec un shampooing à base de kératine (ex : Sébastien). Tout de même, se faire couper la pointe tous les trois mois reste l’idéal afin de garder vos cheveux en santé.

2. Température des fers

Il ne faut pas mettre son fer à 400 degrés, malgré le fait qu’il puisse se rendre à une telle chaleur, car ce n’est vraiment pas bon pour les cheveux. La chaleur conseillée est de 250 degrés.

3. Produits de pharmacie

À la pharmacie, les shampooings/revitalisants/masques peuvent être de bons produits. Un seul conseil : il faut regarder les ingrédients. Pour ce qui est des teintures, les produits peuvent être utilisés, mais il demeure recommandé d’être en compagnie d’un professionnel lors de l’application. La formation des coiffeurs ne sert pas à rien.

4. Shampooing bleu

Pour celles qui sont blondes, blanches ou grises, il est recommandé d’utiliser un shampooing bleu. Vous pouvez le laisser 5 minutes dans vos cheveux avant de rincer lors de la douche. Cela servira à couper la couleur jaune, mais ATTENTION, si le cheveu est déshydraté, vous risquez d’avoir un peu de reflets violets dans vos cheveux. Après 3 lavages, cela disparaitra.

5. Couleur de la teinture

Pour garder sa couleur de teinture, il faut toujours prendre un shampooing hydratant et à base de kératine, parce que cela empêche d’ouvrir les écailles du cheveu et fait mieux glisser la couleur. Voilà pourquoi l’importance du choix d’un shampooing est primordiale ainsi que l’application d’un masque.

6. Repousse des cheveux

Il faut toujours être régulière et aller chez le coiffeur 3 semaines après une décoloration. La repousse devient difficile à colorer après un mois d’attente, car, plus la repousse est longue, plus il sera difficile pour la coiffeuse de couper les teintes de jaune indésirable dans le blond.

7. Piscine et décoloration

Celles qui font de la natation et qui ont une décoloration doivent toujours prendre soin de bien hydrater leurs cheveux, car avec les visites dans le chlore chimique, votre blond peut devenir vert. Il ne faut pas paniquer si cela arrive, le coiffeur peut toujours remédier à la situation, mais il ne faut pas le faire seule.

8. Décoloration pour les couleurs foncées

Si vous avez l’idée de vous décolorer et que vous êtes rousses, brunes foncées ou noires, soyez patientes! Cela prendra au moins 5 à 6 visites chez le coiffeur pour obtenir le blond souhaité. Il faut aussi être consciente que le coiffeur devra couper vos cheveux s’ils sont déshydratés et/ou fourchus.

9. Autres

– L’ingrédient «poussière de diamant» aide la brillance de vos cheveux.

– Il faut toujours démêler les cheveux à partir de la pointe et crêper ceux-ci à partir de la racine.

– Si vous êtes intéressés à avoir des produits naturels, les produits Bain De Terre sont recommandés.

10. Produits chouchous

Les produits de marque Sébastien, Biolage et Rusk sont recommandés. Aussi, le vaporisateur Thermo Protecteur (qui sert à protéger les cheveux avant la chaleur d’un fer) est l’un des meilleurs vaporisateurs, et ce, a un prix abordable! Finalement, une brosse en poils de sanglier est conseillée pour faire briller les cheveux et parvenir à moins les casser.

Photo : Tumblr