Pendant ma semaine de mi-session, j’ai essayé de comprendre les rouages de la danse contemporaine. La fille aussi flexible qu’un manche à balai et qui pensait que «contemporaine» constituait simplement une section hors de prix chez Simons, s’est donné la swing pour aller explorer ce qu’elle ne connaissait pas du tout. J’ai fait mon baptême au spectacle de Memory Palace, organisé par Tangente, le laboratoire de mouvements contemporains de Montréal. Tant pis, tango.

Je me rends à la Fonderie Darling le samedi du spectacle sans encore saisir ce que représente vraiment la danse contemporaine. La chorégraphe de Memory Palace, Dorian Nuskind-Oder, me donne alors sa propre définition de cet art : «un champ d’expérimentation qui implique la danse dans toutes ses formes (ballet, postmodernité, folklore) et qui constitue une recherche sur la façon de partager une chorégraphie avec le public».

Ce style ne s’inscrit donc pas seulement dans la danse qui évolue en ce moment, à notre époque : elle englobe aussi une vision unique et très personnelle des mouvements, du corps et du lien avec les spectateurs. Ouin. Ça reste un peu flou.

Le directeur général de Tangente, Stéphane Labbé, m’a confié lors d’une entrevue téléphonique qu’il existe encore beaucoup de préjugés à l’égard de ce type d’interprétation artistique et que certains pensent que c’est «incompréhensible, voir même  inaccessible».

La chorégraphe de Memory Palace, Dorian Nuskind-Oder, croit quant à elle que tout le monde est en mesure d’y trouver son compte : «Il y a des films que les gens ne comprennent pas, comme il y a des danses qu’ils ne comprennent pas. Ça reste qu’il y a beaucoup de danses accessibles, on a tous un corps, une vie sensorielle, je pense qu’avec une certaine ouverture à l’expérience on peut trouver une façon de connecter avec ce style».

Ma vie sensorielle et moi nous sommes dirigées vers la salle, qui constituait un immense hangar très éclairé, mais peu meublé. Le minimalisme par excellence : des tabourets pour les spectateurs, deux bancs pour les danseurs.

Et là, je me permets de réitérer le fait que je ne connais rien en danse, que j’en ai fait quand j’avais six ans et que j’ai accroché mes chaussons depuis. Je replongeais maintenant dans le bain avec un spectacle spécial, unique et expérimental. Je. N’étais. Pas. Prête.

Je ne vous dirai pas si le numéro était bon ou mauvais. Je ne vous énumérai pas les erreurs de mouvement ou d’alignement des danseurs, simplement parce que je n’y connais rien.

Ce que je peux vous avouer de mon expérience de Memory Palace, c’est que c’était captivant. Trois danseurs ont su retenir mon attention, malgré l’absence de musique et d’éléments de décor. J’ai remarqué la capacité des danseurs à transmettre des émotions et à user de leur respiration, de leur voix et de leur corps pour combler le vide musical. J’ai aimé qu’ils me demandent de fermer les yeux un moment dans la représentation pour tenter quelque chose de nouveau. En fait, j’ai trouvé ma propre définition de ce représente la danse contemporaine grâce à Memory Palace.

Je ne vous cacherai pas que j’aurais préféré maîtriser un peu les composantes de la danse contemporaine pour apprécier l’ensemble de la représentation, car il y avait des moments où je ne comprenais pas entièrement ce qui se passait et pour une fille orgueilleuse comme moi, ce n’est pas facile… La complexité des mouvements m’échappait parfois. Oupsi.

Bref, mon baptême s’est concrétisé. Je suis entrée dans un univers qui m’était complètement étranger, mais j’ai apprécié la pièce qui s’offrait à moi. Si je le peux, tu le peux!

Je te laisse le site de Tangente juste ici (http://tangente.qc.ca/), parce que leur riche programmation de spectacles pour 2016 te donnera probablement le goût de te lancer dans l’expérimentation à ton tour.

N’oublie pas d’amener ta vie sensorielle, c’est important!

Source image : Wikipedia

Parfois, je repense à ceux et celles qui ont jadis croisé mon chemin, ces personnes qui ont fait de moi qui je suis maintenant, mais qui ne sont plus là pour le constater. Ceux dont le temps s’est chargé d’estomper peu à peu, ou ceux qui ont changé de direction brusquement. Peu importe la façon dont leurs trajets ont dévié du mien, aujourd’hui, je tiens à leur dire merci.

Merci, parce que je n’ai pas emprunté la route la plus facile. Des virages rough, des culs-de-sac et des moments de stress, il y en a eu. Vous m’avez guidée quand plus rien n’allait, quand je ne voyais plus le nord et que j’avançais tout droit dans une tempête. Merci.

Merci aussi de votre présence. Lorsque vous vous êtes taillé une place dans le siège arrière de ma vie, vous m’avez enseigné tant de choses, avec votre histoire, vos qualités et vos défauts. Vous m’avez confronté à d’autres réalités, à différents paysages et vous avez certainement fait de moi une meilleure personne. Merci.

Merci pour les souvenirs. J’ai la valise pleine de beaux moments où on riait à en pleurer, de soirées inoubliables et de conversations des plus banales aux plus sérieuses. Je me rappelle de mon cœur qui battait à 100 km à l’heure quand on se retrouvait après deux jours d’absence, et comment nous ne freinions devant rien quand nous étions réunis. Merci.

Désormais, j’ai d’autres amis qui m’accompagnent dans mes aventures. Vous avez pris des voies parallèles et c’est ben correct. Il m’arrive de repenser à vous avec un petit sourire en coin et de revoir vos traits dans mon rétroviseur. Vous êtes peut-être rendus bien loin de moi, mais je ne vous oublie pas. Je m’empare du volant sans vous, mais je vous souhaite tout de même le meilleur des voyages.

Photo : Weheartit

Prendre son pouls, alors que mon cœur battait déjà au rythme de la musique. Écouter la voix du chanteur, mais l’entendre réagir. Regarder le spectacle, mais l’observer, elle. Celle à la base de l’industrie musicale, celle qui aime et achète, celle qui se captive et se déplace. J’ai assisté au concert de Vance Joy au Métropolis, le samedi 30 janvier, mais c’est la foule qui m’a donné le show.

Elle se tenait là bien avant que le spectacle ne s’orchestre. Elle était arrivée deux heures d’avance pour s’assurer une proximité optimale avec son idole. Elle arborait tantôt des pancartes, tantôt des chandails à l’effigie du chanteur australien, mais elle esquissait toujours un sourire.

Parfois en couple, sur son trente-et-un (phénomène de la date parfaite oblige), parfois avec ses amis, mais toujours bien mise, prête pour de futurs snapchat.

Elle a d’abord été ravie de la performance de la première partie, Reuben & the Dark. Elle qui applaudissait dès les premiers accords du groupe s’est laissée bercer par la chanson Rolling Stone.

Puis, elle éleva les pancartes brusquement. Elle s’anima rapidement, produisant de plus en plus de chaleur : l’arrivée de Vance Joy et de ses musiciens s’imposa comme une véritable décharge électrique. Mess is mine, fut le coup d’envoi : sur ses lèvres, je lisais les paroles, et dans ses yeux, devinais son bonheur.

Elle avait les mains jointes sur le cœur lors du couplet de From Afar. Cette douce mélodie l’a même permis d’embrasser son être cher ou de serrer fort ses amis…

Lorsque Vance Joy a troqué sa guitare pour son ukulélé, laissant présager la représentation du single Riptide, elle a crié. Elle a chanté en chœur le refrain lorsque le chanteur lui a brandi le micro.

Mon regard ne l’a pas lâchée, parce qu’elle était belle. Elle était pleine de vie et d’amour, elle se livrait corps et âme à un artiste qui le mérite entièrement et elle se faisait entendre d’une façon si chaleureuse. Elle m’a fait prendre conscience du pouvoir rassembleur de la musique et de ses bienfaits. La foule m’a conquise, samedi dernier. Et j’attends avec impatience notre prochain rendez-vous.

Photo : Laurie Trottier

Le congé des fêtes est un long congé, on va se le dire. Un congé où on alterne tous un peu entre donner et recevoir, ce qui inclut recevoir les becs juteux de matante Janine et donner des petits regards charmeurs à ton cousin qui est rendu pas mal cute.

C’est une période où on se fait plaisir, mais durant laquelle on a également le goût de faire plaisir aux autres. Et au lieu de procéder à un huitième échange de cadeaux, je te propose quelques organismes où tu pourras réellement donner au suivant.

C’est matante Janine qui va être fière, parce que ces expériences ont vraiment le potentiel de te faire grandir!

Heureusement pour toi, il existe des centaines d’organismes à travers le Québec qui cherchent des bénévoles après la période des fêtes où tu pourras faire ta B.A. de la journée. Le site suivant t’affiche une tonne d’offres qui sont toutes classées par région.

Voici quelques idées rapides :

  1. Visite d’un centre pour personnes âgées

On n’y pense pas toujours, mais rendre visite à une personne âgée est une action bien simple et oh! combien bénéfique. Il te suffit d’appeler et de parler à la responsable des loisirs ou bien directement à la direction pour offrir tes services. Petit conseil : traîne un jeu de cartes avec toi, c’est une excellente façon de casser la glace et de papoter tout en s’amusant.

  1. Promener des chiens de la SPA

J’ai plusieurs amis qui ont osé et qui ont clairement apprécié leur expérience avec des chiens de la SPA qui attendent d’être adoptés. C’est si simple! Tu te présentes à l’accueil, tu prêtes une carte d’identité et tu repars avec un beau petit chien parfait pour ta nouvelle photo hivernale d’instagram. #bénévolat #bonnepersonne #dogs4life

  1. Bénévolat au Centre des femmes de ta région

N’hésite pas, le Centre des femmes a toujours besoin de bénévoles pour rendre toutes sortes de services afin d’améliorer la condition de vie des femmes dans le besoin. Animation d’activités, accompagnement à la cour, dépannage vestimentaire, distribution de nourriture, tu vas trouver ce qui te convient rapidement et tu feras des rencontres tellement intéressantes!

Une dernière suggestion… Fais le tour de ton entourage! Offre ton aide, ouvre les yeux et tu vas être sur un petit nuage après. Tu peux même faire du bénévolat en famille ou entre amis. Pas game d’inviter ton cousin. Ou tante Janine…

Photo : «I’ll help you down» par Kristina Alexanderson sur Flickr.com