Selon les statistiques québécoises, 3% des filles âgées de 15 à 25 ans souffrent de troubles alimentaires. Chaque année, on dénombre environ 100 décès au Canada, reliés aux conséquences des troubles alimentaires.

Pour moi, ça l’a pas duré longtemps, mais c’était là. J’ai commencé à surveiller mon alimentation, j’utilisais des applications pour compter les calories que j’ingurgitais, pour compter mon nombre de pas fait par jour et les calories que j’avais perdu.  Quand ça n’a plus été suffisant, j’ai pensé à mettre deux doigts dans le fond de ma gorge. Pis en plus, je prenais des médicaments qui me coupaient l’appétit, c’est tu pas beau ça !? J’enflais quand je mangeais et surtout, je n’avais aucun contrôle. Je haïssais mon corps. J’ai toujours été un peu excessive dans tout. Je donne mon 100%. Ben c’est pareil avec la bouffe.

Je mangeais, mangeais, mangeais, pis des fois, jusqu’à me rendre malade toute seule. Mais bon, être malade, c’est pas si pire, au moins t’engraisse pas tant. J’ai jamais eu la phobie de manger, j’ai jamais sauté un repas, j’aime ben trop la nourriture pour ça. Mais rendu là, manger à en être malade, tu ressens un genre de détresse psychologique, pis j’ai comblé cette détresse là en continuant de manger. Ça l’a pas duré longtemps, parce que j’ai été capable de me rendre compte à quel point c’était malsain, pis à quel point ça me causait du tort. J’ai également eu la chance d’avoir des amies qui m’ont écouté et aidé là-dedans, des profs au Cégep pis un travailleur social qui m’ont montré que dans l’fond, je vaux plus la peine que ça. Depuis qu’on est jeunes on nous pèse sur des balances devant les autres élèves à l’école.

En 3e année on me traitait déjà de grosse, pis j’men va te dire que c’était vraiment pas si pire que ça. Et puis y’a cette fois-là, secondaire 1, une fille m’a dit que j’allais écraser (genre tuer) mon chum en m’assoyant sur lui. Les gens autour de nous ne se rendent pas compte qu’une phrase peut tout changer. On dit aux filles de s’aimer, mais aimez-vous en bas de 130 lbs s’il vous plait, parce que si vous pesez plus, regardez tout ce qu’on a à vous offrir pour que vous soyez ‘’Belle et Mince’’. On dit au gars de prendre d’la masse, parce que la masse, c’est tu assez viril ! Regarde-moi les tonnes de produits et service que tu peux te procurer pour avoir la shape à The Rock…

Aujourd’hui moi je te dis, aime-toi. Aimes-toi assez pour te choisir. Choisir la santé, autant mentale que physique. Je t’encourage, toi la personne que tu es, à t’ouvrir et à aller chercher l’aide dont tu as de besoin. Aide-toi avant le point de non-retour.

Ressources disponible :

La maison L’Éclaircie 

http://www.maisoneclaircie.qc.ca/

Téléphone : 418 650-1076

Sans frais : 1-866-900-1076

[email protected]

Anorexie et Boulimie Québec

https://anebquebec.com/

Téléphone : 514 630-0907

Sans frais : 514 630-0599

[email protected]

 

La bouteille se repose doucement sur le bureau. J’ai de la misère à décrocher ma main de sur l’étiquette de vin bon marché. Un goût un peu trop acide, un genre de vinaigre qui tord juste assez les tripes. Ça doit faire au moins trois jours que j’ai pas souri.
J’ai vu des gens, je suis sorti de chez moi, ma bouche a fait des grimaces vers le haut, mais j’ai pas vraiment souri à personne. Fallait sortir, fallait lâcher ma bouteille de vin dégueulasse et aller boire de la bière dégueulasse dans un bar, entouré de gens, grimacer. Aujourd’hui je suis pas sorti de ma chambre, sauf pour aller pisser quelques fois.
Je regarde ma bouteille, assise à côté de mon ordi. J’ai perdu une petite poignée de change pour l’acheter à l’épicerie hier matin. Je lui souris pas à elle non plus. Le soleil commence à se coucher dehors, y’a des belles teintes orangées sur les feuilles, je vois tout ça au travers des portes vitrées. Je me demande ça goûte quoi dehors. Je veux dire, l’air. Il goûte comment l’air dehors, aujourd’hui? J’essaie d’imaginer, mais je réussis pas vraiment. C’est normal.
La bouteille remonte vers ma bouche, je suce quelques gorgées. Il est vraiment dégueulasse, ce vin… C’est parfait. Être seul à rien faire durant des heures. Ça fait du bien. Je suis un petit souffle inoffensif, peut-être inexistant… QUI SAIT? J’aime bien prendre la chance de pas exister. Après, quand on me dit que oui, je suis un peu soulagé.

Mais hier je suis allé au bar. Une place qui s’appelle Frog & Bull, sur Cours d’Alsace-et-Lorraine. Beaucoup de gens, mais j’étais toujours pas certain d’être un petit souffle. Je pouvais pas être certain de toujours souffler contre le vent. Je pouvais même plus le sentir. Le vent. Il est passé où??? TABARNAK SORTEZ-MOI D’ICITTE!!!
Moi et des gens, on est sortis du Frog & Bull et on est allés s’asseoir dehors sur des marches de pierres. J’ai demandé une cigarette à Emma, elle me l’a roulée, j’ai dit merci. Je me suis mis à la fumer, j’ai senti l’effet dans tout mon corps. Je suis pas un fumeur. Je regardais presque tout le temps en l’air, pour voir la fumée qui sortait de ma bouche. C’est bon, y’avait un petit souffle.
Et là mon téléphone s’est mis à vibrer sur ma cuisse. J’ai répondu, toujours assis sur la pierre froide. «Allo…
– Salut mon poussin!
– Ah, salut maman. Tu vas bien?
– Je viens de sortir de l’avion, moi et Claude on s’est loué un petit hôtel à Montréal.»
J’étais heureux d’entendre sa voix. Elle avait l’air bien, alors ça m’a presque fait sourire pour vrai. «D’accord. Content que tu sois bien arrivée.
– J’entends des gens rire derrière toi, t’es où?
– Je suis à une fête. Hey, je fume une cigarette. C’est bizarre, depuis que je suis ici je fume quand je bois avec des gens. Mais t’en fais pas pour moi…
– … ok, il faut que je te laisse, au revoir mon beau garçon!..»
Je me suis mis à chercher mes mots. Mes yeux faisaient les fous autour de moi. Des tremblements de ma bouche, et les dents comme des porcelaines échappées par terre. «Bye maman, je t’aime…»
Elle avait déjà raccroché. Je me suis levé avec mon petit reste de cigarette, j’ai marché vers le tram B avec les autres. Je me suis rendu compte que j’avais laissé mon manteau au bar, mais j’avais pas vraiment froid. J’irai le récupérer un jour où je me sentirai courageux. Pas aujourd’hui.
Les autres sont partis de leur bord, moi je me suis assis dans le tram. Ma tête s’est collée sur la vitre et j’ai senti une goutte qui coulait sur ma joue. Maman, dis-moi que je suis pas juste une autre merde dans ce monde merdique. Maman dis-moi que je vaux quelque chose. Maman dis-moi que tu me vois quand j’appelle à l’aide. Maman! MAMAN DIS-MOI QUE TU M’AIMES AU MOINS UN PEU!.. MAMAN! MAMAN SOUFFLE SUR MES PETITES LARMES DE RIEN DU TOUT!.. LAISSE TOUT TOMBER VIENS ME VOIR PREND MOI DANS TES GRANDS BRAS D’INFINI PREND MA TÊTE DANS TES MAINS FAIS-MOI TOURNER JUSQU’À ENTRER EN PLEIN DANS TON CŒUR DANS LA PREUVE DE TOI ET MOI!!! Une autre goutte a glissé sur mon visage. Puis une autre. Je sentais mon visage qui voulait imploser au centre de mon crâne.

La bouteille remonte vers ma bouche, je prends quelques gorgées. Mes mains tremblent, j’ai du mal à écrire sur mon petit clavier. Maintenant il fait presque tout à fait noir dehors. J’ai pas le moral. Je souris toujours pas. Je suis un peu fatigué d’avoir les joues mouillées et de boire du vin dégueulasse.

Réunir passion, talent et soif de connaissances, cest la mission que sest donnée l’équipe de la 13e édition du festival intercollégial De l’âme à l’écran (DAE), la version collégiale et indépendante de Regard sur le court métrage. Que lon ait tourné ses premiers films de science-fiction à l’âge de six ans ou que lon nait toujours pas encore vu le classique Pulp Fiction (pas de jugement), tout ce quil faut pour participer à limmersion DAE, cest lamour du cinéma!

Projections de courts métrages amateurs et professionnels, ateliers et conférences diverses, la fin de semaine fût bien remplie. Si bien qu’en revenant du Cabaret de Regard ce samedi, j’ai ressenti une immense satisfaction en voyant mon lit.

Mais comme Édith Piaf, «je ne regrette rien», loin de là.

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La belle relève

Un cocktail d’accueil, une salle Polyvalente comble et une vingtaine de courts métrages écrits et réalisés par les jeunes cinéphiles les plus talentueux de la province? Ça met la barre haute pour le reste de la fin de semaine!

La projection des projets présentés dans le cadre de l’immersion DAE a séduit les jurys Chloé Robichaud, Patrice Laliberté et Philippe-David Gagné qui ont trouvé difficile de trancher. Le réalisateur Philippe-David Gagné est même allé jusqu’à dire en blaguant qu’il s’était senti menacé par certains réalisateurs amateurs. En hommage à ce choix déchirant, j’ai donc décidé de me soumettre moi aussi à l’exercice en vous offrant un top cinq de mes courts métrages coup-de-cœur.

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TOP 5 COUP DE COEUR

5.Pat la menace – Raphael Bouchard (mention meilleur jeu d’acteur)

4.Bâtard – Jonathan Roy (mention réalisation et direction photo)

3.Poules urbaines – Samuel Chenier

2.Tempus – Icare Girard (mention montage)

1.Jonny cest un cave – Samuel Boisvert et Alex Savard (mention scénario, prix Coup de cœur du jury et prix Coup de cœur du public, ouf!)

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Pour les absents (encore là, je ne juge pas, mais…) vous pourrez vous rincer l’œil dans un ou deux mois sur le compte Vimeo de DAE.

Les sages paroles

Le lendemain matin, après une soirée bien arrosée à la Salle Polyvalente du Cégep de Jonquière, les festivaliers ont dû se lever au chant du coq (8h00) pour assister à des ateliers au choix. Jean-Philippe Sirois nous a fait voir les dessous de la direction photo, Jean-Nicolas Orhon nous a fait voyager dans l’univers du documentaire, Simon Garant a abordé les défis du multimédia et le duo de Juliette Gosselin et de Sophia Belahmer nous a fait adorer le monde des webséries.

À peine remise de mes émotions (je fangirl un peu sur les filles de Switch & Bitch, dites leur pas), on nous a redirigés vers un gros bus jaune, direction REGARD (ici, soulignons le travail exceptionnel d’animatrice de foule de la présidente de l’évènement DAE, Ariane Chaput). Au menu : des courts métrages indiens, une leçon de cinéma avec Chloé Robichaud (Réalisatrice de Sarah préfère la course), des courts métrages professionnels et des conférences.

Mon coup de cœur : la conférence des réalisateurs et scénaristes du délicieux court métrage Toutes des connes (disponible sur Tou.tv pour les curieux) François Jaros et Guillaume Lambert (comédien dans Like-moi! Pssst : tous les détails de cette série juste ici).

Le retour au calme

 En retrouvant mon lit samedi soir, j’avais la tête complètement pleine. Pleine de conseils, pleine d’idées et surtout pleine de souvenirs et de belles rencontres (c’est même pas quétaine).

Pour ceux qui n’ont pas pu être des nôtres cette année, ce sera un plaisir de vous y voir pour la 14e édition. De l’âme à l’écran, on se dit à l’année prochaine!

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Photo couverture : De l’âme à l’écran

Photos dans texte : Camille Potvin

Nous ne sommes jamais prêts à l’entendre, on ne veut surtout jamais le comprendre et on croise toujours les doigts pour que jamais ça ne se produise. Pourtant, garder sa tête dans le sable en écoutant «comme avant» de Marie-Mai ne s’avère pas la solution à tout… Parfois, vaut mieux affronter la vérité.

Peut-être qu’il nous aimait plus. oh oui, c’est dur.

On refuse d’abord d’y penser et on se lance dans des hypothèses loufoques comme quoi il nous aimait si fort et que du jour au lendemain il a décidé de nous quitter. Évidemment. On se réconforte en disant à quel point il a mal agi et à quel point c’est nous qui souffrons, à quel point notre vie ne sera plus jamais la même. On le hait, mais on ne lui avouera jamais qu’on pleure chaque soir parce que sa présence nous manque.

C’était le bon pourtant. De cela nous sommes certaines. Celui qui prend la décision soudaine de nous laisser un bon matin était destiné à être le père de nos enfants. C’est logique pourtant! Mais, nos amies ne le comprennent pas. Et après elles se tannent, pas vrai? Elles en ont marre de nos chansons tristes et de nos yeux qui coulent. Elles ne savent plus quoi nous dire. En fait, ce qu’elles veulent nous dire, on ne veut pas l’entendre, on ne veut pas savoir.

Parce qu’il ne t’aime probablement juste plus.

Parce qu’on change d’avis, parfois. Parce qu’il a peut-être rencontré quelqu’un d’autre. Parce qu’il n’avait plus les mêmes sentiments quand vos lèvres s’effleuraient et qu’il n’était peut-être plus autant enthousiaste à l’idée de passer la soirée avec toi. Parce qu’on évolue, parce qu’on développe de nouvelles passions, amitiés et ambitions. Parce que finalement, il était peut-être mieux sans toi.

L’orgueil, pas vrai? C’est si dur à entendre.

Je te garantis que tu n’as pas fini de pleurer. Tu vas probablement te demander encore longtemps pourquoi tu n’étais pas assez, pourquoi tu n’étais pas celle qu’il cherchait. Mais dis-toi que, parfois, il n’y a juste pas de réponse. Alors hais-le encore un peu, mais après fais la paix. Accepte que votre amour ait pris fin et que tu en auras d’autres dans le futur.

Et je t’en prie, ne t’en prends pas à l’amour avec un grand A, puisque tu ne l’as pas encore rencontré, j’en suis certaine. Ne crache pas sur tous les hommes de ce monde et ne te fermes pas aux nouvelles rencontres. Prends donc ton temps.

Parce qu’il n’y a rien de plus beau que de tomber en amour. J’en suis persuadée.

Et un jour ce sera nous, à nouveau, qui aurons des papillons en parlant de «lui». Et ce sera si beau, je te le promets.

 

Photo: flickr

Je pense qu’aujourd’hui, j’ai changé le monde. Ou en tout cas, une petite partie du monde. Je l’ai fait avancer, évoluer. Aujourd’hui, je te le jure, la société n’a pas stagné. Elle n’a pas fait de surplace. Pourtant, j’ai juste pris un crayon dans mes mains et j’ai barbouillé un petit carré qui m’avait l’air inoffensif.

 Aujourd’hui, j’ai voté. J’ai exprimé mon opinion à toute la société. Et j’avais un peu les mains moites quand je l’ai fait, parce que c’était ma première fois. C’est toujours stressant la première fois. On est maladroit, on ne sait pas comment ça fonctionne. On se questionne, on se demande à qui on pourrait bien faire confiance. La première fois, c’est épeurant. C’est impressionnant d’avoir les deux pieds dans le monde adulte.

D’habitude, on ne m’accorde pas autant de responsabilités. Je dois déjà me faire à manger, faire mon lavage, gérer mes finances et tenter de manger 5 fruits et légumes par jour. Pis là, on me demande de choisir l’avenir de mon pays? Wôôô…

Il ne faut pas prendre ça à la légère. On peut bien se dire que tout le monde le fait alors ce n’est pas grave si on n’y va pas. On peut bien se dire qu’on ne vote pas parce que tous les crottés en avant ne nous intéressent pas. Mais je pense que c’est un peu lâche de penser comme ça. Ton vote compte et il peut faire changer les choses. Ton vote, il te représente. Voter pour la première fois, c’est comme se lever et crier « Hey! J’ai quelque chose à dire pis je PEUX le dire! » . Alors si tu ne les aimes pas, les crottés en avant, exprime-toi. Dis-le. Coche la case qui t’accroche le plus.

Prends la peine de t’informer, de connaitre ceux qui vont te représenter. Lis l’actualité. Essaie de comprendre. Pose des questions. C’est quand même le fun de se dire qu’on a le pouvoir de décider qui va être à la tête du Canada, non?

J’ai envie qu’on arrête de vivre dans le noir. J’ai espoir qu’on soit un beau grand pays modèle pour les autres. J’ai plein de rêves un peu fous pour ma société. Et j’ai le droit d’exprimer tout ça! Et si tous les jeunes le faisaient, imagines-tu à quel point on serait awesome comme peuple? Que tu sois riche, pauvre, jeune ou vieux, barbouille-le ton petit carré.

Il est beaucoup moins inoffensif que tu le crois.

Bonnes élections!

Photo : pixabay

L’été approche et tu rêves de parader dans ton nouveau bikini? Tu voudrais pouvoir montrer ton corps sans gêne sur la plage cet été, mais ton petit bedon d’hiver est toujours là? Pour t’aider à atteindre ce but qui peut paraître inaccessible, je te présente quelques trucs et astuces.

Bien manger sans se priver 

La première solution à laquelle on pense et qui est sans aucun doute la plus facile, c’est le régime. Pourtant, c’est la pire idée que vous pourriez avoir! Un régime non-prescrit par un professionnel de la santé peut faire beaucoup plus de torts que de bien. En effet, au bout d’une semaine, vous aurez peut-être perdu 3 à 5 livres, mais votre gras sera toujours là. Ce sont en fait 3 à 5 livres d’eau que vous aurez perdues. En plus, si vous vous privez d’éléments essentiels pour votre corps, il y a de fortes chances que votre régime vous fasse engraisser plutôt que maigrir. Votre corps n’aime pas être privé et c’est pour cela qu’il tentera de faire des réserves dès que vous succomberez à un petit cupcake ou à une crème glacée.

Bien sur, une saine alimentation est très importante pour garder la ligne, mais il faut savoir trouver la limite entre un régime drastique et quelques gâteries pendant la semaine. Vous avez le DROIT de manger! Il faut seulement couper graduellement les éléments nuisibles de votre alimentation comme le fast-food ou les boissons gazeuses.

À bas la perte de poids

Selon moi, le pire objectif que vous pourriez vous fixer est la perte de poids. Qu’est-ce que ça change de peser 120 livres ou d’en peser 150? La seule personne qui connaît ce chiffre est vous-même et il n’est pas nécessairement représentatif de votre pourcentage de gras. Peut-être que vous avez «de gros os», comme on dit, et qu’il est impossible pour vous de l’atteindre, le 130 livres que vous visez. L’objectif est de faire fondre votre petit bourrelet et la solution pour y arriver n’est pas dans les chiffres, mais dans votre corps.

Défi : 5 minutes productives

LA solution : l’activité physique. Je sais, on se trouve toujours des excuses pour ne pas le faire : «Je n’ai pas le temps», «Je n’aime pas courir», «Je n’ai pas d’argent», « Je suis trop lâche»… On les a toutes et tous déjà dites ou entendues, mais qui a dit qu’il fallait beaucoup de temps ou d’argent pour arriver à perdre toutes nos calories en trop? Vous pourriez courir 30 minutes et ne pas dépenser autant de calories qu’un simple exercice de 5 minutes. C’est pour cela que je vous propose un petit défi qui ne vous prendra pas plus de 5 minutes par jour.

Tout d’abord, il faut identifier votre besoin. Qu’est-ce qui vous dérange le plus dans votre corps? Est-ce que vous voulez des fesses ou des cuisses d’enfer, un ventre plat ou des bras tonifiés? Quand vous aurez choisi, trouvez un exercice qui vous permettra de travailler cette partie du corps en particulier. Vous pourriez faire des squats, des walking lunges, des burpees, des push-ups, des redressements assis, la planche, peu importe! Prenez l’exercice que vous voulez et, dans les 30 prochains jours, faites 30 répétitions de celui-ci chaque jour. Vous n’avez pas le droit de passer une journée, car sinon vous devrez le faire en double le lendemain!

Je dois dire que cette technique n’est pas miraculeuse, mais elle permet tout de même une belle amélioration. Par contre, il FAUT prendre 5 minutes pour faire le ou les exercices! Ils ne vous feront pas nécessairement perdre du poids, mais vous serez beaucoup mieux dans votre corps et dans votre bikini, car dites-vous qu’au bout d’un mois, 900 squats feront une différence pour vos fesses! Même si vous n’êtes pas élues «Miss América», vous pourrez vous sentir bien dans votre peau. L’important, c’est d’être fière de soi!

Photo : WeHeartIt

Texte écrit par notre collaboratrice Mathilde Lafortune.

De nos jours, nombreux sont ceux qui travaillent dans le domaine du service à la clientèle. Que ce soit au sein de la fonction publique ou dans une entreprise privée, beaucoup doivent donner un service à un certain client pour accomplir leur tâche. Aujourd’hui, suite à une journée plus ou moins facile au travail, j’avais envie de démystifier l’expression «Le client est roi» Bullshit.

Y’en a vraiment marre du client qui traite les employés comme des serviteurs de sa majesté. La majorité des clients sont courtois, polis et gentils tout comme la majorité des employés… mais vous savez comme moi qu’il y a CE client. CE client qui se dit : «Regarde moi ben appliquer l’expression jusqu’au bout».

Alors à toi, cher client, je crois parler au nom de tous ceux qui travaillent dans le service à la clientèle quand je te demande de te mettre dans nos souliers de temps en temps (pour ne pas dire qu’en fait, fermer ta gueule ton clapet, ce ne serait vraiment pas un luxe.) En général, c’est souvent le petit étudiant en train de faire son Cégep ou son Bac qui est le caissier chez Tim, le serveur dans un resto, la conseillère dans une boutique ou la caissière chez Métro. Donc, si on résume, cette personne a probablement le même horaire que toi avec des heures de travail en plus. Mais ça, tu le sais certainement, puisque toi aussi, t’as été étudiant. Et là, je me dis que puisque dans ton temps on gagnait 4$ de l’heure, tu dois comprendre, mais vraiment bien comprendre à quel point c’est pas toujours évident de sourire à un client qui mériterait un finger.

En revenant à la maison ce soir, pour la première fois, j’ai douté. Dans un moment d’inconscience, je me suis dit que finalement, je n’étais absolument pas faite pour travailler dans ce milieu, que je serais certainement mieux enfermée dans un bureau. Le problème, (ou heureusement en fait) c’est que j’adore mon travail. Même si je suis une petite étudiante payée, au salaire minimum, je considère la tâche que je fais comme étant utile et agréable. C’est là que j’ai compris que, de nos jours, le problème vient fréquemment du client. Le client qui laisse 4$ de pourboire sur une facture de 60$. Le client qui te fait sortir 42 morceaux de linge et les laisses dans la cabine. Le client en colère qui «garoche» littéralement son verre rempli par terre. Le client qui pense que le fait de se tromper de plat ou que celui-ci soit trop salé, sucré, poivré (bref, pas à son goût) fait automatiquement du serveur un incompétent. Le client qui t’accuse TOI d’avoir donné sa table quand il est en retard de 45 minutes.

En gros, vous l’aurez deviné, je travaille dans le milieu de la restauration. Un milieu dans lequel tu passes de héros à zéro dans l’espace d’environ 30 secondes. Ma cerise sur le sundae : le client qui est convaincu qu’il ferait mieux que toi. Le client qui te dit : Eille, fais ta job pis apporte moi mon verre!

L’envie de répondre : «L’abonné que vous tentez de joindre est présentement en esti, veuillez changer de section, merci.» est assez forte. Malheureusement, dans notre système, le client est roi. Pas Louis 14 le Roi Soleil. Oh non! On parle ici d’Yvan Le Terrible. Je dois admettre que la majorité d’entre eux, au final, en valent la peine. Pour le plaisir de rendre heureux, de rendre service. C’est toutefois dommage que ces clients royaux éclipsent trop souvent les clients «joyaux».

Bref, si ce petit texte te met vachement en colère, c’est qu’il est probablement temps que tu changes ton attitude envers ceux qui te prodiguent un bon service à la sueur de leur front. Sinon, merci à toi cher client «joyau» d’être courtois, merci de nous encourager, de nous mentionner poliment nos mauvais et nos bons coups. Si ce n’était que de moi, je crois qu’il serait temps de changer «Le client est roi» pour «Le client est roi, mais uniquement dans son royaume».

Photo : Pixabay.com