La fille que tout le monde connaît, celle de tous les jours, elle est confiante et fonceuse. Elle se lance corps et âme dans de nouveaux projets. Elle poursuit ses rêves et on croirait presque qu’elle ne jette jamais de regards en arrière, qu’elle ne regrette rien. Tout semble lui réussir et ça en devient presque énervant.

Elle s’implique, étudie et rigole avec ses amis. Mais la fille à carapace, sous son bouclier, a peur que son implication ne la mène pas là où elle voudrait. Elle s’inquiète de ne pas être à la hauteur des attentes. Elle rit pour cacher sa nervosité.

La fille à carapace, elle te dira toujours que tout va bien. Ses émotions sous terrées sous sa coque. Rares sont les personnes qui la connaissent totalement, car elle tient à ses secrets. Elle chérit cette façade de fille indépendante, parce que c’est plus simple. Plus simple que d’avouer qu’elle a parfois peur de l’échec. Ou de l’amour. Ou de ses rêves.

L’amie à carapace a un don pour éviter les questions trop intrusives. Avec le temps, elle a développé plusieurs techniques pour se sortir de situations dans lesquelles elle se sent inconfortable. Inutile de la brusquer en tentant de lui tirer les vers du nez, elle rentrera dans sa coquille si vous vous faites trop insistant. Sa confiance se mérite et, au fil du temps, ses confidences viendront au compte-gouttes.

Attention à ne pas prendre le silence et les secrets de la fille à carapace comme un manque d’honnêteté. Son jardin secret, elle le cultive plutôt par pudeur. Elle ne veut pas que ses états d’âme ou que ses échecs soient la source de cancans. Ses déboires et ses émotions en montagnes russes, elle préfère les affronter en solo.

Chère fille à carapace : sache que sous ton armure, tu es resplendissante. La vie n’est pas une partie de poker, tu peux te permettre de dévoiler ton jeu. Enlève ta cuirasse et montre au monde la flush royale qu’est ta personnalité, peurs et faiblesses incluses.

Source : www.weheartit.com

L’université : le summum de l’enseignement, la crème des étudiants, l’aboutissement gratifiant de longues années d’études… Et si je disais non à tout cela? Je serais folle, répondraient certains. Folle, je le suis donc.

Je suis peut-être folle de ne pas vouloir aller à l’université, mais je suis une folle heureuse. Le genre de folle qui sourit à pleines dents juste parce que sourire, ça rend de bonne humeur. Le genre de folle qui rêve d’aventures en terres étrangères. Le genre de folle qui s’intéresse à l’actualité internationale. Le genre de folle qui lit des romans de manière un peu compulsive. Le genre de folle qui adore débattre de tout et de rien. Bref, le genre de folle comme monsieur et madame Tout-le-monde, pas plus brillante qu’un autre, mais pas plus cancre qu’un universitaire.

Tout ça pour dire que j’ai récemment pris conscience de toute la pression sociale entourant les études universitaires. Et j’ai décidé de l’ignorer superbement. Oui, je réussi bien à l’école. Oui, je pourrais entrer dans un programme contingenté. Mais à quoi bon si c’est pour m’y morfondre? J’ai pris le pari de poursuivre mes rêves et d’entamer d’autres projets. C’est moins conventionnel que l’université, j’en conviens, mais je serai heureuse d’avoir fait un choix qui me convient. Je suis ce genre de folle, celle qui adore faire des pieds-de-nez aux pressions sociales.

Formation professionnelle, études techniques, baccalauréat… Quel que soit ton choix, assure-toi qu’il vienne de toi et de toi uniquement. Un diplôme ne remplacera jamais une personnalité charismatique, des connaissances de culture générale ou un geste de bonté spontané. Toi aussi, tu peux être ce genre de folle.

 

 

Il y a de ces soirées où je ferme les yeux et où je ne pense plus à la routine. J’oublie les travaux, la vaisselle qui s’empile et les petits tracas d’étudiante pour rêver, tout simplement.

J’ai refait le monde à maintes reprises dans le confort de mes couvertures, éradiquant la pauvreté et les conflits. Sous mes paupières, il n’était plus question d’inégalité des sexes, de conflits sanglants ou d’attentats dévastateurs.

Dans mes rêveries utopiques, il faisait bon vivre sur toute la surface de la terre. Mon imagination débridée se plait à esquisser une société où les différences culturelles représentent une richesse.

Lorsque je ne refais pas le monde, je rêve d’aventures.

Je ferme les yeux et je suis catapultée à Istanbul, où je réalise mon souhait de visiter la Mosquée Bleue. En quelques secondes, je fais de la randonnée pédestre dans l’air pur des Pyrénées espagnoles. Le lendemain, je m’imagine aisément déambuler dans un souk marocain, humant l’odeur des épices décuplées par la chaleur. Ensuite, je vais faire un tour au Costa Rica, où je baragouine les quelques mots d’espagnol que je connais.

Parfois, je fais aussi un saut dans le passé. L’adepte d’architecture en moi visite l’Expo 67 alors que mon côté pacifiste discute avec Martin Luther King, lui-même assis à côté de Nelson Mandela. La fascinée d’histoire en moi assiste avec émotion à la chute du mur de Berlin et l’amoureuse du voyage que je suis visite le Pérou au temps de l’Empire Inca.

Je chéris ces soirées où mon imagination se perd en rêveries loufoques, parce que tout y est permis : aucune contrainte monétaire et le temps n’y est plus un facteur.

«La logique vous mènera d’un point A à un point B : L’imagination vous emmènera partout»

-Albert Einstein et ses douces paroles

Photo : Wikimédia

Si vous pouviez sauver huit vies. On croirait un titre de film hollywoodien où l’acteur principal incarne un superhéros. On ne parle pas ici de film hollywoodien, mais cet acteur, il existe bel et bien : c’est vous. En faisant don de vos organes et tissus après votre décès, vous pourriez sauver huit vies.

En cette semaine du don d’organes et de tissus, une campagne est en cours pour sensibiliser la population à l’importance du don d’organe. Les donneurs, une fois qu’ils ont quitté cette terre, peuvent faire un dernier don significatif : celui de la vie. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, un don de vie. Quelqu’un peut, à lui seul, sauver huit vies et aider 20 personnes en attente d’une greffe grâce à un simple trait de crayon.

À la date du 31 décembre 2015, 856 Québécois de tous âges attendaient une transplantation. Si on ne se fie qu’aux chiffres, il faudrait donc à peine plus de 100 donneurs pour répondre à la demande. Hélas, la réalité est bien plus complexe. Tout d’abord, il faut que la mort neurologique d’un donneur soit déclarée. Le diagnostic de décès neurologique tombe lorsque le cerveau ne fonctionne définitivement plus. Ensuite, il faut que le donneur soit compatible avec ceux qui bénéficieront de ses organes. Ainsi, la taille des organes, leur poids et la compatibilité des groupes sanguins sont des facteurs qui peuvent influencer un don. Finalement, une transplantation représente une course contre la montre : certains organes tels le cœur ou les poumons doivent être greffés dans les six heures suivant le décès du donneur.

Lorsqu’il s’agit de dons d’organe, les esprits peuvent s’échauffer très rapidement. D’un côté, les inconditionnels militants du don d’organes, qui y voient une preuve d’altruisme immense et une dernière chance de faire le bien autour d’eux. De l’autre, les plus réticents qui, pour diverses raisons, refusent de faire don de leurs organes et tissus. Sous le couvert de l’anonymat, certaines personnes ont accepté d’expliquer les raisons pour lesquelles elles n’ont pas signé leur carte d’assurance maladie.

Elle a 17 ans et c’est parce que sa mère refuse qu’elle ne soit pas enterrée entière qu’elle n’a pas signé pour faire don de ses organes. Lorsqu’elle aura 18 ans, elle s’emparera d’un crayon et il lui fera plaisir de signer sa carte d’assurance maladie. Elle déplore toutefois le fait que certains l’aient déjà traitée de « sans-cœur égoïste » suite à des choix qui, somme toute, sont personnels.

Si, au paradis, nous avions besoin de tous nos morceaux? C’est la question qu’un grand-père a posée à sa petite-fille. « Ce n’est pas bête » s’est-elle dit. Et puis, il n’est jamais trop tard pour la signer, cette carte! souligne-t-elle.

Pourquoi n’a-t-il pas signé sa carte d’assurance maladie? « On ne me l’a jamais demandé et j’ignore les procédures » répond-il simplement. Trop souvent, le manque d’informations est un obstacle pour ceux qui désireraient faire don de la vie après leur décès, d’où l’importance de la Semaine du don d’organes et de tissus. C’est l’occasion d’informer la population sur les différents types de dons, car bien que seul le don d’organes après le décès ait été abordé dans cet article, il est également possible de faire un don vivant, notamment de rein ou de foie.

Au Québec, il existe trois façons de faire savoir son consentement au don d’organes et de tissus.

  • La signature de l’autocollant figurant au dos de la carte d’assurance maladie.
  • L’inscription au registre des consentements au don d’organes et de tissus de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).
  • L’inscription au Registre des consentements au don d’organes et de tissus de la Chambre des notaires du Québec.

Pour plus d’information concernant le consentement au don d’organes, vous pouvez consulter le www.signezdon.gouv.qc.ca.

Depuis quelques mois, j’ai un nouveau hobby. Le genre de passe-temps que vous commencez par hasard, par curiosité, presque avec scepticisme, sans vous douter que peu de temps après, vous ne pourrez plus vous en passer! J’ai commencé à échanger des cartes postales.

Ici, je devine votre regard interrogateur en lisant cette dernière phrase. Eh oui, j’échange des cartes postales avec des gens de partout autour du globe qui, comme moi, rêvent de voyages et d’aventures. Elles peuvent être vues comme de vulgaires bouts de papier sur lesquels on aura flanqué des timbres, puis mis à la poste.

Pour moi, une carte postale représente bien plus que cela: c’est un bout du monde dans ma boîte aux lettres, une parcelle de culture couchée sur papier, un petit message qui a voyagé des milliers de kilomètres pour terminer son périple chez moi, pour mon plus grand bonheur!

L’adepte de voyages, la rêveuse, la romantique ou l’aventurière en vous se sentira peut-être interpellée par ce hobby hors du commun. Pour se joindre à cette communauté de collectionneurs de tous âges, il faut se créer un profil, tout à fait gratuitement, sur le site Postcrossing. À partir de ce moment, votre aventure commence. Vous réquisitionnez une adresse, qui vous sera attribuée aléatoirement, et c’est parti! Un jour, sans crier gare, ce sera à votre tour de recevoir une carte postale venue de l’autre bout du monde, timidement insérée entre deux factures. Puis, peu à peu, les cartes postales prendront le dessus sur la paperasse ennuyante et vous en viendrez peut-être, comme moi, à prendre plaisir à aller chercher le courrier pour découvrir quelles surprises vous y attendent, car des surprises, il y en a, croyez-moi: j’ai déjà reçu une carte postale de Hong Kong entièrement écrite en mandarin!

Grâce à ce passe-temps, j’ai même affiné mes notions en géographie! En effet, qui connaît la différence entre la Hollande et les Pays-Bas? J’avoue bien humblement que c’était flou pour moi avant de recevoir une carte postale d’une dame des Pays-Bas qui m’a expliqué exactement de quoi il en retournait. Également, vous auriez dû voir ma stupéfaction le jour où une carte du Swaziland a atterrie dans ma boîte aux lettres. Qu’est-ce que çamange en hiver, un Swaziland? Eh bien, après de petites recherches, j’ai découvert que le Swaziland était en fait un petit pays d’Afrique!

À travers les cartes postales, j’ai aussi appris à connaître l’art typique de différents pays du monde. Je vous assure que l’art ukrainien est à couper le souffle, je suis aussi tombée en amour avec les draperies indiennes et je veux absolument aller au Maroc me procurer l’une de ces poteries dont j’ai vu des photos.

Bref, l’échange de cartes postales est un excellent moyen de voyager à partir de chez soi, de s’ouvrir sur le monde et sur les cultures merveilleuses qu’il recèle. Que dire de plus? Ah oui, c’est un passe-temps qui fait rêver!

Le thermomètre est bien en deçà du point de congélation, il vente et je chiale. Certains matins de janvier, il m’arrive d’oublier que j’aime bien l’hiver québécois. J’ai donc listé les principales raisons pour lesquelles cette saison mérite mon affection.

À consulter pour se rafraîchir la mémoire de temps à autre lorsque la température est exécrable!

1- L’hiver, c’est la saison du patin. Les patinoires extérieures sont souvent une excellente occasion
de prendre l’air entre amis. C’est une activité peu coûteuse qui est praticable en milieu urbain et
dans les campagnes.  Durant la saison froide, à vos patins!

2- Les bibites à sucre qui se cherchent constamment des prétextes pour se sucrer le bec seront
choyées cet hiver: lorsqu’il fait froid, quoi de mieux qu’un bon chocolat chaud surmonté de
crème fouettée pour se réchauffer?

3- Qui dit saison froide dit aussi saison des soupes, crèmes de légumes et potages! Les choix sont
infinis et ce sont des recettes tellement réconfortantes et si faciles à réaliser! Mon coup de cœur personnel: la traditionnelle soupe aux pois.

4- Durant les mois qui viennent, aucune chance d’entendre le bourdonnement d’un moustique qui
tente de nous piquer sans aucun scrupule. Je considère cela comme un avantage non négligeable de l’hiver!

5- Ce dernier point ne fera peut-être pas l’unanimité, mais pour terminer cette liste, je devais
mentionner la saison du Canadien de Montréal, qui rythme mon hiver et celui de bien des
partisans. Le rendez-vous du samedi soir est un incontournable et les victoires tout comme les insuccès de l’équipe sont abondamment couverts par les médias tout au long de la saison.

J’espère qu’avec cette liste, l’hiver québécois sera apprécié à sa juste valeur. Même quand il fait
beaucoup plus froid que ce qui est supportable. Même quand il vente. Même quand on doit déneiger la
voiture. Même quand on se retrouve les quatre fers en l’air après avoir dérapé sur une plaque de glace.

Parce que l’hiver québécois est unique et, avouons-le, nous permet d’apprécier l’été encore davantage.

Le 24 décembre dernier, une majorité de Québécois déplorait l’absence de neige, véritable symbole du temps des fêtes dans la province. Pendant ce temps dans la chaleur de l’Espagne, les festivités battaient leur plein, mais rien à voir avec nos traditions nord-américaines!

La veille de Noël dans la région de la Catalogne, en Espagne, les habitants fêtent la Tió. Cette tradition est typiquement catalane. Il faut savoir que la Catalogne est différente du reste du pays, elle est plus prospère et ses habitants possèdent leur propre langue : le catalan. Les habitants réclament leur indépendance depuis plusieurs années, invoquant le fossé culturel qui les sépare du reste de l’Espagne. Il ne faut donc pas se surprendre si la région a des traditions qui lui sont propres!

La Tió, qui signifie « Bûche de Noël » en catalan, est une fête assez surprenante pour ceux qui ignorent son déroulement comme c’était mon cas jusqu’à ce que Berta, une Catalane de 17 ans, m’explique en quoi elle consiste. Au début du mois de décembre, les familles placent dans leur maison un tronc d’arbre sur lequel elles auront dessiné un visage souriant. Le tronc d’arbre, appelé tió, est recouvert d’une couverture et il est aussi affublé d’une barretina, le bonnet typique catalan.

Le soir du 24 décembre, la famille bat la bûche avec des bâtons pour la « faire chier », ou autrement dit, pour qu’elle donne des cadeaux. Lorsque Berta m’a dit cela, j’étais plutôt perplexe et bien honnêtement, je me suis dit que le français n’étant pas sa première langue, alors il était bien probable qu’elle n’ait pas trouvé d’autre mot pour exprimer sa pensée! Eh bien non, « faire chier le tió » est l’expression exacte, aucun terme plus poli ne peut être employé! Les parents ont caché de petits cadeaux sous la couverture du tió, qui sont découverts une fois que le tió est « chié ». Lorsque les membres de la famille frappent la bûche avec des bâtons, ils chantent des chansons traditionnelles de ce moment de l’année.

Lorsque Berta a eu terminé de me décrire cette tradition du 24 décembre, elle a conclu en disant : « On est bizarres les Catalans! ». Je ne la contredirai pas, mais chose certaine, j’aimerais bien vivre un tel réveillon une fois dans ma vie!

En ce qui a trait à l’arrivée du Nouvel An, les Espagnols ont une tradition bien particulière : ils mangent un raisin à chacun des douze coups de minuit précédant l’arrivée de la nouvelle année. On les appelle les raisins de la chance, parce que la tradition veut que tous ceux qui parviennent à les avaler à temps vivent une année remplie de chance et de prospérité. Ce n’est toutefois pas aussi aisé qu’on serait porté à le croire parce que les raisins espagnols sont bien plus gros que les raisins québécois, en plus de contenir d’énormes pépins, a spécifié Berta.

Finalement, comme le père Noël est très peu répandu en Espagne, ce sont plutôt les Rois mages qui apportent les cadeaux aux enfants, dans la nuit du 5 au 6 janvier. Alors que les enfants d’ici écrivent une lettre au Père Noël, les gamins espagnols s’adressent plutôt à Melchior, Gaspar et Balthazar, les trois Rois mages orientaux.

Voilà donc comment se déroulent les célébrations du temps des fêtes en Espagne. Si les Catalans ignorent tout de la magie d’un Noël blanc, ils peuvent par contre se targuer d’être parmi les seuls qui vivent l’effervescence entourant la Tió.

Photo : Joan Cuevas

Out of style, les jeux de société? Pas du tout! À l’approche du temps des fêtes, je vous présente cinq jeux qui  donneront un peu de piquant à vos réunions familiales ou à vos soirées entre amis. Fous rires garantis!

– Jungle Speed

Votre sens de l’observation et votre rapidité seront largement mis à contribution si vous jouez à Jungle Speed. Les cartes présentent toutes des symboles qui peuvent sembler identiques à première vue et ce sera à vous de les distinguer. Chaque joueur a une pile de cartes et un totem est placé au milieu de la table. Lorsque deux joueurs ont une carte identique, ils doivent se ruer sur le totem. Celui qui réussira à l’obtenir donnera ses cartes à son adversaire et pour gagner, vous devrez vous débarrasser de toute votre pile. Jungle Speed se joue de 2 à 15 joueurs. Petit conseil : assurez-vous de couper vos ongles avant de débuter, parce que ce jeu donne parfois lieu à de féroces batailles pour mettre la main sur le totem!

– Le Trou d’cul 

Ce qu’il y a de bien avec le Trou d’cul, c’est qu’il nécessite seulement un paquet de 54 cartes! C’est un jeu d’ascension sociale où 4 postes doivent être comblés: président, vice-président, trésorier et trou d’cul. Le but du jeu est de se débarrasser de toutes ses cartes le plus rapidement possible, pour ainsi accéder au poste de président. Le dernier à terminer hérite du titre peu enviable de trou d’cul! Vous devrez parfois faire preuve d’humilité, particulièrement lorsque vous êtes cantonné au poste du trou d’cul! Pour les règlements complets, vous pouvez consulter le site suivant : http://www.jeuxdecartes.net/jeux-cartes/trou-du-cul/

– Tic Tac Boum

Les amateurs de français et de vocabulaire adoreront ce jeu, qui consiste à trouver un mot contenant une syllabe inscrite sur une carte. Une bombe circule et elle peut exploser à n’importe quel moment, alors vous devrez faire vite pour trouver les mots adéquats! Jusqu’à douze joueurs peuvent jouer simultanément à Tic Tac Boum. Avis à ceux et celles qui ne tolèrent pas le stress : ce jeu n’est pas pour vous. En effet, le tic tac continuel de la bombe n’a rien de relaxant! Il est aussi fort probable que vous assistiez à la création de nombreux nouveaux mots!

– Polémique

Ce jeu de discussion et d’opinion est très simple : vous devrez dire si vous êtes en accord ou pas avec des affirmations controversées et deviner si les autres joueurs partagent votre point de vue. Les opinions sont parfois mitigées et donnent lieu à des débats, c’est ce qui fait l’ambiance du jeu! Si vous pensiez connaître votre entourage, Polémique risque peut-être de vous faire changer d’avis.

– Top chrono

Il n’y a rien de plus simple que Top chrono et pourtant, ce jeu est l’un de mes favoris. Tout ce dont vous aurez besoin, c’est d’un minuteur, de crayons et de papier. Le but du jeu est de faire deviner le plus de mots possible à son équipe en 1 minute. Vous devrez déterminer 3 catégories de mots, par exemple : sports, pays, personnalités,  animaux, etc. Les possibilités sont infinies et si vous vous lassez d’une catégorie, vous n’avez qu’à en choisir une nouvelle! Personnellement, j’affectionne beaucoup la catégorie personnalité, car elle fait appel à la culture générale de chacun. Pour jouer à Top Chrono, vous devrez être 6 joueurs ou plus, que vous diviserez en au moins 2 équipes.  Chaque joueur dispose de 6 languettes de papier, sur lesquelles il inscrira 2 mots liés à chaque catégorie. Toutes les languettes doivent être pliées, puis mises dans un bol.

Pour commencer la partie, vous devrez déterminer quelle équipe débutera. Un joueur de la première équipe commence à faire deviner les mots figurant sur les morceaux de papier à sa propre équipe dès que le minuteur commence le décompte. Il a droit de parler et de mimer. Les joueurs de la deuxième équipe doivent garder le silence. Lorsque la minute est écoulée, c’est au tour de la seconde équipe, qui aura également une minute pour accumuler le plus de languettes possible en devinant les mots qui y figurent. Vous continuerez ainsi jusqu’à ce que le bol soit vide et alors,  l’équipe qui aura deviné le plus de mots aura gagné!

Top chrono donnera certainement lieu à d’hilarants quiproquos (l’une de mes coéquipières a déjà tenté de me faire deviner le mot rugby en m’expliquant que c’était un sport qui se jouait sur la glace, avec un petit bâton! Hum…), un d’exaspération et aussi beaucoup de plaisir en groupe!

Photo : Pixabay

Dans un peu plus d’un mois, ce sera le temps des fêtes. Si pour moi Noël n’est pas Noël sans un sapin illuminé dans le salon et une traditionnelle dinde partagée en famille le 25 décembre, qu’en est-il ailleurs dans le monde? J’ai discuté avec Ghita Dezzaz, une sympathique étudiante marocaine, qui m’a brièvement présenté les traditions de son pays en cette période de l’année.

Le Maroc est un pays situé en Afrique du Nord, bordé par l’océan Atlantique à l’ouest et par la mer Méditerranée au nord. Colonisés par les Espagnols et les Français à une certaine époque, les Marocains sont désormais indépendants, le pays étant dirigé par un roi. L’Islam est la religion qui domine largement le Maroc et ce, depuis le VIIème siècle.

Comme Noël est une fête chrétienne et que la population est majoritairement de religion musulmane, Ghita mentionne que le 25 décembre est une journée bien ordinaire dans la vie de ses compatriotes, qui se rendent au boulot et poursuivent leur train-train quotidien alors que l’Occident est en fête. Nulle présence de lumières de Noël, de sapins illuminés ou de cadeaux enrubannés dans les foyers marocains.

En ce qui a trait aux traditions du nouvel an, Ghita me rappelle que dans son pays, il y a deux calendriers: le calendrier tel qu’on le connait, dit grégorien, ainsi que le calendrier islamique. Le nouvel an islamique est donc beaucoup plus significatif que le nouvel an grégorien pour les Musulmans, qui fêteront la Raas Assana, la nouvelle année musulmane, le 1er octobre prochain. «Le calendrier islamique commença le jour où le prophète Mahomet migra de La Mecque à Médina», m’apprend Ghita. À cette date, les familles marocaines, pratiquantes ou non, se réuniront pour partager un repas et rendre visite à des amis.

Le 31 décembre, alors que nous entamerons le compte à rebours pour accueillir la nouvelle année, seule une minorité des habitants de ce pays nord-africain fera la fête à l’occidentale. Ghita confirme en me disant que «cette célébration n’est pas ancrée dans notre culture et nos traditions: ce n’est qu’une coutume qu’on a empruntée aux Européens, puisque la culture européenne a quand même un impact sur les Marocains.» Le nouvel an grégorien gagne de plus en plus d’adeptes au fil des ans, bien qu’aucun rassemblement ne soit organisé pour l’occasion dans le pays: les familles qui souligneront l’arrivée de la nouvelle année le 31 décembre le feront donc dans l’intimité de leur foyer.

Bref, la culture marocaine étant différente de la nôtre, il est bien normal que nos traditions du temps des fêtes diffèrent également.  Pourtant, l’essentiel reste le même: l’importance de la famille durant ces moments de réjouissance. Et si, malgré le fossé culturel et tous ces kilomètres qui nous séparent, nous n’étions pas si différentes, Ghita et moi? Deux jeunes filles de 17 ans qui fêtent l’arrivée de la nouvelle année avec leurs familles respectives, la tête pleine de rêves et de projets pour ces 365 jours à venir.

Photo: wikimédia