Le mois le plus long de l’année (métaphoriquement parlant) est de retour: pour une troisième année consécutive, la Fondation Jean Lapointe lance le Défi 28 jours sans alcool pour sensibiliser à l’alcoolisme et autres dépendances. Pas de bière, pas de vin, pas de shooters de fort ni autres boissons enivrantes. Challenge accepted?

Pour la modique somme de 1 $ par jour de défi, les participants pourront prendre conscience de la place de l’alcool dans leur vie tout en aidant la lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies. En effet, les fonds amassés serviront à sensibiliser plus de 55 000 jeunes Québécois aux conséquences de la consommation de drogues et d’alcool.

«La Fondation Jean Lapointe applique le principe qu’il vaut mieux prévenir que guérir, explique la directrice générale, Annie Papageorgiou. Depuis 2008, la fondation intervient dans les milieux scolaires pour informer les jeunes et leur permettre de prendre des décisions éclairées. Cela a un impact important sur leurs attitudes et leurs actions.»

Non seulement c’est pour une bonne cause, mais c’est aussi bon pour la santé et le portefeuille. On mange mieux, on dort mieux, on dépense moins. À ce sujet, les organisateurs du défi ont conçu un calculateur interactif pour connaître l’équivalent de notre consommation d’alcool en dollars et en calories… disons que ça fait réfléchir!

Du même coup, on prend le temps de s’arrêter et d’examiner nos habitudes pompettes. «On reçoit plusieurs témoignages de participants qui réalisent qu’ils boivent plus qu’ils ne pensaient, raconte Annie Papageorgiou. Le défi devient parfois un agent de changement dans la vie de ces personnes, puisqu’il oblige à ouvrir les yeux sur le rapport de chacun aux boissons alcoolisées.»

Pour l’édition 2016, le Défi 28 jours sans alcool s’est doté de son propre site Internet où l’on peut se créer une équipe, inviter les gens à se joindre au mouvement et encourager les dons pour parrainer des participants. La Fondation Jean Lapointe a également fait appel à des ambassadeurs issus de milieux variés (télévision, web, grandes entreprises…) pour partager leur histoire et leur engagement par le biais de capsules vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

«Tout le monde est concerné par la consommation. Le défi permet d’ouvrir la discussion à ce sujet et faire tomber les tabous», conclut la directrice générale de l’organisme.

Pour les dernières nouvelles concernant le Défi 28 jours sans alcool, rendez-vous sur la page Facebook officielle.

Bonne sobriété!

Photo: Des cocktails… sans alcool, gracieuseté du porte-parole Jonathan Garnier (Fondation Jean Lapointe)

Gawa (nom féminin) : Qui vit en symbiose avec la nature, avec un petit côté marginal. Synonymes : audacieuse et authentique. Voir aussi : ta nouvelle marque de vêtements préférée, entièrement made in Saguenay.

On vous en avait glissé un mot dans cet article, mais maintenant, c’est officiel : la première collection de Gawa Clothing est disponible en ligne dès aujourd’hui! Lancée hier soir à l’occasion d’un défilé extérieur sur le pont Sainte-Anne à Chicoutimi, la marque 100 % locale deviendra l’incontournable de l’automne pour les fashionistas régionales qui recherchent un style confortable et décontracté avec de l’attitude.

«Gawa, c’est la marque d’ici entièrement faite au Canada, née de trois filles avec l’idée un peu folle d’offrir une alternative aux grandes marques de sports extrêmes», annonce d’entrée de jeu l’une des instigatrices, Marie-Noëlle Potvin. Les filles Gawa sont des outsiders qui n’ont pas froid aux yeux comme en témoignent les ambassadrices Océane Fillion et Tamara Truchon, toutes deux membres de l’équipe québécoise de planche à neige, rien de moins. «Une Gawa, c’est un peu déjantée par bouts…  mais authentique tout le temps.» On aime!

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Gawa, les origines

Parce que tout le monde se pose la question, le nom Gawa tire son origine de la culture amérindienne de la région du Saguenay. «À la base, le mot désignait les femmes autochtones, donc un côté proche de la nature et un peu hippie qui nous plait beaucoup et guide notre création», raconte l’entrepreneure. Elle ajoute qu’avec le temps, le terme a évolué pour qualifier les amateurs de métal du secteur de la Côte de la Réserve à Chicoutimi – un autre aspect apprécié par la marque locale : «On a tous un côté un peu trash ou plutôt marginal à nos heures!»

Les vêtements Gawa sont entièrement fabriqués au Canada de façon éthique et écoresponsable. «C’est l’élément le plus important pour nous», souligne Marie-Noëlle. Elle admet que c’est un défi de produire quelque chose d’abordable au Canada, mais qu’il est essentiel pour les Gawas d’honorer chaque étape de la création. «On veut rien savoir des t-shirts à 3$ et des usines qui exploitent les travailleurs», déclare même le site Internet de la jeune entreprise.

Gawa propose des vêtements pour femmes et pour enfants, la plupart dans des tailles unisexes. La marque sera présentée aux côtés des plus grands designers québécois lors de l’événement mode Panache, du 24 au 26 septembre à Chicoutimi. Pour découvrir la collection, rendez-vous au www.gawaclothing.com!

Photos: Sophie Lavoie

Pour faire carrière en mode, il faut : de la passion, de l’audace, et de la détermination. C’est ce qu’ont démontré la consultante Britta Kröger, la créatrice d’évènements Chantal Durivage et le designer Denis Gagnon lors de la conférence «L’art d’entreprendre dans l’industrie de la mode», présentée jeudi au Musée d’art contemporain de Montréal par Nota Bene en collaboration avec le Festival Mode & Design (FMD).

La rencontre, sous forme de groupes d’échange, a permis à la relève entrepreneuriale de discuter directement avec des leaders dont le talent n’est plus à prouver. Animé par la blogueuse et chroniqueuse Émilie Fournier, l’événement a accueilli près de 50 participants.

À la poursuite de ses rêves

Ex-mannequin pour Jean-Paul Gaultier et acheteuse principale pour la Maison Simons, la consultante allemande Britta Kröger a toujours été attirée par la mode. «Pour moi, la mode, c’est de l’art. Je peux pleurer devant une belle collection, indique-t-elle d’entrée de jeu. On nait tous avec une passion; on doit ensuite la découvrir et la développer.»

Son leitmotiv? «Il faut gagner la confiance des gens et ne pas vouloir tout révolutionner. C’est un travail d’équipe.» Selon l’entrepreneure, il ne faut pas être complexé par ce qu’on ne sait pas faire et collaborer avec des personnes dont les compétences sont complémentaires. Et on ne doit pas avoir peur de rectifier le tir au besoin. «La mode, c’est un milieu qui n’est jamais statique, affirme-t-elle. J’apprends tous les jours!»

Oser cogner aux portes

Cofondatrice du Groupe Sensation Mode, l’organisation derrière le FMD, Chantal Durivage a consacré les 15 dernières années à créer des évènements novateurs au Québec comme à l’international. À son avis, le secret est de bien s’entourer. «Je recommande fortement de se trouver des mentors dans différents domaines, avec qui on peut échanger et ainsi éviter beaucoup d’erreurs de débutants», déclare-t-elle.

Quant à la façon de dénicher de tels conseillers, c’est tout simple : «Il faut carrément cogner à leur porte et ne pas se gêner!» Chantal Durivage confie que tous les entrepreneurs ont envie de partager leur expérience avec des jeunes audacieux et visionnaires dans lesquels ils se reconnaissent. «Nous vivons dans une monde de cocréation. Il ne faut pas hésiter à se rallier avec d’autres», insiste-t-elle.

Déterminé à innover

Figure emblématique de la mode québécoise, Denis Gagnon a acquis sa renommée grâce à sa créativité débordante et son travail acharné. «La dernière fois que j’ai pris des vacances, c’était il y a trois ans», révèle celui qui crée toutes ses collections lui-même, avec l’aide d’une couturière et des stagiaires.

Le designer fait remarquer que la mode est un domaine où il y a beaucoup de joueurs, d’où l’importance de se démarquer. «Que tu sois un petit ou un grand créateur, on joue tous dans la même cour. L’industrie va bien, mais il faut savoir s’adapter au marché», affirme-t-il. Si Denis Gagnon avait un conseil à donner aux futurs créateurs, ce serait de profiter des technologies numériques pour promouvoir leur projet : «Si tu as un talent, tu dois l’exporter sur le web tout de suite pour un maximum de visibilité.»

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Photos: Benoît Vermette / Nota Bene et Jimmy Hamelin / FMD

«À vos marques, prêts… partez!» L’animatrice et ex-mannequin Geneviève Borne a donné hier le coup d’envoi du volet extérieur de la 15e édition du Festival Mode & Design (FMD) de Montréal, dont elle est la porte-parole pour la 7e année consécutive. Au programme de la journée : course à talons hauts, fashion trucks et défilés!

Un relais glamour

Selon la porte-parole, le FMD est l’événement tout indiqué pour les amoureux du design, de la mode et de la musique qui aiment fêter en plein-air. «La fête annuelle de la créativité au centre-ville de Montréal!» Le volet extérieur a débuté avec la traditionnelle Course à talons pour Le Chaînon, un centre d’hébergement pour femmes en difficulté.

Sous un soleil de plomb, des dizaines de coureuses et quelques courageux coureurs ont enfilé des souliers à talons d’au moins 7 cm (c’est le règlement) pour une course à relais au cœur du Quartier des spectacles. À noter qu’avec la première participation officielle des drag-queens de Fierté Montréal, l’édition 2015 s’est montrée particulièrement colorée!

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Tendances pour emporter

Les boutiques mobiles OldWIG, Nomad, La Montréalaise atelier et COVEN ont profité du FMD pour lancer en grand la page Facebook Fashion Truck Montréal. Les quatre «camions mode» seront présents à la Place des Festivals jusqu’à samedi, en plus d’une vingtaine de boutiques POP-UP – le paradis pour les accros du shopping avides de découvertes. Mes coups de cœur : les vêtements décontractés et abordables de COVEN ainsi que les accessoires zen de Fay with Love.

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Trio gagnant

Bien sûr, le Festival Mode & Design vient avec son lot de défilés. En ouverture, le FMD Collections a mis en scène les créations de trois designers canadiens : Bodybag by Jude (style urbain, à la fois chic et décontracté), Harricana par Mariouche (vêtements luxueux, faits de matières nobles recyclées) et Hip & Bone (pour hommes, look contemporain et sophistiqué).

La chanteuse montréalaise APigeon accompagnait les mannequins sur la passerelle de sa voix hypnotisante et sa musique «folktronique». Le défilé collectif a même donné lieu à une rencontre artistique entre la chanteuse et l’artiste new-yorkais Scooter Laforge, qui a transformé sa longue robe blanche en une minirobe asymétrique multicolore.

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Le Festival Mode & Design se poursuit jusqu’au 22 août à la Place des Festivals du Quartier des spectacles de Montréal. Pour tous les détails, visitez le site officiel de l’événement.

Photos: Jimmy Hamelin et Sébastien Roy / FMD

Milky Chance a le vent dans les voiles! Moins d’un an après la sortie de son premier album Sadnecessary, le duo indie folk allemand entame sa deuxième tournée nord-américaine, qui s’arrêtera à la Zone portuaire de Chicoutimi lundi. LaCerise.ca s’est entretenue avec le chanteur et guitariste Clemens Rehbein pour l’occasion.

Originaires de Cassel, en Allemagne, Clemens Rehbein et son acolyte Philipp Dausch se sont rencontrés dans un cours de musique pendant leurs études secondaires. Aussitôt, ça a cliqué entre les deux musiciens. «On a commencé à jammer ensemble et on s’est rendu compte qu’on comprenait la musique de la même façon», raconte Clemens à l’autre bout du fil.

C’est ainsi que les deux amis musiciens ont enregistré leur premier album… à la maison, avec un MacBook Pro. «On ne s’attendait jamais à un tel succès. À l’époque, on n’avait même pas dans l’idée de démarrer une carrière musicale, confie le chanteur. On était juste deux gars curieux qui avaient fini l’école et qui voulaient devenir de meilleurs musiciens donc on a commencé à enregistrer ces chansons, simplement parce qu’on en avait envie.»

De YouTube à la scène

C’est la chanson «Stolen Dance» et sa mélodie accrocheuse qui a permis au duo de se faire connaitre sur le web, puis à grande échelle. Aujourd’hui, Clemens et Philipp ont des centaines de spectacles à leur actif. À quoi peut-on s’attendre d’un concert de Milky Chance? Oubliez les effets spéciaux et les cascades, c’est la musique avant tout: «On ne met pas l’emphase sur le divertissement, explique Clemens. On aime faire de la musique ensemble et c’est ce qu’on veut partager avec les gens, on veut simplement passer un bon moment sur scène entre amis.»

Enthousiaste à l’idée de jouer devant de nouveaux publics, le chanteur ajoute: «On se rend à plein d’endroits différents où on n’aurait jamais rêvé aller et c’est une occasion importante pour nous. On ne se fixe pas d’objectifs à atteindre, on veut juste apprécier cette grande tournée et faire de notre mieux!»

Un deuxième album en gestation

Milky Chance prévoit retourner en studio dès janvier prochain pour enregistrer son deuxième opus, qui sortira en 2016. «On ne sait pas quand exactement, mais c’est ce qu’on a prévu, fait savoir Clemens. Je suis constamment en train d’écrire des chansons, ça arrive partout: en tournée, à la maison, sur scène pendant les tests de son…» À suivre!

Photo: Tom Van Ghent via Flickr

«L’amorce d’une discussion, une ouverture au débat et un appel à la réflexion sur les conséquences des agressions à caractère sexuel», telle est la prémisse du film Antoine et Marie, deuxième long métrage du cinéaste Jimmy Larouche. Mettant en vedette Sébastien Ricard et Martine Francke dans les rôles-titres, le film qui sortira en salle le 19 juin aborde le lourd sujet de la drogue du viol.

Antoine et Marie raconte l’histoire de deux personnages radicalement opposés : lui est un homme introverti, frustré et accro à la pornographie ; elle est une femme désirable, sensuelle et épanouie. Si Marie file le parfait amour avec son conjoint (Guy Jodoin), Antoine n’a aucun contact physique avec sa femme (Isabelle Blais) et beaucoup de difficulté à accepter que sa fille adolescente (Véronique Perron) devienne une femme.

Leurs chemins se croisent pourtant lors d’un 5 à 7 dans une brasserie… et Marie se réveille le lendemain matin seule dans un taxi, sans aucun souvenir de la veille. S’ensuit un sentiment de confusion et de mal-être qui perdure tout au long du film, autant chez le personnage principal que chez le spectateur.

Dans la peau de la victime

Il n’y a pas de scène de viol dans Antoine et Marie. Tout comme une victime droguée au GHB ne se souvient pas de son agression, le spectateur ne peut que supposer ce qui s’est passé. «La victime sait qu’elle ne va pas bien, mais ne sait pas pourquoi exactement. C’est au fil du temps qu’elle reconstruit sa soirée et réalise ce qu’il lui est arrivé. C’est ce que je voulais faire vivre au spectateur», explique Jimmy Larouche.

«C’est comme si je mettais du GHB dans les liqueurs des gens dans la salle à la 15e minute du film, puis 1h15 plus tard ils reprennent conscience et tentent de recoller les morceaux dans leurs souvenir», illustre l’Almatois, qui a assumé les rôles de scénariste, réalisateur, producteur et distributeur à la fois.

En finir avec le victim-blaming

Jimmy Larouche espère que son long métrage permettra de briser les préjugés envers les victimes d’agressions à caractère sexuel. «Je me dis que si les gens réalisent à quel point c’est dur pour la victime, peut-être qu’ils vont être moins rapides à dire que « c’était un peu de sa faute » parce qu’elle portait un décolleté ou parce qu’elle est toujours en train de cruiser. Ça n’a aucun rapport! Est-ce que ça donne le droit à quelqu’un de l’agresser? Je veux que les gens comprennent que l’attitude de la victime n’a aucune importance et que ça ne fait pas partie de l’équation», s’emporte-t-il.

Le cinéaste cite ensuite des statistiques : les agressions à caractère sexuel touchent 50 % des femmes, et 90 % d’entre elles ne les dénonceront jamais. «Il faut que notre société soit malade si elle ne favorise pas plus que ça les gens à dénoncer un pareil acte. Si tu te fais voler ton portefeuille, tu vas voir la police. Si tu te fais défoncer ta voiture, tu vas voir la police. Si tu te fais voler ton cœur et ton âme, tu n’y vas pas. Ça ne marche pas», déplore-t-il.

De l’aide sur le terrain

Afin de soutenir davantage la cause, les producteurs d’Antoine et Marie se sont associés aux Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), principalement la Maison Isa, au Saguenay, et le CALACS Entre Elles, au Lac-Saint-Jean. «Ce sont eux les vrais guerriers sur le terrain», souligne Jimmy Larouche. En plus d’offrir une importante visibilité à ces organismes, le partenariat prévoit des projections spéciales du film au profit des CALACS à travers la province. «J’ai reçu beaucoup d’aide pour ce projet et c’est important pour moi de redonner à mon tour», conclut le réalisateur.

Pour en savoir plus sur Antoine et Marie, rendez-vous sur le site officiel du film.

CONCOURS : LaCerise.ca t’offre la chance de gagner tes billets pour Antoine et Marie au cinéma. Tous les détails ici!

Première Antoine et Marie

Le réalisateur Jimmy Larouche (centre) était accompagné des comédiens Véronique Perron, Dino Tavarone, Martine Francke et Sébastien Ricard à la grande première du film Antoine et Marie, le 15 juin à Alma. (Crédit photo: Steeven Gagnon)

Photo:  Antoine et Marie sur Facebook

«À bas le modèle unique de beauté et vive la diversité!», clament haut et fort un nombre grandissant de médias québécois ces dernières années. Dans une société où 50% des jeunes sont insatisfaits de leur image corporelle alors que trois femmes sur quatre souhaitent maigrir, selon les statistiques d’Anorexie et boulimie (ANEB) du Québec, un tel virage est plus que nécessaire.

Récemment, le magazine mode Clin d’œil a lancé en grandes pompes sa campagne #ViveLaDiversitéCD, un changement de cap inauguré dans le numéro d’avril. La promesse: des images dans lesquelles toutes les femmes pourront se reconnaître, peu importe leur âge, leur taille ou leur origine. Le magazine s’engage d’ailleurs à ne mettre en vedette que des modèles âgées de 18 ans et plus et à n’effectuer aucune retouche photo pour corriger les silhouettes.

Il s’agit d’une excellente nouvelle, considérant que «voir seulement trois minutes d’images de mannequins très minces augmente les sentiments de dépression, de honte, de culpabilité, d’insécurité, de stress et d’insatisfaction» chez la moyenne des femmes, indique une étude américaine citée dans le Journal of Social and Clinical Psychology.

Dans l’optique de combattre ce phénomène, l’organisme québécois ÉquiLibre présente depuis 2011 le Prix IMAGE/in pour féliciter les entreprises en faveur d’une représentation saine et diversifiée du corps dans le monde de la mode, des médias et de la publicité. Tout comme le magazine Clin d’œil, les finalistes de l’édition 2015 démontrent une volonté de changement dans la sphère médiatique.

C’est le cas des blogues montréalais Ton petit look et TPL Moms, reconnus pour leurs multiples textes en faveur de l’acceptation de soi. Le magazine Elle Québec se démarque également grâce à son numéro de juin 2014, mettant en vedette la mannequin taille plus Ashley Graham. Sans oublier le magazine Véro qui présente dans ses pages une variété de silhouettes depuis sa création.

Même si le combat est loin d’être gagné, l’ouverture des médias québécois à la beauté sous toutes ses formes amène un vent de fraîcheur dans un monde aux standards uniformisés.

Avec un peu de chance et beaucoup d’efforts, peut-être qu’une image corporelle saine sera un jour la norme sur les écrans et dans les magazines. Ça vaudra toujours mieux que les «dix meilleurs exercices pour un ventre plat».

Photo : Page Facebook du magazine Clin d’œil

En février, la Fondation Jean Lapointe contre l’alcoolisme, les toxicomanies et autres dépendances te lance un défi: ne pas consommer une goutte d’alcool pendant un mois. Prêt(e) pour les 28 jours les plus longs de ta vie?

L’objectif du défi Les 28 jours les plus longs de ta vie est d’amener les gens à prendre conscience de la place qu’occupe l’alcool dans leur vie. Problème d’alcoolisme ou non, l’exercice peut s’avérer ardu lorsqu’on réalise la quasi-omniprésence de la bière, du vin et autres boissons alcoolisées dans notre vie sociale (shout out à tous les cégepiens de ce monde).

Besoin de motivation? La page du concours propose un outil accessible à tous dans lequel on indique le nombre de consommations que l’on boit en moyenne par semaine. On peut ensuite voir ce nombre converti en billets des Canadiens ou en portions de poutine, afin de voir à combien d’argent et de calories notre consommation correspond. Plutôt surprenant!

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Pour faire le test, clique ici.

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Pour participer, inscris-toi via l’application 28 jours sur Facebook ou le site Internet de la Fondation Jean Lapointe. Le défi t’invite à faire un don minimum de 28$ (1$ par jour) afin de venir en aide à la fondation, qui consacre également ses efforts à la prévention des problèmes liés la consommation d’alcool et de drogues chez les jeunes en milieu scolaire. Non seulement c’est pour une bonne cause, mais 28$ est une somme que tu économiseras facilement en ne buvant pas (et pour laquelle tu peux recevoir un reçu d’impôts)!

Nouveauté cette année: les participants pourront vivre leur défi en tout temps sur leur téléphone cellulaire ou tablette grâce à l’application mobile. Il suffit d’y indiquer quotidiennement si on a bu de l’alcool ou non. Tu peux aussi inviter des amis à te parrainer, question de t’encourager dans ta privation.

En plus de vivre expérience unique et enrichissante, le défi Les 28 jours les plus longs de ta vie pourrait te permettre de gagner des prix alléchants ET de venir en aide à ceux aux prises avec une dépendance. Alors… es-tu game?

Photos: Flickr, Facebook

La mode et l’art sous toutes ses formes se sont unis contre l’intimidation à l’occasion de la soirée bénéfice Mod’Art, présentée le jeudi 16 octobre à la Pulperie de Chicoutimi.

Tous les profits réalisés lors de l’événement ont été remis à la Fondation Jasmin Roy contre l’intimidation. Pour les organisateurs, le styliste François-Charles Desbiens et l’éducatrice spécialisée en maison des jeunes Marie-Pier Lamontagne, l’objectif est de «sensibiliser les gens et amasser des fonds afin que les écoles soient mieux outillées pour intervenir contre ce fléau qui fait trop de victimes chaque jour».

La culture à la rescousse

Mod’Art, tel que son nom le laisse deviner, a combiné la mode, le spectacle et les arts visuels lors d’un rendez-vous culturel touchant et divertissant. Le thème de l’intimidation a été présent tout au long de la soirée, sans toutefois en devenir lourd. Dès 18h30, le public a été invité à l’espace cocktail pour admirer les toiles et les sculptures des artistes Audrey Mclean et Karianne Gilbert. Un photobooth a également été mis en place pour permettre aux invités d’immortaliser leur soirée et d’affirmer leur soutien à la cause.

Le spectacle, sous la direction artistique du professeur de l’École de musique de Chicoutimi, Claude Boutin, a offert en alternance défilés de mode et performances musicales. Les designers Marjorie St-Jean (Jory F.), Nicolas Bilodeau (Nico) et Alexandra Charbonneau (By Charb’s), ainsi que les boutiques Hangar 29, Studio Mode et Twist, ont présenté leurs dernières collections.

Côté musique, les chanteurs Olivier Tremblay, Joël et Manon Boudreault, Karianne Gilbert et Claude Boutin ont repris de leur plus belle voix des chansons parfois touchantes, parfois plus entraînantes, telles que Just A Fool (Christina Aguilera et Blake Shelton), Face the Sun (James Blunt) et Moves Like Jagger (Maroon 5).

Frédéric Dufour a quant à lui interprété fidèlement les pas de danse de Michael Jackson sur un medley des grands succès du roi de la pop. La troupe Bugatti a elle aussi présenté une chorégraphie intense avec ses mouvements hip-hop fracassants.

L’auteur-compositeur-interprète David Fleury y est allé de quelques paroles sages avant de commencer sa performance: «Si tu rabaisses les autres pour te remonter, c’est peut-être parce que tu n’es pas à la hauteur.» Arrivé directement de Montréal pour l’occasion, il a ensuite interprété sa chanson Ma bataille, aux paroles plus que de circonstance.

J’inspire l’air que tu expires
Dans tes insultes qui me font martyr
Je cherche mon air
Et toi la guerre…

Les organisateurs de Mod’Art se sont dits très satisfaits du succès de l’événement, qui a de bonnes chances de revenir l’an prochain. «On vous met de la pression pour une deuxième édition!» a lancé à la blague l’animateur Youcef Tadjer.

Photos: Facebook