La fébrilité est à son comble. J’entends les discussions, les cris, je ressens l’excitation parmi la foule. J’ai à peine d’espace devant moi pour respirer, on est collés comme des sardines, mais ça ne me dérange pas. C’est le genre d’excitation que l’on souhaite ressentir à plusieurs, le cœur battant, les mains moites.

Soudain, les lumières se ferment. Les cris deviennent plus forts, la foule est presque hystérique. Half Moon Run apparaît sur scène, tout souriant de jouer à la maison. Il faut dire que ça doit être spécial de réussir à remplir le Métropolis de Montréal 4 soirs de suite (du premier au 4 avril). 10 000 personnes, 10 000 fans qui sont particulièrement heureux de partager une connexion spéciale avec les musiciens.

La première chanson Warmest Regards se fait entendre et déjà, je tombe sous le charme de la voix angélique de Devon Portielje. Déjà à son jeune âge, il a un parfait contrôle de sa voix. Chaque fois qu’il atteint des notes hautes, les frissons descendent le long de ma colonne vertébrale, les larmes me montent aux yeux. C’est encore plus beau que sur les albums.

Plusieurs violonistes et un flûtiste accompagnaient le groupe montréalais sur scène pour plusieurs morceaux. La qualité de la musique était incroyable. Conner Molander séduisait la foule chaque fois qu’il sortait son harmonica. Même les jeux de lumière étaient super impressionnants!

J’étais complètement sous le charme, et je n’étais pas la seule. Il faut dire qu’en plus d’avoir une énergie hors du commun et d’être talentueux, les musiciens du groupe sont très cutes.

Je conseille à tous ceux et celles qui ne connaissent pas Half Moon Run d’acheter leurs deux albums, Dark Eyes et Sun Leads Me On. Chaque chanson a son cachet et fait du bien à l’âme écorchée ou à l’âme qui file le parfait bonheur. Et pour ceux qui connaissent déjà le groupe, eh bien, on se reverra au Métropolis la prochaine fois!

Photo : Mathieu Pothier

Alors que j’étais couchée dans mon lit d’hôpital, le 1er décembre, souhaitant définitivement être ailleurs, je reçois le fameux texto de ma mère: ‘’Fais-moi donc ta liste de cadeaux de Noël, Jeanne.’’  Chaque année depuis toujours, les idées me viennent par millier, avec mes passions pour tout ce qui est littérature et musique. Elle devait donc s’attendre à une réponse du genre ‘’le dernier disque d’Half Moon Run’’. Mais en cette fin d’année difficile, j’y réfléchis deux instants et non, c’est le néant.

Je réponds donc pour rire ‘’La santé, ça serait cool.’’ (Ce qu’elle n’a pas trouvé très drôle)

J’ai réfléchis un bon bout de temps dans mon lit (c’est pas comme si j’avais grand chose à faire t’sais). J’ai déjà tout ce dont j’ai besoin. Pis les docteurs s’occupent de ma santé pour Noël. Pourquoi j’aurais besoin d’autre chose?

Que tu aies été malade comme moi, que tu aies eu une fin de session difficile, que tu subisses des échecs amoureux avec un gars qui ne réalise pas ta valeur, tout ça belle fille, tu as le pouvoir de l’effacer, du moins pour le temps des Fêtes. Fais un effort et pense aux petits bonheurs qui t’entoures. Le retour aux sources va te faire le plus grand bien et tu pourras commencer la nouvelle année fraîche et souriante.

Je te fais une liste des trucs dont tu dois réaliser les bienfaits sur ton bonheur.

1-La famille

Tu l’avais prédit, j’en suis sûre! Le temps des fêtes amène une certaine proximité dans la famille. Que tu habites encore chez tes parents ou que tu vives seule, de vivre Noël en famille te feras redécouvrir tes parents, tes frères et soeurs d’une façon plus enjouée, plus légère et ça, ça fait du bien. De voir ta famille heureuse, c’est un cadeau inestimable.

2-La bouffe

Je suis peut-être gourmande, mais la bonne nourriture de Noël me met dans un état qui frise l’euphorie. C’est le moment de l’année ou les mille desserts te font réaliser à quel point tu es chanceuse de ta situation et d’être bien entourée comme ça.

3-Les journées de repos (entre deux partys)

Alors que tu cours partout à l’année longue, entre deux examens, ta job étudiante et tes soirées arrosées entre amis, tu ne te rends pas compte des bienfaits des journées de repos. Le temps des fêtes est parfait pour te ressourcer. Colle-toi avec ta soeur sur le divan, écoute le grinch, fais-toi les ongles et joue à des millions de jeux de société.

4-Te mettre belle

C’est inestimable comment être jolie fait du bien au moral. T’as pas besoin de payer 100$ pour ta robe de Noël, mais passe la journée à prendre soin de toi. Même si tu trouves ton souper de famille rasoir, le fait d’être magnifique va te faire passer une meilleure soirée.

5-Les sourires

Noël, c’est le temps des sourires. Abreuve-t-en. De voir les gens qui t’entourent heureux, ça va te rendre heureuse à ton tour. Tu peux même créer des sourires. Si ta tante est belle dans sa robe fleurie, pourquoi tu ne lui dirais pas?

Au final, l’important c’est que tu réalises que tu n’as pas besoin de tous ces cadeaux pour être heureuse. Le temps des Fêtes cache plein de petits bonheurs qui vont te permettre de commencer l’année en beauté.

Photo: WeHeartIt

Un ACV, 3 opérations au cervelet, une grave méningite bactérienne. J’imagine que c’est ce qu’on lit dans mon dossier médical de jeune fille de 19 ans lorsqu’on l’ouvre. Je suis née avec une malformation des vaisseaux sanguins dans le cervelet. Un amas de capillaires qui sont entremêlés pis ouf… il ne faut pas que ça saigne cette affaire-là!

«Tu vas sortir grandie de tout ce mauvais rêve.»

J’aimerais donc ça! Mais ce matin, assise dans mon lit avec mon café, je réfléchis et je ne vois vraiment pas en quoi ça m’a aidé à grandir. Ça ne m’a pas rendue plus mature ou responsable, ça ne m’a pas fait voir la vie différemment. Je suis la même personne que j’étais.

« Tu es la fille la plus courageuse que je connaisse, tu es passé à travers. »

Combien de fois ai-je entendu cette phrase? Le truc est que je ne suis pas plus courageuse que toi, belle fille en santé. J’ai juste été obligée de me battre. Ce n’était pas un choix comme celui d’aller escalader l’Everest. Soit je me battais et j’acceptais de me faire jouer dans la tête, soit je mourrais. Ce n’est pas du courage, c’est de l’acceptation.

Mais reste que ce n’est pas ma maladie qui décide de qui je suis. Ce n’est pas ce que tu as vécu qui dicte où ira ta vie. Tu décides de surmonter ce qui t’arrive de la façon dont tu as envie.

Il y a environ un an jour pour jour, j’ai appris que j’étais guérie pour toujours.

Oui, je suis reconnaissante du travail des docteurs et du choix de mon corps de se battre jusqu’au bout. Au final, j’ai accepté de vivre ce que la vie m’a envoyé. Parce que des fois, ce ne sont pas des choix, mais des obligations. N’oublie pas que tu as quand même le contrôle sur comment tu vas affronter ces épreuves-là.

Photo : WeHeartIt

Pink Floyd est sans contredis mon groupe préféré parce que c’est le genre de délice pur pour les oreilles, parce que ça ne passe jamais date. Tu vas dire «Ah oui, c’est le groupe qui joue la tune Another Brick in the Wall, je l’entends à la radio.» En fait, c’est tellement plus que ça. Pink Floyd en soit est une émotion.

L’écouter procure un plaisir sans fin, peu importe la chanson. Ce qui est bien avec ce groupe, c’est qu’il va toujours y avoir un morceau qui s’agence parfaitement avec ton humeur. Voilà pourquoi aujourd’hui, je t’aide à trouver la tune de Pink Floyd à écouter selon ton mood.

La peine d’amour

Quelle tristesse, le gars parfait t’a laissé tomber pour une fille plus chix que toi… Tout ce dont tu as envie présentement, c’est de crème glacée, ton lit et d’écouter des tunes tristes sur repeat. La chanson Don’t Leave me Now, de l’album The Wall, est faite pour ce genre de situation. C’est une chanson poignante qui fait pleurer. On dirait qu’on ressent la douleur de Roger Waters quand il la chante.

La joie euphorique 

C’est drôle, aujourd’hui en te réveillant, t’as eu l’impression que rien ne pouvait t’atteindre. Tu te sens complètement euphorique et heureuse comme tu ne l’a pas été depuis des lustres. Malheureusement, tu as l’impression qu’aucune chanson ne peut s’agencer à ton moral complètement débordant de bonheur. Écoute Shine On You Crazy Diamond, de l’album Wish You Were Here. Comportant sept parties, de la plus douce à la plus orgasmique musicalement parlant, c’est certain que ce morceau fait ressentir encore plus la joie intense, même un orgasme pour les oreilles! 😉

La colère rude

Ton prof vient de te dire que tes nombreux efforts n’ont pas porté fruit et que tu as coulé ton gros travail de session. Tu te sens tellement en tabar***** colère que rien ne pourrait améliorer ton humeur. La chanson One of my Turns, de l’album The Wall, va te faire du bien. Dans le film The Wall, c’est sur cette chanson que le gars pète complètement sa coche en détruisant tout sur son passage. La colère dans la voix de Roger Waters est palpable, tu te sens moins seule à être fâchée.

Le roadtrip

Par une belle journée d’été, t’as juste envie de partir sur la route et de ne plus jamais t’arrêter. Tu t’en fous de ne pas avoir d’itinéraire. La chanson Learning To Fly, de l’album A Momentary Lapse Of Reason, rassemble toute l’émotion ressentie par cette belle journée. T’auras même envie de l’écouter sur repeat dans ton auto.

L’amour et sa douceur

Tu le vois dans ta soupe, tu te sens tellement amoureuse que toute parole te ramène à sa chevelure dorée et à ses bras musclés. Le morceau A Pillow Of Wind, de l’album Meddle, est fait pour toi. Tout en douceur, cette chanson fait carrément flotter dans les airs. La légère voix de Roger Waters touche énormément le petit cœur amoureux.

La bad-girl

Tu te sens plus «démon» qu’«ange» ces temps-ci. T’as envie de découcher et de te dire YOLO. La chanson Young Lust de l’album The Wall va fitter à fond avec ton côté wild. «I need a dirty girl!» comme dirait Roger Waters.

Bref, ouvre Youtube là. Maintenant. Pis écoute la tune qui s’agence à ton mood de la journée!

Photo : Pastdaily.com

J’sais pas pour toi, mais parfois j’écoute des films ou des téléséries, pis j’me dis que les histoires d’amour sont tout sauf réalistes. T’sais le coup de foudre au premier regard, le premier baiser parfait et le sexe sur une trame romantique. C’est un peu déprimant.

C’est pourquoi j’ai accroché tout de suite aux Presqu’histoires. C’est une websérie de quatre épisodes seulement, durant en moyenne cinq minutes. Bon, je suis un peu en retard, puisque les épisodes sont sortis en février dernier, mais l’amour ne passe jamais de date, pas vrai?

C’est réalisé par Zoé Pelchat-Ouellet et y’a peut être des acteurs que tu connais (Julianne Côté, Iannicko N’Doua) qui y jouent. Au fond, ce sont des jeunes adultes inconnus qui se rencontrent via un site internet de petites annonces (genre Kijiji). Un épisode raconte un rendez-vous.

Véridique serait le mot que je choisirais pour décrire Les Presqu’histoires. Les quatre épisodes, Populaire, Peau, Pizza et Poésie, sont parfois drôles, parfois embarrassants, parfois passionnés, parfois tristes. C’est la réalité qui est transmise à travers la série, à laquelle n’importe qui pourrait s’y identifier.

Les comédiens sont beaux et doués, la trame sonore est bonne. Les histoires sont touchantes. Tout de même, mon coup de cœur va au dernier épisode. Un rendez-vous où on boit du vin à même la bouteille sur un toit, où on mange une grande quantité de gâteau McCain et où j’me fais flatter le dos, c’est winner.

J’te conseille de l’écouter, les épisodes sont disponibles sur Facebook. Vingt minutes bien investies dans ta vie, une ode à l’amour. Tu va te trouver ben correct avec tes histoires d’amour et tu ne vas plus pleurer en te comparant à Jack et Rose du Titanic.

Quoi de mieux que quelques idées farfelues pour pimenter sa vie sexuelle qui peut parfois être un peu monotone? Suffit, les tabous! Voici cinq expériences sexuelles à essayer en couple (ou pas… tant que c’est fait dans le respect mutuel).

  1. Mettez-y du risque

Cela peut être très excitant de faire l’amour dans un endroit où vous pouvez vous faire attraper. On entend souvent parler des clichés tels que la cabine d’essayage ou les toilettes d’un bar. Essayez donc encore mieux! Le parc, la ruelle ou la piscine, pourquoi pas?

  1. Le S&M en douceur

Une bonne fessée n’a jamais tué personne. Bien entendu, il faut voir où se situent nos limites avant de se laisser aller. Cependant, certains actes peuvent procurer bien du plaisir. Les yeux bandés et les mains attachées peuvent créer un sentiment de soumission plutôt agréable.

  1. La presque abstinence

Tout est permis, sauf la pénétration. Ce qui est frustrant devient aussi extrêmement excitant. Faites-le plusieurs jours de suite. Lorsque vous n’êtes plus capable de vous retenir plus longtemps, vous verrez que ce sera encore mieux que toutes les fois précédentes. L’attente en vaut parfois la peine.

  1. Le marathon

Bon, avec l’école et le travail, il n’y a pas beaucoup de temps libre, mais trouvez-vous un samedi. Écrivez les chiffres 4 à 8 sur un papier (ou plus si vous vous sentez capables). Pigez un chiffre. Vous devrez faire l’amour le nombre de fois qu’il est écrit sur le papier au cours de la journée.

  1. Nouvelles positions

Essayez une nouvelle position sexuelle par semaine. L’habitude est beaucoup trop simple et peut devenir ennuyante. Qui sait? Peut-être qu’une de ces nouvelles positions deviendra votre préférée!

Maintenant, tout le monde au lit (ou au parc…)!

Photo: WeHeartIt

Tu m’avais invité chez toi. T’étais beau, pis tu m’faisais rire avec ton imagination débordante. Ça fait que… j’ai dit oui.

Ça faisait une couple de semaines qu’on se parlait. Tu m’faisais découvrir des groupes scream, t’essayais d’me faire aimer ça. Ça a pris du temps, mais tu y es parvenu. Tu me dépassais d’une tête et demie. J’aimais ça. Tu mesures combien déjà? 6 pieds? Tes yeux verts, fallait que je lève la tête en maudit pour les regarder. Demande toi pas pourquoi j’ai des problèmes de cou maintenant!

J’suis arrivée chez toi. T’habites vraiment dans un trou perdu. On est allé de l’autre côté de la rue, à l’école primaire. On a bu. Je t’écoutais parler, parce que quand tu bois, tu parles, tu parles, tu parles. Moi, je riais. Tu m’faisais beaucoup rire. Le genre de rire qui te fait du bien, où tu peux pu respirer pantoute et que t’as mal aux joues. Ta main frôlait ma cuisse par moment lorsque tu t’emportais dans tes histoires et que tu gesticulais avec ampleur. Je bougeais pas d’un poil. J’attendais la prochaine histoire, la prochaine caresse subtile, presque imperceptible, mais qui me faisait frissonner.

On est retourné chez toi, j’étais pas si soûle que ça. Y’avait une tente roulotte dans ta cour. T’as dit: «Tu veux qu’on dorme là?». On a écouté de la musique et on s’est couché. Il faisait chaud, chaud comme en plein milieu d’une foule gigantesque dans un concert de Lamb of God.

J’sais pas comment c’est arrivé, mais on était collés ou, en tout cas, vraiment proches. Mon coeur courait le marathon. Ça faisait une heure que personne avait dit un mot, mais on savait très bien que ni l’un ni l’autre ne dormait.

Tu m’as dit «Je t’aime». Pas un je t’aime lancé tout croche, incertain. Un vrai, un sûr de lui. Ça m’a fait capoter. J’ai eu peur. Ça effraie en maudit quand tu sais que c’n’est pas de la bullshit. Ça fait que… J’ai figé. Pis j’ai pas dit je t’aime en retour.

Aujourd’hui, je n’regrette pas, parce que t’es bien d’ton bord et moi aussi. Mais y’a des fois, comme maintenant, j’y pense pis j’me dis que j’suis un peu conne.

Photo: We Heart It

J’ai assisté au spectacle de Mute et de Caravane à la salle polyvalente du Cégep de Jonquière, le 25 avril dernier. Et je crois sincèrement que c’était une thérapie, en cette fin de session épuisante.

C’est Caravane qui a assuré la première partie de ce spectacle de fous. Ce groupe québécois qui a sorti son premier album en septembre dernier a mis la barre haute dès le début. La foule, plutôt timide au départ, s’est mise à danser et à chanter lorsque le succès Maxyme s’est fait entendre. Le groupe est énergique, la guitare est magnifique. Juste la voix de Dominic Pelletier à elle seule est un baume sur nos anxiétés.

Quelques minutes plus tard, l’arrivée de Mute a rendu le public hystérique. Il faut dire que cela faisait plusieurs mois que le groupe n’avait pas performé en salle. Entamant tout de suite leur première chanson, me voilà prise au milieu d’un moshpit. Les gens se poussent en chantant les paroles de leur groupe préféré. La joie est palpable, l’exaltation est à son comble.

Les membres du groupe savent comment donner un méchant show. Riant avec la foule, remerciant les organisateurs, jouant de très bons solos, les quatre gars ont complètement électrisé les fans.

Le cœur battant au rythme de la musique, c’est comme si toute la foule ne faisait qu’un. Ça a vraiment fait du bien de décrocher ainsi, en pleine fin de session. La sueur collant au front, le corps qui se laisse aller, la musique si forte qu’on ne peut plus penser, tout ça est une vraie thérapie.

Tu te crois immunisée, tu te crois guérie, tu penses que le temps passé à te torturer est fini, jusqu’à ce qu’une chanson, une photo, un souvenir bête te ramène à lui. Lui. Celui qui t’empêche d’être. Être normale, être bien, être heureuse.

Premièrement, tu penses à ses mains. Ses mains d’homme, ses mains que tu imagines contre ton corps. Ensuite, tu penses à son sourire, le sourire moqueur qu’il t’offre lorsqu’il s’amuse à rire de tes défauts. Le sourire de fierté qu’il t’offre lorsqu’il te voit en robe de soirée, belle, et qu’il sait que tu es SA copine. Le sourire sexuel qu’il t’offre lorsque tu es en pleine extase et que tu le supplies d’arrêter s’il ne veut pas assister à ta mort. Puis, tu penses à ses yeux. Oh, ses yeux où tu pourrais te perdre pendant des heures.

Finalement, tu te dis que tu n’aurais pas dû y penser parce que c’est de la torture, parce que tu n’y as plus accès de toute façon. Mais c’est déjà trop tard, tu y songes et y resonges toute la nuit. Ça te hante carrément. Tu te dis que ça va passer, la peine d’amour, que tout le monde y arrive, alors pourquoi pas toi? Après tout, qu’a-t-il de si extraordinaire?

Pourtant, à chaque fois c’est la même histoire qui se répète. Te voilà dans un bar, les pensées flouées par l’alcool ingéré, à danser avec un beau garçon. Ses mains sur ton corps te plaisent, tu lui souris. Puis, au moment où il approche ses lèvres des tiennes, tu le revois. Lui. Celui qui t’empêche d’être. Et l’envie d’hurler devient si forte qu’il t’est impossible de rester sur le plancher de danse. Alors, tu sors fumer une cigarette en maugréant «dégage de ma tête, ça en devient agaçant».

Photo : WeHeartIt