Quand vient le temps de vider ton panier à linge sale la fin de semaine, tu regardes probablement quelques fois les étiquettes de tes morceaux de vêtements pour connaître leurs caprices de lavage. Mais t’es-tu déjà attardée aux petits caractères à côté ? MADE IN CAMBODIA, MADE IN BANGLADESH, MADE IN INDIA… “Bah, quelle importance, c’est tellement loin d’ici!”

Géographiquement, tu marques un point, mais ces gens derrière leurs machines à coudre sont plus près de ton quotidien que tu ne le penses.

Ces pays sous-développés regorgent d’usines de vêtements. Celles-ci sont dirigées par des entrepreneurs qui cherchent à obtenir des contrats de production provenant des grandes chaînes de vêtements. Ils tentent d’attirer les H&M, Garage, American Eagle, Zara, Hollister de ce monde avec les plus petits prix qu’ils peuvent offrir. Par exemple, l’entrepreneur X offre la production d’un chandail au coût de 3$, mais l’entrepreneur Y offre le même produit pour 2, alors Monsieur X tente encore de baisser son prix et ainsi de suite… La compétition est féroce pour obtenir les contrats. Mais comment réussir à offrir les coûts les plus bas possible ? Excellente question…

Le meilleur moyen d’économiser pour ces patrons est très simple.

Étape 1 : Installer leur manufacture de vêtement dans un pays où il y a peu d’emplois et beauuuucoup de monde. Ainsi, les gens n’auront pas le choix de travailler pour lui, puisqu’ils ne trouvent pas d’autres emplois ailleurs.

Étape 2 : Faire travailler ces gens dans des conditions épouvantables, mais très économiques : matériel désuet, aucun droit, milieu de travail miteux et mal entretenu, peu ou pas de pauses et aucune augmentation de salaire, horaires étirés sur de longues heures et surtout, salaire largement insuffisant.

Étape 3 : Se remplir les poches sur le dos de gens innocents et en profiter au maximum! Pas fou, hein?

En 2013, le Rana Plaza, une usine de production de vêtements au Bangladesh, s’est effondré sur ses employés, tuant d’un seul coup 1 127 personnes. Quelques semaines plus tôt, les employés s’étaient plaints d’avoir remarqué de nombreuses fissures sur les murs et doutaient fortement de la sécurité du bâtiment. Les patrons avaient fait la sourde oreille et ont forcé les employés à continuer le travail (non, mais, la commande pour Walmart ne se fera pas toute seule hein !).

Chaque année, des centaines de personnes meurent dans ces conditions de travail atroces, des enfants doivent également travailler pour aider les parents qui n’arrivent pas avec le maigre salaire qu’ils reçoivent. Lorsque les employés se révoltent, ils sont réprimandés physiquement par les patrons, les frappant au visage, à la poitrine, au ventre… Ces travailleurs sont souvent des femmes.

Alors la prochaine fois que tu verras un beau morceau de vêtement au centre commercial, penses s’y. Quelles seront les conséquences de ton achat ? Ce nouveau chandail dans ta garde-robe vaut-il la souffrance et la misère que quelqu’un subira de l’autre côté de l’océan ?

Quelques adresses de friperies que j’aime bien :

Je t’invite aussi à regarder le documentaire « The True Cost », de Andrew Morgan (disponible sur Netflix)

Tes économies ramassées lors de l’été dernier ont fondu à vue d’œil, tes études coûtent cher et l’achat des cadeaux de Noël a donné des cauchemars à ton portefeuille ? Bref, tu as clairement besoin d’un peu d’argent de poche, mais trouver un emploi n’est pas si simple… Première étape : Ferme ton livre de bricolage en bâtons de popsicle (de toute façon, tes proches n’apprécieront pas autant qu’ils te le diront, politesse oblige tsé). Deuxième étape : Lis cet article pour te renseigner davantage sur un site qui pourrait régler tes problèmes financiers : EZJobSolution.

Ce site vient surtout en aide aux jeunes à la recherche d’emploi, mais aussi aux PME (petites et moyennes entreprises) qui se cherchent des travailleurs. En quelques clics, tu peux te créer un compte sur le site et dès la confirmation de ton inscription, tu as accès à tous les emplois qui sont offerts par les employeurs membres d’EZJob dans ta région. Tu peux ajouter une photo professionnelle de toi à ton profil, ton CV et même une vidéo promotionnelle où tu peux te filmer pour démontrer tes nommmmmbreuses compétences. Ensuite, tu peux postuler aux emplois auxquels tu t’intéresses et qui sont disponibles dans ta région. L’employeur pourra te contacter s’il est intéressé par ton profil. Ceux-ci peuvent aussi fouiller dans la base de données complète des chercheurs d’emplois et entrer en contact avec certains d’entre eux, sans qu’ils aient pour autant postulé pour leur offre d’emploi. Tu pourrais donc avoir une belle surprise sans l’avoir demandée ! C’est simple et facile comme tout !

 

Petits hics : Il faut préciser que ce ne sont pas tous les commerces du Québec qui seront sur le site, puisque l’employeur doit s’inscrire lui-même sur EZJob pour afficher son nom aux employeurs. Aussi, les fondateurs étant originaires des Laurentides, la majorité des emplois offerts sont concentrés dans cette région du Québec pour l’instant. Mais c’est en lui donnant une chance qu’on peut l’aider à progresser. De toute façon, ça ne coûte rien d’essayer !

 

Rien ne garantit qu’avec cette solution, tu te trouveras un emploi après Noël, mais une chose est sûre, aller jeter un coup d’œil ne peut pas te nuire dans ta recherche. Et pourquoi pas t’inscrire, un coup parti ? Si ça t’intéresse :

http://www.ezjobsolution.com/

Le 29 octobre, je me suis rendue au sommet du Mont Jacob à Jonquière, avec trois de mes amies pour aller voir en spectacle Charlotte Cardin. La neige tombait doucement, c’était féérique. On aurait dit que la nature s’était préparée en se mettant toute belle pour l’occasion. La première partie du spectacle était réservée à Aliocha. Son nom vous dit quelque chose ? Il a justement retiré son masque d’acteur, entre autres, pour le personnage de Nicolas dans le populaire film « Aurélie Laflamme » pour se consacrer à la musique. J’ai entendu maintes fois chuchoter autour de moi : « Y est tellement beau ! » Non seulement son joli minois a su faire accrocher le public, mais sa musique m’a agréablement surprise. Un mélange de rock, de folk alternatif et d’indie assez puissant pour créer une ambiance sympathique, mais avec un petit quelque chose de mélancolique à ses heures qui rajoute de la personnalité au son.

Son EP est disponible depuis environ 2 mois : https://www.audiogram.com/fr/artiste/aliocha

Il fera les premières parties de Charlotte pour quelques représentations. Alors justement, la Charlotte…

C’était, en quelques mots, saisissant, envoûtant et chaleureux. Dès ses premiers pas sur la scène, on la sentait à l’aise et reconnaissante envers son public. Chacune de ses chansons se terminait avec un grand sourire et un remerciement bien senti. J’ai été captivée par ses mélodies tout le long du spectacle, surtout parce que son côté soul jure avec le reste des chansons populaires du moment, ce qui m’attire beaucoup. Elle a interprété un rap de Post Malone, qui s’intitule « Go Flex », qu’elle a rafistolé à sa sauce. Aliocha est revenu sur scène pour chanter un morceau plus folk-country avec elle, et j’ai eu envie d’en entendre davantage de sa part dans ce registre de musique. Lorsqu’on connaît un artiste, on s’attend souvent à un seul style de musique de sa part, celui auquel nous sommes habitués. Charlotte m’a rappelé que même s’ils choisissent un style en particulier, les musiciens peuvent avoir des goûts très éloignés de ce qu’ils proposent au public, et j’ai trouvé très intéressant de la découvrir sous un autre angle que celui que je connaissais déjà. On en veut plus s’il vous plaît !!!

Également, sa présence avec le public était vraiment appréciée. On a senti une petite timidité du côté d’Aliocha au début, mais Charlotte nous a accueillis comme si l’on était chez elle en nous parlant souvent, nous racontant des anecdotes ou nous faisant savoir l’origine de la prochaine chanson. Elle est humaine, et ça paraît. On sent qu’on pourrait facilement être son amie (et on le veut 😉 ). Bien que le nom connu du public soit le sien, elle parle souvent à la troisième personne du singulier : « On est vraiment contents d’être ici, on a passé une belle soirée… » Elle accorde beaucoup d’importance aux gens qui la soutienne et c’est beau à voir. Ses deux musiciens et elle nous ont interprété leur nouvelle discographie qui sortira en 2017. Je vous le dis, vous avez hâte de l’entendre !

Une soirée mémorable qui m’a laissé un goût de poésie amoureuse, de chaleur et d’humanité, tout ça interprété par une personne que j’admire encore plus qu’avant.

Il nous est toutes déjà arrivés des péripéties tellement folles qu’on se dit que personne ne nous croira si on les raconte. C’est justement le cas dans la websérie Switch & Bitch, diffusée sur Tou.TV.

L’histoire s’installe à Montréal autour de Julie, qui organise une soirée pour faire une grande annonce à ses amies. Pour l’occasion, elle propose de faire un « switch & bitch », où les filles doivent apporter des morceaux de vêtements et se les échanger au courant de la soirée. Mais leurs plans sont vite dérangés par plusieurs invités surprises. Mettant en vedette Camille Mongeau, Guenevièvre Sandré, Joanie Martel, Catherine St-Laurent, Juliette Gosselin et Julianne Côté, cette courte série de 5 épisodes par saison d’une durée maximum de 12 minutes chacune représente bien les hauts et les bas d’une gang de filles dans la vingtaine un peu chamboulées par la vie qui les ballote de tout bord tout côté.

Co-écrite et réalisée par Juliette Gosselin (une fille polyvalente, apparemment !) et Sophia Belhamer, la websérie en est déjà à sa deuxième saison. On pourra visionner la troisième à partir du 27 décembre 2016.

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La série est drôle, touchante, un brin dramatique et surtout très authentique par ses personnages ayant chacun leur couleur personnelle. Julie, très contrôlante et « dramaqueen », tente de parvenir à ses objectifs le plus tôt possible : se marier avec l’homme de ses rêves, son Karl préféré, et avoir un enfant surdoué. Annick, sa meilleure amie, est plutôt nostalgique du temps où elle était la priorité de sa best et déploie beaucoup d’efforts pour rester dans sa vie. Gen, la plus brouillon mais la plus équilibrée du groupe, a le cœur sur la main et a de la difficulté à refuser les nombreuses demandes de sa proche amie Arielle, qui a, elle, de la misère à garder un emploi. Mais c’est toujours de la faute du boss, hein ! Fanny, quant à elle, … elle est parfaite. Belle, gentille, intelligente, on ne peut rien lui reprocher. Peut-être est-ce là son défaut ? Finalement, Béa, la petite nouvelle du groupe, vient de Québec et tente de se faire intégrer par l’entremise de Fanny, sa collègue de travail à la base. Avec un peu de réticence au départ, les filles l’accueillent tant bien que mal dans leur drôle de gang qui en voit de toutes les couleurs.

Je te garantis des fous rires, des « Ayoye, c’est tellement mon genre ! » à répétition et une envie folle de toujours voir la suite. Une websérie à voir !

Si ça t’intéresse : clique ici

sources photos : weheartit.com et google.com