De plus en plus vous devez voir sur les réseaux sociaux que des organismes tentent de vous sensibiliser concernant les troubles de santé mentale. «Bell cause pour la cause», des vedettes de partout qui gagnent votre fil d’actualité pour communiquer leur sympathie concernant ces maladies qui COMMENCENT à être de plus en plus connues, mais encore.

Aujourd’hui la gang, on peut se payer le luxe d’en parler ! T’es anorexique ? T’as des troubles d’anxiété ? T’as des tendances dépressives suicidaires ? T’en parles POINT ! Si on retourne en juin dernier, j’étais comme toi. «C’est juste une baisse de régime, des symptômes physiques bizarres ça arrive à tout le monde, j’ai juste à faire comme tout le monde et à aller voir sur internet pour me faire dire que j’ai le cancer en phase terminale pis on va en rire pis tout va être correct !» Ben non, un problème de santé mentale ce n’est pas juste un rhume, c’est un putain de cancer pour ton esprit ! J’ai un trouble d’anxiété généralisé qui fait en sorte que j’ai une peur excessive de la mort. En gros, le TAG fait en sorte que je fais des crises d’angoisses incontrôlables où dans tous les cas je finis par mourir dans l’heure qui suit, oui c’est paniquant.  C’est souvent d’une crise cardiaque la plupart du temps, c’est vraiment poche parce que les tests…je les ai tous faits…rien à faire, même si on me dit que je suis en parfaite santé, j’y crois pas, en tout cas pas tous les jours. Je vous présente alors ce que le TAG fait sur mon propre système.

Tu te fais écœurer à l’école, t’as un problème de jeu, t’es alcoolique ? T’en parles POINT ! La chose qui m’a fait le plus de bien dans cet enfer c’est d’en avoir parlé. Parents, amis, collègues, quand tu mets le doigt sur tes inconforts ça va déjà mieux, tu vas voir. Si comme moi, même après en avoir parlé à tes proches ça ne se règle pas, le meilleur s’en vient, crois-moi ! Tu vas voir un psychologue, tu vas en thérapie, tu t’en vas vider la chaudière de marde que t’as dans ta tête ! Pas de gêne, il y a une tonne de spécialistes qui sont là pour t’aider à passer à travers de ton calvaire.

Vous savez, les maladies mentales vont finir par toucher 1 personne sur 5 au cours de leur vie, mais c’est 5 personnes sur 5 qui vont vivre avec les conséquences. C’est pourquoi je m’adresse à ceux et celles qui vivent avec des personnes ayant une maladie mentale dans leur entourage. Premièrement, MERCI ! C’est tout sauf facile vivre avec une personne dans une situation mentale précaire. Vous faites toute la différence, ce n’est pas facile, mais des fois, juste de changer les idées de votre ami, frère, sœur, chum, blonde ça éloigne le problème un peu. Le but ce n’est pas de trouver une réponse au problème, les spécialistes sont là pour ça. Parfois, l’écoute est une bien meilleure aide que la solution elle-même, c’est pourquoi vous êtes si importants dans l’équation.

T’es écœuré ? T’es trop orgueilleux pour en parler ? T’as peur d’avoir l’air faible d’avouer que tu feel pas ? Tu me remercieras plus tard et tu vas en PARLER ! Faites la différence pour vous-même, les mots sont super facile en plus je vous les souffle à l’oreille : J’AI BESOIN D’AIDE.

Prenez soin de vous autres.

Message d’un Anxieux Généralisé.

’Je vous pose la question: Attendez-vous d’avoir des caries pour allez voir le dentiste? Je vous souhaite que non! Laissez moi vous poser une autre question: Vous connaissez-vous vraiment?’

Ça faisait longtemps que j’avais mis sur papier quelques lignes histoire de partir de nouveaux débats.

Aujourd’hui on se jase vous et moi d’un tabou qui me « titille » un brin depuis que je fais usage de ce dit tabou. Je parle ici de mon amie la psychologue. Et oui, je fais parti de la catégorie de personne qui se font chuchoter dans son cercle d’ami. Avant tout, j’aimerais vous dire pourquoi j’ai une nouvelle amie. Que lorsque vous lisez ces lignes vous soyez toujours au cégep, à l’université ou sur le marché du travail, il n’y a pas un moment propice dans la vie où le mental flanche, et malheureusement j’ai le regret de vous apprendre que personne est à l’abris. Le miens m’a lâché il y a quelque mois. On s’entend je ne suis pas une larve ou un végétal pour autant, mais parfois on peut être victime d’un truc qui s’appelle l’angoisse, pas mauvais vous me direz, tout le monde fait de l’angoisse tôt ou tard. Pour un examen, un retour d’appel, une nouvelle job, etc. En gros dans mon cas ce que ça fait c’est que j’ai peur d’avoir peur. Je sais c’est difficile à comprendre et même de l’expliquer moi même, je sais que c’est pas facile à comprendre. Une chose est sûr je pense à la mort souvent, pas par idée noire, mais plus que je pense que mon corps va me trahir durant l’une de mes crises.

Bref, le point est que j’ai eu besoin de faire appel à une aide extérieur qui se nomme: mon amie la psychologue. Encore aujourd’hui je consulte chaque semaine pour mon plus grand bien. Plusieurs personnes de mon entourage ne peuvent s’empêcher de me voir autrement depuis ce jour. Par chance, j’ai une bonne estime, mais je me suis quand même demandé pourquoi la société a-t’elle fait de ce service un tabou? En fouillant un peu, et par avis général on se rend compte que pour la plupart du monde, voir une psychologue est un signe de faiblesse. Un signe d’abandon et de paresse. Je dois vous avouer que je pensais un peu comme ça aussi avant d’être moi-même victime de mon mental.

Je crois au contraire que d’aller voir un psychologue est une bonne chose. Que vous ayez des problèmes ou pas je crois qu’il n’y a pas plus sein comme rendez-vous que celui que vous prendrez avec l’ami psychologue. Je vous pose la question: Attendez-vous d’avoir des caries pour aller voir le dentiste? Je vous souhaite que non! Laissez-moi vous poser une autre question: Vous connaissez-vous vraiment?

Depuis que je vais voir ma nouvelle amie, j’arrête de me cacher la tête dans le sable. J’apprends à être une meilleure personne, pour les autres mais surtout pour moi. Je connais même plusieurs couples qui eux aussi, dans une génération qui décide de faire à leur tête où près d’un couple sur deux se sépare, décident d’aller chercher des moyens d’être meilleur pour la personne qu’il / qu’elle aime en plus de s’accomplir en tant qu’humain. Je vous pose une autre question: Qui êtes vous pour juger ceux et celles qui désire devenir une meilleure personne? Probablement que vous êtes la première personne à en avoir de besoin.

Il y a un proverbe qui dit que les idiots vivent heureux, je crois qu’ils vivent heureux parce qu’ils ne se posent pas de questions. La société en général ne se pose pas LES bonnes questions. Chez le psychologue vous trouverez les outils pour vous poser les BONNES questions. Il n’y a de solution miracle malheureusement, pour chaque victoire, tu tombes une dizaine de fois, et ce même si tu vas bien quand tu rentres dans le bureau.

En terminant je dirais à ceux et celles qui ont déjà pensé à allez voir une amie comme la psychologue, de prendre son courage et d’y aller. Parce que oui ça fait mal s’asseoir pendant une heure dans la grosse chaise. Mais tellement satisfaisant une fois terminé. Vous n’êtes pas faible parce que vous y aller, vous manquez de courage parce que vous n’y aller pas. Suis-je une meilleure personne aujourd’hui, peut-être pas, mais chaque semaine je me pose les bonnes questions pour le devenir…et vous?

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La mode de nos jours, c’est de vivre. Vivre à fond, vivre sans penser au lendemain et surtout pas à ce qui pourrait se passer si jamais on osait le faire.

Tout est une mode aujourd’hui : ce qui est bien pour l’un est aussi bien pour l’autre. J’admire notre génération pour son ouverture sur le monde, sa capacité d’être versatile et son désir constant d’évoluer, de se surpasser.

Tout est une mode aujourd’hui. Il y a 10 ans, on croisait rarement des gens avec des dessins sur les bras : aujourd’hui, on s’arrête pour les admirer.

Notre génération est la première à dire «T’es tu game?» sans penser à toutes les répercussions que pourrait engendrer notre geste. (Salutation aux Baby Boomers qui nous lisent : je sais que vous aussi, vous avez eu votre lot de «T’es tu game?».)

Le synonyme de la question, ça revient à dire YoloYou only live once : tu ne vis qu’une fois. J’aimerais que notre adage fétiche change. Yolo, ça fait tellement 2012… J’aimerais que ce soit remplacé par «Sors de ta zone de confort».

Récemment, j’ai fait le deuxième meilleur move de ma vie. J’ai fait quoi? Je suis tout simplement parti loin de chez moi. C’était quoi le premier meilleur move, que tu te demandes? Ben… c’est que j’étais parti une autre fois avant.

Jonquière – Jonkitown ou Jonkifornie pour les intimes – a été ma maison pendant trois ans. J’y ai vécu pour étudier. Elle m’a permis de découvrir qui j’étais et ça a été la plus belle expérience de ma vie. Je me suis entouré de gens en qui je me reconnaissais, ceux que j’appellerai dans quelques années pour qu’on organise des soupers avec nos petites familles.

La deuxième fois que je suis parti, c’est quand j’ai commencé à vivre ma vie, ma vraie vie d’adulte, il y a quelques semaines de ça. J’ai décidé de partir pour vivre de ma passion, loin… très loin! Ce que j’ai surtout décidé, c’est de partir seul. Quelques lignes plus haut, je disais savoir qui j’étais : je vous assure, c’était la pire connerie jamais écrite.

J’ai réalisé qu’on ne savait pas qui on était avant d’avoir vécu avec nous-mêmes. J’habite actuellement à quinze heures de route du Saguenay et à douze heures de ma famille. La semaine passée, j’ai fêté pour la première fois mon anniversaire seul. Et vous savez quoi? Je me sens bien avec ça.

L’école, c’est une guerre de popularité. Mais je vous annonce que la vie n’en n’a rien à battre de la popularité. Au secondaire, c’est hyper cool d’avoir 300 personnes qui te souhaitent bonne fête sur Facebook. Une fois que t’es plus aux études, que c’est le jour de ton anniversaire et que t’es seul dans ton monde, c’est plus la même game.

T’as juste le goût que certaines personnes prennent le temps de te souhaiter une belle journée et te remercient d’être dans leur vie, avec un peu de chance sans l’aide de Facebook. C’est ce qui m’est arrivé : j’ai compté aux yeux des gens qui comptent le plus pour moi. Je l’ai réalisé parce que pour la première fois, je savais ce qui me rendait vraiment heureux le jour de mon anniversaire. Partir est la meilleure chose que j’ai fait du haut de mes 20 ans.

Partir, c’est de se donner une claque dans le dos quand personne ne le ferait mieux que nous. Mais partir, il faut le faire pour les bonnes raisons. J’ai quitté pour exercer mon métier. J’aurais bien pu me trouver une petite place pas très loin de mes repères, avoir une vie banale et être heureux. J’aurais pu avoir une routine, être confortable. Mais pourquoi se contenter de banalités quand on peut avoir le monde comme cour arrière? J’ai côtoyé beaucoup trop de gens qui ont gaspillé leur beau potentiel parce que le rêve était trop loin. Parce que la blonde ou le chum suivrait pas. Parce que la peur de se retrouver seul prenait toute la place.

Aujourd’hui, je vous invite à réfléchir à ce qui vous fait vraiment tripper dans la vie. Votre chum ou votre blonde est-elle vraiment la chose qui vous rend le plus heureux présentement et surtout, le restera-t-elle pour toujours? Êtes-vous là où vous devriez être en ce moment? Surtout, êtes-vous là où vous voulez être? Prenez une bonne respiration et sortez de votre zone de confort : «Life begins at the end of your comfort zone» (La vie débute à la fin de votre zone de confort).

Photo : WeHeartIt

Une peine d’amour, ça n’a pas été inventé par les filles, pour les filles. Les gars sont touchés par le phénomène même si parfois on a l’impression qu’on s’en fout pas mal. Au contraire, de nos jours, ceux qui cherchent une relation sérieuse et qui pensent détenir la perle rare tombent de haut quand le lien se coupe. Particulièrement quand c’est la perle en question qui le coupe.

On pense que la vie s’arrête et qu’elle ne pourra recommencer que si elle refait surface à nos côtés. Mais non, la vie ne s’arrête pas, elle devient seulement difficile pendant un certain temps. Ça ressemble à quoi un gars en peine d’amour ? Je vous dirais que ça dépend des gars, justement! Il y en a qui retrouve l’amour du sport et du gym. Pourquoi ne pas redevenir un homme en shape pour pouvoir épater les autres femmes qui attendent un bon gars pour s’occuper d’elle? Malheureusement, on s’entend, même ces gars-là finissent par en brailler une shot rendu aux douches. Au fond, on veut sans doute impressionner la femme qui nous a laissé tomber d’un certain sens, essayer de lui montrer qu’on vit bien quand même. Mais en fait, on s’en moque totalement du regard des autres, c’est son regard qui importe.

Il y en a d’autres qui doivent occuper leur temps le plus possible : les pires moments d’une rupture sont ceux où on se retrouve seul. Ces moments-là nous font repenser aux bons souvenirs, aux mauvais et elle nous manque terriblement. Même les chicanes nous manquent. Ces gars-là sont très bien entourés, ils ont de bons amis et heureusement qu’ils sont là, parce que ce n’est pas toujours facile. Et les amis de ces gars-là savent très bien que les moments qu’il passe seul sont les pires qu’une personne peut subir dans sa vie.

 Un gars, c’est un gars, c’est orgueilleux, ça veut montrer que c’est tough, ça veut rendre son ex jalouse, ça veut lui prouver qu’elle a fait une erreur en le laissant, ça veut montrer au monde qu’une peine d’amour, ça ne l’atteint pas. Pourtant, les gens qui le côtoient savent que ça l’atteint quand même, parce qu’il n’est pas le même. Oui, un gars, c’est tough, mais un gars a ses limites aussi. Un gars, ça pleure, ça pleure quand il pense que ça vaut la peine de pleurer. Et, dans des situations comme celles-là, ça vaut la peine de pleurer, parce que, oui, ça fait du bien de pleurer (merci les filles pour ce bon conseil).

C’est cliché de dire qu’un homme a des émotions, mais un cœur, c’est fragile et un homme, ça en a un tout comme vous, chères demoiselles. Certains sont plus forts que d’autres, mais ne pensez pas que votre coup de marteau ne l’atteint pas, il essaie plutôt de cacher que vous l’avez brisé. Alors, même si le gars en question semble bien s’en tirer, pour chaque haltère qu’il lève au dessus de ses épaules, pour chaque bière qu’il porte à ses lèvres, une larme coulera rendu chez lui.

Photo : WeHeartIt

Vous savez, ces fameuses dents de sagesse, celles pour lesquelles nous stressons toute notre enfance jusqu’au moment où le jour J arrive et qu’on redoute l’instant où l’on entendra ces bruits d’horreur qui nous font tant peur? Oui, vous me direz que seulement certaines personnes auront droit à l’enfer des pinces de désincarcération, mais je vous assure qu’il n’y a absolument pas à avoir peur de ce qui se passe dans le fameux cabinet en question.

J’ai moi-même eu à passer sous la lumière du projecteur douteux de la chaise du pire dentiste de l’univers, il y a de cela à peine quelques heures! Bilan de cette opération : Aucune sensation, pas de babine enflée, pas de mal… Curieux, dites-vous? BEN KIN! Je vous avoue que j’ai été un peu déçu du résultat… J’avais prévu ma semaine entière chez mes parents pour me morfondre et, finalement, rien du tout. Je m’étais même préparé aux rires de ma copine qui attendait ce jour avec impatience. Elle aussi a été déçue du résultat. En fait… c’est même moi qui ai ri d’elle.

Enfin bref, me voilà assis dans la chaise du cabinet, la lumière dans la face, même pas le temps de dire bonjour et bonne année que mon dentiste me joue déjà dans la gueule… Et je dois vous dire que j’ai franchement aimé ca… NOT. Il n’y a personne sur cette planète qui éprouve le plaisir de se faire jouer dans le bec! Pour me consoler, l’hygiéniste dentaire était tout de même sympathique. Moi qui pensais vivre le calvaire pendant de nombreuses heures, après une trentaine de minutes, c’était fini et on remballait le stock!

Sept piqûres et quatre dents en moins plus tard, je retourne dans la salle d’attente où on me bombarde d’informations sur la post-chirurgie. Je retourne chez moi, attendant de ressentir à nouveau mon visage et… rien du tout, pas de visage d’écureuil.

Maintenant que c’est fait, je me demande bien pourquoi j’ai été épargné de l’atroce douleur que la plupart des gens subissent après l’opération. Peut-être est-ce parce que j’ai plus de sagesse que d’autres? Peut-être est-ce là l’explication du nom que portent les fameuses dents de sagesse : elles épargnent ceux qui en ont? Le penser serait ne pas en avoir du tout! J’espère tout de même que ce papier vous permettra de mieux dormir la veille de votre rendez-vous, puisque, pour moi, ce n’était pas si terrible. D’ici là, mangez un bon steak à ma santé parce que, hélas, je suis au régime pour un bon deux ou trois jours!

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