À mon moi de 40 ans,

J’essaie de t’imaginer physiquement, de construire tes courbes, de dessiner les traits de ton visage vieilli par le temps. Et tes cheveux, les teindras-tu ou les laisseras-tu trahir ton âge gris?

Peut-être m’en voudras-tu d’imaginer que la vieillesse aura pris d’assaut ton corps quarantenaire. En fait, je te souhaite de m’en vouloir et de pouvoir me prouver que tu es restée jeune.

Seulement, ce n’est pas la jeunesse de ton physique qui m’importe, mais bien celle de la personne que tu es devenue.

Souviens-toi de ces nombreuses folies où, à l’âge où je t’écris, tu as dit : «Anyway, ce sera pu grave à 40 ans!». Souviens-toi de la candeur qui t’habitait à cette époque. Tu n’étais qu’une âme en construction, un esprit qui rêvait d’être libre.

Soulève ton chandail et regarde sur tes côtes droites. Tu vois ce qui y est gravé?

«Free spirits will find their way»

Ferme tes yeux, rappelle-toi ce moment où ta merveilleuse amie et toi avez prononcé ces paroles et ressens leur profonde signification. Je prie pour que tu ne souhaites pas que je te raconte le moment en question à la suite de ce paragraphe, parce que je ne le ferai pas.

Si tu n’arrives pas à te le remémorer et que tu regrettes cette encre permanente marquée sur ta peau, c’est que tu as perdu. Parce que ces mots sont la base de ce qui te rend unique, peut-être même marginale, ici, maintenant, dans l’instant même où je t’écris.

Ils représentent l’entièreté de ton ouverture d’esprit, de ton idéalisation de la planète, de ton rêve d’être citoyenne du monde.

Ils définissent la base de ton désir de vivre l’aventure plutôt que de coller au moule sociétal dans lequel on nait prisonnier.

Ils alimentent ta compassion universelle, ta révolte contre l’injustice mondiale et ta volonté de faire une différence, ne serait-ce que dans la vie d’une seule personne.

Que penses-tu de ces arbres lourdement enneigés et d’un blanc pur qui brillent à la suite d’une tempête? Arrives-tu en retard au travail parce que tu t’es arrêtée quelques minutes de trop pour les admirer comme tu avais l’habitude de le faire avant tes cours?

Le pouvoir de la contemplation, de l’émerveillement… Ces termes te parlent-ils toujours?

Je me demande à quelle vitesse défile le train de ta vie. À l’âge où je t’écris, tu t’es donnée comme défi de le ralentir, voir même de l’arrêter un peu plus souvent. Tu tentes d’abandonner le contrôle pour le laisser prendre le rail qu’il préfère. Y es-tu parvenue ou a-t-il eu raison de ton combat?

À mon moi de 40 ans,

J’espère que tu liras ces lignes en ayant en tête autant de paysages admirés qu’il y a de caractères dans ce texte.

Autant de fous rires accumulés que le nombre d’étoiles visibles dans le bras de la Voie Lactée.

Autant de cultures découvertes que de larmes versées à cœur ouvert.

Autant d’aventures vécues que de visages croisés sur ton chemin.

Autant de pays déchiffrés que le nombre de folies improvisées durant ta jeunesse, c’est-à-dire jamais trop.

Et si jamais, à la suite de ces mots, tu as le malheur de te dire «Mon dieu que c’était beau, la naïveté de 18 ans…», je t’en supplie, arrête-toi. Regarde le monde qui t’entoure et prends le temps de te perdre dans son environnement, dans sa nature, dans ses regards, dans son énergie, dans ses connections.

Tu ne sauras que mieux t’y retrouver.

Photo et montage : Eve-Marie Fournier

On vit dans un bal masqué. De beaux masques à paillettes, taillés à la perfection. Pourtant, lorsqu’on regarde l’étiquette derrière et qu’on y lit «Made in China», on se rend bien compte qu’ils ne sont que des imitations. De simples créations confectionnées afin d’attirer le regard, l’admiration des gens.

«Le message s’adresse particulièrement à tous les faux nez de ma génération. Les êtres qui ne cherchent pas à être, mais qui se suffisent d’avoir l’air. L’air d’être smaths, l’air d’être cools, l’air d’être ouverts d’esprit. L’air de n’être pas compliqués.»

Ma chère Alex Ann Villeneuve Simard, tu n’es pas la seule à être «en criss d’être en crise». (Si tu n’as toujours pas regardé cette vérité sous forme de slam en vidéo, c’est ici que tu te dois de cliquer).

Les gens. Parlons en, des gens. Ces gens dont on redoute le jugement, ces gens pour qui on va jusqu’à s’inventer une personnalité, une vie parfaite, seulement pour une centaine de likes sur «les Internets».

J’en ai assez de voir mes ami(e)s se comparer à un modèle de société basé sur des menteries. Assez de cette génération où l’apparence est plus importante que l’authenticité.

«À tous ces gens masqués, enfoulardés derrière leur fausse personnalité, qui n’arrêtent plus de faire semblant, de faire de leur vie une autre vie, qui n’arrêtent plus de s’éloigner de leur dedans, ces gens qui ne s’assument pas, qui ne s’authenticisent pas, qui ont le soucieux soucis d’avoir l’air d’être ce qu’ils ne sont surtout pas…»

Comme Alex Ann, c’est à vous que je m’adresse aujourd’hui. Je m’adresse à vous pour vous prier d’arrêter de gaspiller de l’énergie sur l’image que vous projetez. À quoi bon avoir 112 «j’aime» sur une photo de profil si vous êtes incapables de vous aimez vous mêmes? Vous aimez, profondément, pour la personne que vous êtes et non pour celle dont vous avez l’air.

Aimez votre sens de l’humour plutôt que votre maquillage.

Éliminez vos jalousies inutiles envers l’apparence des autres plutôt que d’éliminer le bouton sur votre front.

Arrêtez de vous comparez, d’être en constante compétition avec des personnes qui ne connaissent probablement rien d’autre de vous que de votre profil Facebook et concentrez-vous sur vos propres forces.

Aimez l’attention que vous portez à votre amie lorsqu’elle pleure plutôt que d’aimez vos nouveaux vêtements fabriqués par une compagnie qui se fout des personnes exploitées et de l’argent que vous dépensez.

Je divague, comme Rabii.

«Y’a des hommes pis des femmes qui souffrent de l’avoir l’air. Mais personnellement, je préfère vivre avec les défauts d’un authentique que de subir les qualités trompeuses d’un deux de pic.»

Qualités non seulement trompeuses, mais oh! combien superficielles. C’est vrai qu’il est beau le body de la mannequin que tu suis sur Instagram. Mais avant de l’envier, de te regarder dans le miroir, puis de te rabaisser parce que toi, t’es incapable de l’atteindre, ce supposé corps de rêve malgré les heures que tu perds à suivre la mode fitness-detox, demande-toi donc si ce que tu vois, c’est la vérité.

mannequin-instagram-02-2

Source : Capture d’écran du compte Instagram @essanaoneill

Description : «NOT REAL LIFE – took over 100 in similar poses trying to make my stomach look good. Would have hardly eaten that day. Would have yelled at my little sister to keep taking them until I was somewhat proud of this. Yep so totally #goals» (Pour la traduction, y’a toujours Google).

@essanaoneill est une personnalité image célèbre du réseau social nommé plus haut. Ses centaines de milliers de followers ont certainement tous bavé, voir pleuré en regardant ses clichés de perfection. Récemment, la belle et maintenant authentique Essana a dévoilé au grand jour les mensonges cachés derrière les photos de ces fausses célébrités en se prenant elle-même comme exemple.

Elle est maintenant l’initiatrice du mouvement Lets be game changers. Je t’invite fortement à aller faire un petit tour sur le site ou à regarder cet article d’Elite Daily pour en savoir plus.

Je divague à nouveau.

À tous ces êtres qui se suffisent d’avoir l’air (merci Alex Ann pour les paroles), je vous comprends de vouloir aller au bal, parce que c’est vrai que c’est plaisant danser. Mais, de grâce, gardez les masques pour l’halloween, notre société a bien assez de vomir des politiciens costumés de la tête aux pieds.

«[…] un gros char de marde à ma société malade, malade d’être, malade d’aimer. Malade. Ben ben malade. J’t’en criss parce que j’t’en crise. Pis j’suis épuisée d’être en criss parce que j’t’en crise. Être ou ne pas être, telle est la question. Mais ne pas être semble être la réponse de ma génération. Mais ma réponse à moi, c’est être. Parce que je sais que c’est ça, le meilleur médicament contre l’avoir l’air.»

J’ai fini de divaguer.

Photo : Capture d’écran de «J’t’en criss d’être en crise» d’Alex Ann Villeneuve Simard

«Non.» que tu te dis dans ta tête au moment où votre embrassage se transforme en frenchage pis que ses mains ont envie de se balader. «Je n’coucherai pas avec lui». Au fond, t’en as peut-être envie, juste un tout petit peu, parce que cette maudite frénésie du moment joue rarement mal son rôle. Pourtant, tu sais très bien que, même si présentement t’as la libido à puissance 1000, demain matin, tu vas le regretter.

Parce que tu n’fais pas ça, toi, coucher avec le beau gars que tu viens de rencontrer au bar.

Parce que tu portes des Vans et des chemises trop grandes. Enfin, d’habitude.

Parce que tu sais que tu vaux plus qu’une baise d’un soir, même si t’en as envie.

Parce que tu te respectes… à tes heures.

Dommage, fille, c’est trop tard. Je confirme qu’il est 8h06 du matin et que t’es étendue -nue- à côté dudit beau-gars-plus-si-beau-que-ça-une-fois-à-jeun.

T’as à peine le temps de te demander si vous êtes chez lui ou chez toi que t’as déjà le remord gros comme une roche pris dans le fond de la gorge. Je t’assure, un hangover, ça donne mal à la tête, pas mal à la respiration. Tu te sens sale, non-respectée et tout le tralala… Le pire dans l’histoire, c’est que tu l’appréhendais la veille, ce sentiment-là. Tu sais, juste avant le moment où tu t’es dis : «Ah pis yolo».

Ma belle, je t’assure, t’as le droit de dire «Non». À haute voix et pas juste dans ta tête à part de ça.  Le gars en questions aura beau te traiter d’agace autant qu’il le voudra, je peux te jurer que c’est mieux ça que «fille facile».

C’est parfois difficile de savoir s’affirmer, de se respecter. On se dit qu’au fond, on est jeune et que c’est maintenant qu’on doit les faire, ces expériences spontanées-là. Et c’est correct de les faire si au fond de toi, tu n’as pas l’impression de briser tes valeurs personnelles. Par contre, fais attention à la petite voix qui t’a dit «Non.» juste avant que le «yolo» suive. Cette petite voix, c’est souvent elle qui détient la vérité, mais, malheureusement, l’humain moyen a tendance à perdre les petites choses. Comme les souliers de Polly Pocket ou les casquettes des bonhommes Lego.

Morale de l’histoire : si tu les aimes, tes Vans qui  puent et ta chemise trop grande, ne perd pas ton temps à emprunter la belle jupe longue taille haute et le crop top noir de ta coloc afin d’être attirante pour un soir. T’es attirante anyway et je peux t’assurer que si tu commences par respecter ton style vestimentaire, ça va être beaucoup plus facile de te respecter une fois rendue au lit.  

Ps : Tu peux montrer cet article à ta coloc qui porte des belles jupes longues tailles hautes et des crop tops noirs au quotidien, la morale de l’histoire tient pour elle aussi : le respect de soi… Aussi simple que ça!

Photo: Weheartit

À toi, peu importe ton sexe, ton origine, ton orientation sexuelle, ta culture, ta religion, peu importe. À toi et seulement toi, je te souhaite d’avoir le vertige et de sauter dans le vide les yeux fermés. Je te souhaite de vivre, de ressentir chaque sensation avec intensité et je te souhaite de souffrir tellement fort en touchant le sol que tu n’auras d’autres choix que de te dire : «Wow! C’était merveilleux».

«Hope that you fall in love, and it hurts so bad» -One Republic

C’est ça, en fait, l’amour. C’est un saut en chute libre sans savoir à quelle altitude l’avion se situe avant de quitter le sol. C’est sauter les yeux bandés. C’est oublié de prendre son parachute. Mais surtout, c’est un miracle. Parce qu’on s’en sort toujours vivant.

Donc à toi qui a le vertige, à toi qui a les mains tremblantes quand vient le temps d’attacher le bandeau noir sur tes yeux, ou à toi qui n’a tout simplement pas encore rencontrer ton tout premier ou ta toute première, je te souhaite de tomber en amour.

Je te souhaite de marcher seul/seule dans la rue à 2h du matin en souriant comme un/une imbécile. À jeun.

Je te souhaite d’avoir le même sourire quétaine lorsque tu reçois un de ses textos.

Je te souhaite de te réveiller le matin et de ressentir des papillons à la simple vue de la personne que t’aimes qui est encore endormie à tes côtés.

Je te souhaite de faire l’amour comme dans les films.

Je te souhaite d’avoir des fous rires en sa compagnie. Beaucoup de fous rires.

Je te souhaite de te chicaner et de pleurer des nuits entières, mais d’être trop orgueilleux/orgueilleuse pour lui reparler en premier. Jusqu’à ce que vous craquiez tous les deux et que tu vives le câlin le plus intense de ta vie.

Je te souhaite de partir en voyage avec cette personne.

Je te souhaite d’être fière/fier de la/le présenter à ta famille et d’affirmer : «Regardez, il/elle est à moi».

Je te souhaite de pouvoir écrire un livre à la Danielle Steele avec ton histoire d’amour.

Je te souhaite d’évacuer un torrent de larmes lorsque tu tourneras la dernière page.

Et finalement, je te souhaite d’aimer le plus naïvement possible.

Une rupture, c’est atroce, je l’avoue. Mais je plains tous ceux et celles qui évitent de se jeter dans le vide par peur de souffrir : la chute en vaut beaucoup trop la peine. C’est vrai que c’est difficile de se détacher, de mettre un trait définitif à ce qui aura été l’une des personnes les plus significatives de notre vie. Pourtant, après un certain temps, on réalise la chance qu’on a d’avoir pu vivre un sentiment aussi puissant et des expériences aussi grandissantes. Ce qu’il y a de plus extraordinaire dans tout ça, c’est que ce genre d’histoire, elle n’arrive qu’une fois dans une vie.

Profite de cette chance lorsqu’elle frappe à ta porte, mais évite de la chercher, puisqu’elle risque de ne jamais arriver. Mais surtout, arrête d’avoir peur. Parce qu’en touchant le sol, tu pourras enfin te dire : «Ce qu’on a vécu, c’est beau».

Photo : WeHeartIt

Hier, des centaines de personnes, moi y compris, sont retombées en enfance le temps d’une journée. Nous avons goûté au plaisir de se laisser guider par la frénésie qui occupait la rue Racine de Chicoutimi, là où était installée une glissade de 305 mètres.

«Slide the City», un projet d’origine américaine, a traversé les frontières québécoises pour prendre le nom de «Glisse en ville». Après Montréal, c’est au Saguenay que l’évènement s’est arrêté, et on peut dire que ça a été un énorme succès. Même un ÉN-OR-ME succès.

Les participants étaient nombreux à dévaler la pente de la rue Racine sur des chambres à air, des matelas de piscine, des poissons gonflables… et certains ont même poussé l’audace jusqu’à se déguiser. Plutôt inhabituel en plein centre-ville! Pourtant,  il n’a fallu que le soleil flamboyant de cette belle journée du mois d’août, une musique entraînante et une surdose de bonne humeur pour que tout le monde se prête au jeu.

Si vous n’avez pas eu la chance de vivre cette expérience urbaine particulière, mais surtout ô combien amusante DÉBILE, c’est toujours le temps de venir faire travailler votre adrénaline puisque l’évènement se poursuit demain.

Dès 11 h le matin, vous aurez la chance de vous rafraîchir de la manière la plus intense et originale qui soit, et ce, jusqu’à 18 h.

Parfois, ça vaut la peine d’échapper à son quotidien pour vivre le moment présent, lâcher notre fou et ainsi retrouver l’enfant qui sommeil dans notre petit corps.

On se croise dans la glissade!

Photo: FV Design Multimédia

Psssst! Pour voir chaque cliché de plaisir capturé, visitez sa page Facebook ou utilisez le #‎glisseenville!

Blanc supporteur, jaune victorieux et orange soldat étaient les couleurs significatives des chandails que portaient les près de 4000 marcheurs hier soir au «Relais pour la vie» de Chicoutimi. Un évènement des plus touchants où 8000 pieds, allant d’une pointure miniature à celle d’un adulte, s’étaient préparés à une marche d’environ douze heures pour une seule et même cause : celle du traitre combat contre le cancer et pour laquelle plusieurs vies pourront être saines et sauves grâce au demi-million de dollars amassés.

À la ligne de départ, lorsque j’ai lu toute la force et l’espoir partagés sur les milliers de visage des personnes aux chandails colorés qui défilaient devant moi, c’était déjà trop tard : l’eau saline a défoncé mes barrages oculaires et s’est écoulée le long de mes joues. Des larmes non pas de tristesse ou de pitié, bien au contraire. Seulement un énorme sentiment d’admiration envers ces maris, ces mamans, ces grands-pères, ces enfants que je trouvais bien plus solides physiquement et mentalement que moi qui crois mourir lorsque j’attrape un rhume.

Pourtant, l’évènement s’est déroulé dans une frénésie festive, peuplé de rires, de danse, de musique et d’activités de toutes sortes. Je peux vous jurer que j’ai eu du fun, et ce, probablement bien plus que si j’avais pris le temps d’enfiler mon rouge à lèvres pour sortir à notre pub habituel du vendredi soir.

Donc à vous qui êtes mère de trois enfants;

À toi qui sera la plus belle à ton bal malgré ta perruque que personne ne remarquera;

À vous qui avez perdu votre femme l’année dernière;

À toi petit lutteur d’à peine deux ans dans les bras ton grand-papa qui t’accompagne dans l’arène;

À toi jeune princesse qui rêve de devenir danseuse professionnelle;

À vous ma chère dame survivante serrant la main de votre petite-fille;

Et, bien sûr, à tous ceux et celles qui supportent, récupèrent ou combattent toujours, bravo pour votre courage. Vous êtes dignes des plus grands héros de ce monde de partager votre joie de vivre et votre espoir invaincu malgré cet obstacle monstrueux qu’est la maladie.

Photo : Screenshot d’un reportage d’ici.radio-canada

Je me souviens encore de la toute première fois que je l’ai entendu. Nous dévalisions à grand coup de bien-être la route de campagne sur laquelle nous roulions, le vent fouettant nos visages réchauffés par le soleil d’été. J’étais assise du côté passager de la voiture ; l’homme qui conduisait, ma plus sincère oreille, mon père, a soudainement monté le son de la radio. Il m’a dit, les yeux remplis d’étoiles comme ceux d’un enfant : «Marie!!! As-tu entendu cette tune-là? Écoute, tu vas l’aimer!». J’ai soudainement cessé de me préoccuper de mes cheveux qui s’entremêlaient au vent, puis j’ai écouté. Une voix nouvelle s’est inscrite sur une mélodie encore inconnue.

 «J’veux rire à en pleurer, et puis pleurer de rire»

À ces paroles, j’ai tourné la tête vers mon père, mais, cette fois, c’est moi qui avais les yeux remplis d’étoiles. De grosses étoiles liquides. Au même moment, j’ai remarqué que celles dans les yeux de mon père avaient changé d’état elles aussi et, entre deux larmes se sont dessinés deux sourires, suivis de deux éclats de rire.

Nous avions donné vie aux paroles d’Alexandre Poulin.

Dimanche soir, c’est Alexandre Poulin à son tour qui a donné un sens à nos vies lors de son spectacle au Théâtre Petit Champlain de Québec. Un des spectacles les plus touchants de toute ma vie LE spectacle le plus touchant de toute ma vie.

Parce que ce soir-là, lorsqu’Alexandre et sa simplicité sont entrés sur scène, sa guitare sur le dos et accompagné d’un seul musicien, j’ai su que j’allais passer une belle soirée, mais j’étais loin de me douter que j’étais sur le point de vivre une expérience émotionnelle.

Trois courtes heures ont suffi pour comprendre que mes idées idéalistes de grande-voyageuse-tropsensible-et-ouverte-d’esprit étaient partagées. Trois courtes heures où une minuscule salle d’à peine deux cents personnes s’est envolée au Congo, à Paris, dans Oshelaga, dans l’au-delà, à Montréal, dans le passé… Mais surtout, trois courtes heures ont permis à des êtres humains de changer d’âme le temps d’une histoire, d’une chanson, et d’enfiler la peau d’un écrivain, d’un enfant sans père, d’un réfugié de guerre, d’un amoureux, d’un vieillard, d’un défunt, d’un penseur, d’un voyageur et tellement, tellement, tellement plus.

J’aurais aimé détenir la plume de Baudelaire afin de pouvoir rendre honneur à ce conteur, poète et musicien hors pair qu’est Alexandre Poulin. Je pourrais parler de ce moment pendant des heures et des heures sans jamais réussir à trouver les mots parfaits pour décrire ce qui s’est réellement déroulé dans cette salle, ce soir-là.

Mais je peux vous dire que, pour la première et probablement pour la dernière fois, j’ai compris ce que c’est, la magie : c’est l’attention portée aux harmonies et à la poésie de la dernière chanson qui a été jouée sans caisse de son et de manière totalement acoustique. Bien plus, c’est le murmure des âmes présentes qu’on entendait chanter silencieusement sur le bout des lèvres, comme si un simple faux son aurait pu secouer la terre entière.

___________________________________________________________________

SURPRISE SURPRISE! Alexandre tenait à vous saluer lui-même suite à son spectacle au Côté-Cour de Jonquière à l’automne dernier! Pour un article et une entrevue exclusive avec l’artiste, cliquez-ici ; pour ses dates de spectacle et tout le reste, visitez son site internet!

Photo : Page Facebook d’Alexandre Poulin

Assise paisiblement dans votre équipage de flottaison de rivière, vous respirez à plein nez l’air pur et vous vous imprégnez de cette mélodie naturelle qui vous entoure : l’eau douce qui s’écoule calmement, le chant des oiseaux qui chatouillent vos tympans, le vent qui effleure les feuilles des arbres…

C’t’une blague.

Sérieusement, c’en est assez du petit canot tranquille et de la mise en scène typique d’une musique de relaxation quétaine. Une femme, une vraie, ça recherche aussi de l’action, de l’adrénaline histoire de se sentir vivante une fois de temps en temps. C’est justement ce qu’offre Pink Water, une communauté sans but lucratif composée uniquement de femmes pratiquant des sports d’eau vive. Rafting et kayak sont leurs spécialités, mais elles offrent aussi du matériel de luge d’eau et plus encore.

Leur mission?

«Valoriser les femmes en les amenant à se dépasser sur la rivière», affirme une des membres de cette communauté à qui Lacerise.ca a eu la chance de parler, Arielle Tremblay.

Selon elle, ce sont des sports qui méritent d’être popularisés, surtout auprès des femmes chez qui le taux de participation est assez bas. «Pourtant, ce sont des sports pratiqués dans la nature donc il sont très accessibles, mais ils restent peu pratiqués par les femmes».

Un peu d’histoire…

Unique au Québec, Pink Water a vu le jour en 2013 lorsque ses deux fondatrices se sont levées un beau matin en se disant : «Hey! Les sports d’eau vive, c’est ben le fun, mais me semble qu’en gang ce serait encore mieux». Leur désire s’est réalisé l’été suivant lors du premier évènement Pink Water : 80 femmes étaient présentes pour vivre l’expérience.

Challenge Pink Water 2015 : une fin de semaine de fille!

Cet été, c’est le Challenge Pink Water 2015 qui sortira de leur zone de confort les 200 femmes attendues. (Pssst : les inscriptions sont en cours! Si l’excitation s’empare déjà de toi, voici le lien de leur page Facebook pour avoir ta place!)

Lors de la fin de semaine du 20-21 juin, des femmes sans expérience ou d’autres souhaitant perfectionner leurs techniques cohabiteront dans un chalet/camping près de la rivière Mistassibi au Lac Saint-Jean. Cinq forfaits différents sont offerts, incluant le matériel de sport, tous les repas, de la massothérapie, des séances de yoga et bien plus. De quoi vivre des sensations fortes et se dépasser tout en relaxant!

Maintenant, je me doute bien que vous attendez de connaître le prix… Et bien, vous allez saliver, puisque chaque forfait est offert pour une somme d’environ 200$, le tout d’une valeur approximative de 450$!

Arielle explique que ce prix a été fixé non pas dans le but de faire de l’argent, mais bien d’attirer le plus de femmes possibles, femmes chez qui le budget est parfois restreint étant donné leur clientèle (étudiantes, jeunes mères de famille, etc.).

Je le répète, mais les inscriptions sont déjà débutées et elles se poursuivront jusqu’à la fin mai. Fais vite, puisque les places sont limitées!

Pour plus d’informations, rendez-vous directement sur la page Facebook de Pink Water.

Photo : Page Facebook