Que ce soit pour libérer des prisonniers d’opinion ou faire avancer des causes sociales primordiales, vos mots ont du pouvoir. Comment ? En participant à la campagne des cartes de souhaits d’Amnistie internationale, qui a lieu chaque année.

 

En effet, la campagne de l’organisation Amnistie internationale propose une action fort simple : envoyer des messages de soutien à des défenseurs des droits de la personne partout sur la planète. Cette action vise à humaniser les prisonniers d’opinion auprès de leurs geôliers (entrainant une diminution ou une abolition de la torture du prisonnier, dans certains cas), à libérer des activistes injustement emprisonnés ou à attirer l’attention des gouvernements afin de faire avancer de nombreuses causes. La campagne des cartes de souhaits se déroulant partout sur la planète, vous pouvez imaginer le nombre de messages reçus par chacune des personnes soutenues par Amnistie !

 

Mais justement, qui sont-elles ? Chaque année, l’organisme à but non lucratif cible des personnes ayant un besoin d’aide criant, comme tous les autres moyens mis en place n’ont pu améliorer leur situation. Toutefois, les activistes ciblés lors de la campagne de 2019 possédaient une caractéristique bien particulière : elles étaient toutes des femmes. Ainsi, vous pouviez envoyer vos mots d’encouragement à dix femmes, originaires de l’Égypte au Brésil.

 

Par exemple, vous auriez pu contribuer à la libération d’Atena Daemi. Cette jeune femme qui a effectué des actions pacifiques visant l’abolition de la peine de mort en Iran s’est vu imposer un procès de 15 minutes. Cette procédure l’a condamnée à une peine de sept ans de prison, qu’elle purge actuellement. En raison des mauvais traitements qu’elle subit, son état de santé se détériore rapidement. Il est donc nécessaire que la communauté internationale mette en place des efforts virulents pour obtenir sa libération.

 

Mais est-ce que de petits bouts de papier parviennent réellement à des objectifs aussi ambitieux ? La réponse est oui ! Cette campagne entraine 75% de résultats positifs. Concrètement, c’est 124 personnes sur les 161 visées par la campagne des cartes de vœux qui ont été libérées entre 2000 et 2018.

 

Comment agir ? À chaque année, il est possible pour vous de participer à un marathon d’écriture organisé près de chez vous, ou encore, d’en mettre un sur pied vous-même dans votre milieu ! Vous pouvez également écrire des cartes de souhaits à l’échelle individuelle, dans le confort de votre maison, sans participer à un événement organisé.

 

Alors, qu’attendez-vous pour donner un pouvoir concret à vos mots ? Moi, j’empoigne mon crayon !

 

Il est également possible de vous impliquer d’autres manières : dons, formations, campagnes diverses tout au long de l’année, etc. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site d’Amnistie internationale au https://www.amnistie.ca.

Crédit photo: Amnistie internationale

 

On connait tous une personne souffrant de maladie mentale. Une seule, ou devrais-je dire plusieurs? Sachant que près d’une personne sur cinq souffrira de maladie mentale au cours de sa vie, nous ne pouvons nier l’omniprésence de ce phénomène dans notre société. C’est pourquoi je vous invite à prendre part à la journée Bell Cause pour la cause le 30 janvier prochain.

 

Bell souhaite par l’entremise de cette journée amorcer une conversation provinciale concernant les troubles mentaux afin de briser la stigmatisation entourant ce sujet. L’entreprise investit également des fonds dans la recherche, dans les soins aux individus souffrant de maladie mentale ainsi que dans de nombreux organismes.

 

Comment pouvez-vous agir? Rien n’est plus simple! En textant, en twittant, en regardant la vidéo de Bell Cause pour la cause sur Facebook ou bien sur Instagram, vous faites une différence. Pour chacune de ces actions, Bell s’engage à remettre 5 sous à des initiatives concernant la santé mentale.

 

Les troubles mentaux sont multiples et larges : allant de la dépression, à la phobie sociale ou l’anorexie, une foule de personnes devront les combattre au cours de leur vie. Nous nous devons d’être à leur écoute et leur offrir notre support, sans jugement. En effet, ce sont les préjugés entourant la maladie mentale qui amènent près des 2/3 des personnes atteintes à ne pas chercher de l’aide.

 

Même si la maladie mentale est un sujet de plus en plus présent dans l’espace public, il n’en demeure pas moins qu’un certain malaise persiste lorsque nous énonçons ce thème.

 

Je crois cependant que les personnes devant surmonter ces maux ne doivent pas les combattre dans l’ombre. Je souhaite plutôt qu’elles les affrontent au grand jour, avec le support et l’acceptation de chacun. Est-ce utopique? Ce ne l’est pas : il ne suffit que d’amorcer la conversation.

 

Crédit photo: Bell

Des troubles du sommeil, une détérioration de l’estime de soi, la création d’une dépendance : ces effets liés à une trop grande utilisation des réseaux sociaux, nous les entendons régulièrement. À la suite de la contemplation des comptes Instagram, Facebook ou Twitter de personnalités parfaites et de leurs corps qui le sont tout autant, plusieurs ressentent de la pression quant à leur propre vie suite au temps passé sur les réseaux sociaux. Devant les nombreux impacts négatifs de ces plateformes web, nous pouvons nous questionner concernant leur raison d’être. Mais, une récente découverte m’a redonné espoir en le bien-fondé des celles-ci.

 

Lors d’une récente navigation sur Instagram, j’ai pris connaissance du compte Les Folies passagères, qui se décline d’ailleurs également sur Facebook. Cette page présente l’œuvre de Maude Bergeron, artiste et militante féministe. Elle publie ainsi sur cette plateforme, depuis 2016, ses œuvres abordant de nombreux enjeux de société, tels que la diversité corporelle, le féminisme et la santé mentale. Ses publications sont accompagnées de textes magnifiquement écrits. Ils traitent avec exactitude et éloquence de ces sujets controversés, parfois trop absents des réseaux sociaux.

 

Effectivement, sachant qu’une personne sur cinq souffrira d’une maladie mentale au cours de sa vie, je crois des plus pertinents que Maude Bergeron brise les tabous entourant ce sujet. Elle énonce l’importance de soutenir toutes personnes souffrant d’un trouble de santé mentale et s’adresse à ceux en souffrant eux-mêmes, leur disant qu’il est normal de prendre du temps pour guérir.

 

De plus, selon l’Institut de la statistique du Québec, un adolescent sur deux n’aime pas son corps. Le bombardement de corps retouchés sur les différents médias ne favorise généralement pas l’acceptation de soi… Toutefois, j’ai été des plus touchée de constater la diversité de corps qui est illustrée sur le compte de Les folies passagères, me faisant croire à un changement des mentalités qui s’opèrent actuellement dans notre société.

 

Mais l’artiste ne s’arrête pas là : elle n’hésite pas à aborder les thèmes des relations toxiques,  de la politique ou de la culture du viol, le tout avec aplomb et sensibilité. Je vous invite également à découvrir sa boutique en ligne où elle commercialise de nombreux objets illustrant ses magnifiques œuvres. Vous pouvez également vous y procurer son roman graphique Pamplemousse.

 

Enfin, les réseaux sociaux devraient de contenir plus de comptes comme celui de Maude Bergeron. Parce qu’en effet, avec l’énorme auditoire que ces plateformes rejoignent, si le nombre de contenu tel que celui présenté par Les folies passagères augmente, nous pouvons croire en un apport bénéfique des réseaux sociaux. Par la diffusion d’idées égalitaires, positives et inclusives sur ces plateformes, il est clair que les mentalités peuvent évoluer, une personne à la fois. Dans notre société au quotidien effréné, il est parfois difficile de faire la part des choses concernant les idées qui nous sont véhiculées. Je vous incite donc à faire un tour sur le compte de Maude Bergeron, qui je l’espère, saura mettre un baume sur votre quotidien comme il l’a fait pour moi.

 

Lien vers le compte Instagram @lesfoliespassageres : https://www.instagram.com/lesfoliespassageres/

Lien vers le compte Facebook Les folies passagères : https://www.facebook.com/lesfoliespassageres/

Lien vers la boutique en ligne : https://lesfoliespassageres.com/

 

crédit photo: @lesfoliespassageres

Une illustration poignante de la sous-représentation féminine à Hollywood : voilà ce qu’offre le documentaire This Changes Everything. Au travers de témoignages d’actrices réputées telles que Meryl Streep, Resse Witherspoon, Cate Blanchet et Natalie Portman, ce film réclame l’atteinte de la parité dans l’univers cinématographique américain.

  

Vous aimeriez visionner ce documentaire? Si vous n’étiez pas présent au Festival international du film de Toronto en septembre, ou encore, si vous n’avez pas assisté au Festival du nouveau cinéma à Montréal le  13 octobre dernier, cela risque d’être difficile. En effet, l’œuvre n’a toujours pas de distributeur, ce qui constitue une preuve criante du tabou et des vives réactions suscités par cet enjeu.  

Pourtant, montrer ainsi au grand jour le traitement réservé aux femmes à Hollywood est des plus nécessaires pour que les choses changent, car la parité est bien loin d’être atteinte dans ce domaine, autant devant que derrière la caméra.

Effectivement, selon un rapport effectué par l’école de communication et de journalisme Annenberg de l’University of Southern California’s ( USC ) analysant 1 100 films produits dans les 11 dernières années, seulement 4% d’entre eux sont réalisés par des femmes. Cela correspond à 22 réalisateurs pour une seule réalisatrice embauchée.

Sur nos écrans la situation n’est guère plus reluisante : parmi les 100 films ayant généré le plus de revenus aux États-Unis en 2017, 68,2% des rôles parlés étaient tenus par des hommes contre 31,8% par des femmes. Cela constitue un ratio de 2,15 hommes pour chaque femme. Certes, de récents succès au box-office tels que Wonder Woman et La Belle et la Bête ont permis à des femmes de s’illustrer dans des premiers rôles. Mais, aucune mesure n’est concrètement implantée pour assurer la parité au sein des rôles accordés dans les productions cinématographiques, ce que déplore This Changes Everything. Puis, considérant les chiffres, les productions mettant en vedette des femmes demeurent grandement insuffisantes.

De plus, vieillir à Hollywood est plus ardu pour les femmes, comme la majorité des personnages féminins se trouvent dans la vingtaine ou la trentaine. Comme si la femme demeurait éternellement mince, séduisante et sans une ride… Plus précisément, 46% des personnages masculins au cinéma américain sont âgés de 40 ans et plus. C’est uniquement 29% des personnages féminins qui se situent dans la même tranche d’âge. Concrètement, si je vous demande de me nommer dix actrices se situant dans la quarantaine, vous peinerez sûrement à trouver des noms. Si nous reprenons le même exercice avec des hommes, ne serait-ce pas plus facile?

L’ensemble de ces éléments ne sont que la pointe de l’iceberg afin de démontrer comment la diffusion accessible du documentaire This Changes Everything est nécessaire. À l’ère du mouvement #metoo, où des dénonciations se sont effectuées auprès de figures importantes d’Hollywood, il ne fait pas de doute qu’une mutation du domaine du cinéma est nécessaire.

Mais surtout, il est important de montrer aux jeunes garçons et aux jeunes filles des modèles féminins forts sur leurs écrans, comme l’a affirmé la coproductrice du film Geena Davis. Elle déplore la culture patriarcale à laquelle sa fille est exposée.

Ironiquement, me direz-vous, ce film est produit par un homme, Tom Donahue. Je crois cependant qu’il est le symbole que les hommes peuvent et doivent s’impliquer dans la quête d’un monde plus égalitaire pour réellement atteindre la parité.

Enfin, pour assurer une juste représentation des femmes sur nos écrans, cet enjeu doit d’abord faire partie intégrante de notre espace public et la discussion peut s’amorcer par une œuvre culturelle. Ainsi, espérons d’être en mesure de visionner This Changes Everything au cinéma prochainement, car il est grand temps que le changement puisse s’amorcer.