Le 4 juillet 2010, c’est le jour où j’ai commencé à entretenir l’envie irrationnelle de me faire adopter par une petite famille du Connecticut. C’est aussi le jour où mon obsession du café s’est transformée en religion, dont j’étais une fière disciple. Également, c’est depuis ce jour-là que j’ai toujours une pizza surgelée au congélo en cas de crise, que j’écoute des vieilles comédies musicales des années 30 en noir et blanc, que je parle tellement vite que personne n’en saisi un mot, que je chéris le rêve de séjourner quelques jours dans une pittoresque auberge du nord des États-Unis…

 

Eh oui, je l’avoue, c’est depuis ce jour-là que je suis folle de la série Gilmore Girls. Voilà pourquoi.

 

1. Parce que je me sens moins mal d’aimer le café… et de trop en boire;

Si Gilmore Girls m’a au moins appris une chose, c’est qu’on ne doit pas se sentir coupable d’aimer le café. Et d’en boire 4 tasses par jour si ça nous chante (et des fois 5 ou 6). Lorelai, l’une des protagonistes de la série, aimerait de tout son cœur être branchée à l’intraveineuse à une cafetière. Elle a donc transmis cette passion à sa fille, Rory, qui est de plus en plus touchée par l’épidémie de dépendance à la caféine dans leur maison. J’aime mieux vous prévenir : rien n’arrêtera cette épidémie, pas même votre écran.

 

2. Parce que la musique qui joue en background est super bonne;

Cette série a été produite vers la fin des années 90-début 2000, et ça paraît. La musique smooth et décontractée nous sort de celle qui passe non stop à la radio. Ben oui, j’ai acheté la bande sonore…

 

3. Parce qu’il y a pleins, pleins de références;

Les protagonistes de Gilmore Girls s’expriment souvent avec des références. Que ce soit des classiques de la littérature anglaise, des indémodables de la musique ou bien des irremplaçables œuvres du septième art, la culture des filles est vraiment débordante. Je vous avertis, oui il y a des fois où vous ne comprendrez pas ces allusions, et c’est ben correct, étant donné qu’il y en a un million par épisode. Mais quand vous allez la comprendre, vous allez piquer un méchant fou rire!

 

4. Parce que le setting est juste parfait;

Par setting, je veux dire le cadre de la série télévisée, qui s’anime dans un petit village du Connecticut, Stars Hollow. Cet endroit, c’est un vrai coup de foudre! On a tous et toutes envie d’aller prendre un café chez Luke’s, d’aller faire des pirouettes à l’école de danse de Miss Patty, de participer aux millions de festivals qui sont organisés chaque année, de prendre le déjeuner au Dragonfly où la gastronomie de Sookie est sans limite… C’est tout simplement merveilleux. Oui, j’ai regardé… le village n’existe pas pour vrai… snif.

 

5. Parce qu’on aime pleurer et rire dans le même épisode;

Si je devais décrire la série en un seul mot, ce serait authentique. Authentique, puisque la vie des personnages qui nous est décrite n’a rien d’un conte de fées : c’est la vraie vie. Les émotions n’en sont ainsi que plus véritables encore. Les blagues de Lorelai nous font rire à coup sûr, mais ses déboires amoureux nous font verser quelques larmes. Les épopées de Rory nous font rigoler, mais ses échecs scolaires et professionnels nous inquiètent. C’est la magie de la vie qui opère, et on aime ça.

 

6. Parce qu’on a tous un côté Rory et un côté Lorelai.

C’est super intéressant de remarquer que ces deux personnalités sont complètements différentes. D’un côté, on peut souffrir d’insécurité, être perfectionniste et à l’écoute : ça, c’est le side Rory. De l’autre, on peut être hyper confiante, réaliste et extravertie : ça, c’est le side Lorelai. Mais le plus intéressant là-dedans, c’est que ces deux personnalités se complètent parfaitement, ce qui rejoint l’idée que celles-ci font toutes deux un peu partie de nous.

 

Sur ce, je vous laisse aller écouter le premier épisode de la série. Dépendance garantie!

 

C’est l’hiver et encore une fois, le mou est à la mode. Non pas que je déteste cette mode, au contraire : j’apprécie aussi les tricots filiformes que l’on peut porter quand on se sent un peu bof. Sauf qu’il arrive parfois, aussi étonnant soit-il, qu’on veuille exprimer sa féminité en arborant robes et jupes. Et puisque les conditions hivernales au Québec frôlent les -40 degrés (j’exagère à peine), les jambes nues ne sont pas vraiment envisageables si l’on ne souhaite pas exhiber la plus chic des chairs de poule. La solution ? Les collants.

 

Cette pièce de vêtement visiblement indémodable fait partie du rayon plutôt sophistiqué de nos garde-robes. Mais bien que cet univers soit fort attirant et séduisant, il est assez facile de se perdre dans le vaste monde des collants. En effet, couleurs, textures, motifs et transparence nous plongent dans un éventail étourdissant où les possibilités sont infinies, de quoi nous donner la plus perverse des migraines. Voilà pourquoi j’ai monté pour toi un petit guide pour te permettre de découvrir le type de collant qui t’est prédestiné. Dis-moi quel genre de fille tu es, je te dirai quels collants porter !

 

La belle frileuse

Tu as froid dès que l’automne pointe son nez au détour de la dernière semaine de juillet ? Ton excuse pour porter les joggings de ton chum non-stop c’est que c’est ce que tu as pu trouver de plus chaud ? Les cols roulés sont devenus ta véritable religion ? Tu es la belle frileuse ! Les meilleurs collants que tu pourrais porter pour te sortir de ton hibernation vestimentaire, ce sont les collants de laine. Épais, opaques et si confortables, ils deviendront tes meilleurs amis. En plus, ils sont offerts en plusieurs modèles, textures et couleurs, de quoi varier les styles et les tendances afin de s’ajuster complètement à ta personnalité.

L’originale excentrique

Tu aimes sortir des rangs préétablis de la mode ? Les vêtements sont ton art, ton moyen d’exprimer les plus belles folies qui te composent ? La tradition du conservatisme vestimentaire n’est pas ta tasse de thé ? Tu es l’originale excentrique ! Comme les vêtements sont ta peinture et ton corps est ta toile, exprime ta personnalité one of a kind en choisissant des collants colorés et complètement éclatés ! Rose pétant, jaune banane, vert fluo ou rouge feu de circulation, il n’y a aucune limite !

 

La professionnelle en devenir

Tu as pratiquement choisi ton emploi de rêve en fonction des tailleurs griffés que tu pourrais porter ? Tu es une femme forte, ambitieuse et déterminée à obtenir ce que tu veux ? Tu es folle des femmes d’affaires inspirantes aussi stylées que Danièle Henkel ? Tu es la professionnelle en devenir ! Les collants tout indiqués à une femme aussi carriériste que toi seraient les bas de nylons noirs, un réel classique. Simples, délicats et élégants, ils mettent les vêtements en avantage et féminisent une tenue, question de rappeler qu’une femme peut être intelligente et sophistiquée à la fois.

La séductrice en herbe

Tu sais comment mettre tes atouts en valeur. Tu sais attirer l’attention des uns et l’admiration des autres. Tu es rendue experte des sourires aguicheurs et des regards sensuels. Tu es la séductrice en herbe ! Le type de collant strictement réservé à ce type de femme, ce sont les bas en résille. Laissant entrevoir la chair, ils ont des allures à la fois chics et sexy. Toutefois, attention : il peut être très facile de tomber du côté vulgaire de la chose. Il va sans dire que les mini-jupes et compagnies apportent un côté un peu trop suggestif à la tenue. Soyez mystérieuses, laissez-vous désirer et optez plutôt pour une robe un peu plus classique pour l’accompagner !

 

La tendre nostalgique

Tu es fascinée par la mode des années de Marylin ? Tu es hyper excitée que la mode rétro soit super tendance depuis quelques années (moi aussi !) ? Tu aimes fouiller dans les vieux vêtements de ta mère et dans les brocantes pour dénicher de véritables petits trésors ? Tu es la tendre nostalgique ! Et pour l’être jusqu’au bout des doigts (ou plutôt, des orteils), adopte les collants à motifs, tu vas voir, ce sera un vrai coup de foudre ! À pois, carottés, petits cœurs, lignés, pied-de-poule… tu peux tous les essayer ! Laisse-toi emporter par les airs de la belle époque et amuse-toi, parce que c’est vraiment ça, l’essence de la mode rétro, non ?

La rebelle dans l’âme

Tu aimes provoquer, choquer, susciter des réactions ? Tu es fière vétérante de la mode emo ? Tu pourrais très bien figurer sur la pochette d’un album heavy métal, guitare à la main ? Tu es la rebelle dans l’âme ! Pour exploiter à fond ton style, je te conseillerais d’essayer les bas troués. Eh oui, ça existe ! Tout comme les pantalons, les collants peuvent arborer des trous plus ou moins discrets, selon tes envies. Sinon, tu peux aussi acheter des collants sans trous, faire les trous toi-même et brûler à l’aide d’une allumette les rebords de chaque trou. Ainsi, le bas ne filera pas ! Rapide, simple et disons-le très économique !

L’irréprochable classique

Tu ne sortirais jamais de chez toi avec des vêtements fripés ? Tu as fait des vêtements noirs, beiges et blancs une véritable collection ? Tu as pour devise que le chemisier est la base de toute bonne garde-robe ? Tu es l’irréprochable classique ! Telle la plus délicate des ballerines, les bas de nylon chair te vont comme un gant. Ils vont avec tout, tout, tout et, petite mention spéciale, sont super avantageux. PS : rasage de près non négociable, plz (oui, même si on est l’hiver).

N.B.

Ah et j’oubliais, c’est impossible que tu ne cadres que dans une seule catégorie de personnalité. Lâche-toi lousse, mélange-les, varie selon tes humeurs ! Sois la classique du lundi, la rebelle du vendredi et la séductrice du samedi. Les humains ne sont pas des boîtes, ils ont plus que six côtés.

Tu as probablement remarqué que j’ai classé les types de filles selon leur personnalité, pas leur morphologie. J’ai lu trop souvent que certains types de collants nous étaient interdits selon si on respecte les critères de longueur, largeur des jambes, rondeur des genoux, etc. Sérieux, non, juste non. Les filles, foutez-vous-en. Rien ne peut vous restreindre de portée ce que vous voulez, à part vos propres goûts. Vous vous habillez pour vous, pas pour les autres. Je vois les vêtements comme un art, un moyen d’expression. C’est votre personnalité qui doit ressortir, puisque c’est ce qui fait de vous la fille que vous êtes. Et cette fille-là, elle est awesome.

 

Image : Weheartit
Cultiver son bonheur

À quand, le bonheur ? 

Je ne sais pas pour toi, mais moi, depuis que je suis toute petite, je reporte mon bonheur à plus tard.

À 7 ans, je me disais « Ce n’est pas grave si tu n’as pas le temps de jouer avec tes barbie parce que tu t’occupes de ta sœur : tu seras heureuse quand t’auras pleins d’amis au secondaire ! ». Quand je suis entrée au secondaire, je me disais « hey, arrête de t’en faire avec ton petit bonheur : tu seras heureuse quand tu perdras 15 livres, pas avant ». À 16 ans, je me disais « arrête de capoter parce que tu penses que t’es pas heureuse : fais tes devoirs, et tu seras enfin heureuse quand tu seras une vraie femme d’affaires avec plein d’argent ».

Et maintenant, je me dis que ça suffit : c’est le temps de mettre les choses au clair une fois pour toutes, pour moi et pour tous les autres qui subissent ce foutu lavage de cerveau encore et encore. Cessons ces utopies idéalistes : le parfait moment pour commencer à être heureux, ça n’existe pas, arrête de chercher.

Ce n’est pas parce que tu es célibataire que tu dois te dire qu’un jour, quand ton prince charmant viendra, tu pourras être enfin heureuse. Voyons-donc, les femmes ont parcouru bien trop de chemin, souvent les plus sinueux, pour laisser ton bonheur entre les mains d’un simple gars ! Ce n’est pas parce que tu te trouves trop grosse ou trop maigre que tu dois te dire que quand t’auras atteint le poids idéal, tu seras enfin heureuse. Franchement, voir que tu n’es pas belle si tu n’es pas le sosie de Kim Kardashian !

Arrête de placer ton bonheur entre les mains des autres ou des attentes de la société. Il est bien trop précieux pour ça. Honnêtement, laisserais-tu quelqu’un d’autre porter le bijou que ta grand-mère t’a légué ? Confierais-tu ton petit cousin à des inconnus dans la rue ? C’est la même chose pour ton bonheur : il t’appartient à toi, et à toi seule.

Personne ne peut te l’arracher, personne n’a le pouvoir de le faire mourir. Sauf qu’il serait maintenant le temps que tu en prennes soin, de ton bonheur. Que tu le nourrisses, que tu l’arroses pour qu’il prenne racine au plus profond de ton cœur. Et dès que tu feras le premier pas, tu verras, ton bonheur, tu vas le sentir naître en toi. Tu vas le sentir briller, mettre de la couleur dans ta vie. C’est trop beau pour que tu ne tentes pas ta chance. Moi, j’ai osé le faire.

Et sais-tu quoi ? Je suis maintenant heureuse. Même si je ne suis pas la plus intelligente, fine, belle, riche, name it, je suis heureuse. Et sais-tu ce qui est le plus beau dans tout ça ? Il n’est jamais trop tard pour commencer.

Source photo : https://pxhere.com/en/photo/1379511   

 

Le 29 octobre dernier, je suis allée voter pour la première fois. Le outfit tout prévu d’avance (je voulais pas avoir l’air d’une kid quand même), accompagnée de mes parents (fiers supporters), séance de photos pré et post électorale, all the kit. Je te le jure que quand j’ai déposé mes votes dans l’urne, j’en étais émue. Je vais me souvenir de cette journée pour toujours, c’est clair.

J’en ai parlé ensuite à mes collègues, à mes amis… quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert que :

1. La majorité d’entre eux ne savaient même pas qu’il y avait des élections.

2. La plupart s’en foutaient pas mal.

3. « Ben là, c’est juste pour la mairie : j’irai pas voter, c’est pas important. »

Ouch. Moi qui ai l’habitude de défendre ardemment les jeunes dans leur pouvoir politique… c’est poche. Disons les vrais mots, c’est décevant. En y réfléchissant par après, j’ai réalisé que la plupart des jeunes de mon entourage ne comprenaient pas réellement ce qu’étaient les élections municipales. J’ai donc tenté de démystifier certains éléments, de façon plus simpliste.

On vote pour quoi?

On vote pour les personnes que l’on souhaite voir à la tête de la mairie de notre ville. Le jour des élections, on votera pour deux personnes différentes : l’aspirant(e) maire(sse) et l’aspirant(e) conseiller(ère) municipal (ou l’échevin).

L’aspirant maire

Ces candidats aspirent au poste de maire. Le maire d’une ville a plusieurs responsabilités entourant les domaines municipaux (la culture, les loisirs, le développement local, le tourisme, etc.). Il doit veiller à ce que le budget public soit dépensé de manière appropriée et juste, il doit superviser et contrôler les services municipaux ainsi que présider le conseil. Ceux-ci peuvent faire partie d’un parti politique municipal, ou encore se présenter à titre d’indépendants.

L’aspirant conseiller municipal (ou échevin)

Pour ce qui est des conseillers municipaux, la donne est légèrement différente : contrairement au maire, un échevin sera élu dans chacun des districts (divisions géopolitiques) de la ville. D’un district à un autre, les aspirants à ce poste sont différents. Tous les élus formeront ensemble un conseil municipal, que le maire préside. Ce rôle est souvent sous-estimé, mais c’est cette personne qui défendra les intérêts de votre district, là où vous habitez ! Encore une fois, ils peuvent faire partie d’un parti ou encore se présenter comme indépendants.

Attention : les deux votes sont complètement libres, c’est-à-dire que vous pouvez tout à fait voter pour un candidat à la mairie qui s’illustre dans un parti et voter pour un candidat au conseil municipal indépendant, et vice-versa.

Pour qui devrais-je voter?

Ça, c’est bien la seule chose que je ne peux pas te dire! Mais pour faire un choix éclairé, informe-toi sur les différents candidats (les aspirants maires et conseillers sont inscrits sur la feuille d’information électorale que tu as reçue par la poste). C’est super intéressant d’aller lire leur proposition de programme, qui se trouve souvent sur Internet. C’est là que tu verras quel candidat partage les mêmes valeurs et opinions que toi : certains sont plus gauchistes (distribution de richesse, programmes sociaux, environnement, etc.) et d’autres sont plus droitistes (liberté individuelle, conservatisme, développement économique, etc.). Peu importe pour qui tu votes, l’important, c’est que cette personne reflète tes valeurs, propose des idées qui t’allument et t’inspire confiance. Après tout, c’est vraiment une question de confiance : c’est quand même ta ville que tu mets entre les mains de quelqu’un, c’est pas rien !

Pourquoi irais-je voter?

Il y a pleins de raisons d’aller voter !

  1. Parce que même si ça a l’air moins glamour que le provincial ou le fédéral, c’est probablement le municipal qui changera vraiment quelque chose à ton quotidien.
  2. Parce que c’est le temps de briser les préjugés : les jeunes ont des idées, des convictions, des positions ! Montrons leur que nous avons notre place dans la politique !
  3. Parce que tu vas pouvoir chialer ! Penses-y un peu : on est plusieurs à basher les politiciens et leurs décisions, mais combien d’entre nous ont voté? Si t’as pas voté, sorry, t’as juste pas le droit de chialer, c’est tout !
  4. Parce que l’excuse de « J’vais pas aller voter, c’est juste un vote : ça va rien changer pentoute ! »… ben c’est du gros n’importe quoi. Si toi tu te dis ça, des dizaines, des centaines de personnes vont penser comme ça ! Résultat ? En réalité, t’avais vraiment le pouvoir de faire changer les choses : tu t’es juste dit que d’autres le feraient à ta place. C’est un peu lâche quand même, non ?
  5. Parce que ça prend tellement pas de temps ! Quelques minutes d’attente en ligne, c’est rien comparé aux 4 années de mandat (si majorité il y a) qui vont suivre. 4 ans à chialer, c’est pas mal plus long que 15 minutes dans ta journée.
  6. Parce que c’est ton devoir de citoyen. C’est pas mal à la mode de vénérer notre démocratie, mais ça devient complètement inutile si tu ne remplis pas tes responsabilités ! Même chose pour la liberté d’expression. On te demande ton opinion : honore-la et sois-en fier en traçant ladite croix.
  7. Parce que regarder les nouvelles pour connaître les résultats des élections sans avoir voté, c’est comme assister au tirage d’une voiture sans avoir de billet à ton nom dans le baril : c’est juste pas le même level de suspense ! Ok, dit de même, c’est peut-être un peu intense, mais je te jure que si tu t’impliques et que tu prends ça vraiment à cœur, écouter les résultats va s’apparenter à écouter une game des Canadiens en pleine série !
  8. Parce que ça te fait une sortie gratuite. En tant qu’étudiante, je sais très bien ce que provoque le mot « gratuit » chez nous : c’est si doux à l’oreille ! Aller voter avec un groupe d’amis, c’est vraiment le fun et je te parie que ça va créer de merveilleux souvenirs. En plus, ton bureau de vote correspond à ton district : c’est sur que tu vas croiser plein de gens que tu connais ! C’est pas mal une bonne occasion pour piquer une p’tite jasette et s’informer des derniers potins.
  9. Parce que nous, on a la chance de pouvoir voter. Sur une note un peu plus sérieuse, partout à travers le monde, les chances sont inégales. Dans certains pays, les femmes n’ont toujours pas le droit de vote, dans d’autres la corruption est si forte que la politique n’est qu’hypocrisie maquillée en démocratie. Encore pire, dans certains pays, démocratie il n’y a pas : des régimes totalitaires et dictatoriaux, ça existe encore. Ben oui, même en 2017 ! Au Québec, t’as la chance et l’honneur de pouvoir voter. Rendu là, tes petites excuses valent pu grand-chose.
  10. Parce que c’est probablement l’une des seules choses dans la vie que personne ne peut faire à ta place. Ton vote politique, c’est comme ton ADN : ce vote représente toutes les valeurs qui te tiennent à cœur, tous les enjeux pour lesquels tu te bats, toutes les opinions qui forgent ton esprit critique. Comme l’ADN, tout cela t’est propre : c’est ce qui fait ton unicité, ta personnalité. Ne sois pas un mouton : sois une personne fière de ses convictions et novatrice dans ses idées. Mais surtout, sois toi-même.

Je me répète encore, c’est important de voter. C’est aujourd’hui que se construisent les piliers de la société de demain : il n’est jamais trop tard pour mettre la main à la pâte. Voilà pourquoi, femmes et hommes, jeunes et vieux, grands et petits, de toutes orientations sexuelles, de toutes origines, je vous invite le 5 novembre prochain à aller voter. Ensemble, on a le pouvoir de changer les choses, et de créer une société à notre image.

C’est donc avec fierté que je crie haut et fort que oui, j’ai voté aux élections municipales 2017. Qui me suivra ?

Source photo : pixabay.com

 

Imaginez un univers scénique dans lequel évoluent des gens comme vous et moi. Un monde où les émotions sont vraies, où les couleurs priment et où autant le rire que les larmes sont de mise.

Dans cet univers, vous êtes le confident des protagonistes et vous êtes impliqué de telle sorte que leurs décisions et sentiments vous tiennent soudainement à cœur, sans que vous ne sachiez vraiment pourquoi. Cet univers, c’est celui de La liste de mes envies, spectacle réalisé par Maryse Warda, une adaptation du livre du même nom de Grégoire Delacourt.

Le 20 avril dernier, j’ai eu la chance d’assister à cette pièce de théâtre, grande amatrice des arts de la scène que je suis. C’était l’histoire d’une mère de famille qui, ayant gagné au loto, décide de ne rien changer à sa vie tout en dressant la liste de ses envies.  Calepin et stylo en main, je m’attendais à une pièce de théâtre charmante, mais sans grand déploiement, comme celles auxquelles j’avais assisté dans le passé. J’avais dressé le cadre d’une liste de points forts et de points faibles en vue d’écrire ma critique ensuite. Ce ne fut d’aucune utilité : ce spectacle est bien plus que charmant, il est touchant et drôle à la fois, authentique, mais tellement surprenant. Ce fut un réel coup de foudre que je me dois de vous partager.

Le voile du quatrième mur est tombé

Vous savez, ce quatrième mur qui est un obstacle entre les comédiens et le public? Eh bien, il n’existe tout simplement pas dans cette pièce, et c’est terriblement original. Le personnage de Jocelyne, interprété par la talentueuse Marie-Chantal Perron, s’adresse directement à nous. Elle nous livre ses pensées et ses secrets, mais aussi ses craintes et ses angoisses. L’ensemble de tout cela fonde la structure de son personnage, qui est complexe dans son grand réalisme.

Une belle opposition des personnalités

Les personnages de Luce et Lucie (Anick Lemay et Tammy Verge), les deux amies jumelles de Jocelyne, créent un parallèle intéressant entre les subtilités de leur personnalité. Alors que l’une est autoritaire et terre-à-terre, l’autre est rêveuse et dissipée. C’est intéressant dans la mesure où ces deux personnages se complètent réellement, que ce soit dans leurs gestes, dans leurs paroles ou leurs vêtements. Cela fait en sorte que l’illusion d’un seul personnage, à la fois complet et profond, demeure.

Une magnifique histoire d’amour… mais pas celle que l’on croit

Jocelyne est mariée à Jocelyn depuis de nombreuses années, mais ce n’est pas de cet amour-là que je parle. En effet,  ce dernier finit par se tanner de la monotonie de son quotidien et décide de partir, ce qui est plutôt l’antithèse de l’histoire d’amour. Non, en réalité, je parle en premier lieu de l’histoire d’amour entre Jocelyne et sa fille décédée à la naissance, Ariane. Celle-ci ne quitte jamais son cœur, elle fait office à la fois de guide et d’inspiration pour sa mère. Jocelyne la voit comme un véritable ange qui la protège, ce qui nous plonge dans un état mélancolique bien malgré nous. Une deuxième histoire d’amour est également présentée : celle qu’entretient  Jocelyne avec elle-même. Au départ, ses sentiments sont mitigés : elle se sent grosse, laide et ennuyante. Autrement dit, sa confiance en elle est à plat. Mais au fur et à mesure que le temps passe et qu’elle dresse sa fameuse liste, elle apprend à s’aimer. Cette nette évolution nous sert de leçon, puisque sa confiance grandissante la pousse dans un bonheur qui l’est aussi.

Véritable œuvre théâtrale, c’est sans équivoque que je vous encourage à y assister. Je vous promets une remise en question intéressante de votre propre vie à la sortie de l’auditorium…

Source : weheartit.com

On a toutes déjà assisté à la grande métamorphose du mois de novembre. Notre père ou notre chum, qui n’ont jamais laissé hiberner leur rasage de près, font d’eux de dignes Charlie Chaplin en se prêtant au jeu mystérieux, mais tellement loufoque, de la moustache.

Bon, soyons sérieuses, c’est rarement très joli (ou doux), mais on leur pardonne, parce que c’est pour une bonne cause, soit le cancer de la prostate. Les filles, si je vous disais que maintenant, c’est à notre tour de s’allier à une cause qui nous touche, sans pourtant laisser de côté la diva glamour qui sommeille en nous?

Si le mois de novembre appartient aux mâles de ce monde, le mois de décembre, lui, nous est clairement dédié. Mais comment? Et  pourquoi? me direz-vous, petites curieuses que vous êtes. Et je vous répondrai que c’est grâce au Dressember, bien sûr!

Je vous vois déjà froncer des sourcils en lisant ce mot particulier. N’ayez crainte, je suis là pour vous l’expliquer!

Le Dressember, c’est l’idée géniale et originale de Blythe Hill, une jeune femme passionnée de mode, d’actualité, d’écriture… et de jeux de mots! C’est en 2005 qu’elle a pris conscience de l’ampleur que prennent le trafic humain des femmes ainsi que l’exploitation sexuelle et la réduction à l’esclavage qu’elles subissent partout dans le monde. N’occupant pas de profession libérale et n’ayant pas de notoriété capable de transmettre un message, elle s’est dit qu’elle ne pouvait rien faire pour changer les choses. Un jour, dans son esprit de fashion addict, elle eut l’idée de porter une robe à chaque jour du mois de décembre, comme ça, juste pour le fun. C’est lorsqu’elle s’est rendue compte que d’autres femmes voulaient suivre le mouvement avec elle qu’elle a pensé qu’elle pourrait ainsi amasser de l’argent pour la cause qui lui tient tant à cœur.

C’est de cette manière qu’est né le Dressember, suivant l’idée du Movember. Le concept, c’est qu’il faut porter une robe à tous les jours du mois de décembre… Mais quelle bonne raison de s’habiller de manière sophistiquée et féminine! Et pour celles qui ont les bas collants en horreur (je sais, ça pique un peu…), il faut se rappeler que c’est pour une merveilleuse cause! C’est en expliquant vos démarches à votre entourage que vous pourrez amasser des fonds. Ceux-ci iront tous dans les coffres de l’International Justice Mission et de l’A21, des organismes qui luttent contre les oppressions auxquelles sont soumises les femmes, en matière de violence, de discrimination sexuelle et d’abus de toutes sortes.

Récapitulons…

  1. On doit porter une ROBE tous les jours du mois…
  2. Pour aider des femmes dont les libertés sont brimées.

N’est-ce donc pas tout simplement la meilleure manière au monde d’apporter notre aide à nos consœurs dans le besoin? Tellement!

Pour y participer et mettre votre garde-robe à contribution dans la réalisation de ce projet, vous devez…

  1. Créer un compte sur le site officiel du Dressember, en quelques minutes
  2. Fixer le montant approximatif que vous souhaitez amasser
  3. Et finalement, changer le monde!

Je vous le dis, parole de «vétérante» du Dressember, je ne me suis jamais sentie aussi heureuse d’enfiler une robe lors d’un matin enneigé de décembre.

Ensemble, unissons nos robes à paillettes, à froufrous et en tricot, et changeons le monde!

Le site internet de la fondation : www.dressember.org

Source :http://www.publicdomainpictures.net/pictures/40000/velka/pink-dresses-and-accessories.jpg