Le 29 octobre dernier, je suis allée voter pour la première fois. Le outfit tout prévu d’avance (je voulais pas avoir l’air d’une kid quand même), accompagnée de mes parents (fiers supporters), séance de photos pré et post électorale, all the kit. Je te le jure que quand j’ai déposé mes votes dans l’urne, j’en étais émue. Je vais me souvenir de cette journée pour toujours, c’est clair.

J’en ai parlé ensuite à mes collègues, à mes amis… quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert que :

1. La majorité d’entre eux ne savaient même pas qu’il y avait des élections.

2. La plupart s’en foutaient pas mal.

3. « Ben là, c’est juste pour la mairie : j’irai pas voter, c’est pas important. »

Ouch. Moi qui ai l’habitude de défendre ardemment les jeunes dans leur pouvoir politique… c’est poche. Disons les vrais mots, c’est décevant. En y réfléchissant par après, j’ai réalisé que la plupart des jeunes de mon entourage ne comprenaient pas réellement ce qu’étaient les élections municipales. J’ai donc tenté de démystifier certains éléments, de façon plus simpliste.

On vote pour quoi?

On vote pour les personnes que l’on souhaite voir à la tête de la mairie de notre ville. Le jour des élections, on votera pour deux personnes différentes : l’aspirant(e) maire(sse) et l’aspirant(e) conseiller(ère) municipal (ou l’échevin).

L’aspirant maire

Ces candidats aspirent au poste de maire. Le maire d’une ville a plusieurs responsabilités entourant les domaines municipaux (la culture, les loisirs, le développement local, le tourisme, etc.). Il doit veiller à ce que le budget public soit dépensé de manière appropriée et juste, il doit superviser et contrôler les services municipaux ainsi que présider le conseil. Ceux-ci peuvent faire partie d’un parti politique municipal, ou encore se présenter à titre d’indépendants.

L’aspirant conseiller municipal (ou échevin)

Pour ce qui est des conseillers municipaux, la donne est légèrement différente : contrairement au maire, un échevin sera élu dans chacun des districts (divisions géopolitiques) de la ville. D’un district à un autre, les aspirants à ce poste sont différents. Tous les élus formeront ensemble un conseil municipal, que le maire préside. Ce rôle est souvent sous-estimé, mais c’est cette personne qui défendra les intérêts de votre district, là où vous habitez ! Encore une fois, ils peuvent faire partie d’un parti ou encore se présenter comme indépendants.

Attention : les deux votes sont complètement libres, c’est-à-dire que vous pouvez tout à fait voter pour un candidat à la mairie qui s’illustre dans un parti et voter pour un candidat au conseil municipal indépendant, et vice-versa.

Pour qui devrais-je voter?

Ça, c’est bien la seule chose que je ne peux pas te dire! Mais pour faire un choix éclairé, informe-toi sur les différents candidats (les aspirants maires et conseillers sont inscrits sur la feuille d’information électorale que tu as reçue par la poste). C’est super intéressant d’aller lire leur proposition de programme, qui se trouve souvent sur Internet. C’est là que tu verras quel candidat partage les mêmes valeurs et opinions que toi : certains sont plus gauchistes (distribution de richesse, programmes sociaux, environnement, etc.) et d’autres sont plus droitistes (liberté individuelle, conservatisme, développement économique, etc.). Peu importe pour qui tu votes, l’important, c’est que cette personne reflète tes valeurs, propose des idées qui t’allument et t’inspire confiance. Après tout, c’est vraiment une question de confiance : c’est quand même ta ville que tu mets entre les mains de quelqu’un, c’est pas rien !

Pourquoi irais-je voter?

Il y a pleins de raisons d’aller voter !

  1. Parce que même si ça a l’air moins glamour que le provincial ou le fédéral, c’est probablement le municipal qui changera vraiment quelque chose à ton quotidien.
  2. Parce que c’est le temps de briser les préjugés : les jeunes ont des idées, des convictions, des positions ! Montrons leur que nous avons notre place dans la politique !
  3. Parce que tu vas pouvoir chialer ! Penses-y un peu : on est plusieurs à basher les politiciens et leurs décisions, mais combien d’entre nous ont voté? Si t’as pas voté, sorry, t’as juste pas le droit de chialer, c’est tout !
  4. Parce que l’excuse de « J’vais pas aller voter, c’est juste un vote : ça va rien changer pentoute ! »… ben c’est du gros n’importe quoi. Si toi tu te dis ça, des dizaines, des centaines de personnes vont penser comme ça ! Résultat ? En réalité, t’avais vraiment le pouvoir de faire changer les choses : tu t’es juste dit que d’autres le feraient à ta place. C’est un peu lâche quand même, non ?
  5. Parce que ça prend tellement pas de temps ! Quelques minutes d’attente en ligne, c’est rien comparé aux 4 années de mandat (si majorité il y a) qui vont suivre. 4 ans à chialer, c’est pas mal plus long que 15 minutes dans ta journée.
  6. Parce que c’est ton devoir de citoyen. C’est pas mal à la mode de vénérer notre démocratie, mais ça devient complètement inutile si tu ne remplis pas tes responsabilités ! Même chose pour la liberté d’expression. On te demande ton opinion : honore-la et sois-en fier en traçant ladite croix.
  7. Parce que regarder les nouvelles pour connaître les résultats des élections sans avoir voté, c’est comme assister au tirage d’une voiture sans avoir de billet à ton nom dans le baril : c’est juste pas le même level de suspense ! Ok, dit de même, c’est peut-être un peu intense, mais je te jure que si tu t’impliques et que tu prends ça vraiment à cœur, écouter les résultats va s’apparenter à écouter une game des Canadiens en pleine série !
  8. Parce que ça te fait une sortie gratuite. En tant qu’étudiante, je sais très bien ce que provoque le mot « gratuit » chez nous : c’est si doux à l’oreille ! Aller voter avec un groupe d’amis, c’est vraiment le fun et je te parie que ça va créer de merveilleux souvenirs. En plus, ton bureau de vote correspond à ton district : c’est sur que tu vas croiser plein de gens que tu connais ! C’est pas mal une bonne occasion pour piquer une p’tite jasette et s’informer des derniers potins.
  9. Parce que nous, on a la chance de pouvoir voter. Sur une note un peu plus sérieuse, partout à travers le monde, les chances sont inégales. Dans certains pays, les femmes n’ont toujours pas le droit de vote, dans d’autres la corruption est si forte que la politique n’est qu’hypocrisie maquillée en démocratie. Encore pire, dans certains pays, démocratie il n’y a pas : des régimes totalitaires et dictatoriaux, ça existe encore. Ben oui, même en 2017 ! Au Québec, t’as la chance et l’honneur de pouvoir voter. Rendu là, tes petites excuses valent pu grand-chose.
  10. Parce que c’est probablement l’une des seules choses dans la vie que personne ne peut faire à ta place. Ton vote politique, c’est comme ton ADN : ce vote représente toutes les valeurs qui te tiennent à cœur, tous les enjeux pour lesquels tu te bats, toutes les opinions qui forgent ton esprit critique. Comme l’ADN, tout cela t’est propre : c’est ce qui fait ton unicité, ta personnalité. Ne sois pas un mouton : sois une personne fière de ses convictions et novatrice dans ses idées. Mais surtout, sois toi-même.

Je me répète encore, c’est important de voter. C’est aujourd’hui que se construisent les piliers de la société de demain : il n’est jamais trop tard pour mettre la main à la pâte. Voilà pourquoi, femmes et hommes, jeunes et vieux, grands et petits, de toutes orientations sexuelles, de toutes origines, je vous invite le 5 novembre prochain à aller voter. Ensemble, on a le pouvoir de changer les choses, et de créer une société à notre image.

C’est donc avec fierté que je crie haut et fort que oui, j’ai voté aux élections municipales 2017. Qui me suivra ?

Source photo : pixabay.com

 

Imaginez un univers scénique dans lequel évoluent des gens comme vous et moi. Un monde où les émotions sont vraies, où les couleurs priment et où autant le rire que les larmes sont de mise.

Dans cet univers, vous êtes le confident des protagonistes et vous êtes impliqué de telle sorte que leurs décisions et sentiments vous tiennent soudainement à cœur, sans que vous ne sachiez vraiment pourquoi. Cet univers, c’est celui de La liste de mes envies, spectacle réalisé par Maryse Warda, une adaptation du livre du même nom de Grégoire Delacourt.

Le 20 avril dernier, j’ai eu la chance d’assister à cette pièce de théâtre, grande amatrice des arts de la scène que je suis. C’était l’histoire d’une mère de famille qui, ayant gagné au loto, décide de ne rien changer à sa vie tout en dressant la liste de ses envies.  Calepin et stylo en main, je m’attendais à une pièce de théâtre charmante, mais sans grand déploiement, comme celles auxquelles j’avais assisté dans le passé. J’avais dressé le cadre d’une liste de points forts et de points faibles en vue d’écrire ma critique ensuite. Ce ne fut d’aucune utilité : ce spectacle est bien plus que charmant, il est touchant et drôle à la fois, authentique, mais tellement surprenant. Ce fut un réel coup de foudre que je me dois de vous partager.

Le voile du quatrième mur est tombé

Vous savez, ce quatrième mur qui est un obstacle entre les comédiens et le public? Eh bien, il n’existe tout simplement pas dans cette pièce, et c’est terriblement original. Le personnage de Jocelyne, interprété par la talentueuse Marie-Chantal Perron, s’adresse directement à nous. Elle nous livre ses pensées et ses secrets, mais aussi ses craintes et ses angoisses. L’ensemble de tout cela fonde la structure de son personnage, qui est complexe dans son grand réalisme.

Une belle opposition des personnalités

Les personnages de Luce et Lucie (Anick Lemay et Tammy Verge), les deux amies jumelles de Jocelyne, créent un parallèle intéressant entre les subtilités de leur personnalité. Alors que l’une est autoritaire et terre-à-terre, l’autre est rêveuse et dissipée. C’est intéressant dans la mesure où ces deux personnages se complètent réellement, que ce soit dans leurs gestes, dans leurs paroles ou leurs vêtements. Cela fait en sorte que l’illusion d’un seul personnage, à la fois complet et profond, demeure.

Une magnifique histoire d’amour… mais pas celle que l’on croit

Jocelyne est mariée à Jocelyn depuis de nombreuses années, mais ce n’est pas de cet amour-là que je parle. En effet,  ce dernier finit par se tanner de la monotonie de son quotidien et décide de partir, ce qui est plutôt l’antithèse de l’histoire d’amour. Non, en réalité, je parle en premier lieu de l’histoire d’amour entre Jocelyne et sa fille décédée à la naissance, Ariane. Celle-ci ne quitte jamais son cœur, elle fait office à la fois de guide et d’inspiration pour sa mère. Jocelyne la voit comme un véritable ange qui la protège, ce qui nous plonge dans un état mélancolique bien malgré nous. Une deuxième histoire d’amour est également présentée : celle qu’entretient  Jocelyne avec elle-même. Au départ, ses sentiments sont mitigés : elle se sent grosse, laide et ennuyante. Autrement dit, sa confiance en elle est à plat. Mais au fur et à mesure que le temps passe et qu’elle dresse sa fameuse liste, elle apprend à s’aimer. Cette nette évolution nous sert de leçon, puisque sa confiance grandissante la pousse dans un bonheur qui l’est aussi.

Véritable œuvre théâtrale, c’est sans équivoque que je vous encourage à y assister. Je vous promets une remise en question intéressante de votre propre vie à la sortie de l’auditorium…

Source : weheartit.com

On a toutes déjà assisté à la grande métamorphose du mois de novembre. Notre père ou notre chum, qui n’ont jamais laissé hiberner leur rasage de près, font d’eux de dignes Charlie Chaplin en se prêtant au jeu mystérieux, mais tellement loufoque, de la moustache.

Bon, soyons sérieuses, c’est rarement très joli (ou doux), mais on leur pardonne, parce que c’est pour une bonne cause, soit le cancer de la prostate. Les filles, si je vous disais que maintenant, c’est à notre tour de s’allier à une cause qui nous touche, sans pourtant laisser de côté la diva glamour qui sommeille en nous?

Si le mois de novembre appartient aux mâles de ce monde, le mois de décembre, lui, nous est clairement dédié. Mais comment? Et  pourquoi? me direz-vous, petites curieuses que vous êtes. Et je vous répondrai que c’est grâce au Dressember, bien sûr!

Je vous vois déjà froncer des sourcils en lisant ce mot particulier. N’ayez crainte, je suis là pour vous l’expliquer!

Le Dressember, c’est l’idée géniale et originale de Blythe Hill, une jeune femme passionnée de mode, d’actualité, d’écriture… et de jeux de mots! C’est en 2005 qu’elle a pris conscience de l’ampleur que prennent le trafic humain des femmes ainsi que l’exploitation sexuelle et la réduction à l’esclavage qu’elles subissent partout dans le monde. N’occupant pas de profession libérale et n’ayant pas de notoriété capable de transmettre un message, elle s’est dit qu’elle ne pouvait rien faire pour changer les choses. Un jour, dans son esprit de fashion addict, elle eut l’idée de porter une robe à chaque jour du mois de décembre, comme ça, juste pour le fun. C’est lorsqu’elle s’est rendue compte que d’autres femmes voulaient suivre le mouvement avec elle qu’elle a pensé qu’elle pourrait ainsi amasser de l’argent pour la cause qui lui tient tant à cœur.

C’est de cette manière qu’est né le Dressember, suivant l’idée du Movember. Le concept, c’est qu’il faut porter une robe à tous les jours du mois de décembre… Mais quelle bonne raison de s’habiller de manière sophistiquée et féminine! Et pour celles qui ont les bas collants en horreur (je sais, ça pique un peu…), il faut se rappeler que c’est pour une merveilleuse cause! C’est en expliquant vos démarches à votre entourage que vous pourrez amasser des fonds. Ceux-ci iront tous dans les coffres de l’International Justice Mission et de l’A21, des organismes qui luttent contre les oppressions auxquelles sont soumises les femmes, en matière de violence, de discrimination sexuelle et d’abus de toutes sortes.

Récapitulons…

  1. On doit porter une ROBE tous les jours du mois…
  2. Pour aider des femmes dont les libertés sont brimées.

N’est-ce donc pas tout simplement la meilleure manière au monde d’apporter notre aide à nos consœurs dans le besoin? Tellement!

Pour y participer et mettre votre garde-robe à contribution dans la réalisation de ce projet, vous devez…

  1. Créer un compte sur le site officiel du Dressember, en quelques minutes
  2. Fixer le montant approximatif que vous souhaitez amasser
  3. Et finalement, changer le monde!

Je vous le dis, parole de «vétérante» du Dressember, je ne me suis jamais sentie aussi heureuse d’enfiler une robe lors d’un matin enneigé de décembre.

Ensemble, unissons nos robes à paillettes, à froufrous et en tricot, et changeons le monde!

Le site internet de la fondation : www.dressember.org

Source :http://www.publicdomainpictures.net/pictures/40000/velka/pink-dresses-and-accessories.jpg