Cela fait maintenant plusieurs mois que j’explore la terre canadienne et je peux déjà dire qu’il y a certaines différences marquantes. À l’intention des futurs étrangers, je vous présente le top 10 des choses à ne pas faire au Canada! (Surtout quand on est un maudit français chiant 😉 )

  1. Oublier de donner un pourboire au serveur

Au Canada, le fait de donner plus ou moins 15 % de pourboires est obligatoire, faute de quoi on nous regardera avec insistance. Le serveur n’est pas près de nous oublier!

  1. Se servir de l’alcool des autres lors d’une soirée

Se servir dans le pack du mec assis à côté de toi : n’y songe même pas. C’est à TOI d’apporter ton propre alcool. Plus besoin de payer 20 euros pour n’avoir qu’un verre, héhé.

  1. Ne pas respecter l’environnement

On arrête de jeter les ordures et les bouts de papier par terre et on devient écoresponsable! Au Canada, la protection de l’environnement occupe une place majeure dans la société et la population marque un intérêt certain pour cette cause.

  1. Faire du bruit après 23 h

Si tu ne veux pas que la police débarque et te colle une amende. La première fois on se croit dans un film.

  1. Garder ses chaussures chez les autres

On laisse ses chaussures sales et boueuses sur le tapis d’entrée. Étrange au début, une véritable habitude par la suite! Attention aux super chaussettes que tu pourrais porter ce jour-là et à l’odeur de tes pieds.

  1. Vouloir faire la bise à tout bout de champ

Difficile de se défaire du réflexe français par excellence. Deux petits bisous sur les joues qui rapprochent les individus. Ici, c’est différent et c’est parfois beaucoup mieux. On serre la main pour dire bonjour ou on fait de gros « hugs » à nos amis proches!

  1. Rire de l’accent québécois

Ici, c’est toi qui as un accent. Pauvres c’htis et Marseillais…

  1. Boire de l’alcool dans la rue

Bien que ça le soit également en France (ou plus ou moins), boire de l’alcool dans la rue ou les parcs est formellement interdit, sous peine d’une lourde amende. Fini les petits biberons alcoolisés dans le métro ou dehors.

  1. Arrête de répondre au « bienvenue » du serveur

Comme les Anglais nous diront « You’re welcome », cela n’a aucun rapport avec notre statut d’étranger.

  1. Critiquer, râler, tout comparer à la France

Si tu es parti, ce n’est certainement pas pour critiquer ton pays d’accueil, mais bien pour l’aimer et le découvrir. ON OUBLIE LA FRANCE. Si personne ne te le demande, évite de tout rapporter à ce pays et cesse de réclamer du fromage à la place du cheddar. Ce n’est pas au Canada de s’adapter, mais bien à toi. En plus, la poutine est super bonne.

Une remarque et elles haussent le ton, une injustice et elles protestent, une trahison et c’est l’explosion. J’aimerais être une petite boule de nerfs quand il le faut. Savoir dire « non » quand je n’ai pas envie de faire quelque chose. M’imposer dans une dispute. Me défendre. Crier. Seulement, quand je suis énervée, moi je pleure.

Aujourd’hui, j’écris pour toutes celles qui, comme moi, ne parviennent pas à s’endurcir et à tenir tête à quelqu’un. Pour toutes les pleureuses involontaires qui crient en elles et aimeraient sortir de leur cachette. Combien de fois j’aurais adoré me rebeller et qu’à la place, je suis restée là, immobile et muette, telle une poupée de chiffon! Dans mon imaginaire je me plais à être une autre, une femme de caractère, passionnante et assumée.

Ces larmes, j’aimerais les transformer en boules de feu. Ce sont elles qui m’empêchent de devenir quelqu’un de vrai. J’ai beau m’entrainer et apprendre mon texte par cœur avant la fameuse confrontation, une fois face à mon adversaire, je suis totalement vaincue : plus aucun mot ne sort de ma bouche. Mon visage se crispe, mon visage devient bouillant, mes yeux fuyants. Et tout ce que j’avais préparé s’envole immédiatement, y compris mon courage et ma volonté. Le conflit réveille ma faiblesse et me fait devenir cette personne que je déteste. J’aimerais la secouer. Le moi intérieur donne des coups de pied, il rage, hurle, et mon corps tout entier devient alors un véritable combat de boxe qui lutte contre lui-même.

La dispute. Ce fragment du quotidien qui arrive n’importe où, n’importe quand. Je n’ai pas eu l’entrainement nécessaire pour y survivre. Il en est de même pour de simples explications. Je ne sais pas faire. Je n’arrive pas à parler de ce qu’il passe en moi, de ce que je peux ressentir. C’est comme un mur immense et infranchissable. D’autres sont pourtant maitres dans cet art, alors pourquoi moi je n’y arrive pas. Pourquoi ai-je cette tendance à éviter tout conflit, à ne pas savoir me défendre, à ne pas savoir parler ?

Le plus frustrant est que cette faiblesse puisse nous définir comme tels auprès des autres, alors que ce n’est pas le cas. Nous avons des opinions, partageons des convictions et aimons débattre. Nous avons une réelle personnalité, qui se manifeste seulement différemment. Je pense que ce genre d’attitude n’est pas définitif, il ne peut que s’améliorer avec le temps et beaucoup de motivation. Parfois, j’essaye de me forcer, de me donner des objectifs. C’est plus dur que ça en a l’air. « Aujourd’hui, tu vas parler. Dire ce que tu penses de la situation. Aujourd’hui, je vais m’expliquer. Dire ce qu’il ne va pas. Pourquoi je ne suis pas d’accord. Je ne baisserai pas les yeux ».

Aujourd’hui, on n’a plus le droit de m’écraser. Ça prendra du temps, mais je suis sure que ça viendra. Aujourd’hui, j’existe et je veux le faire savoir.

Crédit photo : we heart it

Auparavant peu appréciée en raison de son caractère enfantin et classique, la chaussette haute est aujourd’hui un indispensable à chaque saison hivernale. En effet, nous retournons actuellement en pleine période des années 90 et c’est tant mieux : c’est l’occasion de revisiter les vieux fringues de façon complètement branchée.

J’ai toujours associé cet accessoire de mode à son côté sexy, en raison de sa forte ressemblance avec les mi-bas. C’est justement sur ce point qu’il est impératif de ne pas se tromper : éviter à tout prix la vulgarité. Car, on ne va pas se le cacher, porter ce genre de vêtements peu paraître follement aguicheur. Les garçons vous reluqueront sûrement, admiratifs du faible espace qui sépare vos bas de votre robe. C’est d’ailleurs ce qui donne ce côté sexy, cette façon si délicate et innocente de porter ces chaussettes.

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Source : Pinterest

En réalité, la chaussette haute est la petite valeur ajoutée à votre tenue : le souci du détail par excellence et, en plus, elle tient au chaud. Le plus souvent, je les porte au dessus d’un collant assez fin, mais quand il ne fait pas trop froid, rien n’empêche de les mettre sans rien, on se sent seulement légèrement plus nue.

Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les humeurs : dentelle, nœuds, laine, soie, vous avez l’embarras du choix.

C’est aussi valable pour les couleurs : noir, rouge, gris, écru, bleu marine, blanche… Évidemment le noir reste LA couleur la plus facile à porter, mais rien ne vous empêche d’oser un peu de fantaisie en osant la nouveauté. C’est simple, désormais, j’ai du mal à m’en passer!

Bien sûr, si vous souhaitez que cet accessoire conserve tout son impact, il est nécessaire de le porter avec un vêtement court tel qu’un short, une jupe patineuse ou encore une robe trapèze.

Avec quelles chaussures les porter? Et bien, là aussi, tout est possible. Personnellement je privilégie les chaussures plates, comme de jolies baskets ou encore des bottines lacées, mais les talons ne sont absolument pas bannis.

Vous l’aurez compris, la chaussette haute est l’élément phare de l’hiver qui s’accorde avec tous les styles : façon rock, petite fille, grunge, chic, etc. De plus, la majorité des magasins de mode la proposent aujourd’hui, et ce, à bas prix.

Alors, prête à oser?

Photo : Anaëlle Adam

J’ai toujours tendance à voir le mois de Février en rose, avec des fleurs, des chocolats à la liqueur, du vin blanc, une nuit torride, le tout symbolisé par ce fameux 14 février. Jour qui rappelle aux couples de célébrer leur amour et aux célibataires que cette année-là, encore une fois, personne ne partagera leurs draps.

On a beau dire que la St-Valentin est un pur prétexte commercial à l’amour, chacun de nous serait flatté d’être couvert de baisers et d’avoir une réelle raison de se préparer. Redécouvrir le romantisme bien que ce dernier devrait être à l’honneur toute l’année. Gare aux hommes qui oublieraient la date! Le 14 février est également un bon moyen de rattraper tous les oublis et le manque d’efforts réalisés dans la relation. Seulement, un joli bouquet ne suffit plus pour effacer toute culpabilité.

En Écosse, la tradition veut que la première personne du sexe opposé qui croisera votre chemin le jour de la St-Valentin sera votre Valentin. Vous imaginez? Plus besoin de chercher! Le tout bien sûr avec l’espoir de tomber sur un grand brun barbu au regard de braise qui sache divinement bien cuisiner. Au Japon, le 14 février se transforme en «Jour Noir», mettant également à l’honneur les célibataires qui se réunissent pour manger des nouilles noires. Au moins, on sait quoi manger le soir.

En réalité, c’est un peu lassant d’observer tous ces couples qui transpirent l’amour et qui rappellent aux célibataires qu’elles sont seuls et qu’à ce rythme elles finiront dévorées par leurs chats. Que vont faire ces «Sans Valentin» aujourd’hui? Comme moi, ils ne feront rien. Ils s’occuperont comme n’importe quel autre jour, mais cette fois-ci accompagné par une fidèle bouteille de vin. Et des sushis faits maison (nous les célibataires, on a tout notre temps). Comme moi, ils iront rejoindre leurs amis Sans-Valentins et iront s’acheter une nouvelle parure de lingerie rouge au cas où le Prince charmant déciderait de nous réveiller quand on regardera pour la énième fois Le Journal de Bridget Jones.

Chaque année on se persuade que la prochaine sera meilleure et que l’on trouvera enfin chaussure à notre pied. Derrière les regards de dégoût lancés à l’égard des couples qui se bécotent sur les bancs publics se cache en fait un petit cœur qui brûle d’envie d’être à leur place. Avoir une compagnie réconfortante qui réchaufferait nos draps salis par l’ennui et l’inconscience de certains moments. Cependant, être célibataire ne signifie pas faire la queue pour avoir le premier article soldé et l’acheter même s’il ne nous sied pas.  Il ne s’agit pas de manger uniquement parce que l’on meurt de faim. Si nous sommes seul(e)s aujourd’hui, c’est quelque fois par choix et il ne faut pas bouder cela. Derrière tous les signes d’une solitude certaine vit encore l’exigence et le bien-être personnel.

Alors aujourd’hui, nous n’allons pas donner satisfaction aux fleuristes en augmentant leurs chiffres d’affaire. Nous allons afficher notre plus beau sourire et envoyer balader ceux qui n’ont pas la chance de nous avoir comme Valentin(e) cette année.

Photo : Garance Barbier

Le voyage est la forme d’ivresse la plus totale. La liberté atteint son paroxysme dès lors que l’on admire un paysage magnifique et intouchable, plus réel que les cartes postales qui ont l’habitude de nous faire rêver. Les cheveux dans le vent, les joues roses et froides, les pieds engourdis et les yeux toujours vivants.

Cet hiver j’ai eu les vacances dont j’ai toujours rêvé. J’ai eu mon propre «road trip». Contrairement aux films, il y avait un peu plus que quelques culottes et une brosse à dent dans mon sac à dos, et je n’ai pas pu voyager la crinière au vent en chantant à tue tête dans une vieille Chevrolet cabriolet. C’était mon aventure à moi, avec ses maladresses et ses imprévus. J’ai réalisé mes rêves d’enfants, découvert tout un tas de choses dont je ne mesure pas encore l’impact.

En réalité, je ne me rends pas bien compte de ce qui m’arrive. Moi, la petite bourguignonne qui avait pour habitude de se pelotonner dans son lit et de passer son temps à rêver, qui se contentait de simplicité et aimait le confort et la sécurité. Aujourd’hui je vois plus grand, j’ai soif d’aventure et d’inconnu. Et pour la toute première fois, je suis heureuse toute seule. Je n’attache pas mon bonheur à un garçon qui m’aurait fait tourné la tête une fois de plus, non, je suis heureuse par moi-même et par les choix que j’ai fait. Je n’ai pas besoin que quelqu’un m’apprenne à être heureuse et prenne soin de moi car j’en suis parfaitement capable.

La distance avec les gens que l’on aime n’est pas la fin du monde, il s’agit seulement d’une question d’habitude. On s’adapte, on s’habitue et parfois on oublie. Il n’y a que le voyage qui permet la véritable expérience, car il est un test à chacune de nos relations humaines. Il est le test de notre moi intérieur, le fameux et impénétrable moi intérieur, celui qui nous met en proie à des interrogations et qui ne cessera jamais de nous surprendre. On dit souvent que les plus belles photos sont celles qui se capturent avec les yeux. Elles restent bien au chaud dans un coin de la tête et ce sont elles qui continueront de nous interpeller.

Je sais que demain m’appartient. Car, dans ces instants suspendus que personne ne peut me voler, je me plais à être la reine du temps. 

Photo: We Heart It

Nous sommes toutes passées par la phase « Je veux perdre du poids » qui vient avec celle «je veux me muscler» et la «je veux faire un régime». Mais souvent, cette volonté est de courte durée et se transforme en une véritable obsession: la faim. Du matin au soir, et la nuit aussi. Le ventre qui crie famine et qui se tord dans tous les sens.

Et pourtant, nos petits défauts grassouillets ne nous empêchent pas de vider le frigo… On a beau être conscientes de l’erreur et du désastre, rien n’y fait. La faim prend incontestablement le dessus et nous sommes les premières sur les lieux du crime. «La semaine prochaine, je me mets à la diète ». Hum hum… FAUX.

On veut être belle, mais pas à n’importe quel prix. La nourriture, qu’on se le dise, on ne s’en lassera jamais. Avoir les mains tâchées de gras et les lèvres badigeonnées de ketchup, c’est ça la vie. Le problème dans tout ça, c’est que l’effet de satiété nous on ne connaît pas. Ne dites pas le contraire, vous aussi vous aimez vous goinfrez à longueur de journée, mais chut, ça les garçons n’ont pas besoin de le savoir. Jamais vous ne me verrez manger comme un ogre lors d’un rendez-vous galant, ou simplement devant un garçon. Parce que c’est la honte de manger plus que le sexe masculin. Pendant la totalité du date vous mourrez de faim. «T’es sûre que tu veux rien?»; répondre «non» est la pire des tortures. Pourtant le ventre qui gargouille, ce n’est pas sexy du tout.

Nous sommes bien évidemment tentées par tout ce qui est gras, sucré, salé… En bref tout ce qui n’est pas sain! Sans oublier le moment le plus magnifique de toute l’histoire de l’humanité: le kebab ou la poutine à 6h du matin après une soirée bien arrosée. A cet instant, il y a une chose à laquelle on ne pense pas: les calories. Bien sûr le lendemain tu te réveilles complètement écœurée et commence à haïr les mannequins toutes plus parfaites les unes que les autres qui défilent sur ton compte Instagram. On s’en moque. Ces filles-là font du sport 24h/24 et n’ont le droit qu’à des graines de tournesol en guise de dîner (jalousie, on rêverait toutes d’avoir leurs abdos et ce qui va avec).

J’assume ma gourmandise, toutes les calories ingurgitées au fil des semaines, parce que franchement, ce n’est pas un jus de fruit et une pauvre banane qui calmeront mes petits creux. La semaine dernière j’ai acheté 2 litres de crème glacée et 1kg de gâteaux au glaçage à la vanille (rayons biscuits, 2ème étage en partant de la droite à côté des Petits écoliers). Et les fêtes de Noël ne vont pas arranger ça. Je bave d’avance en imaginant la dinde dorée, la buche crémeuse et le bon vin (parce que j’adore boire, aussi). Vous l’aurez deviné, j’ai tout le temps faim. C’est pourquoi j’adore me rendre aux vernissages et openings; il y a toujours des petits fours à volonté et puis, c’est gratuit!

D’ailleurs, je ne comprendrai jamais ces filles qui ont déjà le ventre saturé après seulement quelques bouchées ou qui ne finissent pas leur pizza (je grignote les restes, ça m’arrange). Et même si je suis ruinée à la fin du mois, il y aura toujours de la place pour tester le nouveau resto installé en bas de chez moi.

Finalement, la nourriture c’est l’art de créer le bonheur. Elle nous remplit de joie, sèche nos larmes et ne nous lâchera pas. En fait, la nourriture c’est mon premier amour.

 

 

Laissez-moi ne pas vous parler d’amour. Ou devrais-je dire, de différence, voire d’indifférence ? Outre les écarts de langage, de culture ou de nourriture qu’il existe entre la France et le Québec, il y en a une qui sort du lot depuis le début de mon voyage. Le rapport de séduction.

J’aime ce qui est beau, les belles histoires et le flirt à la française. Ici, je me sens dépourvue de tout charme et de toute intelligence. Car les garçons, ô combien ils sont nombreux, sont vraiment étranges. J’ai compris une chose : deux choix semblent s’offrir à nous, nous la gente féminine. La relation de couple ou le one night stand. Le sexfriend semble ne pas exister, encore moins le rapport de séduction longue durée.

On se lance à corps perdu dans une histoire, ou bien on accepte de se faire avoir et on déguerpi le matin en ramassant notre petite culotte pendue au rideau. C’est tout ou rien. On ne peut pas prendre le temps d’en savoir davantage, de voir si cette personne nous plaît vraiment, de savoir si on a envie de la revoir par la suite. Notre corps l’a décidé à notre place ; ce qui est fait est fait. C’est comme si c’était la saison de la chasse et que les agneaux étaient en fuite. Des projets ne durent parfois qu’une seule nuit, et tant pis si nous y prenons goût.

Le fait est que les garçons sont COMPLIQUÉS. La facilité ne semble pas leur convenir, ils s’imaginent des tas de choses et se soucient de futilités. Ce sont eux qui ne savent pas ce qu’ils veulent. Apparemment, leur technique consiste à ne montrer aucun intérêt à la fille qui leur plaît. Car, écrire le message c’est apparemment mettre de côté sa dignité et il est tellement plus facile d’ignorer. Amis Québécois, réveillez-vous ! Une fille on doit la gâter, lui montrer qu’on la veut, lui dire qu’elle est belle, la faire rire, la faire rêver, la remettre à sa place de temps à autre et surtout la respecter.

Par moment, je regrette toutes ces nuits innocentes et sans contraintes passées dans des draps chaleureux, ces cafés pris le long des quais avec des regards enjôleurs, ces soirées si libérées où aucune question n’avait à être posée. La séduction s’opère dès le début, on joue à un jeu, celui de l’interdit; c’est excitant, on est censées perdre la tête, avoir des pétillements dans le ventre et des éclats dans les yeux.

Ici nous jouons seules, face à cette créature impitoyable et pourtant si fascinante qu’est l’être masculin. Alors, je pense qu’il faut juste apprendre à être bien toute seule, à s’aimer pour ce que l’on a et ce que l’on est, et attendre. Oublier la lâcheté de certains instants et la paresse d’autres moments. Car nous sommes toutes incroyables, et ça ils ne le savent simplement pas.

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