Je suis allée voir le one women show de Mariana Mazza «Femme ta gueule» vendredi au théâtre Banque Nationale à Chicoutimi. Un spectacle que j’étais impatiente de voir depuis plus d’un an.

Je suis une fan depuis un moment déjà. Après son sketch de «sable dans le vagin», (moment où sa carrière a explosé) j’ai commencé à la suivre. C’était la 3e fois que j’allais voir une de ses représentations et je dois t’avouer que j’en ai eu pour mon argent.

Mariana est vraie et honnête et c’est un des aspects du spectacle que j’ai préféré. Elle passe par plusieurs sujets «tabous», dont la masturbation, ponctuant ses blagues au passage avec des anecdotes. Elle est proche de son public, notamment en interpellant des gens assis dans l’assistance ou en faisant des blagues sur l’environnement ou même la salle dans laquelle elle joue.

Elle sacre, ne se censure pas et est capable de rire d’elle-même. Un spectacle de 2 heures que je te conseille d’aller voir !

Le spectacle est par contre coté 16 ans et plus à cause du langage utilisé. C’est un peu comme la Mariana de Code F., mais en plus intense. (Tu ne pourras pas dire que je ne t’ai pas averti !)

Malheureusement elle a terminé sa tournée au Saguenay–Lac-Saint-Jean, elle a fait 2 spectacles à Chicoutimi et un a Dolbeau-Mistassini, mais tu peux toujours aller la voir dans ta région d’origine si tu viens de l’extérieur s’il reste des billets.

Je te conseille fortement de la suivre sur son compte Instagram  ou Facebook pour ne rien manquer et avoir des anecdotes et des tranches de vie croustillantes.

Source : Page Facebook de Mariana Mazza

Je viens de terminer le livre de Noémie Dufresne, «Un like à la fois». Plusieurs personnes la critiquaient, se demandant pourquoi acheter ce livre-là, pourquoi encourager «quelqu’un qui se montre pour être populaire». J’avais envie de le lire avant de juger. On juge tellement sans connaître, que cette fois-ci, j’avais envie de laisser la chance au coureur.

Je dois vous avouer que je suis mitigée après ma lecture.

D’un côté, j’avais l’impression de lire un texte de présentation orale. Je comprends que Noémie a dû écrire son livre et que l’écriture ne fait pas partie de ses nombreux talents, mais il aurait pu être écrit différemment. D’une manière chronologique, elle nous raconte comment elle est devenue populaire sur Internet. «L’histoire du lift», comme elle aime bien le rappeler.

Elle nous ramène parfois à des événements qu’elle a déjà expliqué: «comme je l’ai expliqué plus tôt», et personnellement, ça me dérange. Effectivement, ça fait exposé oral.

J’aurai aussi préféré avoir le point de vue de ses ami(e)s sur sa popularité plutôt que seulement son point de vue à elle. Comment ça a changé ses relations familiales, amicales, comment les gens à l’école ont réagi. Pas seulement comment elle est devenue populaire. C’est un peu superficiel, elle aurait pu aller plus loin. Mais peut-être ne voulait-elle pas non plus qu’on en sache trop. Elle ne montre que ce qu’elle veut bien que l’on sache d’elle. Qu’elle est une femme forte qui a passé à travers beaucoup de difficultés, mais qui en est sortie grandie.

Pareil pour ses voyages, elle parle de ce qu’elle a vu à Paris, par exemple, sans donner trop de détails. J’aurai adoré savoir ce qu’elle pensait du château de Versailles. Pourtant, tout ce que je sais c’est qu’elle l’a vu. Je sais que ce n’était pas le but premier du livre, mais ça aurait rajouté un petit quelque chose.

D’un autre côté, j’ai bien aimé parce qu’elle nous apporte dans son univers, et s’ouvre à nous en nous confiant où elle se voit dans quelques années. Son récit est ponctué de pensées, de rêves de popularité qu’elle caresse depuis qu’elle est jeune.

Après avoir lu le livre, j’apprécie Noémie un peu plus que je ne l’appréciais avant. J’ai aimé en apprendre plus sur elle et sur sa vie, ça me permet de mieux comprendre qui elle est.

J’ai aimé ma lecture, même si le contenu était chronologique et peu détaillé par moments. Je te le recommande. Arrête de te fier aux bla bla des gens et de ce qu’elle projette, et lis son livre. C’est la meilleure manière de mieux connaître le phénomène Noémie Dufresne et de te faire une vraie idée d’elle. Ça va peut-être même changer ton opinion.

J’aurais pu vous écrire un texte littéraire comme j’ai l’habitude après avoir lu un roman passionnant dont j’ai le goût de vous parler. Mais aujourd’hui, c’est différent.

Les romans servent à plein de choses: comme échappatoire, pour connaître de nouvelles choses, pour se renseigner, mais ils servent aussi à nous faire réfléchir.

Le roman de Tommy Wallach, « Si c’est la fin du monde » est un de ceux-ci. Si les gens le trouvent simpliste et décousu, moi je l’ai adoré. Un astéroïde fonce sur la planète Terre et a 66,6% de chance de nous tuer. Ils nous restent deux mois. Que fait-on?

Entre la peur et l’amour, il y a aussi un aspect plus important. L’abandon des étiquettes qui nous collent à la peau: le sportif, la barbie, la riche, le pauvre… Il ne reste que deux mois, tout ça n’a plus vraiment d’importance non? C’est une des situations que vivront Peter, Anita, Andy et Eliza, les héros du roman. Au cours de ces deux mois, ils apprendront beaucoup de choses, sur eux-mêmes et sur les autres.

Au-delà du livre, il y a aussi cette question existentielle que l’on se pose en tant qu’humain: que ferais-je si j’avais seulement deux mois à vivre? Serais-je assez honnête envers moi-même pour laisser mon conjoint que je n’aime plus depuis des années? Irais-je déclarer ma flamme à celui pour qui je brûle depuis notre rencontre? Détruirais-je tout sur mon passage parce que ça ne sert plus à rien ou serais-je cette fille sage qui restera enfermée chez elle? Est-ce que j’experimenterais des trucs que je n’ai jamais osé faire par peur du jugement?

Après y avoir réfléchis, je me rends compte qu’attendre la fin du monde est ridicule. J’ai commencé à penser comme celà: et si je mourais en sortant de chez moi? Ça me donne une raison de ne pas m’endormir fâchée ou de ne pas partir sans avoir dit à tout le monde que je l’es aimais, car qui sait combien de temps il nous reste sur Terre? Alors pourquoi ne pas prendre ton courage à deux mains et faire ce que tu as envie ?

Photo: Weheartit

Il y en a qui ne comprennent pas. Ils trouvent ça bizarre. Et c’est bien correct, je respecte ça. Mais moi, les amitiés virtuelles, ça fait partie de ma vie.

Il arrive parfois que l’on n’ait pas les mêmes passe-temps que nos amis. Par exemple, on écoute une série ou on lit un livre, et on a envie d’en parler à tout le monde, envie de partager ce qu’on ressent vis-à-vis telle ou telle situation, mais on ne peut pas parce qu’ils ne s’intéressent pas à ça. Alors on se tourne vers des inconnus, des gens sur des forums ou des réseaux sociaux qui partagent nos passions. Anglais ou français, on se débrouille et on se comprend. Parfois, on se lie d’amitié avec les gens à qui l’on parle, et ils deviennent des amis très proches. J’ai déjà eu des amis virtuels que je m’étais fait sur des sites de clavardages comme Blablaland ou encore Chapatiz, avec qui je parlais tous les jours. Et c’est encore le cas.

J’ai parfois l’impression qu’avoir des amis que l’on n’a jamais vus en vrai, c’est mal perçu par notre entourage ou la société. J’ai l’impression d’avoir à me justifier chaque fois que quelqu’un remarque que je parle à une « inconnue ». « Peut-être qu’elle te dit des mensonges, peut-être que ci, peut-être que ça ». La vérité c’est qu’il y a aussi des photos sur les profils des gens. Si l’on commence à douter de tout le monde, la paranoïa va s’emparer de nous.

Ce que les gens ne comprennent pas, c’est qu’il arrive que l’on se sente plus proche de quelqu’un sur internet, car il ne nous connait pas et l’on se sent moins jugé. Parfois, cette personne peut vivre la même situation que toi et sait ce que tu ressens. Je suis une personne réservée et j’ai souvent de la difficulté à aborder les gens. Écrire « Salut » à quelqu’un sur les réseaux sociaux est beaucoup moins gênant que d’aller dire à une autre fille que ce qu’elle porte aujourd’hui est beau.

Je ne dénigre pas les amitiés réelles. J’ai plusieurs bonnes amies et c’est important d’avoir des contacts avec la réalité. Je n’encourage personne à rester chez elle parce qu’elle a des amies sur internet.

Ce que je veux dire c’est que lorsque l’on partage quelque chose de semblable et que ce lien est fort, on s’attache à ses gens à qui l’on a l’habitude de parler tous les soirs. C’est la même chose qu’une relation à distance, finalement.

Photo : We Heart It

Les femmes ont fait un grand pas depuis les années ’40. Mais il reste encore du chemin à faire, tout n’est pas gagné. Certains stéréotypes et certaines manies sont difficiles à se débarrasser, comme un vieux toutou de notre enfance qu’on ne veut pas jeter.

Les femmes qui ont milité et qui militent encore pour nos droits se font pointer du doigt. Être féministe en 2016, c’est mal vu. Mais détrompez-vous. Être féministe, ce n’est pas de brûler sa brassière, ce n’est pas d’être contre les hommes, ce n’est pas quelque chose de péjoratif.

Être féministe, c’est seulement vouloir l’égalité de l’homme et de la femme dans toutes les sphères de la vie.

Être l’égale des hommes, c’est aussi pouvoir être respectée lors de relations sexuelles. Malheureusement, le consentement sexuel n’est pas quelque chose de compris par tout le monde. Le consentement sexuel doit être appris dès le plus jeune âge.

Lors de leur conférence Sexe, égalité et consentement, la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne, le rappeur Koriass et la journaliste indépendante et blogueuse Marylise Hamelin ont expliqué que la majorité des agressions sexuelles est due à une méconnaissance du consentement.

Une fille sur cinq est forcée à avoir des relations sexuelles. Mais seulement un homme sur quinze en est victime. C’est donc trois fois plus de femmes que d’hommes.

Pourquoi seulement apprendre aux filles à bien se tenir, à bien agir, à s’habillement convenablement, les faisant donc culpabiliser lorsqu’une telle chose arrive? Les hommes doivent, eux aussi, apprendre comment agir.

La victimisation de l’agresseur n’est pas la bonne manière de faire.

Les gens pensent qu’un viol, c’est un homme sorti de nul part qui violente une femme et la force à avoir des relations sexuelles dans un stationnement désert… digne d’un film hollywoodien. Ce n’est pas ça, la vraie vie.

La vraie vie, c’est un ami dans un party qui a trop bu et qui se ramasse dans une chambre avec ta meilleure amie.

Les statistiques le prouvent : huit femmes sur dix connaissent leur agresseur.

Mais ça ne se résume pas seulement aux relations sexuelles. Les micro-agressions peuvent être aussi banales que de klaxonner une fille lorsqu’elle marche dans la rue ou que de poser des questions privées sur sa sexualité.

«Klaxonner une fille pour avoir son attention, c’est aussi efficace que d’attacher une roche à son CV pis de le lancer dans une fenêtre d’un commerce pour se trouver une job.»

  • Koriass

Le consentement sexuel, c’est un oui clair, répété et désiré.

Si tu as encore de la difficulté avec la notion de consentement, voici une vidéo pour toi.

 

Photo : Page Facebook Sexe Égalité et Consentement

La plateforme Wattpad (qui est une application où tu écris et publie tes histoires) est de plus en plus populaire. Plusieurs personnes qui écrivent finissent par voir leurs histoires devenir réalités. Et c’est le cas pour Morgane Bicail.

Morgane est une jeune fille de 14 ans qui écrit sur Wattpad. Son histoire, PhonePlay, est la plus lue sur cette application. Même si elle est jeune, son livre est très bon et facile à lire malgré ses 349 pages assez imposantes.

PhonePlay raconte l’histoire d’Alyssa, 16 ans, qui revient chez elle comme tous les autres soirs. Elle hait sa vie monotone dans sa maison de luxe avec ses parents qui préfèrent travailler plutôt que de s’intéresser à elle. Mais cette soirée est différente des autres.

Pendant qu’elle fume sa cigarette sur son balcon, elle reçoit un texto d’un inconnu qui lui écrit seulement: «Bonsoir, Alyssa». Intriguée, elle répond, demandant qui est-ce. Elle ne se doute aucunement qu’elle vient de s’embarquer dans un jeu dangereux.

L’inconnu lui répond: «Devine qui je suis et je serai à toi». Jusqu’où Alyssa ira-t- elle pour découvrir qui est ce mystérieux inconnu?

Ce livre, je l’ai adoré. L’action commence dès le début et perdure tout au long du roman, donc pas trop de flafla et d’introduction trop longue. Au courant de l’histoire, on s’imagine des théories, on essaie de deviner qui lui parle et, à la fin, BANG. On découvre ce qu’on n’aurait jamais pu deviner. Deux jours seulement et je l’avais déjà terminé. Ça faisait longtemps que je n’avais pas dévoré un livre comme celui-là!

Seulement 16$, en vente dans toutes les librairies et, bien sûr, disponible sur Wattpad.

Photo: Michel-lafon.fr

J’ai dit « vin » et tu t’es sentie interpellée? Viens ici ma grande, j’ai une application pour toi.

Vivino est une application gratuite qui te facilitera la vie et te permettra de faire des découvertes. Le principe est simple : tu prends une photo de l’étiquette de la bouteille que tu souhaites acheter, et tu as accès à plein d’informations à son sujet.

Version gratuite

Tu as accès aux notes données par les 10 millions d’utilisateurs de partout à travers le monde et des idées de repas qui vont avec le vin que tu as choisi. Tu hésites entre deux ou trois sortes? Pas de problème, le comparateur te donnera la note pour tous les vins que tu as sélectionnée.

Si tu es au restaurant, pas de problème! Tu peux prendre en photo la carte des vins pour avoir les notes et les avis.

Tu as aussi la possibilité de garder en mémoire, les bonnes bouteilles que tu ne te rappelles plus après une soirée bien arrosée ou celle que tu trouvais mauvaise, pour ne plus faire l’erreur de les acheter.

Version Premium

Dans cette version, tu peux avoir un guide d’achat basé sur tes préférences et un budget t’est offert aux deux semaines, avec en plus, des notes accordées par des experts. Tu pourras aussi avoir accès à une cave virtuelle dans laquelle tu pourras placer les vins que tu as préférés. Et, comme dans toute version Premium qui se respecte, le temps d’attente est moins long quand l’étiquette n’est pas reconnue.

La version Premium est offerte à 4,99 $ par mois ou 49,99 $ pour une année (tu as deux mois gratuits!) disponible sur Apple Store et Google Play.

Photo : Pinterest

T’as probablement lu les livres d’Alexandra Larochelle quand t’étais jeune. Dis-moi pas le contraire, ses six tomes d’«Au-delà de l’univers» te rappellent probablement quelque chose. Après une dizaine années d’absence, elle nous revient avec son nouveau livre : «Des papillons pis de la gravité».

Je sais, moi aussi j’ai trouvé le nom bizarre sur le coup. Mais inquiète-toi pas, tu vas aimer ce livre-là.

En fait, c’est l’histoire d’une fille, Frédégonde Hautcoeur, qui te raconte son histoire d’amour «à l’eau de cactus». Assise autour d’un bon verre de vino, elle te fera le récit de sa vie.

Tu feras donc le saut dans la vie amoureuse d’une adolescente normale qui se cherche et qui n’est pas sûre du chemin que prendra son destin.

Une mère décédée, un père qui retrouve l’amour après de longues années, peine d’amour et amitié sont les quelques mots qui décrivent sa vie.

Écrit en français québécois, tu peux facilement imaginer la voix de ton amie Frédégonde : «Je te jure, y m’a déclenché une ovulation» est une des nombreuses phrases que tu liras dans ce livre qui est, ma foi, rempli d’expressions que tu n’auras jamais entendues.

Un petit roman de 180 pages facile à lire, 180 pages de pur plaisir. Alexandra Larochelle a clairement touché dans le mille pour son comeback littéraire.

Photo : Archambault.ca

Il arrive parfois que tout ne se passe pas comme on le voudrait. Il y a des années plus difficiles que d’autres et qui finissent aussi mal qu’elles ont commencé.

Peut-être que cette année tu as rencontré certaines difficultés familiales, amicales ou personnelles. Des disputes ou des séparations.

Peut-être que cette année tu passeras un Noël déchiré. Pas juste de l’intérieur, parce que tu es triste, mais aussi de l’extérieur. Peut-être que tu ne passeras pas cette fête du partage avec toute ta famille.

C’est compliqué d’être heureux lorsque tu n’as qu’une envie : pleurer dans ton lit. Ça va aller. Tout se règle un jour. Je sais que fêter Noël à essayer de satisfaire maman, papa et le copain, essayer de passer du temps avec tout le monde tout en espérant qu’il soit de qualité, c’est difficile, mais sois confiante.

Profite du temps avec ta famille, même si tu es déchiré(e), parce qu’eux seuls peuvent te recoller. Laisse leur mettre un petit band-aid sur tes blessures encore à vif.

Essaie de voir tes ami(e)s, faites des biscuits, riez, amusez-vous. Change tes idées. Fais-toi une liste de tes petits bonheurs et accroche-la à un endroit où tu peux toujours la voir. Tout ne peut pas toujours être noir dans la vie : laisse les couleurs des lumières de Noël devenir celle de ton univers le temps d’une journée au moins.

Photo : WeHeartIt