Réseaux sociaux

La cause des femmes gagne en importance depuis les dernières années grâce aux nombreux témoignages d’hommes et de femmes qui osent prendre la parole. Que ce soit à la télévision, dans les magazines ou sur les réseaux sociaux, plusieurs voix s’élèvent pour soutenir la cause.  

 

C’est au festival Buffer de Toronto, qui se tenait du 27 au 30 septembre 2018, que Lysandre Nadeau a présenté sa vidéo «Dérangeante» au grand public. Si elle a toujours su promouvoir le féminisme, elle frappe fort avec cette nouvelle publication. Un court-métrage percutant, des extraits colorés et rythmés, des séquences vidéo sur le féminisme, entrecoupé de courts témoignages de personnalités féminines. On parle de Rosalie Lessard, Emma Verde, India Desjardins, Alice Morel Michaud, Jessie Nadeau, Khate Lessard et plusieurs autres.

 

 

La vidéo prône ce qui est « dérangeant » chez la femme. Une fille qui rote, qui sacre ou qui boit, c’est loin des clichés conventionnels. On traite également de l’utilisation péjorative de l’expression « GirlBoss » car comme le cite Gabrielle Madé : « On ne dira jamais BoyBoss ».  Il est également question de la réussite des filles dans les secteurs majoritairement masculins, la volonté de faire taire les femmes sur certains sujets, bref sur ce qui dérange.

 

Les sujets abordés sont, certes, traités en long et en large dans les médias, mais les segments choisis sont courts et directs. On ne se perd pas dans de longs discours agrémentés de belles paroles. Comme quoi, il n’est pas nécessaire de montrer ses fesses ou d’élaborer des beaux discours pour faire passer un message.

 

Lien pour visionner la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=gibwrQ_8BiE

Il est clair que certaines personnes d’entre vous ont déjà été sur un site de rencontre que ce soit pour niaiser ou pour toutes autres raisons qui ne sont pas de mes affaires. Vous connaissez probablement Tinder, Hot or Not ou, pour les plus âgés, Badoo? Et Miss Travel, ça vous dit quelque chose?

Ce site est probablement le pire que l’humain ait créé, à mon avis bien sûr. En fait, il est né pour aider les voyageurs à ne pas parcourir le monde seul. Lorsqu’on s’inscrit, on a la possibilité de créer notre voyage de rêve sur notre profil et attendre que quelqu’un nous répondre. Jusque-là, je ne suis pas contre. Ensuite, on peut choisir si l’on paye la totalité du voyage, la moitié ou rien du tout. Là est le problème.

Certaines jeunes femmes en profitent pour se faire payer la lune par des inconnus qui font habituellement le triple de leur âge. Le site est réputé pour contenir plusieurs suggar daddy à la recherche d’une jeunesse avec qui partager leur lit durant un certain temps à l’étranger, ce avec quoi je suis en total désaccord.

Les gens ne voient donc pas le danger là-dedans? Voyons donc! Les chances de tomber sur des personnes du même âge que nous, ayant de vraies bonnes intentions de voyager agréablement et d’être sérieux dans leur démarche sont assez minime merci, on va se le dire. Ce site de rencontre est la meilleure opportunité pour les pédophiles ou d’autres types de gens malsains de trouver preneur.

Un exemple? Vous savez les deux Québécoises qui se sont fait arrêter récemment en Australie pour trafic de drogue… Elles auraient très bien pu se faire payer le voyage par l’homme plus âgé qui était avec elles et se faire avoir rendu là-bas en transportant de la drogue. C’est mon hypothèse personnelle pour m’encourager à détester la page web, mais avouez qu’elle ne reste pas impossible?

Bref, méfiez-vous des voyages gratuits. Oui, c’est plaisant, mais à quel prix? 

 

 

Source de l’image : Miss Travel

Comme je n’avais pas assez de 10 points pour mettre en lumière les futilités qu’on retrouve parfois sur les blogues, voici la deuxième et dernière partie du Top 10 des pires tops 10. Clique ici pour la partie 1! http://lacerise.ca/allumee/top-10-des-pires-top-10-partie-1/

10 – Top 10 des meilleures photos de Nickelback (Nickelback? Pour vrai là?)

9 — Top 10 des hommes ronds du Québec (pourquoi ne feraient-ils pas partie du top 10 des hommes tout court?)

8 — Top 10 des meilleurs desserts au weed (sur un blogue de mode… come on)

7 — Top 10 des pires recettes de toast (quand le pain rencontre les céréales et les Doritos)

6 — Les 10 raisons pour lesquelles tu devrais sortir avec une Slovaque (eh ben…)

5 — Les 10 qualités que possède une blonde jalouse (peut transformer tout geste innocent en paranoïa?)

4 — Les 10 prénoms des filles les plus infidèles (OMG, si mon nom est là est-ce qu’il faut que je trompe mon chum?)

3 – Les 10 signes tragiques que tu es une fuck girl ou que tu en date une (1 : ayoye la syntaxe, 2 : les mots « tragiques » et « fuck girl » dans la même phrase)

2 — Top 10 des princesses de Disney ultra sexy façon clip de rap gangsta et biatch (ouais c’est un site français)

1 — Top 10 des trucs que vous ignorez sûrement sur le caca et on ne peut pas vous en vouloir (merci de votre compréhension)

Les tops 10 sont accessibles et rapides à lire. C’est un bon moyen de partager de l’information efficacement. Mais je vous en supplie, faites que popularité devienne signe de qualité et privilégiez la pertinence aux clics…

Photo : Léa Breton

J’adore les magazines féminins et les blogues. Les tops 5-10-15 -2089 aussi. Mais franchement des fois, ça fait dur. J’ai donc rapatrié pour vous les 10 pires tops 10 qui malheureusement font mauvaise presse aux articles de qualité (souvent écrit par les mêmes personnes) qu’on peut trouver sur ce genre de sites internet.

10 — Les 10 raisons pour lesquelles tu devrais fréquenter un bélier (pas l’animal là, le signe astrologique)

9 – Les 10 avantages d’être en couple en automne (que j’aurais plutôt intitulé 10 façons de traiter ton chum comme un esclave juste parce que les feuilles tombent des arbres)

8 – Les 10 avantages d’être célibataire à l’automne (vraiment les blogueurs ont une obsession pour cette saison)

7 — Les 10 types d’ex que tu risques d’avoir dans ta vie (ma grande, si tu as 10 ex c’est peut être toi le problème)

6 — Top 10 des aliments qui ressemblent le plus à des parties du corps (merci, je suis une nouvelle personne désormais)

5 — Les 10 pires endroits où faire l’amour à Montréal (avec le sous-titre « pas game de les essayer »… euh non)

4 — Les 10 raisons pour lesquelles avoir un chat est mieux qu’avoir un bébé (j’espère que c’est de l’humour)

3 — Les 10 raisons pour lesquelles te faire tromper est une bonne chose (quoi???)

2 — Les 10 textos que ton fœtus aurait pu t’envoyer (merci, Buzzfeed)

1 — 10 noms de filles qui ont la chatte qui pue (tu ne me crois pas? BOOM : https://www.buzty.fr/top-10-des-prenoms-de-filles-avec-une-chatte-qui-pue.html)

Mention spéciale à cette merveilleuse parodie : 5 mannequins québécois à suivre sur instagram

http://www.unbloguedetrop.ca/blog/2016/1/24/5-mannequins-qubcois-suivre-sur-instagram

Photo : Léa Breton

Tu dois avoir ça toi aussi… un compte Facebook, Instagram, Pinterest, Twitter? Tu vis surement toi aussi le même phénomène: la maladie de la photographie.

Tu ne comprends pas ? Je vais t’expliquer. Ce n’est pas être photographe.

N’as-tu pas remarqué à quel point l’on est superficiel parfois? Non? Voici la définition: «Qui intéresse que la superficie, qui est uniquement en surface; ce qui s’arrête à l’extérieur, ce qui effleure et n’approfondit pas.» Ne trouves-tu pas maintenant que l’on est superficiels? On s’arrête seulement à l’image.

On publie une nouvelle photo sur Facebook, Instagram ou tous les autres. On est toujours à regarder qui a liké et combien il y a de gens qui nous apprécient….. Pour ce qu’on démontre. Ne me fait pas ce visage de fille qui ne comprend pas! Tu le sais que j’ai raison.

Les réseaux sociaux ne sont pas la vraie vie. Pourquoi on ne se prend pas en photo lorsque l’on pleure ou quand l’on est cernée jusqu’aux genoux parce que l’on n’a pas dormi?

Bien sûr que non qu’on ne le fera pas! On ne veut montrer que du beau, que ce qui est parfait en prenant des centaines de photos de nous ou en montrant l’événement auquel on participe.

Trop occupé à prendre de belles photos pour montrer aux gens comment l’on est chanceux d’avoir pu assister à ce beau coucher de soleil là, à Cuba, que l’on a vu seulement derrière l’écran de notre cellulaire.

On n’est pas toujours beau ni parfait, et parfois on a des crises de larmes, des crises de nerfs, des émotions. Ça, c’est la vraie vie.

Je sais, je critique les gens qui font ça, mais je suis aussi concernée. Je réalise que, finalement, moi aussi, je suis superficielle.

Photo: Weheartit

Grâce à Tout le monde en parle, j’ai entendu parler du documentaire «L’amour au temps du numérique». Piquée par ma curiosité, je l’ai regardé. J’ai tout simplement été dégoutée et outrée.

Ce documentaire, réalisé par Sophie Lambert et présenté sur Télé-Québec, traite de la «réalité» des relations amoureuses d’aujourd’hui avec l’apparition des réseaux sociaux. Tout au long du documentaire, Sophie suit six jeunes adultes de 19 à 24 ans sur une période d’environs 1 an.

1- Karine

Elle a 19 ans et ne croit pas en l’exclusivité amoureuse. Elle a un chum, ils vivent dans une relation ouverte et pense que cela est plus sain pour leur couple.

«Pourquoi j’y dirais pas vas y, vis-le, pis là tu vas revenir pis tu vas être bien, pis tu vas être content. À place de dire :  »Là, je suis emprisonnée parce que ma blonde veut pas que j’aille coucher avec d’autres filles ».»

Finalement, elle se sépare de son chum parce qu’elle a couché avec un autre et qu’il est jaloux. Ah et, lui aussi a couché avec une autre. Bref…

2- Stevo

24 ans, homosexuel, cherche l’amour désespérément sur tous les réseaux sociaux. À un moment donné, j’ai bien ri, car on peut le voir chercher quelqu’un sur un site de rencontre afin de prendre un café et jaser. Ce qui m’a fait rire, c’est le fait que Stevo utilise comme avatar une photo de son corps, en sous-vêtements (depuis quand on montre son corps pour prendre un café?). Personne ne veut y aller. Les gars avec qui il parle ne veulent pas de café, mais bien un one night.

3- Stef

Sans vouloir être péjorative, il est le douchebag classique qui va au gym et au salon de bronzage. Vous savez, quand on dit «fuck boy»? Et bien lui, c’est ça. Ça «pogne», parait-il. Misant tout sur son apparence, il prend bien soin de lui et moins bien de ses femmes.

«Elles (les filles) aiment mon côté un peu qui s’en «câlissent» de tout, je vis ma vie comme ça me tente, personne qui va me dire quoi faire, je pense que ça, c’est sûr que ça l’attire un peu les filles.»

«Je vois ça comme un jeu un peu, premier qui s’attache a perdu.»

Quelle belle philosophie!

4- Sandrine

Barbie Sandrine, 21 ans, utilise son image pour promouvoir des entreprises. Elle met beaucoup de photos d’elle sur les réseaux sociaux pour faire de la publicité. Payée à être belle.

Lorsqu’elle a une date avec un gars et qu’il ne se pointe pas, elle n’est pas contente.

«Ça se fait pas. J’imagine juste mon père quand il a rencontré ma mère s’il l’avait comme «cancelée» à leur premier rendez-vous, pas sûr que je serais là aujourd’hui.»

Ce qui est assez cocasse, c’est qu’elle, de son côté, fréquente plusieurs gars en même temps. Ah! Ça, ça se fait?

5- Gabrielle

21 ans également et 108 gars à son actif, elle a noté tous leurs noms dans un calepin (au cas où elle attraperait des bibittes ou tomberait enceinte!) Hé oui, elle est tombée enceinte. Elle finit par retrouver le père et ils se mettent en couple, mais elle le trompe. Chut! Elle le dit dans le documentaire, mais il ne le sait pas encore!

6- Timothé

Jeune roux romantique de 19 ans qui ne «pogne» pas. Son histoire à lui n’est vraiment pas intéressante : il a une fuckfriend bisexuelle toujours amoureuse de son ex pour qui il tombe en amour, déménage avec elle, mais elle ne veut rien de sérieux. Il doit donc cacher ses sentiments.

Je comprends que le but du documentaire est de choquer les gens et de montrer une «réalité» frappante, mais ce n’est pas du tout la réalité de tous les jeunes.

J’aurais aimé voir une fille ou un garçon avoir une relation stable. Des personnes qui s’aiment. J’aurais aimé voir quelqu’un qui n’a pas rencontré son partenaire grâce aux réseaux sociaux. On dirait que ce qui est montré dans le documentaire, c’est que l’amour n’existe plus, quand, au contraire, il peut être au coin de la rue. Malheureusement, on est parfois trop occupé à avoir le nez dans notre cellulaire à liker des visages d’inconnus.

Ah pis… j’aurais surtout aimé voir quelqu’un qui n’a pas attrapé la chlamydia (ILS L’ONT TOUS EUE, TOUS).

À tous les parents qui ont écouté ce documentaire et qui sont répugnés par notre nouvelle génération, n’ayez crainte, nous ne sommes pas tous comme ça!

Photo : Screenshot du documentaire

Sans doute as-tu entendu parler de Essena O’neill aka la fille australienne qui a quitté tous les réseaux sociaux. Son vidéo expliquant les raisons de son départ est devenu rapidement viral, pas seulement sur le net, mais à la télé et dans les magazines. Que tu sois pour ou contre, le fait est que plusieurs aspects des médias sociaux sont inconnus pour le commun des mortels.

Pour celles, et ceux, qui ne savent pas de qui je parle, une présentation s’impose. Essena O’neill est une jeune femme de 19 ans instagrameuse/youtubeuse et mannequin, qui exposait sa vie sur les médias sociaux. Avec plus de 500 000 d’abonnés Instagram et quelques milliers sur YouTube, elle menait la vie que la plupart des adolescentes rêvent. La vie qu’elle-même enviait plus jeune. Pourtant à l’époque elle ne se doutait pas de ce que ça impliquait.

En effet, à la suite de son annonce disant haut et fort que les médias sociaux ne sont pas la réalité (créant la vague #socialmediaisnotreallife), Essena a alors supprimé plus de 2000 photos sur son compte Instagram et modifié les descriptions de celles restantes afin de souligner les conditions dans lesquelles elles ont été prises, pour finalement les supprimer totalement. Combien de temps ça prend pour avoir la photo parfaite? Parfois une journée entière. Combien de poses faut-il afin de se montrer à son avantage? Quelques fois une centaine. Combien de kits faut-il essayer pour trouver LE bon? 4-5. Sans parler du maquillage pour cacher les imperfections et le jeu de lumière qu’on doit mettre en place.

La popularité d’Instagram ne fait qu’augmenter avec ses 300 millions d’utilisateurs, 30 milliards de photos partagées et ses 2,5 milliards de likes chaque jour, les entreprises y ont vu l’occasion parfaite de l’utiliser pour du branding, approchant ainsi les utilisateurs ayant le plus de followers afin de toucher un plus grand public possible. Ainsi, on envoie des produits gratuits, on offre des voyages ou l’on paye pour chaque photo publiée. Certains tarifs peuvent être énormes dépendamment du nombre d’abonnés, allant parfois au 20 000 $ et plus. On leur dit comment doit être la photo, comment mettre le produit en valeur, quoi écrire comme description, tout ça en aillant l’air le plus naturel possible afin de camoufler cette publicité. Pour la plupart, on ne mentionne pas que c’est une pub, ainsi que les nombreux cadeaux que les influenceurs reçoivent en échange, c’est l’un des principaux reproches qu’Essena ressort face aux médias sociaux.

Bien que je ne sois pas totalement d’accord avec tout ce qu’Essena dit dans son vidéo, il n’empêche que la base de son message reste pertinente. On est tous un peu à la recherche de l’approbation sociale, qu’on l’avoue ou pas, on aime ça quand on atteint 100 likes sur une photo. Oui, notre société devient toujours un peu plus accro aux médias sociaux. On essai tous d’être original, de se démarquer, mais tous de la même façon.

Lien pour voir le vidéo https://www.youtube.com/channel/UCzpMUy4RH3hJ7WNNJwwMsjA

Site d’Essena : http://www.letsbegamechangers.com

Photo : WeHeartIt

Ta meilleure amie d’enfance fait aujourd’hui un retour dans ta vie en se proclamant «so much better at Instagram than you.» Celle qui fait déjà sensation aux États-Unis en étant suivie par plus d’un million de personnes à ce jour aurait grand intérêt à se faire connaitre chez nous. Elle s’appelle Socality Barbie, et je l’ai découvert tout récemment.

Brunette, elle boit du café artisanal, visite les quatre coins du monde, écoute de la musique Folk, porte des pantalons en denim, aime les promenades sur la plage, en montagnes, les selfies, les cactus, les bains moussants; tu vois le genre?

Ce phénomène a été créé par un photographe encore sous l’anonymat dans le but de dénoncer et de se moquer de nos comportements à tous et à toutes sur les réseaux sociaux. Loin de vouloir dénigrer qui que ce soit, Socality Barbie permet simplement une certaine prise de conscience. La réalité est effectivement évidente à travers les propos ironiques que cette Barbie met de l’avant : nous cherchons tous à nous démarquer, mais de la même manière!

@SOCABILITYBARBIE2

Crois-moi, tu as plus de Socality Barbie en toi que tu le penses (même pas la peine de nier, fille). La photo de ton café au lait, de tes nouvelles bottes en suède ou de tes Converses, de ton #ootd ou encore un cliché du paysage prit lors de ta randonnée en forêt de la semaine dernière rehaussé d’un proverbe déniché sur internet : voilà ce que nous propose en grande partie le monde d’Instagram, à raison de milliers de clichés par jour.

Ouf! L’authenticité se perd et c’est justement ce que cette Barbie 2.0 met de l’avant.

Je t’invite donc à faire comme moi et à apprécier le travail artistique remarquable que réalise l’administrateur du compte (@SOCIALITYBARBIE sur Instagram) et de rire un bon coup tout en profitant de la réflexion qu’on te permet d’avoir à travers le quotidien too much de cette Barbie hipster. Assume ton côté Socality Barbie, mais tout en jouant le jeu, trouve le moyen d’être réellement authentique, originale et de ne pas te fondre dans la masse.

Photos : https://instagram.com/socalitybarbie/

On vit dans un bal masqué. De beaux masques à paillettes, taillés à la perfection. Pourtant, lorsqu’on regarde l’étiquette derrière et qu’on y lit «Made in China», on se rend bien compte qu’ils ne sont que des imitations. De simples créations confectionnées afin d’attirer le regard, l’admiration des gens.

«Le message s’adresse particulièrement à tous les faux nez de ma génération. Les êtres qui ne cherchent pas à être, mais qui se suffisent d’avoir l’air. L’air d’être smaths, l’air d’être cools, l’air d’être ouverts d’esprit. L’air de n’être pas compliqués.»

Ma chère Alex Ann Villeneuve Simard, tu n’es pas la seule à être «en criss d’être en crise». (Si tu n’as toujours pas regardé cette vérité sous forme de slam en vidéo, c’est ici que tu te dois de cliquer).

Les gens. Parlons en, des gens. Ces gens dont on redoute le jugement, ces gens pour qui on va jusqu’à s’inventer une personnalité, une vie parfaite, seulement pour une centaine de likes sur «les Internets».

J’en ai assez de voir mes ami(e)s se comparer à un modèle de société basé sur des menteries. Assez de cette génération où l’apparence est plus importante que l’authenticité.

«À tous ces gens masqués, enfoulardés derrière leur fausse personnalité, qui n’arrêtent plus de faire semblant, de faire de leur vie une autre vie, qui n’arrêtent plus de s’éloigner de leur dedans, ces gens qui ne s’assument pas, qui ne s’authenticisent pas, qui ont le soucieux soucis d’avoir l’air d’être ce qu’ils ne sont surtout pas…»

Comme Alex Ann, c’est à vous que je m’adresse aujourd’hui. Je m’adresse à vous pour vous prier d’arrêter de gaspiller de l’énergie sur l’image que vous projetez. À quoi bon avoir 112 «j’aime» sur une photo de profil si vous êtes incapables de vous aimez vous mêmes? Vous aimez, profondément, pour la personne que vous êtes et non pour celle dont vous avez l’air.

Aimez votre sens de l’humour plutôt que votre maquillage.

Éliminez vos jalousies inutiles envers l’apparence des autres plutôt que d’éliminer le bouton sur votre front.

Arrêtez de vous comparez, d’être en constante compétition avec des personnes qui ne connaissent probablement rien d’autre de vous que de votre profil Facebook et concentrez-vous sur vos propres forces.

Aimez l’attention que vous portez à votre amie lorsqu’elle pleure plutôt que d’aimez vos nouveaux vêtements fabriqués par une compagnie qui se fout des personnes exploitées et de l’argent que vous dépensez.

Je divague, comme Rabii.

«Y’a des hommes pis des femmes qui souffrent de l’avoir l’air. Mais personnellement, je préfère vivre avec les défauts d’un authentique que de subir les qualités trompeuses d’un deux de pic.»

Qualités non seulement trompeuses, mais oh! combien superficielles. C’est vrai qu’il est beau le body de la mannequin que tu suis sur Instagram. Mais avant de l’envier, de te regarder dans le miroir, puis de te rabaisser parce que toi, t’es incapable de l’atteindre, ce supposé corps de rêve malgré les heures que tu perds à suivre la mode fitness-detox, demande-toi donc si ce que tu vois, c’est la vérité.

mannequin-instagram-02-2

Source : Capture d’écran du compte Instagram @essanaoneill

Description : «NOT REAL LIFE – took over 100 in similar poses trying to make my stomach look good. Would have hardly eaten that day. Would have yelled at my little sister to keep taking them until I was somewhat proud of this. Yep so totally #goals» (Pour la traduction, y’a toujours Google).

@essanaoneill est une personnalité image célèbre du réseau social nommé plus haut. Ses centaines de milliers de followers ont certainement tous bavé, voir pleuré en regardant ses clichés de perfection. Récemment, la belle et maintenant authentique Essana a dévoilé au grand jour les mensonges cachés derrière les photos de ces fausses célébrités en se prenant elle-même comme exemple.

Elle est maintenant l’initiatrice du mouvement Lets be game changers. Je t’invite fortement à aller faire un petit tour sur le site ou à regarder cet article d’Elite Daily pour en savoir plus.

Je divague à nouveau.

À tous ces êtres qui se suffisent d’avoir l’air (merci Alex Ann pour les paroles), je vous comprends de vouloir aller au bal, parce que c’est vrai que c’est plaisant danser. Mais, de grâce, gardez les masques pour l’halloween, notre société a bien assez de vomir des politiciens costumés de la tête aux pieds.

«[…] un gros char de marde à ma société malade, malade d’être, malade d’aimer. Malade. Ben ben malade. J’t’en criss parce que j’t’en crise. Pis j’suis épuisée d’être en criss parce que j’t’en crise. Être ou ne pas être, telle est la question. Mais ne pas être semble être la réponse de ma génération. Mais ma réponse à moi, c’est être. Parce que je sais que c’est ça, le meilleur médicament contre l’avoir l’air.»

J’ai fini de divaguer.

Photo : Capture d’écran de «J’t’en criss d’être en crise» d’Alex Ann Villeneuve Simard