Webséries

Il nous est toutes déjà arrivés des péripéties tellement folles qu’on se dit que personne ne nous croira si on les raconte. C’est justement le cas dans la websérie Switch & Bitch, diffusée sur Tou.TV.

L’histoire s’installe à Montréal autour de Julie, qui organise une soirée pour faire une grande annonce à ses amies. Pour l’occasion, elle propose de faire un « switch & bitch », où les filles doivent apporter des morceaux de vêtements et se les échanger au courant de la soirée. Mais leurs plans sont vite dérangés par plusieurs invités surprises. Mettant en vedette Camille Mongeau, Guenevièvre Sandré, Joanie Martel, Catherine St-Laurent, Juliette Gosselin et Julianne Côté, cette courte série de 5 épisodes par saison d’une durée maximum de 12 minutes chacune représente bien les hauts et les bas d’une gang de filles dans la vingtaine un peu chamboulées par la vie qui les ballote de tout bord tout côté.

Co-écrite et réalisée par Juliette Gosselin (une fille polyvalente, apparemment !) et Sophia Belhamer, la websérie en est déjà à sa deuxième saison. On pourra visionner la troisième à partir du 27 décembre 2016.

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La série est drôle, touchante, un brin dramatique et surtout très authentique par ses personnages ayant chacun leur couleur personnelle. Julie, très contrôlante et « dramaqueen », tente de parvenir à ses objectifs le plus tôt possible : se marier avec l’homme de ses rêves, son Karl préféré, et avoir un enfant surdoué. Annick, sa meilleure amie, est plutôt nostalgique du temps où elle était la priorité de sa best et déploie beaucoup d’efforts pour rester dans sa vie. Gen, la plus brouillon mais la plus équilibrée du groupe, a le cœur sur la main et a de la difficulté à refuser les nombreuses demandes de sa proche amie Arielle, qui a, elle, de la misère à garder un emploi. Mais c’est toujours de la faute du boss, hein ! Fanny, quant à elle, … elle est parfaite. Belle, gentille, intelligente, on ne peut rien lui reprocher. Peut-être est-ce là son défaut ? Finalement, Béa, la petite nouvelle du groupe, vient de Québec et tente de se faire intégrer par l’entremise de Fanny, sa collègue de travail à la base. Avec un peu de réticence au départ, les filles l’accueillent tant bien que mal dans leur drôle de gang qui en voit de toutes les couleurs.

Je te garantis des fous rires, des « Ayoye, c’est tellement mon genre ! » à répétition et une envie folle de toujours voir la suite. Une websérie à voir !

Si ça t’intéresse : clique ici

sources photos : weheartit.com et google.com

Si toi aussi ta grand-mère tas déjà sorti un «Dans mon temps, on navait pas toutes ces bébelles-là», tu risques de pas mal tidentifier à la nouvelle émission de Télé Québec : Like-moi!. Sadressant typiquement à la fameuse Génération Y, l’émission fait une hilarante critique de ce quest la vie de jeunes adultes à l’ère numérique.

L’auteur Marc Brunet (à qui on doit Les bobos et Le cœur a ses raisons) a bien cerné son public: tous les épisodes de l’émission sont disponibles sur le web et en tout temps (parfait pour le bingewatching!). Un peu à la manière des Appendices ou du Nouveau Show, l’émission est composée de sketchs complètement éclatés qui tu risques d’adopter bien assez vite.

Dans les trois premiers épisodes déjà en ligne, tu pourras te régaler de sketchs comme des mauvais vidéos YouTube , des publicités malaisantes, des conversations d’emojis incompréhensibles, des conseils vino douteux ou des peines d’amour beaucoup trop publiques.

Les comédiens (entre autres la ravissante Katrine Levac, l’excentrique Adib Alkhalidey et la talentueuse Marie-Soleil Dion) exposent la réalité d’une génération qui cherche amour et bonheur sous l’influence des textos et des réseaux sociaux.

Même si les scènes sont caricaturales (et vraiment tordantes), Like-moi! nous confronte à de vrais problèmes créés par notre propre obsession du virtuel (arrête, admet-le). Attentes déraisonnables, besoin constant de validation, quête du bonheur immédiat, il faut se le dire, on a tendance à se rendre la vie difficile. Ce qu’en dit Like-moi!: vaut mieux en rire!

Alors la prochaine fois que mamie te lancera un «Tu n’as pas encore de p’tit chum?», envoie-lui un lien de l’émission. Et quand elle ne sera pas capable de l’ouvrir, ben ris en silence en attendant les prochains épisodes, tous les mardi, juste ici.

Photo : Page Facebook de l’émission

Suite au succès de l’excellente websérie Fiston (dont je suis particulièrement fan), l’humoriste Jonathan Roberge nous revient en force avec une toute nouvelle webfiction : Papa.

Jeune humoriste de la relève, Jo (Jonathan Roberge) cohabite avec son frère immature et sa sœur, n’a pas la langue dans sa poche depuis que sa femme l’a quitté pour son prof de yoga de 42 ans. Alors qu’il se retrouve seul pour éduquer son fils de 6 ans, Jo n’a qu’un seul but : être un père investi, sauver sa famille et reconquérir sa femme.

J’ai découvert la série alors que je m’apprêtais à plonger tête première dans la fin de session. À l’approche de cette période, je savais que commencer une nouvelle série n’était pas une bonne idée. Or, les épisodes ne durent que 8 minutes. Parfait pour une petite pause étude.

Ceux qui ont suivi la websérie Fiston reconnaitront vite le style d’humour de Jonathan Roberge. Des épisodes du quotidien à saveur humoristique. Voilà à quoi ressemble la webfiction. Difficile de ne pas rire ou de ne pas laisser échapper un sourire durant le visionnement des épisodes.

Pour le rôle du garçon de Jo, Xavier, Jonathan Roberge a pu compter sur la collaboration de son fils. Cette collaboration créée une belle chimie et une drôle d’interaction entre les deux acteurs.

Pour ma part, je suis littéralement tombée sous le charme des personnages et de la série en général. Je ne suis pas très fan des séries humoristiques, mais Jonathan Roberge a une fois de plus viser dans le mille avec cette webfiction.

Un nouvel épisode est publié chaque jeudi sur la page Facebook de Papa, sur YouTube ou sur le site web de Papa au www.papatva.ca

Pour ceux qui aimeraient voir au revoir la série Fiston, elle est également disponible sur le site web officiel de la webfiction.

Crédit photo : Page Facebook de Papa

La plupart des filles que je connais n’écoutent pas tellement les youtubers, qu’ils soient français ou anglais. Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire découvrir une de mes chaînes préférées, celle de CutiePieMarzia.

Marzia Bisognin, qui est une jeune Italienne de 23 ans, est en couple avec l’homme le plus populaire de YouTube : Felix Kjellberg, alias PewDiePie. Elle appelle affectueusement ses fans : « Marzipans » et sa chaîne atteignent presque les 6 millions d’abonnés.

Les vidéos de Marzia tournent entre autres autour des DIY (do it yourself), de la mode, des tutoriels de maquillage, de trucs beauté ou encore des vêtements.

Elle y ajoute aussi parfois des jeux ou des vidéos drôles, qu’elle fait avec Felix ou son amie Emma Pickles. Quand elle part en voyage avec Felix, elle vlog pendant tout le temps qu’elle est partie. C’est hyper intéressant parce que ça permet de la découvrir sous un autre angle, dans sa vie personnelle.

Chaque mois, elle fait le top 5 de ses articles préférés et une vidéo plus personnelle qu’elle appelle : Marzia’s time, dans laquelle elle fait un petit Q & A (questions & answers) et quelques activités, tel que goûter à des bonbons japonais ou encore un petit DIY.

Dans le cadre de l’Halloween, Marzia fera une série de vidéos intitulée : Halloweek, car elle est une grande fan d’horreur. Si tu veux voir celle de cette année, je te propose de t’abonner à cette femme qui te fera sourire à chaque écoute.

Tu peux aussi la suivre sur Instagram : Itsmarziapie

Sa chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCe9oofjVfJzapRyVlt57x8Q

Crédit : @itsmarziapie/Instagram

J’sais pas pour toi, mais parfois j’écoute des films ou des téléséries, pis j’me dis que les histoires d’amour sont tout sauf réalistes. T’sais le coup de foudre au premier regard, le premier baiser parfait et le sexe sur une trame romantique. C’est un peu déprimant.

C’est pourquoi j’ai accroché tout de suite aux Presqu’histoires. C’est une websérie de quatre épisodes seulement, durant en moyenne cinq minutes. Bon, je suis un peu en retard, puisque les épisodes sont sortis en février dernier, mais l’amour ne passe jamais de date, pas vrai?

C’est réalisé par Zoé Pelchat-Ouellet et y’a peut être des acteurs que tu connais (Julianne Côté, Iannicko N’Doua) qui y jouent. Au fond, ce sont des jeunes adultes inconnus qui se rencontrent via un site internet de petites annonces (genre Kijiji). Un épisode raconte un rendez-vous.

Véridique serait le mot que je choisirais pour décrire Les Presqu’histoires. Les quatre épisodes, Populaire, Peau, Pizza et Poésie, sont parfois drôles, parfois embarrassants, parfois passionnés, parfois tristes. C’est la réalité qui est transmise à travers la série, à laquelle n’importe qui pourrait s’y identifier.

Les comédiens sont beaux et doués, la trame sonore est bonne. Les histoires sont touchantes. Tout de même, mon coup de cœur va au dernier épisode. Un rendez-vous où on boit du vin à même la bouteille sur un toit, où on mange une grande quantité de gâteau McCain et où j’me fais flatter le dos, c’est winner.

J’te conseille de l’écouter, les épisodes sont disponibles sur Facebook. Vingt minutes bien investies dans ta vie, une ode à l’amour. Tu va te trouver ben correct avec tes histoires d’amour et tu ne vas plus pleurer en te comparant à Jack et Rose du Titanic.

Tu passes tes soirées à écouter un nombre pas possible de séries sur ton ordi, même que tu dirais que tu en écoutes trop. Vraiment trop. Mais t’en ajoutes toujours une de plus à ta longue liste, en te disant que là c’est assez. Que c’est la dernière. Mais entre toi pis moi, on sait bien que ça n’arrivera jamais. C’est pourquoi je te présente la série «Les Bâtards».

Les amateurs de séries à saveur fantastique et médiévale seront ravis par les épisodes de cette réalisation entièrement québécoise. Non mais on va se le dire, se faire plaisir et encourager les artisans d’ici, c’est un bon deal.

Le synopsis a de quoi piquer la curiosité : «Dans une forêt sombre et dense se trouve le clan des Loups-Blancs. Un sombre nuage se dresse sur ce clan déjà fragile. Les racines familiales vont-elles survivre? À suivre…».

L’équipe a soumis sa candidature aux Fonds TV5. Ils sont présentement en deuxième et ultime ronde : ressortir gagnant de la sélection leur permettrait d’être subventionné et diffusé par TV5. Cette reconnaissance serait aussi un bon tremplin en vue de la production d’un court-métrage! Leur sort sera connu vers le début avril : suivez-les sur leur page Facebook «Les Bâtards» pour connaître le résultat.

Pour terminer sur une bonne note, je vais laisser la bande-annonce ici, bien relaxe… Pas d’excuse pour ne pas assouvir ta curiosité : un simple clic et hop! tu entres dans l’univers fantastique de la série «Les Bâtards».

Photo : Page Facebook «Les Bâtards»

Il y a quelques jours, alors que je cherchais une raison pour ne pas faire mes devoirs, n’avais rien à faire, j’ai exploré dans toutes ses subtilités le site d’ICI tou.tv. Pour mon plus grand bonheur, je suis tombée sur la websérie «Michaëlle en sacrament» du réalisateur Hervé Ballairgeon. J’ai écouté tous les épisodes avant de me mettre sérieusement à mes devoirs. (Parce que faut bien les faire, ces p’tits tannants-là.)

Michaëlle (Gabrielle Forcier), jeune adulte et brasseuse de bière (j’en connais quelques-uns qui aimeraient bien sa job, héhé) doit s’occuper de sa grand-mère, Madeline (Catherine Bégin), pour la fin de semaine. Sacrament, vous pouvez le dire. Atteinte de la maladie d’Alzheimer et accompagnée de son chat, l’arrivée de Madeline ne fait pas la plus grande joie de sa petite fille. Au fil des cinq épisodes, leur relation évolue et Michaëlle est de moins en moines «en sacrament» face à cette visite à l’improviste.

Michaëlle en sacrament, c’est drôle, ben ben drôle. Mais la grande force de cette mini websérie, c’est sa façon de présenter la maladie d’Alzheimer sous un nouvel angle. Le sujet est bien abordé, rien de choquant ou de déplacé.

Beaucoup de rythme et un dialogue punché sur un fond touchant, de quoi faire de cette comédie dramatique un incontournable.

Si vous aussi, vous avez une pile de devoirs à faire, écoutez cette websérie. Vous ferez vos devoirs après (mais faites-les, par exemple!). Bon visionnement!

Photo : ICI Tou.tv 

Il est dur de trouver le temps pour écouter toute une série télé, mais il est facile de trouver le temps pour une websérie. Douze minutes par épisode et seulement huit épisodes, c’est ce que propose Féminin/Féminin, une websérie de Chloé Robichaud. Vous attendez quoi?

Probablement que cette websérie de huit épisodes est apparue en début d’été dans votre fil d’actualité Facebook. Surement qu’une de vos amies lesbiennes l’a partagée parce qu’elle se disait que toutes ses connaissances devraient s’y mettre; elle avait raison. Par contre, je suis convaincue que la majorité d’entre vous n’ont pas osé. Pourquoi? Probablement parce que vous vous êtes dit: «Je suis trop hétéro pour cette série.» Voilà votre erreur.

Féminin/Féminin est une websérie québécoise sur le quotidien des lesbiennes et leurs péripéties amoureuses. Tous les classiques des histoires d’amour y passent : infidélité, peur de l’engagement, désir d’avoir des bébés. On s’y reconnait, hétéro ou pas.

Chloé Robichaud, qui a aussi réalisé Sarah préfère la course, et Florence Gagnon se sont donné la mission de dresser un portrait le plus réaliste possible de la communauté lesbienne, sans préjugés et sans stéréotypes. Vous vous sentirez interpellées par la maladresse de Noémie, les questionnements d’Alex ou la fougue de Julie. Ces filles sont attachantes et deviennent nos amies à la fin de cette première saison, qui passe beaucoup trop vite.

Les sketchs sont drôles, bien réalisés et magnifiques au niveau cinématographique. Il est impossible de ne pas sourire en écoutant cette websérie. Le scénario est éblouissant aussi, des répliques assassines comme des hésitations réalistes de filles un peu perdues.

Pour arriver à bien rendre ce texte, il était impératif d’aller chercher le meilleur des castings, des actrices de la relève qui n’ont pas fini de nous épater. Entre autres, Sarah-Jeanne Labrosse, qu’on a vu dans Unité 9 (Laurence Belleau, la détenue enceinte) et Noémie Yelle (Ramdam), interprètent avec brio leurs personnages de jeunes lesbiennes.

Seulement trois semaines après la sortie de la première saison, Féminin/Féminin avait déjà dépassé le cap des 300 000 visionnements. D’ailleurs, comme la série est sous-titrée en anglais, elle a été visionnée un peu partout dans le monde, des États-Unis à l’Angleterre, en passant par l’Amérique du Sud. Aujourd’hui, c’est plus de 500 000 clics pour la websérie québécoise.

Féminin/Féminin est une websérie lesbienne, oui. Mais c’est tellement plus que ça! Au final, les couples de lesbiennes sont comme les couples hétéros, seulement plus féminins. Allez donc vous laisser attendrir par ces filles modernes, vous risquez seulement de mieux les comprendre.

Photo: Facebook

Mi-vingtaine, elles sont d’éternelles adolescentes, elles fuient constamment les responsabilités, elles rêvent de beaux gars, elles sont complètement folles et elles sont fans finies des Backstreet Boys. Bref, trois filles attachantes qui sont l’antipode des héroïnes types des séries télévisées.

Il y a Constance (Marie-Soleil Dion), la blonde un peu cynique, irrévérencieuse et commis de pharmacie.  Elle  s’adonne à des compétitions de battleraps et n’hésiterait pas à faire le pire pour se ramener un gars.

Et puis, Ariane (Alexandra Cyr), la brune sensible qui ne sait pas du tout ce qu’elle veut et où elle veut aller, mis à part ne pas s’engager. Elle a une peur bleue de l’ennui, des enfants et du mariage.

Et Bam (Nadia Essadiqi), étudiante en sexologie, elle est rêveuse et accaparante. Jour après jour, elle fait le décompte de ses journées de célibat qui se chiffre à 777 jours atrocement longs sans sexe.

Sans oublier Beau (Nico Archambault), le «Beau au bois dormant», le beau mâle plongé dans un coma suite à une soirée un peu trop arrosée.

Irrévérencieusement bon

Quart de vie est une comédie complètement folle, drôlement captivante et délicieusement hilarante qui s’attaque aux stéréotypes des femmes en quart de vie. L’humour dans cette websérie est mordant. Les blagues sont souvent à la limite de l’acceptable, mais toujours dans le bon goût. Les épisodes sont tous plus surprenants et hilarants les uns des autres. Cette série de Kadidja Haïdara saura charmer quiconque l’écoutera.

Les huit épisodes de Quart de vie, d’une durée de dix minutes chacun, sont en ligne sur tou.tv.

Photo : Page Facebook Quart de vie