Allumée NOBRADAY

Nénés, nichons, lolos, totons, poitrine, boules, djos, boobs, boobies.. Peu importe le nom qu’on leur donne, les seins sont magnifiques! Et quelle meilleure façon d’exprimer ce sentiment que de les libérer toute une journée. Car aujourd’hui, c’est le NoBraDay ou la journée nationale sans soutien-gorge pour soutenir les femmes atteintes du cancer du sein.

Hey oui, vous avez bien entendu. Une journée complète sans porter de brassière. Wait a minute? Se passer de fer plat, de maquillage, de talons hauts, ok. Mais de brassière??? Pas question. On se dit que ça pendouille, que ça bouge dans tous les sens et qu’il est hors de question de montrer des seins qui pointent.

En 2015, on a intégré l’idée qu’un sein socialement acceptable est un sein bien rond, bien haut et bien lisse. La preuve : difficile de se trouver un soutien-gorge avec un bonnet qui n’est pas déjà formé et rembourré. Et pourquoi pas les bonnets souples? Parce que c’est tellement matante, voyons!

Alors on compresse notre corps sous ces attirails de tissus et de métal trop serrés, fabriqués pour correspondre à un type de corps qui n’est pas le nôtre, parce qu’il ne faudrait surtout pas montrer de quoi ont vraiment l’air nos boobies. Pourtant, tout le monde le sait. Ils ont des formes très différentes, ils se tiennent différemment et c’est parfait comme ça, non?

Si ces morceaux de tissus ont sans doute libéré la femme de la prison du corset au XXe siècle, ils sont peut-être devenus, au fil des décennies, une cage dorée. On les porte sans trop se poser de questions depuis des décennies.

Adolescente, on croyait que de mettre ce truc en coton mignon qui nous distinguait des garçons signifiait qu’on devenait une femme.

Tranquillement, je réalise qu’il ne s’agit pas de donner du pouvoir aux femmes, de la sensualité ou de la féminité, mais bien de dissimuler cet engin sexuel ou publicitaire parce qu’il ne faudrait surtout pas déranger ou exciter le voisin. Ne s’agit-il pas, en fait, d’une simple partie de l’anatomie humaine?

«Des seins aux genoux»

Je vous épargne les théories pseudoscientifiques à propos des bienfaits ou non de porter une brassière. Par contre, ces dernières années, plusieurs études ont été menées prouvant que celle-ci rend les tissus des seins paresseux. Ben oui, ne pas porter de soutien-gorge renforce vos ligaments et rend vos seins naturellement mieux soutenus. C’est pas une bonne nouvelle, ça?

Et si en fait, le soutien-gorge ne servait à rien? Et si, au contraire, il était nocif pour nous? C’est aussi ce que plusieurs spécialistes soutiennent. Ils se questionnent encore à savoir si porter une brassière à long terme pouvait augmenter les chances de développer un cancer du sein.

Qu’est-ce qui nous oblige finalement à porter ces trucs qui coûtent les yeux de la tête, qui font mal et dont les bienfaits ne sont pas prouvés?

Le sujet est encore tellement tabou. Nombreuses sont les femmes qui n’imagineraient pas sortir en public sans brassière. Elles se disent que ce n’est pas beau, que c’est gênant et que ce n’est pas acceptable. Moi la première.

Mais je crois qu’il s’agit d’un travail de longue haleine, d’un travail d’estime et de bien-être. C’est un geste que l’on fait pour soi, parce qu’on en a envie et que ça nous correspond.

Et si pour une journée, on se disait, au diable les diktats du corps féminin et place à la liberté de mouvement? Si on laissait tomber nos préjugés ou notre peur des regards extérieurs? Si on se laissait le droit d’être belle au naturel et de se sentir libre?

Et si sortir sans soutien-gorge devenait tout simplement banal?

Parce que peu importe ce que la société en dit, qu’ils soient petits ou gros, déséquilibrés ou non, nos seins sont beaux comme ils sont et ils méritent d’être libérés!

Photo : Pinterest


À PROPOS DE L'AUTEUR
Marie-Michelle Lacroix

Marie-Michelle Lacroix

Un jour je suis née, et depuis j’improvise! Je me lance les yeux fermés dans toutes sortes d’aventures inimaginables. J’ai envie de tout voir, tout vivre, de tout découvrir! Passionnée des communications, l’enfant en moi adore rire, rêver et se dépasser. Un crayon à la main, de la musique dans mes oreilles, des projets de voyage en tête et un monde imaginaire rempli de licornes, c’est tout ce dont j’ai besoin. Pour moi, « rien n’arrive pour rien! » D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été la plus petite de ma classe. Ça m’a fait comprendre l’importance de se faire entendre, de s’engager et de défendre ses idées. J’ai envie de faire la différence! Et si mes textes peuvent faire réagir, toucher ou même aider une petite poussière dans l’univers comme moi, je considère avoir rempli ma mission au sein de la fabuleuse équipe de LaCerise.

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