Actualité

Du 8 au 14 mars 2015, c’était la 27e édition de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle. Le thème cette année était «Comme on se ressemble» : c’est fou, mais cette petite phrase-là a fait pas mal de cheminement dans ma tête.

Ce n’est pas la semaine dont on parle le plus au Québec. Ce n’est pas celle qui fait le plus d’écho. Peut-être parce qu’on se sent si loin de ces personnes-là, peut-être parce qu’on a l’impression qu’ils ont leur univers et qu’on n’a pas besoin d’entrer voir ce qui se cache dans cet univers-là.

Il faut s’ouvrir les yeux. Les personnes avec une déficience intellectuelle peuvent tellement nous apprendre, tout comme on peut tellement leur apprendre. C’est vrai, au fond, qu’on se ressemble. On est tous des humains avec des forces et des faiblesses.

Par exemple, j’admire la joie de vivre qui habite les personnes atteintes de trisomie 21 ou d’une déficience. Le bonheur et la naïveté qui s’inscrivent sur leur visage me passionnent. Elles présentent une authenticité incroyable que j’aimerais calquer dans ma propre personnalité. Elles peuvent accomplir de grandes choses, il faut seulement leur laisser l’opportunité, leur donner les ressources nécessaires! On se ressemble tant, pourquoi les laisserait-on de côté?

La beauté du monde réside dans la diversité, et ce, sous toutes ses formes. La Semaine de la déficience intellectuelle vise à promouvoir cette beauté souvent oubliée. L’importance de cette semaine prend donc tout son sens. Elle est présidée par la chanteuse et comédienne du film «Gabrielle», Gabrielle Marion-Rivard, ainsi que par l’acteur Vincent-Guillaume Otis, aperçu notamment dans le rôle principal du film «Babine». Ces deux chefs-d’œuvre m’ont énormément fait réfléchir sur ce qu’est la déficience intellectuelle dans la société. Après leur visionnement, je me disais «Pourquoi? Pourquoi les oublie-t-on, pourquoi ne prend-on pas le temps et pourquoi les juger si facilement?». Une bonne réflexion que tous devraient avoir!

Il faudrait un Québec, un Canada, un continent, UN MONDE plus tolérant, inclusif et pour tous. Prenons le temps de comprendre notre voisin, et ce, même si la Semaine de la déficience intellectuelle tire à sa fin.

Parce qu’au final, on est tous pareil par en dedans.

Photo : aqpv.ca

La Apple Watch fait son entrée sous les feux de la rampe avec son dévoilement par Apple aujourd’hui. C’est dès le 24 avril prochain que l’on pourra se procurer la toute nouvelle invention de la compagnie, soit le premier produit sans la présence de Steve Jobs à la présidence.

Tim Cook n’a pas laissé partir l’innovation avec son ancien PDG alors qu’il nous présente la première œuvre d’Apple à pouvoir être portée et personnalisée. Conçu pour tous les goûts, Apple n’échappe pas au style avec trois collections de bracelets, en passant par le look sport à celui plus classy et avec le pouvoir de personnaliser le cadran à notre style de vie.

Outre le look, la montre, synchronisée avec le iPhone, se montre plus technologique que jamais avec son accès au calendrier, à l’horaire et aux contacts, tout en permettant la réception de textos, d’appels et de courriels, puis en y répondant de façon amusante par des pictogrammes, des tactogrammes et des cardiogrammes. D’ailleurs, pour les sportifs, la Apple Watch suit votre performance de près… C’est l’outil à reconsidérer pour la mise en forme, parce qu’Apple Watch enregistre pour vous l’ensemble de vos mouvements et dresse un portrait de votre activité physique en vous invitant à progresser pour vous assurer un mode de vie équilibré.

Apple Watch, est-ce le produit de l’heure?

Un nouveau courant technologique peut-être… Mais aussi bien de critiques! Sur twitter, le hashtag #AppleWatch n’a pas manqué de rapidement faire son apparition! À l’heure actuelle, l’autonomie a fait son entrée de jeu. On se rappelle qu’Apple en déçoit plusieurs avec sa batterie très vite déchargée… Tim Cook annonce que la montre pourrait avoir une autonomie de 18 heures et moins selon l’utilisation. La réponse du public s’en tient à ne pas vouloir recharger sa montre tous les jours. Acheter une montre pour ne pas manquer son rendez-vous au risque de le manquer pendant le rechargement ce serait bien décevant, mentionne un membre du réseau Twitter à la blague… La critique ne s’arrête pas là. Est-ce que ce ne sont pas tous des applications qu’on a déjà vues sur cette montre? Est-elle vraiment utile?

«Si on résume, la #AppleWatch ne fonctionne qu’à proximité de notre iPhone et fait la même chose que notre iPhone à proximité » Oups… Croyez-moi, la twittosphère se permet la moquerie suite à ce lancement.

Bien entendu, ce serait un apport positif pour le marché de la montre si le mouvement pouvait lever dès la mise en vente du produit, mais, pour sa part, on dit que le marché de la mode est bien sceptique, tout comme la clientèle d’Apple qui ne se gêne pas de douter et de faire part de son opinion sur les réseaux sociaux.

Du moins, si la Apple Watch attise les remarques désobligeantes dans le moment, le nouveau Macbook a fait son entrée sur le marché avec un fini encore plus perfectionné, mince et léger que les derniers et j’espère que tu tomberas toi aussi en amour avec ce modèle!

Photo : www.apple.com

Parce que la journée du 8 mars signifie la journée internationale pour les droits de la Femme, puisque dans le passé (et trop souvent dans le présent) la femme est considérée comme une minorité, comme une faiblesse, comme une béquille. Je parle aujourd’hui en mon nom, mais aussi en celui de la femme moderne lorsque j’affirme que l’égalité des sexes est une bataille plus qu’actuelle.

J’aurais envie de vous faire inverser les rôles. Simulons que, dans la réalité, les femmes seraient celles privilégiées, celles valorisées. On reconnaitrait leurs forces et on avouerait qu’elles sont davantage utiles. Que ce sont elles qui donnent naissance, qui élèvent les enfants et qui vont travailler pour gagner un aussi bon, sinon meilleur salaire que le sexe opposé. Malheureusement, si on tombait dans ce discours, on ne serait pas plus avancé. La journée de la femme est pour l’égalité des sexes, pour qu’on ne fasse aucune discrimination et qu’on donne sa chance à toutes et à tous. Parce que dans la vie, ce n’est pas une question de savoir qui est le plus fort individuellement, mais bien collectivement. C’est en unissant nos forces qu’on est vraiment à notre meilleur et non en nous séparant en deux clans.

 À travers le temps, les femmes (tout comme les hommes) ont su prendre leur place dans le marché du travail, dans le monde artistique, dans la vie politique, dans nos interactions et surtout dans la réalité.

Il va s’en dire qu’au Québec, même si nous avons vécu de grandes avancées à travers le temps, des injustices se laissent encore sentir concernant les femmes. Les mesures d’austérité sont les meilleurs (ou les pires) exemples, révélant des coupes beaucoup plus importantes envers des emplois dont les femmes occupent principalement. L’IRIS (Institut de recherche et d’informations socio-économiques) a révélé que 13 milliards de coupes ont touché les femmes, soit 3 milliards de plus que les hommes. Il a même été remarqué que, du côté de la relance économique, suite à la crise de 2008, les hommes ont été deux fois plus avantagés que les femmes.

Lorsqu’on parle d’injustice envers les femmes, au Québec, mais aussi à l’international, il faut penser à la violence faites envers elles, aux viols et abus de pouvoirs non dénoncés, à l’excision encore présente dans plusieurs pays oriental et à l’opprobre général si ces dernières refusent. Si la conscience sociale se voit changée envers la condition féminine, l’inconscience tend à stagner.

La journée du 8 mars est là pour nous rappeler que les femmes (tout comme les hommes) sont là pour amener des réflexions, pour nous écouter, pour se faire écouter, pour nous enseigner ce qu’on ignore, pour nous inspirer dans leurs ambitions et pour nous faire prendre conscience de la personne que l’on est et que l’on veut devenir. Ce n’est pas le sexe d’une personne qui devrait l’identifier, mais bien la personne, point. Des droits humains, tout individu mérite d’en avoir et mérite d’avoir les mêmes. Toute femme est équivalente à tout homme; un ne vaut pas plus que l’autre. Les femmes ne devraient donc pas en avoir moins que les hommes et ce en tout temps. Lorsqu’une injustice se fait envers une femme, ça touche celle-ci, mais ça en dit beaucoup plus sur la personne qui fait subir l’injustice. Pensez-y deux fois la prochaine fois que vous serez témoin d’une femme victime de son sort sexuel, mais surtout, agissez.

Pour un portrait global de la situation des femmes à travers le monde, consultez cet article!

Photo : monmedia.com

8%. C’est la part qu’occupent les nouvelles internationales au Québec alors que les sports eux, couvrent un large 20% dont 16%* sont dédiés aux Canadiens de Montréal. Si on fait un calcul rapide, les Habs sont deux fois plus importants dans nos médias que tout ce qui se passe ailleurs dans le monde. Petit problème de priorités?

* Statistiques tirées de la conférence de Jean-François Lépine «Le monde en 2015», 6 janvier 2014.

Reste que ce gros 8% est un des plus faibles résultats au monde selon la firme Influence Communication. Le Québec est sans aucun doute assez fermé sur lui-même, et ce, malgré toutes les incalculables histoires de voyages qu’on entend de nos amis à chaque party. Il faut dire que boire un piña colada dans une piscine ne permet pas de savoir que le pays où l’on se trouve vient d’entrer dans une ère politique révolutionnaire.

«Ça ne me concerne pas»

Cette réponse, on ne l’entend que trop souvent d’un trop grand nombre de personnes qui cherchent à se déculpabiliser de leur désintérêt total envers ce qui se passe ailleurs que sur leur pelouse. Or, il est difficile de nier les conséquences qu’ont les nouvelles internationales sur notre vie quotidienne.

En s’attardant à l’actualité de la planète, on peut comprendre que le prix de l’essence a dramatiquement baissé en raison de conflits arabes et de décisions de plusieurs lobbies américains. Il est aussi possible de comprendre qu’extrémisme ne rime pas nécessairement avec Islam.

Suivre l’actualité internationale ne peut être que bénéfique pour une société et pour un individu. En observant les décisions des uns et les erreurs des autres, on peut ainsi porter un regard critique sur nous-mêmes ou on peut le faire tout simplement pour tenter de comprendre bien des choses qui nous entourent.

Tantôt, j’ai oublié de dire que la cuisine talonne de près les sports dans nos médias avec une part de 16%. Mais encore là, connaître la recette de poulet portugais de Ricardo n’est pas un intérêt pour l’international en soit. Tout comme choisir P.K. Subban dans son pool ne l’est pas non plus.

Au final, l’actualité internationale n’attend que d’être choisie pour offrir les milliers de possibilités qu’elle possède à ses amateurs. Mais comme la grande Simone de Beauvoir l’a si bien dit: «Le plus grand fléau de l’humanité n’est pas l’ignorance mais le refus de savoir.»

Photo: Jérémie Legault

En disant au revoir à 2014 d’un signe de la main, j’ai eu le souvenir d’une année où le combat féministe a littéralement explosé! Et j’ai senti le besoin de rendre hommage à ces femmes qui ont toutes une chose en commun : avoir fait évoluer l’image de la femme en 2014. Voici donc ma courte liste de ces femmes d’exception :

Sue Montgomery – Élan de solidarité 

La journaliste Sue Montgomery était loin de se douter qu’en dénonçant publiquement qu’elle avait été sexuellement agressée, elle entrainerait avec elle des millions de personnes, hommes et femmes, à briser le silence. C’est au plus fort de la sordide affaire Jian Ghomeshi que les mots-clics #BeenRapedNeverReported et #AgressionNonDénoncée ont déferlé en provenance de partout autour du globe. Il s’agit là d’autant de coups de poing au visage nécessaires à la collectivité pour enfin ouvrir la discussion, sans pudeur, sur les violences sexuelles.

Malala Yousafzaï – Synonyme de courage

Malala Yousafzaï se passe de présentation. L’attentat dont elle a été victime pour avoir dénoncé la violence des talibans et son combat pour l’accès à l’éducation chez les filles est mondialement reconnu. Cette militante pakistanaise est dorénavant la plus jeune lauréate de l’histoire à recevoir le prix Nobel de la paix. À 17 ans seulement, Malala est d’ores et déjà un modèle pour le droit de la femme. Son parcours a de quoi me redonner un peu d’espoir en l’humanité.

Emma Watson– Quand le mot égalité prend tout son sens

Si Hermione Granger a marqué mon enfance, Emma Watson est une figure déterminante dans ma vie de jeune femme. En septembre dernier, à la tribune de l’ONU, elle laisse la planète entière sans voix lorsqu’elle prononce un discours poignant sur l’égalité des sexes. Fière représentante de la campagne HeforShe (Lui pour Elle), elle invite les hommes à se montrer solidaires de la lutte pour l’égalité. Pas étonnant qu’elle soit sacrée féministe de l’année 2014 par l’association Ms. Foundation for Women. À 24 ans seulement, Emma Watson est une icône dans la défense des droits des femmes.

Léa Clermont-Dion – Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en.

À travers ses propres contradictions, Léa Clermont-Dion a créé la controverse en partageant sa propre histoire, ses troubles alimentaires et ses complexes dans le documentaire Beauté fatale. Peut-être un peu maladroitement, Léa appelle un débat qui est nécessaire et offre aux femmes de réagir quant au culte de la beauté. Le web en a fait le procès; les réactions étaient mitigées. Moi, je la félicite si ce n’est que pour avoir poussé la réflexion collective plus loin. Chapeau!

Véronique Hivon – Une avancée historique

C’est maintenant chose faite. L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi 52 sur les soins de fin de vie introduit par la ministre Véronique Hivon. Le projet Mourir dans la dignité permet d’encadrer l’aide médicale à mourir. Une avancée qu’il m’était impossible de passer sous silence!

Anne Dorval – Indignation, consternation et colère

Sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, Anne Dorval est hors d’elle… avec raison! Elle se mérite une mention spéciale pour avoir bondi de colère contre les propos homophobes et misogynes du journaliste français Éric Zemmour sur le mariage gai et les droits des femmes. Un petit bijou!

Au final, malgré les débats musclés et parfois crève-cœur, 2014 a été une formidable année de libération de la parole pour les femmes. Fort du bagage qu’elles nous ont laissé, on a de quoi avoir espoir en 2015. Je vous lève ma coupe de vino, mes chères!

Photo: Tumblr

Encore une fois, sous le signe de la fête ou des fameuses «bonnes résolutions», nous entamons ce cher nouvel an. Souvent, ce temps qui marque un passage entre deux années peut signifier, pour certains, un nouveau départ et, pour d’autres, un regard vers l’avant ou encore une simple addition de chiffres. Dans mon cas, l’occasion en est une pour être à l’écoute: à l’écoute des mois passés, à l’écoute des nouveaux objectifs, mais surtout, à l’écoute de ces bombes qui ne cessent de tomber. 

En Amérique et dans tout l’Occident, c’est l’éclat des bouteilles de champagne et du coup de minuit. En Orient, une fois de plus, une fois de trop, c’est le passage à une nouvelle année de pression, de confrontations et, trop souvent, de la perte de l’espoir. Ainsi, la question se pose: «2015 se lèvera-t-elle?» Du moins, se lèvera-t-elle à la grandeur du globe?

D’abord, il ne faut surtout pas voir le tout d’une manière négative. C’est la fête après tout et la dinde n’est pas en voie d’extinction…pas encore! Bref, je tiens surtout à écrire ces lignes pour qu’ensemble nous prenions conscience. Toute l’année, des bombes sont tombées sur Gaza, des tensions ont eu lieu en Ukraine, les groupes terroristes ont fait parler d’eux et il faut seulement se rappeler que le temps des fêtes ne place pas la planète sur pause. Durant nos petits «partys» (bien agréables, en passant!) la Terre n’a pas arrêté de tourner. La preuve: les migraines matinales persistent! Parce que c’est, une fois de plus, ces enjeux mondiaux qui risquent de sonner le réveil de cette année 2015.

Cependant, on parle des gens d’ailleurs, mais ici aussi nous avons nos problèmes, évidemment! Je ne parle pas des combats du Boxing Day, mais entre autres de notre gouvernement qui, aux travailleurs comme aux étudiants, souhaite une bonne année sous le signe de l’austérité. De plus en plus, — avis aux blogueurs mode–, je prédis que les fabricants de vêtements rapetisseront ou supprimeront même les poches, puisque la population n’aura simplement plus rien à y mettre, pas même un sou. C’est ce qui arrive… malheureusement.

Bref, il était une fois la vie sur Terre… Non, mais sérieusement, voyons seulement ce que l’on peut faire, ce que l’on peut comprendre. Prenons des résolutions positives, car on peut faire changer les choses. Il suffit d’un soupçon de volonté, d’un peu de créativité, d’une vision de réalité et tout devient possible. Pensons à l’avenir!

Bonne année, les lecteurs et lectrices!

Photo: Flickr

Mesdames, mesdemoiselles, célibataires ou en couple, préparez-vous. Est arrivé le début d’un long calvaire. Je parle ici de l’arrivée de l’exécrable mois de novembre.

D’abord, il est long. Aucun congé, pas d’évènements spéciaux mis à part… la fête des morts. La fête des morts et l’armistice où on fête également les défunts morts au combat. Et ensuite, le Movember. Oh oui. Je sais exactement quel frisson vous venez de ressentir, j’ai eu le même. Donc en résumé, des morts et des moustaches. Passionnant.

Grâce à cette moustache, je sais que même le plus beau des garçons ressemble à «Monon’c Bertrand», que les filles célibataires calmeront leurs ardeurs quelque temps et que les filles en couple déjeuneront à la crème hydratante. Ok, j’en mets un peu. Peut-être que certaines d’entre vous apprécient, mais personnellement, pour avoir un copain assez barbu, j’en deviens émue à chaque 1er décembre quand le rasoir s’approche.

Malgré tout, c’est pour la bonne cause.

Je suis tout de même allée me renseigner sur la page officielle du Movember. Tant qu’à les voir partout, allons savoir pourquoi. La populaire moustache a été créée pour venir en aide à la santé des hommes. Sur le site officiel, on parle du cancer de la prostate qui est le cancer le plus courant chez les hommes, du cancer testiculaire qui est le plus fréquent chez les jeunes hommes de 15 à 29 ans et on parle aussi, à ma surprise, de la santé mentale. 11% des hommes vivront une dépression grave au cours de leur vie au Canada. C’est écrit noir sur blanc et c’est frappant.

Capitulation

Je crois que c’est là que j’ai compris l’ampleur du mouvement désormais présent dans plus de 21 pays dans le monde. J’ai compris que la moustache est superficielle et qu’on s’habitue (non, on va quand même le mettre au futur) *qu’on s’habituera. Même si ton frère ressemble à «Monon’c Gilles» et même si les bisous de ton copain piquent, il faut les soutenir et mériter le titre de «Mo Sistas». Parce qu’on les aime nos hommes. Il faut prendre soin de nos pères, de nos frères, de nos chums et de nos amis. Au terme de cet article, je suis forcée d’admettre que maintenant qu’il est en Afrique pour 10 semaines, je vais quand même m’ennuyer de la moustache qui pique de mon copain. Mais, il ne faut pas le lui dire. Je n’ai pas envie de me retrouver à embrasser cet amas de poil toute l’année. On va dire que c’est congé pour moi cette année!

Pour faire un don ou pour avoir plus d’informations, je vous invite à aller consulter le site officiel (très bien fait) du Movember.

Photo: Flickr

Mon petit doigt me dit que tu es en train de planifier ton costume pour l’Halloween. Je t’écris donc par mesure préventive. Ouais, je suis là pour t’éviter de faire un faux pas vestimentaire. Je sais, je sais : Jean Airoldi, sors de ce corps. Cependant,  mes contraventions ne punissent pas le style, mais bien le racisme.

OK. Là, tu te demandes sûrement comment j’ai pu sauter de l’Halloween au racisme. Le lien s’explique grâce à un phénomène méconnu, mais bien présent dans notre p’tite routine : l’appropriation culturelle.

À ne pas confondre avec un échange culturel, c’est ce qui se produit lorsqu’une majorité ethnique, sans prendre en considération l’histoire derrière certaines coutumes étrangères, s’en empare. Ces «emprunts», on y assiste au quotidien : le twerking de Miley Cyrus, la mode des mocassins, des Blancs avec des dreadlocks, des kimonos en guise de robes de chambre.

«Ben voyons! Faut ben vivre un moment donné, c’est juste enrichissant!»

Prendre le crédit pour une identité qui n’est pas sienne, c’est du vol au même titre que le plagiat. On commercialise l’exotisme en lançant des lignes de bobettes avec des motifs navajos par exemple. L’industrie de la mode fait des profits sur le dos des traditions amérindiennes tout en les associant à des sous-vêtements. Ça dénature carrément la culture et sans compréhension adéquate, ça peut rapidement virer au sacrilège pour les pratiques à portée religieuse. Sans compter que des stéréotypes négatifs peuvent être renforcés. Le pire dans tout ça – tu l’auras deviné — : les plus grands coupables d’appropriation culturelle sont les Blancs. On fausse la conception collective de cultures qui peinent déjà à survivre par la faute de nos ancêtres. Le colonialisme n’a donc pas réussi à inspirer la délicatesse.

Tu comprends maintenant pourquoi je collerai une contravention à quiconque se pointe le 31 octobre en costume de geishas sexy, de Mexicains avec le kit moustache-poncho-sombrero-maracas ou de terroriste musulman.

Pas de panique. Il y a une marche à suivre.
Susan Scafidi, enseignante en droit à l’Université de Fordham et spécialiste des implications légales de l’appropriation culturelle, a élaboré la technique des 3S :

  1. SOURCE

T’es-tu procuré ton capteur de rêve auprès d’un artisan autochtone ou au Dollarama?

  1. SIGNIFICATION

Est-ce que tu es consciente du caractère cérémonial de ton maquillage de la fête des Morts? Y rends-tu hommage?

  1. SIMILARITÉ

Ton cours de yoga est-il conforme aux racines spirituelles de la pratique? Est-ce plutôt une séance d’entraînement ayant pour but de perdre du poids sur des beats électro?

Photo: Wikimedia Commons

J’ai honte de mon pays. Le Canada est devenu la risée dans le monde en matière d’environnement. Nous sommes en réalité au 24e rang sur 25 pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en termes de performance environnementale.

Selon Santé Canada, un Canadien sur deux respire de l’air pollué. Et pendant ce temps, notre gouvernement se retire des traités internationaux, trop préoccupé à servir les intérêts du pétrole et des gaz de schistes.

Plus de 110 états dans le monde reconnaissent le droit de leurs citoyennes et de leurs citoyens de vivre dans un environnement sain. Mais pas le Canada. Nulle part dans notre constitution, il n’est reconnu comme un droit de respirer de l’air pur, de boire de l’eau potable et de manger des aliments sains.

«What the hell is going on?» — David Suzuki

Tout comme plusieurs centaines de citoyens, dimanche après-midi dernier, j’ai pris part au Grand rassemblement des générations au parc Maisonneuve de Montréal. Tous ensemble dans le cadre de la Tournée bleu Terre organisée par l’environnementaliste et grand communicateur scientifique David Suzuki, les militants ont rejoint le mouvement visant à promouvoir un environnement sain et à enchâsser ce droit dans notre Charte des droits et libertés.

Plusieurs artistes se sont joints à David Suzuki et aux citoyens lors de ce rassemblement festif. Parmi eux se trouvaient les porte-paroles Édith Cochrane et Emmanuel Bilodeau, ainsi que Gilles Vigneault, Paul Piché, Lisa LeBlanc, Georges Laraque, François Bellefeuille, Christian Bégin et plusieurs autres.

Les Cowboys Fringants étaient aussi de la partie pour nous rappeler que, même 12 ans après avoir écrit la chanson En berne, «l’environnement, la pauvreté, c’pas des sujets prioritaires [pour les gouvernements], on n’entend pas beaucoup parler, derrière les portes des ministères».

De retour au Québec après 1000 jours à parcourir le monde à bord du Sedna IV, Jean Lemire a également pris le micro du Grand rassemblement pour demander à la nouvelle génération d’agir. Selon le grand cinéaste et biologiste, «l’énorme défi actuel, c’est de sauver notre fleuve St-Laurent qui représente l’approvisionnement en eau potable pour près d’un Québécois sur deux.»

Vous voyez? Le futur se joue maintenant. Pour secouer l’indifférence, pour découvrir le pouvoir du nombre et pour vivre dans un environnement sain : Faites comme plus de 47 000 Canadiens et joignez-vous au mouvement!

Photo: Facebook