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Hier, des centaines de personnes, moi y compris, sont retombées en enfance le temps d’une journée. Nous avons goûté au plaisir de se laisser guider par la frénésie qui occupait la rue Racine de Chicoutimi, là où était installée une glissade de 305 mètres.

«Slide the City», un projet d’origine américaine, a traversé les frontières québécoises pour prendre le nom de «Glisse en ville». Après Montréal, c’est au Saguenay que l’évènement s’est arrêté, et on peut dire que ça a été un énorme succès. Même un ÉN-OR-ME succès.

Les participants étaient nombreux à dévaler la pente de la rue Racine sur des chambres à air, des matelas de piscine, des poissons gonflables… et certains ont même poussé l’audace jusqu’à se déguiser. Plutôt inhabituel en plein centre-ville! Pourtant,  il n’a fallu que le soleil flamboyant de cette belle journée du mois d’août, une musique entraînante et une surdose de bonne humeur pour que tout le monde se prête au jeu.

Si vous n’avez pas eu la chance de vivre cette expérience urbaine particulière, mais surtout ô combien amusante DÉBILE, c’est toujours le temps de venir faire travailler votre adrénaline puisque l’évènement se poursuit demain.

Dès 11 h le matin, vous aurez la chance de vous rafraîchir de la manière la plus intense et originale qui soit, et ce, jusqu’à 18 h.

Parfois, ça vaut la peine d’échapper à son quotidien pour vivre le moment présent, lâcher notre fou et ainsi retrouver l’enfant qui sommeil dans notre petit corps.

On se croise dans la glissade!

Photo: FV Design Multimédia

Psssst! Pour voir chaque cliché de plaisir capturé, visitez sa page Facebook ou utilisez le #‎glisseenville!

Ça n’a pris que quelques secondes avant que je pose les yeux sur lui. Dès lors, mon cœur s’est arrêté, mon souffle s’est coupé. Il n’était pas question que je cesse de le regarder, de l’admirer.

Il a été le soleil de ma journée, il a chassé tous les nuages de mon ciel.

Non, je ne relate pas ici le début d’une histoire d’amour à l’eau de rose entre le prince charmant et moi.

Il ne s’agit même pas d’amour, de désir ou d’attirance.

Il s’agit plutôt d’admiration, de respect et de fascination.

Il n’était pas comme les autres : une prothèse lui servait de jambe droite et son bras gauche était démuni d’avant-bras. Un vrai guerrier.

L’unicité de la chose provient du fait que nous étions à la «Spartan Race» du Mont-Tremblay ces 23 et 24 mai derniers (vous savez, ces courses à obstacles over intenses) et que, malgré ses membres en moins, il y participait.

J’étais bénévole et il approchait de mon obstacle : le slippery wall.

Derrière moi, les cris de fierté et d’encouragement de sa famille me brisaient les tympans, mais ça m’était égal. Pour dire vrai, mes cris se joignaient aux leurs.

Et c’est là que le miracle s’est produit.

Il a couru vers l’obstacle comme si sa vie en dépendait, puis, il s’est accroché à la corde avec une seule main et a grimpé le mur incliné. Sa prothèse le faisait glisser, mais jamais il n’a abandonné.

C’était le dernier obstacle. Il a descendu l’échelle qui se trouvait de l’autre côté du mur et a filé jusqu’à la ligne d’arrivée où ses proches l’attendaient, impatients de serrer leur héros dans leurs bras.

À ce moment, j’ai doucement remis mes verres fumés pour camoufler mon regard embué et j’ai espéré avoir la force nécessaire pour retenir ces larmes prêtes à jaillir.

Vraiment, «he is a spartan».

Ce jour-là, mon chandail rouge de «volunteer» m’en a fait voir de toutes les couleurs. Des braves ainsi que des moins braves ont défilé devant moi.

Une femme a vaincu sa peur des hauteurs après être restée perchée durant de longues minutes en haut du mur en sanglotant. «I’m scared» disait-elle.

«Come on, you can do it!», lui répondions-nous.

Elle a réussi.

Une autre femme, assez corpulente, a quant à elle tenté de vaincre le monstre trois fois avant de gagner la bataille. Il suffisait de lui tendre la main et de lui donner cette petite tape dans le dos pour qu’elle vienne à bout de la bête.

La renonciation n’est pas une option.

Un jeune homme atteint de dystrophie musculaire m’a aussi jetée par terre. Il était incapable de s’agripper à la corde, mais, en guise de compensation, il a fait plus de burpees que la majorité des autres participants.

Cette victoire m’a fait réaliser qu’aucune excuse n’est valable et que le mental est plus fort que tout. Il suffit d’y croire pour atteindre nos objectifs.

Aucun mur, aucun obstacle n’est trop haut.

Aucun mur, aucun obstacle ne devrait nous faire peur.

Avec un peu de volonté, de courage et de confiance, rien ne peut entraver notre chemin vers la réussite.

À tous ceux qui ont baissé les bras devant l’épreuve à cause d’une vulgaire crampe au mollet, une ampoule ou une épaule endolorie, sachez que vous auriez pu triompher vous aussi. Il suffit de dompter la bête avant de la défaire. Il suffit de dompter sa peur avant de briller.

Photo : Pinterest

Ces jours-ci, je mène à bien mes projets du quotidien, chemine tout bonnement dans la vie et me soumets à tous les questionnements que la jeunesse, l’actualité et l’arrivée des responsabilités entrainent. Pour être bref, je mentionne ici que ce n’est pas pour parler de moi que je rédige ces lignes. Seulement, depuis quelques temps, sans le vouloir et de par la télévision, les cours et l’information successive que l’on accumule, je prends connaissance d’une façon bien réelle que d’autres, comme moi, ont de vivre les bouleversements de la jeunesse. Je parle ici de rien de moins que de la radicalisation (islamique soit dit en passant) qui vit, malheureusement et de façon évidente, une forte expansion.

Islamique non pas parce qu’elle est plus terrible que tout autre forme de radicalisation, mais simplement parce qu’elle est davantage d’actualité et que, dans le cas de l’État islamique, on parle de joindre un mouvement terroriste! Ce n’est pas pour vous casser les oreilles avec de grandes pensées de société que j’écris cette façon que j’ai de voir ces évènements, mais parce qu’au point de vue émotionnel et humain, je la trouve nettement plus désolante pour toutes ces familles que bien des phénomènes que nous trouvons si tristes dans nos vies, tout simplement.

En effet, tentez d’imaginer ne serait-ce qu’une seconde un frère, une sœur, un ami ou un enfant qui, manipulé par des gens bourrés de ressources technologiques bien loin d’ici, soit victime d’un réel lavage de cerveau (c’est ce que c’est, un lavage de cerveau!). Des manipulations entrainant sur le vif de l’affaire, un élan contestataire poussant l’individu vers des pays lointains de l’Orient où seront menés des actes terroristes au nom d’une religion et des valeurs que tant de gens savent si bien utiliser contrairement à…eux. Imaginons le désastre familial et c’est en partie ce qui se passe en ce moment.

Après tout, même si cela peut parfois être difficile, appréciez les réactions que vous avez eues lors de votre crise d’ado, dites-vous que cela aurait pu être pire! Ainsi, on apprend de plus en plus les récits de familles anéanties par le départ inattendu d’un proche manipulé pour rejoindre les forces de l’EI. On annonce que pas moins de 15 jeunes Canadiens y sont déjà. C’est comme s’imaginer qu’un proche est victime d’enlèvement, d’agression ou accusé de crime, mais pas en raison d’un être sale ou stupide, mais en raison de sa propre conscience qui ne semble plus être…justement, sans vouloir dédramatiser ces actes, évidemment.

Je pense à cela et me projette dans un mauvais film de science-fiction qui aurait dû être classé «horreur» pour son effet perturbateur. Je songe à cela et ne peux qualifier l’affaire d’une quelqu’une façon parce qu’en me mettant à leur place, cela m’affecte terriblement. En pleine crise identitaire d’adolescent qui, oui je l’avoue, semble ne plus se comprendre (c’est passager…je le sais bien), je n’arrive pas à saisir comment certains en viennent à un point où ils repoussent nos bases de société et se révoltent en joignant le mouvement. Est-ce un horrible jeu? En sommes-nous indirectement les responsables? Je crois ici que dans cet univers complexe, au cœur des émotions, une explication semble simple…des gens sont abusés…abusés dans leur naïveté de jeunesse… ce n’est en fait qu’une question d’abus de conscience.

Photo : WeHeartIt

Pour la deuxième édition du Salon de la Femme du Saguenay-Lac-St-Jean qui se déroule cette fin de semaine à l’hôtel Delta Saguenay, les ravissantes mannequins du défilé de Ronde & Jolie ont charmé le public une fois de plus!

D’une diversité corporelle réjouissante, c’est avec fierté qu’une dizaine de modèles se sont prêtées au jeu du catwalk. Tantôt plus chics, tantôt plus sexys, chacun des vêtements choisis mettait en valeur l’unique beauté qui caractérisait ces femmes. Il est à noter que tous les habits provenaient des boutiques Marie-Josée ainsi qu’Addition Elle.

Poleen Beaulieu,  fière instigatrice de cet organisme visant à montrer que chaque femme est belle, et ce, sans exception, s’est dite réjouie du résultat de tant d’efforts fournis par son équipe de bénévoles.

Je tiens à souligner le travail, mais surtout le courage de ces femmes inspirantes qui ont su dévoiler ce qu’est la véritable beauté dans toute sa diversité et ses imperfections.

Si vous n’avez malheureusement pas pu être présents au défilé du samedi après-midi, ne soyez pas déçus trop rapidement, puisqu’il sera de nouveau présenté aujourd’hui même, dimanche 22 mars 2015, dès 14h au Salon de la Femme du SLJS présenté à l’hôtel Delta Saguenay. Bien entendu, autant de sourires et de couleurs n’attendent que votre énergie pour briller à nouveau!

Photo : Page Facebook de Ronde et Jolie

Galerie de photos : Lacerise.ca

Du 8 au 14 mars 2015, c’était la 27e édition de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle. Le thème cette année était «Comme on se ressemble» : c’est fou, mais cette petite phrase-là a fait pas mal de cheminement dans ma tête.

Ce n’est pas la semaine dont on parle le plus au Québec. Ce n’est pas celle qui fait le plus d’écho. Peut-être parce qu’on se sent si loin de ces personnes-là, peut-être parce qu’on a l’impression qu’ils ont leur univers et qu’on n’a pas besoin d’entrer voir ce qui se cache dans cet univers-là.

Il faut s’ouvrir les yeux. Les personnes avec une déficience intellectuelle peuvent tellement nous apprendre, tout comme on peut tellement leur apprendre. C’est vrai, au fond, qu’on se ressemble. On est tous des humains avec des forces et des faiblesses.

Par exemple, j’admire la joie de vivre qui habite les personnes atteintes de trisomie 21 ou d’une déficience. Le bonheur et la naïveté qui s’inscrivent sur leur visage me passionnent. Elles présentent une authenticité incroyable que j’aimerais calquer dans ma propre personnalité. Elles peuvent accomplir de grandes choses, il faut seulement leur laisser l’opportunité, leur donner les ressources nécessaires! On se ressemble tant, pourquoi les laisserait-on de côté?

La beauté du monde réside dans la diversité, et ce, sous toutes ses formes. La Semaine de la déficience intellectuelle vise à promouvoir cette beauté souvent oubliée. L’importance de cette semaine prend donc tout son sens. Elle est présidée par la chanteuse et comédienne du film «Gabrielle», Gabrielle Marion-Rivard, ainsi que par l’acteur Vincent-Guillaume Otis, aperçu notamment dans le rôle principal du film «Babine». Ces deux chefs-d’œuvre m’ont énormément fait réfléchir sur ce qu’est la déficience intellectuelle dans la société. Après leur visionnement, je me disais «Pourquoi? Pourquoi les oublie-t-on, pourquoi ne prend-on pas le temps et pourquoi les juger si facilement?». Une bonne réflexion que tous devraient avoir!

Il faudrait un Québec, un Canada, un continent, UN MONDE plus tolérant, inclusif et pour tous. Prenons le temps de comprendre notre voisin, et ce, même si la Semaine de la déficience intellectuelle tire à sa fin.

Parce qu’au final, on est tous pareil par en dedans.

Photo : aqpv.ca

La Apple Watch fait son entrée sous les feux de la rampe avec son dévoilement par Apple aujourd’hui. C’est dès le 24 avril prochain que l’on pourra se procurer la toute nouvelle invention de la compagnie, soit le premier produit sans la présence de Steve Jobs à la présidence.

Tim Cook n’a pas laissé partir l’innovation avec son ancien PDG alors qu’il nous présente la première œuvre d’Apple à pouvoir être portée et personnalisée. Conçu pour tous les goûts, Apple n’échappe pas au style avec trois collections de bracelets, en passant par le look sport à celui plus classy et avec le pouvoir de personnaliser le cadran à notre style de vie.

Outre le look, la montre, synchronisée avec le iPhone, se montre plus technologique que jamais avec son accès au calendrier, à l’horaire et aux contacts, tout en permettant la réception de textos, d’appels et de courriels, puis en y répondant de façon amusante par des pictogrammes, des tactogrammes et des cardiogrammes. D’ailleurs, pour les sportifs, la Apple Watch suit votre performance de près… C’est l’outil à reconsidérer pour la mise en forme, parce qu’Apple Watch enregistre pour vous l’ensemble de vos mouvements et dresse un portrait de votre activité physique en vous invitant à progresser pour vous assurer un mode de vie équilibré.

Apple Watch, est-ce le produit de l’heure?

Un nouveau courant technologique peut-être… Mais aussi bien de critiques! Sur twitter, le hashtag #AppleWatch n’a pas manqué de rapidement faire son apparition! À l’heure actuelle, l’autonomie a fait son entrée de jeu. On se rappelle qu’Apple en déçoit plusieurs avec sa batterie très vite déchargée… Tim Cook annonce que la montre pourrait avoir une autonomie de 18 heures et moins selon l’utilisation. La réponse du public s’en tient à ne pas vouloir recharger sa montre tous les jours. Acheter une montre pour ne pas manquer son rendez-vous au risque de le manquer pendant le rechargement ce serait bien décevant, mentionne un membre du réseau Twitter à la blague… La critique ne s’arrête pas là. Est-ce que ce ne sont pas tous des applications qu’on a déjà vues sur cette montre? Est-elle vraiment utile?

«Si on résume, la #AppleWatch ne fonctionne qu’à proximité de notre iPhone et fait la même chose que notre iPhone à proximité » Oups… Croyez-moi, la twittosphère se permet la moquerie suite à ce lancement.

Bien entendu, ce serait un apport positif pour le marché de la montre si le mouvement pouvait lever dès la mise en vente du produit, mais, pour sa part, on dit que le marché de la mode est bien sceptique, tout comme la clientèle d’Apple qui ne se gêne pas de douter et de faire part de son opinion sur les réseaux sociaux.

Du moins, si la Apple Watch attise les remarques désobligeantes dans le moment, le nouveau Macbook a fait son entrée sur le marché avec un fini encore plus perfectionné, mince et léger que les derniers et j’espère que tu tomberas toi aussi en amour avec ce modèle!

Photo : www.apple.com

Parce que la journée du 8 mars signifie la journée internationale pour les droits de la Femme, puisque dans le passé (et trop souvent dans le présent) la femme est considérée comme une minorité, comme une faiblesse, comme une béquille. Je parle aujourd’hui en mon nom, mais aussi en celui de la femme moderne lorsque j’affirme que l’égalité des sexes est une bataille plus qu’actuelle.

J’aurais envie de vous faire inverser les rôles. Simulons que, dans la réalité, les femmes seraient celles privilégiées, celles valorisées. On reconnaitrait leurs forces et on avouerait qu’elles sont davantage utiles. Que ce sont elles qui donnent naissance, qui élèvent les enfants et qui vont travailler pour gagner un aussi bon, sinon meilleur salaire que le sexe opposé. Malheureusement, si on tombait dans ce discours, on ne serait pas plus avancé. La journée de la femme est pour l’égalité des sexes, pour qu’on ne fasse aucune discrimination et qu’on donne sa chance à toutes et à tous. Parce que dans la vie, ce n’est pas une question de savoir qui est le plus fort individuellement, mais bien collectivement. C’est en unissant nos forces qu’on est vraiment à notre meilleur et non en nous séparant en deux clans.

 À travers le temps, les femmes (tout comme les hommes) ont su prendre leur place dans le marché du travail, dans le monde artistique, dans la vie politique, dans nos interactions et surtout dans la réalité.

Il va s’en dire qu’au Québec, même si nous avons vécu de grandes avancées à travers le temps, des injustices se laissent encore sentir concernant les femmes. Les mesures d’austérité sont les meilleurs (ou les pires) exemples, révélant des coupes beaucoup plus importantes envers des emplois dont les femmes occupent principalement. L’IRIS (Institut de recherche et d’informations socio-économiques) a révélé que 13 milliards de coupes ont touché les femmes, soit 3 milliards de plus que les hommes. Il a même été remarqué que, du côté de la relance économique, suite à la crise de 2008, les hommes ont été deux fois plus avantagés que les femmes.

Lorsqu’on parle d’injustice envers les femmes, au Québec, mais aussi à l’international, il faut penser à la violence faites envers elles, aux viols et abus de pouvoirs non dénoncés, à l’excision encore présente dans plusieurs pays oriental et à l’opprobre général si ces dernières refusent. Si la conscience sociale se voit changée envers la condition féminine, l’inconscience tend à stagner.

La journée du 8 mars est là pour nous rappeler que les femmes (tout comme les hommes) sont là pour amener des réflexions, pour nous écouter, pour se faire écouter, pour nous enseigner ce qu’on ignore, pour nous inspirer dans leurs ambitions et pour nous faire prendre conscience de la personne que l’on est et que l’on veut devenir. Ce n’est pas le sexe d’une personne qui devrait l’identifier, mais bien la personne, point. Des droits humains, tout individu mérite d’en avoir et mérite d’avoir les mêmes. Toute femme est équivalente à tout homme; un ne vaut pas plus que l’autre. Les femmes ne devraient donc pas en avoir moins que les hommes et ce en tout temps. Lorsqu’une injustice se fait envers une femme, ça touche celle-ci, mais ça en dit beaucoup plus sur la personne qui fait subir l’injustice. Pensez-y deux fois la prochaine fois que vous serez témoin d’une femme victime de son sort sexuel, mais surtout, agissez.

Pour un portrait global de la situation des femmes à travers le monde, consultez cet article!

Photo : monmedia.com

8%. C’est la part qu’occupent les nouvelles internationales au Québec alors que les sports eux, couvrent un large 20% dont 16%* sont dédiés aux Canadiens de Montréal. Si on fait un calcul rapide, les Habs sont deux fois plus importants dans nos médias que tout ce qui se passe ailleurs dans le monde. Petit problème de priorités?

* Statistiques tirées de la conférence de Jean-François Lépine «Le monde en 2015», 6 janvier 2014.

Reste que ce gros 8% est un des plus faibles résultats au monde selon la firme Influence Communication. Le Québec est sans aucun doute assez fermé sur lui-même, et ce, malgré toutes les incalculables histoires de voyages qu’on entend de nos amis à chaque party. Il faut dire que boire un piña colada dans une piscine ne permet pas de savoir que le pays où l’on se trouve vient d’entrer dans une ère politique révolutionnaire.

«Ça ne me concerne pas»

Cette réponse, on ne l’entend que trop souvent d’un trop grand nombre de personnes qui cherchent à se déculpabiliser de leur désintérêt total envers ce qui se passe ailleurs que sur leur pelouse. Or, il est difficile de nier les conséquences qu’ont les nouvelles internationales sur notre vie quotidienne.

En s’attardant à l’actualité de la planète, on peut comprendre que le prix de l’essence a dramatiquement baissé en raison de conflits arabes et de décisions de plusieurs lobbies américains. Il est aussi possible de comprendre qu’extrémisme ne rime pas nécessairement avec Islam.

Suivre l’actualité internationale ne peut être que bénéfique pour une société et pour un individu. En observant les décisions des uns et les erreurs des autres, on peut ainsi porter un regard critique sur nous-mêmes ou on peut le faire tout simplement pour tenter de comprendre bien des choses qui nous entourent.

Tantôt, j’ai oublié de dire que la cuisine talonne de près les sports dans nos médias avec une part de 16%. Mais encore là, connaître la recette de poulet portugais de Ricardo n’est pas un intérêt pour l’international en soit. Tout comme choisir P.K. Subban dans son pool ne l’est pas non plus.

Au final, l’actualité internationale n’attend que d’être choisie pour offrir les milliers de possibilités qu’elle possède à ses amateurs. Mais comme la grande Simone de Beauvoir l’a si bien dit: «Le plus grand fléau de l’humanité n’est pas l’ignorance mais le refus de savoir.»

Photo: Jérémie Legault

En disant au revoir à 2014 d’un signe de la main, j’ai eu le souvenir d’une année où le combat féministe a littéralement explosé! Et j’ai senti le besoin de rendre hommage à ces femmes qui ont toutes une chose en commun : avoir fait évoluer l’image de la femme en 2014. Voici donc ma courte liste de ces femmes d’exception :

Sue Montgomery – Élan de solidarité 

La journaliste Sue Montgomery était loin de se douter qu’en dénonçant publiquement qu’elle avait été sexuellement agressée, elle entrainerait avec elle des millions de personnes, hommes et femmes, à briser le silence. C’est au plus fort de la sordide affaire Jian Ghomeshi que les mots-clics #BeenRapedNeverReported et #AgressionNonDénoncée ont déferlé en provenance de partout autour du globe. Il s’agit là d’autant de coups de poing au visage nécessaires à la collectivité pour enfin ouvrir la discussion, sans pudeur, sur les violences sexuelles.

Malala Yousafzaï – Synonyme de courage

Malala Yousafzaï se passe de présentation. L’attentat dont elle a été victime pour avoir dénoncé la violence des talibans et son combat pour l’accès à l’éducation chez les filles est mondialement reconnu. Cette militante pakistanaise est dorénavant la plus jeune lauréate de l’histoire à recevoir le prix Nobel de la paix. À 17 ans seulement, Malala est d’ores et déjà un modèle pour le droit de la femme. Son parcours a de quoi me redonner un peu d’espoir en l’humanité.

Emma Watson– Quand le mot égalité prend tout son sens

Si Hermione Granger a marqué mon enfance, Emma Watson est une figure déterminante dans ma vie de jeune femme. En septembre dernier, à la tribune de l’ONU, elle laisse la planète entière sans voix lorsqu’elle prononce un discours poignant sur l’égalité des sexes. Fière représentante de la campagne HeforShe (Lui pour Elle), elle invite les hommes à se montrer solidaires de la lutte pour l’égalité. Pas étonnant qu’elle soit sacrée féministe de l’année 2014 par l’association Ms. Foundation for Women. À 24 ans seulement, Emma Watson est une icône dans la défense des droits des femmes.

Léa Clermont-Dion – Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en.

À travers ses propres contradictions, Léa Clermont-Dion a créé la controverse en partageant sa propre histoire, ses troubles alimentaires et ses complexes dans le documentaire Beauté fatale. Peut-être un peu maladroitement, Léa appelle un débat qui est nécessaire et offre aux femmes de réagir quant au culte de la beauté. Le web en a fait le procès; les réactions étaient mitigées. Moi, je la félicite si ce n’est que pour avoir poussé la réflexion collective plus loin. Chapeau!

Véronique Hivon – Une avancée historique

C’est maintenant chose faite. L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi 52 sur les soins de fin de vie introduit par la ministre Véronique Hivon. Le projet Mourir dans la dignité permet d’encadrer l’aide médicale à mourir. Une avancée qu’il m’était impossible de passer sous silence!

Anne Dorval – Indignation, consternation et colère

Sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, Anne Dorval est hors d’elle… avec raison! Elle se mérite une mention spéciale pour avoir bondi de colère contre les propos homophobes et misogynes du journaliste français Éric Zemmour sur le mariage gai et les droits des femmes. Un petit bijou!

Au final, malgré les débats musclés et parfois crève-cœur, 2014 a été une formidable année de libération de la parole pour les femmes. Fort du bagage qu’elles nous ont laissé, on a de quoi avoir espoir en 2015. Je vous lève ma coupe de vino, mes chères!

Photo: Tumblr