Actualité

C’est important de voter.

Je pourrais te dire que des milliers de personnes vivent sous un régime de dictature, sans droit de vote (ou pire, qu’il soit faux).

Je pourrais aussi te dire que des centaines de personnes meurent chaque année en se battant pour leur droit à la démocratie. Qui aurait cru que ce système eut pu amener des bains de sang.

Je finirais en te rappelant que ta grand-mère est née sans être assurée de pouvoir voter à ses 18 ans. 1940. La date amère ou les Québécoises ont enfin pu s’exprimer ailleurs qu’entre les quatre murs de leur salon. Elles se sont battues. Faisons-leur honneur.

Je pourrais te répéter tout ça sans me lasser. Mais ce serait comme rembobiner la cassette.

En fait, on oublie souvent qu’on doit aussi voter pour nous, pour les autres, et pour ceux qui nous suivront.

Conserver une société juste et propre, c’est une bataille de tous les jours. Ce serait une grande erreur de croire que l’égalité peut être acquise. Demandez-le aux Afghanes.

Ainsi, voter nous permet de maintenir une bonne démocratie. Comment un peuple qui ne vote pas (ou pas assez!) peut être entendu de ses dirigeants? Par la violence? On ne veut pas ça.

Voter, c’est influencer notre société. C’est faire des choix, prendre position sur des enjeux qui nous tiennent à cœur, pousser les élus à écouter leurs concitoyens.

Voter, c’est pousser le cynisme dans un gouffre et l’y enfermer pour de bon.

Tu peux crier avec amour le nom du parti qui rejoint tes valeurs, ce n’est pas interdit.

Tu peux débattre avec force si tu crois posséder les meilleurs – et de vrais –arguments.

Tu peux pleurer aussi lorsque les résultats seront dévoilés. Cela voudra dire que la majorité de tes concitoyens ne voit pas le futur de la même façon que toi. Ce n’est pas grave. Tiens à l’œil le parti élu : tu te battras plus fort la prochaine fois si tu y crois vraiment.

C’est ça la démocratie.

Ce n’est pas un jeu politique ou hypocrite.

C’est un mouvement de groupe. La majorité l’emporte. Mais personne n’empêchera la minorité de se faire entendre ou de se battre si un enjeu la tracasse. Je te le répète : c’est une bataille quotidienne qui aura des résultats.

Mais aujourd’hui, dis-toi que c’est un coup à donner pour faire respecter tes convictions et ta vision d’une société qui respecte tes valeurs les plus fondamentales.

Avec amour, votons.

C’est la goutte au nez et le cœur chargé de détermination qu’une centaine d’élèves du Cégep de Jonquière se sont réunis aujourd’hui afin de prendre part à une marche pour la prévention de la sécurité piétonnière autour de l’établissement.

Malgré le fait que Dame Nature n’était guère de notre côté en cette journée glaciale, de nombreux courageux ont osé se pointer le bout du nez dehors afin d’apporter le soutien nécessaire à cette marche pacifique. Les jeunes pleins de bonnes intentions faisaient la queue leu leu dans une seule optique : sensibiliser les automobilistes à modifier leur comportement en périphérie d’une école.

Les médias ont pris d’assaut la rue Saint-Hubert afin d’interroger les élèves sur leur position quant à la sécurité autour du cégep.  La même réponse était sur le bout de toutes les lèvres : «Il est grand temps de prendre les choses en main avant qu’un autre accident ne survienne. Il est inadmissible qu’on se fasse du mauvais sang chaque fois qu’on désire traverser les rues Panet ou Saint-Hubert !»

Malgré la brièveté du trajet, l’action en a valu la peine. Comme le disait organisatrice de la marche, Amélie Trudel : «Une personne ne peut pas mobiliser les gens toute seule. Par contre, en se serrant les coudes et en encourageant nos proches à prendre part au débat, nous pouvons faire une réelle différence…»

Toi et moi avons probablement un lien qui nous unit : nous portons tous les deux le chapeau de piéton et celui d’automobiliste. C’est de notre devoir d’être prudents au volant et de s’assurer que les gens se sentent en sécurité lorsqu’ils sont à pied. Et si le piéton, c’était toi? La balle est désormais dans ton camp : la prochaine fois que tu poseras le regard sur quelqu’un patientant tranquillement pour traverser la rue, arrêteras-tu?

Photo: Coralie Boisvert Doyon

Facebook fête ses dix ans aujourd’hui. Pour cette occasion, le réseau social offre un cadeau à ses membres : une rétrospective personnalisée. 

Un cadeau pour ses utilisateurs

Le concept A Look Back permet à chaque membre de Facebook de prendre conscience des moments marquants de sa vie depuis son inscription sur le réseau social.

Déjà 10 ans

Le réseau social a vu le jour sous le nom de TheFacebook, le 4 février 2004.

Le but premier de Facebook, fondé par Mark Zuckerberg et ses camarades d’université, était de connecter les étudiants de l’Université Harvard les uns avec les autres.

C’est le 26 septembre 2006 que Facebook a été accessible à tous.

Aujourd’hui, Facebook compte plus d’un milliard d’utilisateurs à travers le monde. 61,5% d’entre eux se connectent tous les jours.

«Joyeux anniversaire. Happy birthday. Feliz cumpleaños», de la part de tous vos membres.

Photo : Page Facebook de Facebook Canada

Plusieurs d’entre vous se demandent sûrement ce qu’est ce mouvement dont on entend parler dans les médias depuis un certain temps, pourquoi tant d’Autochtones se rassemblent et pourquoi manifestent-ils? Quelle est la cause de leur revendication?

Le mouvement «Idle No More» a pris racine en Saskatchewan. Quatre juristes Autochtones ont étudié le projet de loi omnibus du gouvernement Harper, la loi C-45. Ce projet de loi affecte, entre autres, l’environnement et vient contrer les traités ancestraux signés par les Premières Nations et le gouvernement. Les Autochtones plaident le fait qu’ils n’ont pas été consultés avant l’adoption de ce projet de loi, la loi C-45, alors que le projet affectait directement le contrôle de leurs terres. Le projet de loi affecte la protection des cours d’eau, donc ce projet de loi concerne tous les citoyens Canadiens, car il concerne la protection de l’environnement au Canada. Ce sont quelques milliers de cours d’eau qui ne seront plus protégés par la Loi sur la protection des cours d’eau navigables.

Plusieurs moyens de pression contre le gouvernement ont été mis en place depuis quelques mois, dont plusieurs manifestations, des grèves de la faim et des sensibilisations à l’aide des réseaux sociaux. Plusieurs confondent la cause de la chef de la réserve d’Attawapiskat, Theresa Spence, et celle du mouvement de protestation «Idle No More» alors que les deux causes n’ont presque aucun lien entre elles sauf le fait qu’elles se supportent l’une et l’autre. Il est important de faire la différence entre ces deux sujets d’actualité.

Il ne faut pas oublier, aussi, qu’ «Idle No More» est un mouvement de protestation pacifique qui a pour but de faire respecter les traités ancestraux des Premières Nations, mais également de faire en sorte que l’environnement soit protégé au Canada. Une belle cause qu’on devrait tous défendre.

Manifestation à Québec le 11 janvier 2013. Crédit : CTV News