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Bien qu’ils ne portent pas de capes, les nombreux photographes du Zoom Photo Festival Saguenay envoient un message clair : il faut changer les choses. Ces artisans de l’ombre présentent des clichés poignants jusqu’au 11 novembre prochain dans diverses expositions partout au Saguenay. Une occasion à ne pas manquer pour se conscientiser sur les enjeux mondiaux.

 

Le festival du photojournalisme ne laisse personne indifférent quant aux problématiques concernant la politique à l’internationale, les actes terroristes, la guerre, le travail, et l’environnement. Plusieurs organismes y sont représentés tels que médecins sans frontières et Greenpeace. Témoignages de quotidien, de combats, mais aussi d’espoir, ces photos mettent en lumière des réalités méconnues de la société occidentale. Les visiteurs en sortent ainsi informés, conscientisés et dans certain cas, la pointe d’un désir de justice.

 

Il s’agit de la huitième édition du festival depuis sa création en 2010. En plus d’avoir plusieurs photographes de renom, Saguenay fait partie des quatre seules villes en Amérique du Nord à accueillir le World Press Photo qui est l’une des expositions de photojournalismes les plus importantes au monde.

 

Le festival est accessible à plusieurs endroits dans Saguenay tels que le Vieux-Port et la Pulperie de Chicoutimi. Le prix d’entrée dépend des expositions, cependant il est possible d’accéder à certaines gratuitement. Visitez le site web officiel de l’évènement pour plus d’informations.

 

C’est en 1978 que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît l’alcoolisme comme une maladie. Ça ne fait pas si longtemps que ça non? LOMS le définit comme un trouble mental et comportemental lié à la consommation fréquente d’alcool. Souvent, l’alcoolisme est accompagné d’une dépendance physique, psychique ainsi qu’une tolérance qui peut se définir comme un besoin d’augmenter la dose consommée pour obtenir le même effet. Aujourd’hui, la population est sensibilisée à ce problème. C’est une maladie. 

 

La consommation excessive de cannabis, ou la dépendance au cannabis n’est pas considérée comme étant une maladie. Pourtant, combien de personnes fument chaque jour? Combien prennent une « p’tite puff » avant les cours ou le boulot? Combien consomment avant d’aller dormir? Combien ont essayé d’arrêter mais n’en sont pas capables?

 

La « p’tite puff » donne un effet instantané, ou dans un langage plus commun, un « buzz » instantané. L’alcool ne donne pas d’effet à la première gorgée. Elle doit être consommée abusivement et souvent, c’est le cas.

 

9% des consommateurs de cannabis en deviendront dépendant (Agence Science Presse, 2017). Les plus à risque sont ceux qui en fument régulièrement et en grandes quantités. Chez les adolescents, c’est 1 consommateur sur 6 (19%) qui développera un trouble à cette substance selon des données du Gouvernement du Québec. Les adolescents sont des jeunes entre 10 et 19 ans et selon certains, entre 10 et 25 ans. Ça fait beaucoup de personnes. Selon l’Institut nationale de santé publique du Québec, les deux tranches d’âge qui sont à la tête des études sur la consommation de cannabis sont les 20 à 24 ans (30%) et les 15 à 19 ans (20,6%).

 

Les chiffres de l’Agence Science Presse, en 2017, révèlent que 15% des consommateurs d’alcool sont à risques de développer une dépendance.  L’alcool est la substance la plus consommée par les Canadiens avec une bonne longueur d’avance. 19% de la population canadienne âgée de 12 ans et plus ont déclaré des consommations d’alcool abusives. En 2015, chez les 15-24 ans, 71,8% d’entre eux ont consommé de l’alcool au cours de l’année tandis que 25,5% ont consommé du cannabis.

 

La consommation d’alcool abusive est plus à risque de développer une dépendance que la consommation de cannabis. Les chiffres sont là pour le prouver. Pourtant, bons nombres de gens consomment du cannabis à chaque jour et ne peuvent s’en empêcher. Les chiffrent ne sont-ils pas plus élevés puisque la dépendance au cannabis n’est pas considérée comme une maladie?

 

Est-ce que, tout comme l’alcool, la consommation excessive de cannabis sera reconnue comme une dépendance, voir même une maladie?

 

On connait les AA, mais est-ce que les consommateurs de cannabis anonymes verront le jour?

 

Une chose est certaine, que l’on soit pour ou contre la légalisation du cannabis, il est dans l’intérêt de tous et toutes d’en connaître les enjeux et les effets sur la société de demain.

Je suis allée voir le tout nouveau film réalisé par Bradley Cooper, A Star Is Born, et voici ce que j’en ai pensé.

 

Le film est sorti en salle le 5 octobre dernier et met en vedette Bradley Cooper et Lady Gaga dans un remake du premier film A Star Is Born. Plusieurs croient qu’il s’agirait même de la meilleure version créée à ce jour. On raconte l’histoire d’Ally (Gaga), une jeune femme à la voix extraordinaire qui rêve d’être chanteuse, mais qui s’est toujours fait dire que son apparence physique lui empêcherait de réaliser son rêve, qui rencontre le populaire chanteur country Jackson Maine (Cooper).

 

Jackson et Ally tombent follement amoureux et de leur relation résultent de magnifiques compositions et quelques bagarres. Jalousie, amour inconditionnel, dépression et recherche de soi sont les principaux thèmes abordés dans ce long métrage fort qui vous fera vivre des émotions intenses et qui vous donnera des frissons.

 

Déjà, nous parlons d’Oscar et avec raison. Lady Gaga est tout simplement époustouflante dans son premier rôle au grand écran. La chanteuse qui interprète le personnage d’Ally perce l’écran. Bradley Cooper qui joue le rôle de Jackson Maine se fait (un peu) voler la vedette par Lady Gaga, mais nous offre, comme toujours, une performance grandiose. Le reste du casting est aussi rempli de talent, chaque petit rôle étant très bien rendu par les acteurs.

 

Visuellement, c’est fantastique. Les images de spectacles sont magnifiques et parfois même étourdissantes. Aussi, il y a plusieurs tons de couleurs mis de l’avant dans plusieurs plans ce qui rend le tout très intéressant. On voit beaucoup de rouge dans plusieurs scènes, ce qui attire l’œil. La réalisation de Bradley Cooper m’apparait sans reproche et nous savons qu’aucun détail n’a été oublié.

 

La chanson Shallow se trouve à être tout simplement extraordinaire et a beaucoup de chance, selon moi, d’être nommée meilleure chanson originale aux Oscars cette année. La chanson me donne des frissons à chaque écoute, mais le reste de la trame sonore, à quelques exceptions près, m’a un peu déçu. Je m’attendais à plus, compte tenu que c’est un drame musical. Je n’ai particulièrement pas beaucoup apprécié les chansons plus « pop », mais tout cela dépend, bien évidemment, des goûts personnels de chacun.

 

En conclusion, A Star Is Born est un film assez lent et émotionnel. Une écoute très attentive est nécessaire, car certains moments du film nous donnent des indices sur la suite. Lady Gaga et Bradley Cooper ont fait un travail remarquable et les images sont à couper le souffle. La trame sonore est plutôt décevante (à mon avis), mais la chanson Shallow tout comme la dernière chanson du film vous feront vivre des émotions fortes. Un film à voir!

 

Note général : 4.5/5

 

Crédit photo: A Star Is Born

Le 1er octobre, le jour J qui fera prendre une tournure complètement nouvelle (ou pas) à notre cher Québec.

 

On parle beaucoup (presque tout le temps) des élections ces temps-ci, que ce soit dans les différents médias, à l’école ou bien entre nous. C’est un sujet tellement mais tellement large. La politique, c’est le genre de concept que plus on en apprend, moins on a l’impression de le comprendre.

 

Pour moi, c’est la première année où je m’intéresse autant aux élections et à la politique en général. Je pense sincèrement que les jeunes ne sont pas assez sensibilisés à ce sujet. Par contre, s’il y a bien une raison pourquoi la politique semble être un sujet complètement dépassé pour la plupart des jeunes (parce qu’évidemment ça n’inclut pas tout le monde) c’est qu’ils sont complètement délaissés et écartés de tout ce qui a trait à la politique!

 

Je ne me rappelle pas avoir vu beaucoup de mesures, de promesses ou même de discussions qui portent sur nous, les jeunes, le futur. À part la maternelle quatre ans qui a semé la zizanie, la jeunesse semble plus que fantomatique. À mon avis, les partis gagneraient à intéresser davantage les 18-35 ans qui représentent près d’un tiers de la population. Un tiers de la population, c’est beaucoup ça. Ça peut faire trancher une élection.

 

Regarder de l’avant

Il y a tellement d’enjeux qui vont devenir primordiaux dans le futur. On va devoir «arranger» les erreurs des générations passées. Le monde ne va pas pouvoir continuer à avancer à ce rythme effréné, drainé par une économie destructrice. C’est à nous, la jeunesse, de changer ça. On peut faire la différence et ça, seulement grâce à notre vote. Tellement de candidats ont remporté une élection avec une faible différence de voix avec leurs adversaires. Il ne faut pas sous-estimer la puissance que nous avons tous en tant que citoyen.

 

Beaucoup de gens, insatisfaits des différents partis politiques, décident de ne pas aller voter. Par contre, il faut savoir qu’un vote vaut environ 2,50$. Donc, quand on vote pour un parti, ce petit montant lui revient. On s’entend qu’à la grandeur de la population, ce montant grossit rapidement. En ne votant pas, le 2,50$, au lieu d’être annulé, il est réparti entre les partis. Au lieu de protester contre eux en ne votant pas, c’est au contraire les financer.

 

Ce que je pense: nous les jeunes, nous sommes complètement délaissés en politique. C’est vrai et c’est dommage, mais on a le pouvoir de changer cela. On peut le faire et on doit le faire. C’est en se mobilisant et en votant qu’on peut améliorer les choses.

Le Festi Rire est un festival d’humour organisé en collaboration avec le Cégep de Jonquière et la Corporation Centre-ville de Jonquière. Il se déroule en deux temps : d’abord en donnant la scène aux humoristes de la relève dans les commerces du centre-ville puis en présentant un gala à la Salle François Brassard avec des humoristes connus.  C’était ma première expérience et je suis conquis! 

FestiRire : Sèxe illégal pour la défense de l’humour.

C’est lors de la soirée du lancement du Festi Rire que le duo Sèxe Illégal est venu enchanter nos oreilles avec sa musique touchante. Des chansons qui sont plutôt le remixage de sons connus avec des événements de l’Histoire sous le couvert du rire.

Ce duo légendaire est composé de Mathieu Séguin (Paul Sèxe) et de Philippe Cigna (Tony Légal).

Le projet Sèxe Illégal a vu le jour en 2007. Toutefois, ils sont devenus très populaires depuis leur passage en tant que finalistes à l’émission En route vers mon premier Gala en 2011. Ces derniers enchaînent les succès depuis. Ils excellent dans l’art de l’humour noir et absurde en créant une « fausse double vie » avec leur personnage.

Depuis certains scandales dans le milieu humoristique, le duo s’est confié que les choses ne sont plus comme elles étaient. Aujourd’hui, l’humour serait devenu « fake » en raison de la censure. Malheureusement, les humoristes se font censurer quand ils osent dire les choses telles qu’elles sont. Plusieurs d’entre eux se remettent en question. De plus, le monde de l’humour serait trop axé sur la célébrité. Plusieurs humoristes, de l’ancienne génération ou de la relève, n’auraient pas la même chance que certains. 

Sèxe illégal possède la solution pour ces artistes. Un de leur prochain projet est le Dr. Mobilo Aquafest, un festival d’humour qui débutera le 6 avril prochain au Théâtre Outremont Rialto & Fairmount. Le but est la totale liberté d’expression des humoristes et de leurs textes. Carte blanche pour tous et l’argent récoltée reviendra entièrement à l’artiste pour souligner son travail. Un projet très intéressant, mais aussi libérateur pour les humoristes qui veulent dire « les vraies affaires ». 

Lise Dion, la dame de l’humour

Pour terminer en beauté le Festi Rire, Lise Dion, une humoriste puissante qui maitrise l’art du rire dans l’autodérision, est venue nous raconter ses aventures dans lesquelles on peut s’identifier.

Étant une source d’inspiration pour les aspirants humoristes, Lise Dion lève son chapeau à la nouvelle génération. Elle s’adresse plus spécialement aux femmes qui ont le courage de pratiquer ce métier d’art difficile et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.

Cette dernière tente également de partager une leçon: ne pas être agressant. Elle fait passer le message que faire rire le public contre quelqu’un en particulier, et non un groupe en général, cela ne s’appelle plus de l’humour mais de l’acharnement, voire de l’intimidation. Le public est invité à la réflexion.

En tournée avec son quatrième spectacle intitulé Chus rendue là, Lise Dion sera présente au spectacle Le Grand Montréal Comédie Fest.

 L’humour n’a pas de sexe. Tout le monde peut en faire. Par contre, il faut travailler fort pour acquérir cet art. Soyez bien préparé et travailler fort pour faire rire le public.

Le 16 et 17 février dernier, The Rocky Horror Picture Show, la comédie musicale du Cégep de Jonquière, a été un succès monstre.

Grâce à toute l’équipe technique, les coachs de chant et de danse, les différents chefs de sessions et aux assistants, ces derniers ont pu remplir la salle François-Brassard au trois quarts durant les deux soirées.

Des décors époustouflants, des éclairages à vous donner des frissons et des effets spéciaux grandioses, toute l’équipe a mis les bouchées doubles pour rendre hommage au film comédie horrifique de Jim Sharman sortie en 1975.

Malgré un léger problème technique, les acteurs, danseurs et chanteurs ont su garder leur rôle et à ne pas décrocher devant leur public. Tous ont livré une performance remarquable, ce qui leur aura valu, à la fin du spectacle, un tonnerre d’applaudissements et une ovation debout pour souligner leur travail.

La comédie musicale n’aurait pas vu le jour sans Marie-Pier Girard (Directrice de production), Antoine Saint-Pierre (Directeur technique), Gabrielle Savard-Dion (Metteure en scène et chorégraphe) et Célia Lucas (Coach de chant). Bien sûr, ils ont été, tout au long du processus, soutenu par une équipe remarquable, des chanteurs à la voix d’or, des danseurs ayant le rythme dans la peau et une brochette d’acteurs qui ont tenir le public en haleine du début jusqu’à la fin.

Bref, toute l’équipe du The Rocky Horror Pictures Show a livré une performance merveilleuse et a de quoi être fier de leur travail acharné, pour avoir su toucher le public et voir, dans leurs yeux, des étincelles d’émerveillements.

 

Source de l’image : Edward Sanger

« Pour chaque message texte, appel mobile, appel interurbain, tweet avec le mot-clic #BellCause, visionnement de notre vidéo ou utilisation du filtre Snapchat et Facebook lors de la Journée Bell Cause pour la cause, Bell versera 5 ¢ pour des initiatives en santé mentale. »

https://cause.bell.ca/fr/

En ce 31 janvier, l’équipe de La Cerise t’invite à participer à cette journée qui souligne la bataille quotidienne que livrent les personnes touchées par la maladie mentale. Savais-tu qu’un Canadien sur cinq serait touché et que les deux tiers de ceux-ci n’iraient pas chercher d’aide ? Les tabous font partie de nos vies et la stigmatisation autour des maladies mentales n’en est pas épargnée. Une réflexion s’impose quand on fait face à ces statistiques qui sont bien réelles et qui ne peuvent être ignorées.

 

Bell œuvre depuis maintenant 2010 pour la cause de la santé mentale et ne passe pas inaperçu avec son initiative d’envergure : du jamais vu du côté des entreprises canadiennes.

En huit ans, un don estimé à plus de 86 millions aura été versé à des programmes de santé mentale. D’ici 2020, on vise les 100 millions !

 

Aujourd’hui, porte attention aux gens autour de toi. Cesse de fermer les yeux, si ce n’est pas déjà fait. La maladie mentale n’est pas une faiblesse. La dépression, les troubles alimentaires, l’anxiété ou encore la bipolarité ne définissent pas une personne. La douleur de l’âme fait aussi mal qu’une jambe cassée, voire pire.

 

Souvent, on entend les gens autour de nous se plaindre de leurs blessures physiques. C’est normal, c’est même totalement humain. On n’a pas peur de parler de notre bras dans le plâtre : c’est écrit dans notre front qu’on est blessé. On nous demande comment ça va et on répond « oui », par habitude. Pose-toi la question : qui t’as déjà regardé dans les yeux en te demandant comment ça allait, pour vrai ? Et toi, qui as-tu déjà laissé partir en sachant très bien que ce « oui » ne voulait rien dire ?

 

Mijote ça et viens Causer pour la cause, pendant qu’on y est.

 

Si tu as besoin, n’oublie pas qu’il est possible d’obtenir de l’aide :

JeunesseJecoute.ca

Teljeunes.com

Avantdecraquer.com

Cmha.ca — Association canadienne pour la santé mentale

Mouvementsmq.ca — Mouvement santé mentale Québec

Tu as besoin d’inspiration pour une nouvelle façon de procrastiner ? Tu as déjà fait rafraichir ton actualité Facebook, Instagram et Tweeter trois fois dans les dix dernières minutes ? Ou encore, tu te sens seul, tu aimes aider et tu es curieux ? J’ai trouvé l’application pour toi !

Whisper est une application simple et anonyme où tu peux partager tes pensées, lire les secrets des autres utilisateurs et donner ton aide ou ton opinion de façon discrète et incognito. Il y a les  »Whisper » les plus populaires, les plus récents et ce qu’il y a de chouette, c’est qu’il y a plusieurs groupes auxquels tu peux t’abonner si tu souhaites partager avec une certaine communauté. Personnellement, j’aime beaucoup les groupes « ADHD », « Addicted to books » ainsi qu’« Adulting Sucks ». Je peux m’identifier là-dedans et que je me sens moins seule dans mon petit 4 ½. Il y a même l’option « à proximité » qui te montre ce que des utilisateurs proches de toi ont partagé. L’application regroupe des gens de partout dans le monde, alors l’anglais est la langue privilégiée. Si tu ne parles que français ou l’espagnol, tu sauras tout de même te trouver des confidents.

Alors, si tu es comme moi et que tu es une personne curieuse, que tu aimes donner des conseils et être à l’écoute, je pense que c’est l’application pour toi. Si au contraire, tout ce que tu aimes c’est créer des débats, t’obstiner avec une bande d’inconnus et que de savoir les secrets intimes des gens te fait sentir bien, tu as tout autant la chance de t’amuser !

Bref, c’est une bonne façon de décompresser après une grosse journée dans ton lit avant de te coucher, au lieu de regarder 9gag pendant 2 heures.

 

[1] http://www.digitaltrends.com/mobile/whisper-tracks-users-locations-when-told-not-to-shares-data-with-department-of-defense-and-fbi-privacy/

Le 29 octobre dernier, je suis allée voter pour la première fois. Le outfit tout prévu d’avance (je voulais pas avoir l’air d’une kid quand même), accompagnée de mes parents (fiers supporters), séance de photos pré et post électorale, all the kit. Je te le jure que quand j’ai déposé mes votes dans l’urne, j’en étais émue. Je vais me souvenir de cette journée pour toujours, c’est clair.

J’en ai parlé ensuite à mes collègues, à mes amis… quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert que :

1. La majorité d’entre eux ne savaient même pas qu’il y avait des élections.

2. La plupart s’en foutaient pas mal.

3. « Ben là, c’est juste pour la mairie : j’irai pas voter, c’est pas important. »

Ouch. Moi qui ai l’habitude de défendre ardemment les jeunes dans leur pouvoir politique… c’est poche. Disons les vrais mots, c’est décevant. En y réfléchissant par après, j’ai réalisé que la plupart des jeunes de mon entourage ne comprenaient pas réellement ce qu’étaient les élections municipales. J’ai donc tenté de démystifier certains éléments, de façon plus simpliste.

On vote pour quoi?

On vote pour les personnes que l’on souhaite voir à la tête de la mairie de notre ville. Le jour des élections, on votera pour deux personnes différentes : l’aspirant(e) maire(sse) et l’aspirant(e) conseiller(ère) municipal (ou l’échevin).

L’aspirant maire

Ces candidats aspirent au poste de maire. Le maire d’une ville a plusieurs responsabilités entourant les domaines municipaux (la culture, les loisirs, le développement local, le tourisme, etc.). Il doit veiller à ce que le budget public soit dépensé de manière appropriée et juste, il doit superviser et contrôler les services municipaux ainsi que présider le conseil. Ceux-ci peuvent faire partie d’un parti politique municipal, ou encore se présenter à titre d’indépendants.

L’aspirant conseiller municipal (ou échevin)

Pour ce qui est des conseillers municipaux, la donne est légèrement différente : contrairement au maire, un échevin sera élu dans chacun des districts (divisions géopolitiques) de la ville. D’un district à un autre, les aspirants à ce poste sont différents. Tous les élus formeront ensemble un conseil municipal, que le maire préside. Ce rôle est souvent sous-estimé, mais c’est cette personne qui défendra les intérêts de votre district, là où vous habitez ! Encore une fois, ils peuvent faire partie d’un parti ou encore se présenter comme indépendants.

Attention : les deux votes sont complètement libres, c’est-à-dire que vous pouvez tout à fait voter pour un candidat à la mairie qui s’illustre dans un parti et voter pour un candidat au conseil municipal indépendant, et vice-versa.

Pour qui devrais-je voter?

Ça, c’est bien la seule chose que je ne peux pas te dire! Mais pour faire un choix éclairé, informe-toi sur les différents candidats (les aspirants maires et conseillers sont inscrits sur la feuille d’information électorale que tu as reçue par la poste). C’est super intéressant d’aller lire leur proposition de programme, qui se trouve souvent sur Internet. C’est là que tu verras quel candidat partage les mêmes valeurs et opinions que toi : certains sont plus gauchistes (distribution de richesse, programmes sociaux, environnement, etc.) et d’autres sont plus droitistes (liberté individuelle, conservatisme, développement économique, etc.). Peu importe pour qui tu votes, l’important, c’est que cette personne reflète tes valeurs, propose des idées qui t’allument et t’inspire confiance. Après tout, c’est vraiment une question de confiance : c’est quand même ta ville que tu mets entre les mains de quelqu’un, c’est pas rien !

Pourquoi irais-je voter?

Il y a pleins de raisons d’aller voter !

  1. Parce que même si ça a l’air moins glamour que le provincial ou le fédéral, c’est probablement le municipal qui changera vraiment quelque chose à ton quotidien.
  2. Parce que c’est le temps de briser les préjugés : les jeunes ont des idées, des convictions, des positions ! Montrons leur que nous avons notre place dans la politique !
  3. Parce que tu vas pouvoir chialer ! Penses-y un peu : on est plusieurs à basher les politiciens et leurs décisions, mais combien d’entre nous ont voté? Si t’as pas voté, sorry, t’as juste pas le droit de chialer, c’est tout !
  4. Parce que l’excuse de « J’vais pas aller voter, c’est juste un vote : ça va rien changer pentoute ! »… ben c’est du gros n’importe quoi. Si toi tu te dis ça, des dizaines, des centaines de personnes vont penser comme ça ! Résultat ? En réalité, t’avais vraiment le pouvoir de faire changer les choses : tu t’es juste dit que d’autres le feraient à ta place. C’est un peu lâche quand même, non ?
  5. Parce que ça prend tellement pas de temps ! Quelques minutes d’attente en ligne, c’est rien comparé aux 4 années de mandat (si majorité il y a) qui vont suivre. 4 ans à chialer, c’est pas mal plus long que 15 minutes dans ta journée.
  6. Parce que c’est ton devoir de citoyen. C’est pas mal à la mode de vénérer notre démocratie, mais ça devient complètement inutile si tu ne remplis pas tes responsabilités ! Même chose pour la liberté d’expression. On te demande ton opinion : honore-la et sois-en fier en traçant ladite croix.
  7. Parce que regarder les nouvelles pour connaître les résultats des élections sans avoir voté, c’est comme assister au tirage d’une voiture sans avoir de billet à ton nom dans le baril : c’est juste pas le même level de suspense ! Ok, dit de même, c’est peut-être un peu intense, mais je te jure que si tu t’impliques et que tu prends ça vraiment à cœur, écouter les résultats va s’apparenter à écouter une game des Canadiens en pleine série !
  8. Parce que ça te fait une sortie gratuite. En tant qu’étudiante, je sais très bien ce que provoque le mot « gratuit » chez nous : c’est si doux à l’oreille ! Aller voter avec un groupe d’amis, c’est vraiment le fun et je te parie que ça va créer de merveilleux souvenirs. En plus, ton bureau de vote correspond à ton district : c’est sur que tu vas croiser plein de gens que tu connais ! C’est pas mal une bonne occasion pour piquer une p’tite jasette et s’informer des derniers potins.
  9. Parce que nous, on a la chance de pouvoir voter. Sur une note un peu plus sérieuse, partout à travers le monde, les chances sont inégales. Dans certains pays, les femmes n’ont toujours pas le droit de vote, dans d’autres la corruption est si forte que la politique n’est qu’hypocrisie maquillée en démocratie. Encore pire, dans certains pays, démocratie il n’y a pas : des régimes totalitaires et dictatoriaux, ça existe encore. Ben oui, même en 2017 ! Au Québec, t’as la chance et l’honneur de pouvoir voter. Rendu là, tes petites excuses valent pu grand-chose.
  10. Parce que c’est probablement l’une des seules choses dans la vie que personne ne peut faire à ta place. Ton vote politique, c’est comme ton ADN : ce vote représente toutes les valeurs qui te tiennent à cœur, tous les enjeux pour lesquels tu te bats, toutes les opinions qui forgent ton esprit critique. Comme l’ADN, tout cela t’est propre : c’est ce qui fait ton unicité, ta personnalité. Ne sois pas un mouton : sois une personne fière de ses convictions et novatrice dans ses idées. Mais surtout, sois toi-même.

Je me répète encore, c’est important de voter. C’est aujourd’hui que se construisent les piliers de la société de demain : il n’est jamais trop tard pour mettre la main à la pâte. Voilà pourquoi, femmes et hommes, jeunes et vieux, grands et petits, de toutes orientations sexuelles, de toutes origines, je vous invite le 5 novembre prochain à aller voter. Ensemble, on a le pouvoir de changer les choses, et de créer une société à notre image.

C’est donc avec fierté que je crie haut et fort que oui, j’ai voté aux élections municipales 2017. Qui me suivra ?

Source photo : pixabay.com