Actualité

Le 29 octobre dernier, je suis allée voter pour la première fois. Le outfit tout prévu d’avance (je voulais pas avoir l’air d’une kid quand même), accompagnée de mes parents (fiers supporters), séance de photos pré et post électorale, all the kit. Je te le jure que quand j’ai déposé mes votes dans l’urne, j’en étais émue. Je vais me souvenir de cette journée pour toujours, c’est clair.

J’en ai parlé ensuite à mes collègues, à mes amis… quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert que :

1. La majorité d’entre eux ne savaient même pas qu’il y avait des élections.

2. La plupart s’en foutaient pas mal.

3. « Ben là, c’est juste pour la mairie : j’irai pas voter, c’est pas important. »

Ouch. Moi qui ai l’habitude de défendre ardemment les jeunes dans leur pouvoir politique… c’est poche. Disons les vrais mots, c’est décevant. En y réfléchissant par après, j’ai réalisé que la plupart des jeunes de mon entourage ne comprenaient pas réellement ce qu’étaient les élections municipales. J’ai donc tenté de démystifier certains éléments, de façon plus simpliste.

On vote pour quoi?

On vote pour les personnes que l’on souhaite voir à la tête de la mairie de notre ville. Le jour des élections, on votera pour deux personnes différentes : l’aspirant(e) maire(sse) et l’aspirant(e) conseiller(ère) municipal (ou l’échevin).

L’aspirant maire

Ces candidats aspirent au poste de maire. Le maire d’une ville a plusieurs responsabilités entourant les domaines municipaux (la culture, les loisirs, le développement local, le tourisme, etc.). Il doit veiller à ce que le budget public soit dépensé de manière appropriée et juste, il doit superviser et contrôler les services municipaux ainsi que présider le conseil. Ceux-ci peuvent faire partie d’un parti politique municipal, ou encore se présenter à titre d’indépendants.

L’aspirant conseiller municipal (ou échevin)

Pour ce qui est des conseillers municipaux, la donne est légèrement différente : contrairement au maire, un échevin sera élu dans chacun des districts (divisions géopolitiques) de la ville. D’un district à un autre, les aspirants à ce poste sont différents. Tous les élus formeront ensemble un conseil municipal, que le maire préside. Ce rôle est souvent sous-estimé, mais c’est cette personne qui défendra les intérêts de votre district, là où vous habitez ! Encore une fois, ils peuvent faire partie d’un parti ou encore se présenter comme indépendants.

Attention : les deux votes sont complètement libres, c’est-à-dire que vous pouvez tout à fait voter pour un candidat à la mairie qui s’illustre dans un parti et voter pour un candidat au conseil municipal indépendant, et vice-versa.

Pour qui devrais-je voter?

Ça, c’est bien la seule chose que je ne peux pas te dire! Mais pour faire un choix éclairé, informe-toi sur les différents candidats (les aspirants maires et conseillers sont inscrits sur la feuille d’information électorale que tu as reçue par la poste). C’est super intéressant d’aller lire leur proposition de programme, qui se trouve souvent sur Internet. C’est là que tu verras quel candidat partage les mêmes valeurs et opinions que toi : certains sont plus gauchistes (distribution de richesse, programmes sociaux, environnement, etc.) et d’autres sont plus droitistes (liberté individuelle, conservatisme, développement économique, etc.). Peu importe pour qui tu votes, l’important, c’est que cette personne reflète tes valeurs, propose des idées qui t’allument et t’inspire confiance. Après tout, c’est vraiment une question de confiance : c’est quand même ta ville que tu mets entre les mains de quelqu’un, c’est pas rien !

Pourquoi irais-je voter?

Il y a pleins de raisons d’aller voter !

  1. Parce que même si ça a l’air moins glamour que le provincial ou le fédéral, c’est probablement le municipal qui changera vraiment quelque chose à ton quotidien.
  2. Parce que c’est le temps de briser les préjugés : les jeunes ont des idées, des convictions, des positions ! Montrons leur que nous avons notre place dans la politique !
  3. Parce que tu vas pouvoir chialer ! Penses-y un peu : on est plusieurs à basher les politiciens et leurs décisions, mais combien d’entre nous ont voté? Si t’as pas voté, sorry, t’as juste pas le droit de chialer, c’est tout !
  4. Parce que l’excuse de « J’vais pas aller voter, c’est juste un vote : ça va rien changer pentoute ! »… ben c’est du gros n’importe quoi. Si toi tu te dis ça, des dizaines, des centaines de personnes vont penser comme ça ! Résultat ? En réalité, t’avais vraiment le pouvoir de faire changer les choses : tu t’es juste dit que d’autres le feraient à ta place. C’est un peu lâche quand même, non ?
  5. Parce que ça prend tellement pas de temps ! Quelques minutes d’attente en ligne, c’est rien comparé aux 4 années de mandat (si majorité il y a) qui vont suivre. 4 ans à chialer, c’est pas mal plus long que 15 minutes dans ta journée.
  6. Parce que c’est ton devoir de citoyen. C’est pas mal à la mode de vénérer notre démocratie, mais ça devient complètement inutile si tu ne remplis pas tes responsabilités ! Même chose pour la liberté d’expression. On te demande ton opinion : honore-la et sois-en fier en traçant ladite croix.
  7. Parce que regarder les nouvelles pour connaître les résultats des élections sans avoir voté, c’est comme assister au tirage d’une voiture sans avoir de billet à ton nom dans le baril : c’est juste pas le même level de suspense ! Ok, dit de même, c’est peut-être un peu intense, mais je te jure que si tu t’impliques et que tu prends ça vraiment à cœur, écouter les résultats va s’apparenter à écouter une game des Canadiens en pleine série !
  8. Parce que ça te fait une sortie gratuite. En tant qu’étudiante, je sais très bien ce que provoque le mot « gratuit » chez nous : c’est si doux à l’oreille ! Aller voter avec un groupe d’amis, c’est vraiment le fun et je te parie que ça va créer de merveilleux souvenirs. En plus, ton bureau de vote correspond à ton district : c’est sur que tu vas croiser plein de gens que tu connais ! C’est pas mal une bonne occasion pour piquer une p’tite jasette et s’informer des derniers potins.
  9. Parce que nous, on a la chance de pouvoir voter. Sur une note un peu plus sérieuse, partout à travers le monde, les chances sont inégales. Dans certains pays, les femmes n’ont toujours pas le droit de vote, dans d’autres la corruption est si forte que la politique n’est qu’hypocrisie maquillée en démocratie. Encore pire, dans certains pays, démocratie il n’y a pas : des régimes totalitaires et dictatoriaux, ça existe encore. Ben oui, même en 2017 ! Au Québec, t’as la chance et l’honneur de pouvoir voter. Rendu là, tes petites excuses valent pu grand-chose.
  10. Parce que c’est probablement l’une des seules choses dans la vie que personne ne peut faire à ta place. Ton vote politique, c’est comme ton ADN : ce vote représente toutes les valeurs qui te tiennent à cœur, tous les enjeux pour lesquels tu te bats, toutes les opinions qui forgent ton esprit critique. Comme l’ADN, tout cela t’est propre : c’est ce qui fait ton unicité, ta personnalité. Ne sois pas un mouton : sois une personne fière de ses convictions et novatrice dans ses idées. Mais surtout, sois toi-même.

Je me répète encore, c’est important de voter. C’est aujourd’hui que se construisent les piliers de la société de demain : il n’est jamais trop tard pour mettre la main à la pâte. Voilà pourquoi, femmes et hommes, jeunes et vieux, grands et petits, de toutes orientations sexuelles, de toutes origines, je vous invite le 5 novembre prochain à aller voter. Ensemble, on a le pouvoir de changer les choses, et de créer une société à notre image.

C’est donc avec fierté que je crie haut et fort que oui, j’ai voté aux élections municipales 2017. Qui me suivra ?

Source photo : pixabay.com

 

Dans les prochaines semaines, certains de nos journalistes assisteront à la
pièce de théâtre Haïkus de prison. Je me suis donc entretenu avec
madame Vicky Côté, actrice, metteure en scène et directrice du Théâtre à
Bout Portant de Saguenay afin d’en apprendre un peu plus sur sa mise en
scène.

Le recueil poétique de l’auteur Lutz Bassman Haïkus de prison est une œuvre
qu’elle m’a confié « affectionner particulièrement depuis des années » et qui sera
présentée du mercredi 25 octobre au dimanche 5 novembre 2017 à la salle
Murdock du Centre des Arts et de la Culture de Chicoutimi.

Tout d’abord, l’histoire se déroule en prison, en temps de guerre. C’est dans le
lieu principal de la pièce, la laverie de la prison, que le protagoniste central, une
prisonnière, nous raconte son histoire ainsi que celles de ses camarades
prisonniers. La pièce repose sur le jeu des deux acteurs (Bruno Paradis et Vicky Côté), mais
également sur leur talent de manipulation, car la pièce est illustrée par des
marionnettes.

D’ailleurs, Haïkus de prison a été présenté en première mondiale l’été dernier lors
de la plus récente édition du festival international des Arts de la Marionnette de
2017 du Saguenay. Au sujet de la réaction du public, madame Côté m’a précisé
que « la pièce a reçu d’excellents commentaires autant pour les jeux constants
des acteurs que pour les procédés ingénieux ».

Finalement, j’ai demandé à madame Côté si elle avait l’intention de faire voyager
sa pièce à l’extérieur de la région. Comme réponse, elle m’a affirmé ceci : « Pour
l’instant mes efforts se concentrent au Saguenay et l’on verra pour la suite ».

Dernièrement, on entend beaucoup parler d’Annie Villeneuve et de son album conçu à partir du financement socio-participatif. En résumé, Annie recueillait des fonds en échange de certains privilèges accordés aux collaborateurs.

D’abord j’étais sceptique quand j’ai entendu parler d’un financement socio-participatif. Pour je ne sais quelle raison, j’ai trouvé ça étrange. Quand l’annonce de la campagne a été faite, j’ai observé des gens dégrader l’artiste, l’insulter et lui dire qu’elle faisait de mauvais choix. J’y ai même participé en ne m’y opposant pas, en hochant la tête et en partageant des publications qu’on ne sait jamais si elles sont véridiques finalement.

Pas plus tard qu’hier soir, je faisais la leçon à mon frère sur les facteurs de l’intimidation.  Fais ce que je dis, mais pas ce que je fais. C’était un peu ça et c’était déplorable. C’est pour cette raison que je ne suis pas mal à l’aise d’écrire ouvertement que j’ai commis une erreur de laisser les gens parler ainsi, et de le penser aussi. Inconsciemment, je devais me sentir coupable parce que je suis allé fouiner. Je suis allé voir toutes les entrevues concernant le type de financement, les entrevues personnelles qu’Annie a données et les privilèges qu’elle accordait à ses fans. Tant qu’à avoir une opinion, soyons certains qu’elle soit bien fondée.

 

Ce que j’ai observé m’a surpris. J’ai vu une femme forte. Dès le départ je me suis senti mal, parce que la féministe que je suis aurait du l’appuyer sans réfléchir. J’ai aussi vu une artiste travaillant dur pour concrétiser son objectif de produire elle-même son cinquième album. Oui elle a fait Star Académie. Oui elle a été appuyée par Quebecor. Guess what, c’est loin d’être tous les candidats qui ont fait carrière.

*Pour faire carrière dans le milieu artistique il te faut 3 tasses d’acharnement, 2 cuillères à soupe de motivation, 1 tasse de talent et une pincée de folie. Parce que faire carrière quand t’arrives du fond de la Gaspésie ou du fond de Star Académie, ça demande beaucoup de travail. L’un n’est pas mieux ou plus facile que l’autre.

 

Bref, c’est quand j’ai vu une artiste oui forte et courageuse mais tout autant vulnérable que j’ai compris l’impact que l’opinion des gens peut avoir. Qu’un post Facebook peu être dévastateur. J’ai aussi vu le parcours très incertain et semé d’obstacles qu’Annie devait traverser pour arriver à son objectif. Et pour moi, quelqu’un qui franchit une ligne d’arrivée autant dans un marathon que dans les petits défis du quotidien, c’est admirable.

À bien y penser, si John Mayer demandait du socio-financement pour son prochain album, je débourserais bien plus que 350$ juste  pour aller lui voir la binette tsé.

C’était injuste de ma part, d’appliquer la règle pour un seul artiste. J’en suis donc venu à la conclusion que je venais de me tromper dans mes mesures solide.

D’où la naissance de cet article.

 

En terminant Annie, je veux te dire que d’abord et avant tout, je suis désolée d’avoir participé de loin à ce que je considère une campagne de salissage inutile. Après réflexion, je peux dire que je suis fière d’une personne qui fait preuve d’innovation, qui s’assume dans le changement et qui se salit les mains à produire son propre album.

Être une artiste venant du bout du monde qui fait carrière, qui fait jaser avec ses projets, ça dérange. Et c’est bien tant mieux.

Avant toute chose, tu es un être humain, une femme, et nous nous devons de tous de nous soutenir finalement. Merci pour ta sensibilité qui m’a remise à ma place et surtout, merci pour la musique.

 

Source: iheartradio.ca

Après un an d’absence, la 3e édition de l’Événement mode s’est déroulée le 25 mars dernier grâce à Anabelle St -Pierre et Maude Laroche du Cégep de Jonquière. Elles ont eu l’initiative de s’impliquer dans leur milieu scolaire afin d’acquérir de l’expérience en organisation d’événements. Désormais, elles aimeraient passer le flambeau aux étudiants de première année collégiale pour l’an prochain.

L’événement mode n’aurait pu avoir lieu sans l’implication d’Anabelle et Maude, mais aussi l’aide de leurs comités, composés de Frédérique Allard, Matilde Delbrassine, Annabelle Maheu et Alison Giguère. La somme amassée lors de cette soirée sera remise à la fondation Véro & Louis, qui finance la construction d’une première maison adaptée pour les adultes autistes âgées de 21 ans et plus.

La soirée a commencé par un cocktail de bienvenue qui donnait l’eau à la bouche ! Des petits gâteaux, un bar à bonbon et un cidre de pomme, rien de mieux pour bien débuter la soirée. À 19h30, les portes de la salle François-Brassard se sont ouvertes pour laisser place au défilé. Je ne peux m’empêcher de souligner l’incroyable travail des animateurs, qui nous ont fait rire et qui nous ont surpris avec leurs tenues telles qu’une robe ou tout simplement, en caleçon… Il fallait y être pour comprendre !

Le défilé s’est déroulé sous forme de chorégraphies de danse. Elles ont été conçues par Megan Ouellet Lamontagne, Gabrielle Savard-Dion, Patricia Roussel-Boivin, Noémie Tremblay et Frédérique Marcoux. J’ai apprécié le concept puisque ça nous permettait de bien examiner les tenues sur tous les angles et les chorégraphies étaient vraiment magnifiques. J’ai également aimé qu’il y ait autant d’étudiants qui se soient impliqués pour jouer le rôle d’un mannequin d’un jour. Les étudiants étaient habillés par les magasins Homies, Amnésia, Sirens, Vincent d’Amérique, Suzy Shiers, RW & CO, Maison de Quartier, Cendrillon en folie, Boutique Marie-Josée et Mode Choc. De plus, j’ai été surprise du travail des gars qui ont dansé sans gêne et avec un grand sourire. La chorégraphie des hommes torse nu a également beaucoup fait réagir la salle !

La somme amassée sera confirmée sous peu, mais selon la vente de billet, elles ont dépassé leurs attentes ! Désormais, serez-vous ceux qui prendront le flambeau ? Maude Laroche et son équipe demeureront disponibles pour soutenir les premières années qui désireront s’impliquer dans cette belle aventure pour la prochaine édition !

Crédit photo : David-André Coronel

Alors que notre gouvernement peine à éviter que nos entreprises québécoises ne tombent entre les mains d’investisseurs étrangers, des Super centres Wal-Mart font leur apparition au Québec. Saguenay ne fait pas exception.

En effet, cela fait depuis le 28 janvier 2017 que le Wal-Mart de Place du Royaume a fait peau neuve avec son nouveau Super centre, dans lequel nous pouvons désormais retrouver des fruits, des légumes, de la viande, etc.

Beaucoup s’en réjouissent en se disant qu’ils peuvent désormais faire d’énormes économies. Cependant, je ne peux m’empêcher de penser que ce sont nos épiceries et marchés alimentaires qui vont en pâtir.

Oui, les produits alimentaire sont rendus dispendieux, mais lorsque l’on regarde les spéciaux dans les circulaires, on ne peut pas vraiment dire que l’on paye davantage à un endroit plutôt qu’à un autre. Il suffit de magasiner et de comparer les prix.

Rappelons que ça faisait très longtemps que les rénovations étaient en cours dans cette succursale du géant américain. De plus, souvenons-nous également que des caissières avaient été congédiées pour faire place à de nouveaux systèmes de caisse où les clients scannent leurs articles eux-mêmes.

Oui, bien sûr, comme tout le monde j’ai fais souvent des achats chez Wal-Mart, sans en être fier pour autant. Par contre, depuis l’implantation de ce Super centre, l’envie de dépenser dans cette multinationale qui nous avale s’estompe peu à peu. Je me pose donc la question suivante : Avec le budget d’étudiant dont je dispose, vais-je continuer à encourager malgré moi ce capitalisme alimentaire qui ne fait qu’une bouchée de nos âmes?

Quand vient le temps de vider ton panier à linge sale la fin de semaine, tu regardes probablement quelques fois les étiquettes de tes morceaux de vêtements pour connaître leurs caprices de lavage. Mais t’es-tu déjà attardée aux petits caractères à côté ? MADE IN CAMBODIA, MADE IN BANGLADESH, MADE IN INDIA… “Bah, quelle importance, c’est tellement loin d’ici!”

Géographiquement, tu marques un point, mais ces gens derrière leurs machines à coudre sont plus près de ton quotidien que tu ne le penses.

Ces pays sous-développés regorgent d’usines de vêtements. Celles-ci sont dirigées par des entrepreneurs qui cherchent à obtenir des contrats de production provenant des grandes chaînes de vêtements. Ils tentent d’attirer les H&M, Garage, American Eagle, Zara, Hollister de ce monde avec les plus petits prix qu’ils peuvent offrir. Par exemple, l’entrepreneur X offre la production d’un chandail au coût de 3$, mais l’entrepreneur Y offre le même produit pour 2, alors Monsieur X tente encore de baisser son prix et ainsi de suite… La compétition est féroce pour obtenir les contrats. Mais comment réussir à offrir les coûts les plus bas possible ? Excellente question…

Le meilleur moyen d’économiser pour ces patrons est très simple.

Étape 1 : Installer leur manufacture de vêtement dans un pays où il y a peu d’emplois et beauuuucoup de monde. Ainsi, les gens n’auront pas le choix de travailler pour lui, puisqu’ils ne trouvent pas d’autres emplois ailleurs.

Étape 2 : Faire travailler ces gens dans des conditions épouvantables, mais très économiques : matériel désuet, aucun droit, milieu de travail miteux et mal entretenu, peu ou pas de pauses et aucune augmentation de salaire, horaires étirés sur de longues heures et surtout, salaire largement insuffisant.

Étape 3 : Se remplir les poches sur le dos de gens innocents et en profiter au maximum! Pas fou, hein?

En 2013, le Rana Plaza, une usine de production de vêtements au Bangladesh, s’est effondré sur ses employés, tuant d’un seul coup 1 127 personnes. Quelques semaines plus tôt, les employés s’étaient plaints d’avoir remarqué de nombreuses fissures sur les murs et doutaient fortement de la sécurité du bâtiment. Les patrons avaient fait la sourde oreille et ont forcé les employés à continuer le travail (non, mais, la commande pour Walmart ne se fera pas toute seule hein !).

Chaque année, des centaines de personnes meurent dans ces conditions de travail atroces, des enfants doivent également travailler pour aider les parents qui n’arrivent pas avec le maigre salaire qu’ils reçoivent. Lorsque les employés se révoltent, ils sont réprimandés physiquement par les patrons, les frappant au visage, à la poitrine, au ventre… Ces travailleurs sont souvent des femmes.

Alors la prochaine fois que tu verras un beau morceau de vêtement au centre commercial, penses s’y. Quelles seront les conséquences de ton achat ? Ce nouveau chandail dans ta garde-robe vaut-il la souffrance et la misère que quelqu’un subira de l’autre côté de l’océan ?

Quelques adresses de friperies que j’aime bien :

Je t’invite aussi à regarder le documentaire « The True Cost », de Andrew Morgan (disponible sur Netflix)

Presque 28 jours plus tard, les journalistes de LaCerise.ca se confient à propos de leur expérience du défi 28 jours sans alcool.

Marie-Pier

Maintenant que le défi 28 jours sans alcool est presque terminé, mes amis se sont habitués, on ne me passe plus de commentaires ou on ne me dit plus : personne ne va le savoir si tu prends un p’tit verre ! Parce que, oui, on m’a souvent tentée avec cette phrase et, effectivement, personne ne le saurait si je prenais un verre. Mais, au fait, de qui est-ce que je me cache dans ce défi ? Pour qui ai-je décidé de faire le défi 28 jours sans alcool ?

D’abord, c’est surtout sur un coup de tête, en voulant accompagner l’équipe de LaCerise, mais je me suis aussi lancée dans le projet pour moi-même. J’avais envie de relever le défi, de voir ce que c’est d’avoir une restriction qui à prime abord semble anodine, mais qui se révèle un défi de taille. Je voulais savoir ce que ça fait de ne pas boire du tout dans une soirée, est-ce que c’est vrai qu’on a plus de « fun » après quelques shooters ? Est-ce que c’est vrai que la poutine de fin de soirée est meilleure quand on a bu ?

C’est donc pour toutes ces questions (existentielles ou non) que j’ai décidé de faire le défi, mais surtout pour moi-même. Je suis d’ailleurs très fière de pouvoir dire que j’ai réussi malgré les tentations. Je suis fière de pouvoir dire que ce n’est pas vrai qu’on a moins de plaisir quand on ne boit pas. Pour ma part, j’étais la même (tout aussi plate!) J .

Blague à part, je crois que de savoir lâcher son fou sans avoir à compter sur une bouteille d’alcool est une bonne chose, tout autant que de prendre quelques verres entre amis en faisant preuve de modération. Rappelons que la modération ne doit pas être synonyme de privation, mais seulement de tempérance et, qu’en fin de soirée, vous serez content de rentrer chez vous sans égratignures tout en ayant profité d’une belle soirée.

Sur ce, je vous conseille fortement de relever le défi l’an prochain !

Je félicite ceux et celles qui l’ont relevé, vous pouvez être fiers de vous!

Monica

J’ai trouvé mon expérience utile, parce que j’ai réalisé à quel point l’alcool était présent partout dans ma vie ! Que ce soit un petit verre de vin chez mes beaux-parents, une sortie au resto en gang, ou encore la St-Valentin, toutes les occasions sont bonnes pour prendre un petit verre. Je n’avais jamais porté autant d’attention à toutes ces petites occasions là ! Je réalise qu’il est plus difficile de s’empêcher de prendre juste un petit verre. Se saouler, tu le justifies facilement parce que tu te lèves tôt le lendemain, t’as pas d’argent, etc. Donc c’est plus facile de dire non à une seule consommation ! Mais les petites tentations sont toujours là. C’est ce que je retiens de mon défi.

Maude

Initialement, j’ai décidé de participer au défi 28 jours sans alcool puisque mon dernier party m’avait excessivement amochée. Je me disais qu’un mois de répit me ferait un grand bien. Une fois le mois entamé, j’ai réellement apprécié l’expérience, même si c’était parfois difficile de dire non. Cela m’a fait réfléchir à l’importance que l’alcool a dans ma vie.

Avant le défi, j’avais l’impression que toutes les occasions étaient excellentes pour boire et qu’une vrai célébration, peu importe les circonstances, nécessitait une grande quantité d’alcool. J’avais tort, puisqu’il y a mille et une façons d’avoir du plaisir et les jeunes ne devraient pas croire que l’alcool est la meilleure. Je suis très fière d’avoir relevé le défi et il y a de forte chance que je recommence l’an prochain.

Reste à l’affut pour plus de confidences de la part des journalistes de LaCerise.ca sur le défi 28 jours sans alcool.

Deux semaines après le début du défi 28 jours sans alcool, nos cerisettes te confient leurs impressions.

Lydia

+ : J’aime bien l’expérience! Plusieurs occasions de boire, comme mon party de Noël en février… mais j’ai la chance d’avoir un copain et des collègues qui m’encouragent. J’ai aussi eu une gastro / sinusite, donc pas trop difficile ces journées-là de m’abstenir, j’avais plus envie de dormir que de fêter.

Alison

+ : Le défi m’a fait réaliser à quel point les soirées alcoolisées avec mes amis pouvaient être tout autant drôles lorsqu’on ne boit pas. Ça me permet aussi de bien me rappeler toutes les niaiseries que certains peuvent faire lorsqu’ils ont bu!

– : Les soirées arrosées ne manquent pas dans mon programme et les vendredis soirs s’avèrent toujours débuter avec des chialages sur le défi du 28 jours sans alcool depuis que j’ai commencé. Je reste obstinée, je vais réussir ce défi jusqu’à la fin !

Maude

+ : Participer au défi 28 jours sans alcool me rend fière, puisque je constate au fil du mois que les jeunes de mon âge consomment très fréquemment et ce n’est pas nécessaire pour avoir du plaisir. Le défi m’a fait repenser mes activités avec mes amis et, même sans boisson, nous ne nous ennuyons pas.

– : Certains de mes repas seraient certainement meilleurs accompagnés d’une bonne coupe de vin. Mais étant donné les circonstances, un verre d’eau fait amplement l’affaire.

Ariane

+ : Le premier point positif, c’est qu’entre nous, l’alcool c’est assez cher merci. J’ai tellement économisé à ne plus boire d’alcool, même si je n’étais pas une si grande buveuse que ça! Ensuite, comme j’ai dit plus haut, j’aime avoir des petits moments selfish avec moi-même, ça m’en prends pour décompresser de tout et des gens. Comme je n’ai pas voulu les abandonner, j’ai décidé de remplacer l’alcool par d’autres breuvages! Omg, il y a tellement de bonnes choses sur le marché! Eau infusée, vins sans alcool, moût de pommes, thé glacé de toutes sortes… de bien belles découvertes! Finalement, je sais pas pour vous, mais l’alcool, ce n’est jamais bien bon pour ma digestion (je sais, c’est un peu dégueu ,mais c’est ça pareille). J’ai vraiment mieux «feelé» côté santé pendant ces jours de jeun!

– : Chaque semaine, j’ai l’habitude de me détendre dans un bon bain chaud avec une coupe de vin, c’est mon petit moment me, myself and I. Ce fut assez difficile au départ de changer cette routine, qui m’aidait toujours à décompresser après une grosse semaine d’école. Un autre point négatif, c’est que c’était la St-Valentin, et comme je suis célibataire, j’aurais eu tendance à vouloir me gâter par un bon mousseux. Mais là aussi, j’ai du revoir mes plans!

Marie-Pier

+ : Un 28 jour sans alcool, à peine deux semaines passées et on se sent bien. Les soirées ont lieu quand même, sauf que le lendemain matin on a pas mal à la tête, ou on n’a pas envie de rester coucher! En plus, avec les petites soirées vient la fameuse question : comment revenons-nous? Chauffeur désigné? Pas de problème! Donnez-moi vos clés, je vais nous mener à bon port! Ce n’est pas si mal finalement, ce défi!

– : La seule petite chose, c’est la tentation. Les occasions sont abondantes dans ce mois de février! La St-Valentin, la fête de mon copain, un souper entre collègues, le Superbowl et j’en passe. Toutefois, ça reste une expérience intéressante et je ne regrette pas du tout de m’être embarquée avec l’équipe!

Monica

+ : Je trouve que je profite plus des soirées avec mes amies. Au resto, par exemple, j’ai conscience à 110% de tout ce qui se passe!

– : Je trouve cela difficile d’être justement une des seules qui ne boit rien, même pas un verre! Tu as presque l’impression de « manquer » quelque chose. Je ne me saoulerais pas de toute manière, mais juste un ou deux petits verres pour te mettre relaxe pis avoir du fun avec les autres, ça me manque un peu quand je sors en gang.

Frédérique

+ : Pour ma part, il n’y a aucun changement puisque je suis habituée à ne pas consommer beaucoup (2-3 fois par mois). Par contre, c’est agréable de pouvoir donner une raison aux personnes qui nous demandent pourquoi on n’en veux pas et aussi d’avoir une vague de soutien.

L’équipe «La Cerise ne boit pas » t’invite à t’implique toi aussi au Défi 28 jours sans alcool. Inscris-toi sur le site du défi et joins-toi à notre groupe. Parce que c’est en équipe que LaCerise.ca tient le coup!

Source : fondationjeanlapointe.org

C’est le retour du 28 jours sans alcool de la fondation Jean Lapointe. Ce défi a comme objectif de sensibiliser la population à la place qu’occupe l’alcool dans notre quotidien. Prendre une pause de boisson pendant le mois de février permet aux participants de refaire le plein d’énergie, mais également d’amasser des fonds pour une bonne cause.

Étant présentement au Cégep, les occasions de faire la fête se présentent assez souvent. J’ai donc décidé de changer mes habitudes et de me passer d’alcool pour les 28 prochains jours. J’ai constaté qu’il y a plusieurs avantages à participer au défi de la fondation Jean Lapointe. Je pense entre autre à l’économie d’argent, parce qu’on le sait, la boisson, ça coûte pas mal cher. De plus, le mois de sobriété aide le corps à évacuer toutes les traces de consommation d’alcool. Cela permet automatiquement d’avoir une vie plus saine. Le projet 28 jours sans alcool est également l’occasion de faire prendre conscience à nos proches de la place qu’a la toxicomanie dans nos vies. C’est le cas surtout chez les adolescents et les jeunes adultes.

Plusieurs membres de l’équipe de LaCerise.ca se joignent à moi pour relever le défi. C’est huit autres jeunes femmes qui diront non merci à l’alcool pendant tout le mois de février. Il s’agit de :

Lydia Dallaire

Alison Giguère

Anabelle St-Pierre

Ariane Tremblay

Camille Boutin

Frédérique Marcoux

Marie-Pier Lebrun

Monica Desbiens

Les journalistes de LaCerise.ca se réunissent, parce qu’ensemble, c’est plus facile de s’encourager et de tenir le coup. Ainsi, nous formons l’équipe «LaCerise ne boit pas» au sein du défi. Nous vous invitons à vous joindre au mouvement et à intégrer notre équipe. Il suivit de s’inscrire au defi28jours.com et de participer au défi d’équipe avec nous.

Restez à l’affût. Durant tout le mois de février, nos participantes documenteront leur périple et te proposeront plusieurs articles sur le sujet.

Source : weheartit.com