Allumée

Le 15 mars, une date à se rappeler. Des jeunes de partout dans le monde ont décidé de se mobiliser pour qu’un changement s’opère. Un changement pour notre planète. Des dizaines de milliers de personnes ont protesté dans les rues à la suite du message lancé par la jeune suédoise Greta Tunberg.  

 

 

Depuis le 8 octobre 2018, le monde entier a pu prendre conscience du rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC). Déduction rapide à la suite de ce large document de plusieurs centaines de pages: l’heure est grave pour la planète et le climat, même que le monde atteindra un point de non-retour en 2020 si rien ne change.

 

Les changements climatiques, sans aucun doute le sujet chaud (littéralement) dans le monde présentement, ne sont pas un mythe. L’entièreté de la population doit cesser de faire les autruches climatiques, car les jours sont comptés avant que la situation prenne une tournure encore plus dramatique. Ce réchauffement global, il ne faut pas le procrastiner (comme tout bon élève qui attend la veille de la remise pour commencer son travail). Non. C’est maintenant qu’il faut agir avant qu’il ne soit trop tard.

 

Pour ceux qui voient seulement des fourberies quand le sujet des changements climatiques est abordé, il est grand temps de remettre les pendules à l’heure et de vous ouvrir les yeux. En 2020, si aucune modification n’a lieu, des conséquences irréversibles vont empiéter sur la planète. Que cela soit la fonte des glaces ou encore la biodiversité qui sera perturbée, voire même détruite, les répercussions seront de taille. Seulement des mesures à la hauteur de l’enjeu pourront ralentir cette crise.

 

D’abord, petit « cours 101 » sur le fonctionnement du réchauffement climatique. Les classiques « GES », cordialement appelés gaz à effet de serre, sont les vedettes de la hausse globale de la température planétaire. Ce qu’il faut comprendre de ces émanations, c’est qu’à la base, elles ne sont pas néfastes. Le problème date de la révolution industrielle, grâce aux humains et leur capitalisme effréné, les émissions des GES ont augmenté de façon exponentielle. Cela engendre un débalancement de la couche d’ozone et par le fait même, plus de chaleur est absorbée sur la terre. Déduction, le monde est entré dans une boucle de rétroaction vicieuse et la quantité de GES dans l’atmosphère est en croissance fulgurante. Résultat, la température de la terre augmente globalement.

 

Dans ce cercle sournois, on retrouve entre autres une conséquence très néfaste soit celle de la fonte des glaces. Plusieurs grandes banquises, telles que l’Antarctique et le Groenland, perdent énormément de leur surface. Cette perte a pour effet d’augmenter le niveau des océans. Cela menace plusieurs populations qui verront (dans un futur proche) leur territoire disparaître. « La hausse du niveau des océans est vraiment un problème. Des îles et des pays se voient menacés et cela va créer des réfugiés climatiques », déclare la conseillère en changement climatique de l’organisme Équiterre, Geneviève Puskas.

 

Il faut aussi mentionner que la fonte des glaces a pour effet de changer la composition de l’eau. Elle devient plus acide, due à l’augmentation du carbone, et cela dérègle plusieurs spécimens. Notamment, on peut penser à la barrière de corail qui est en grand danger par la faute de ce phénomène. Cette répercussion n’est qu’une parmi tant d’autres qui est entraînée par les changements climatiques, et elle pourrait déstabiliser notre planète.

 

Ce ne sont pas seulement les océans qui sont menacés par le réchauffement global de la terre, la biodiversité au complet est à risque. Dans une étude datant de 2017 par Nature Climate Change, en 2100, la moitié de la population mondiale va être exposée à des canicules meurtrières contrairement à 30% aujourd’hui. Avec ces conséquences ravageuses, qu’est-ce qui va se passer ? Est-ce que c’est la loi du plus fort qui va embarquer ? Ceux qui ont les moyens vont se débrouiller et les autres vont être livrés à eux-mêmes ? Sans parler des espèces animales qui verront leur environnement être déstabilisé comme jamais… L’équilibre des espèces va être déstabilisé inéluctablement et il sera trop tard pour revenir en arrière. C’est un peu comme la théorie des rivets ; sur un bateau, tu peux enlever plusieurs boulons, mais quand c’est le boulon de trop qui est enlevé, tout est dévasté…

 

Le 15 mars, une date historique qui marquera le monde.

Le 15 mars, on décide qu’on veut du changement.

Le 15 mars, on a marché pour sauver notre planète. Celle qui nous accueille, nous tient en vie, nous fournit ses ressources.

Le 15 mars, on a manifesté.

Le 15 mars, c’est un premier pas vers le véritable changement. 

 

Crédit photo:

(1) Getty images / AFP / Martin Ouellet-Diotte

(2) BBC

Le 8 mars, on souligne quelque chose d’extrêmement important dans le monde.

Le 8 mars, on souligne les droits des femmes.

Le 8 mars, on se rappelle des grandes figures féministes ayant marqué l’humanité.

Le 8 mars, on se rappelle que même encore en 2019, on doit défendre nos droits.

 

Cette journée, officialisée en 1977 par l’ONU, met de l’avant la lutte pour les droits des femmes et rappelle que jamais nous ne devrions nous sous-estimer et nous laisser abattre par les inégalités par rapport aux hommes.

 

En tant que femmes, nous menons ce combat incessant, celui de devenir égale à 100%. Pas à 80%, pas à 90%, pas à 99%, mais bien à 100% égale.

 

Évidemment, nous avons fait énormément de chemin depuis un siècle. Les mouvements féministes prennent de l’expansion et maintenant, nos voix sont entendues.

 

Le 8 mars, on rappelle à tous que ce combat n’est pas terminé.

 

Encore aujourd’hui, des femmes reçoivent un salaire moins élevé que celui d’un homme qui effectue le même travail. Selon Statistique Canada, il y a peine quelques années, les femmes gagnaient environ 0,87$ pour chaque dollar gagné par un homme.

 

Selon un article d’Urbania, en matière d’égalité économique, l’Islande arrive au premier rang avec 87%. Même la première position n’obtient pas une équité parfaite.

 

Encore aujourd’hui des femmes reçoivent des traitements injustes.

Encore aujourd’hui, des femmes ne sont pas prises au sérieux pour leurs compétences.

 

Inaugurons le 8 mars fièrement. Par contre, on doit se rappeler que cette cause doit être militée tous les jours.

 

Soyons fières de ce que nous sommes, soyons fières d’être des femmes fortes se battant pour nos droits. Des droits que nous méritons entièrement.

 

Voici quelques phrases provenant de différentes femmes expliquant leur fierté d’être ce qu’elles sont.

 

Pourquoi suis-je fière d’être une femme?

 

Comme ça, sans réfléchir, je dirais pour mettre en lumière la diversité de la féminité. En réfléchissant plus, je dirais que je suis fière d’être une femme grâce à tous les exemples autour de moi de femmes qui se relèvent, qui se battent pour une cause ou même qui se battent pour élever les mentalités! Je suis fière d’être une femme et fière d’être moi.

– Jade, 15 ans

 

Je suis fière d’être une femme pour pouvoir un jour porter un enfant. Pour tout le chemin que la femme a parcouru jusqu’à aujourd’hui, et parcourra dans le futur. Pour sa persévérance. Pour sa personnalité assumée. Pour son grand cœur. Pour sa passion. Pour ne pas se considérer comme une victime, et continuer de se battre pour la cause du féministe.

– Delphine, 19 ans

 

Pour l’amour et l’entraide entre nous.

– Adèle, 19 ans

 

Je suis fière d’être une femme qui fonce dans la vie et qui n’a pas peur des inégalités femmes/hommes qui existent encore malheureusement en 2019.

– Audrey, 20 ans

 

D’avoir une sensibilité et une force qui s’harmonisent et de pouvoir les exprimer sans me faire juger.

-Marie-Clarisse, 19 ans

 

Ce qui me rend fière d’être une femme, c’est tout le chemin que nos ancêtres ont façonné. En passant du droit d’aller au travail à l’acquisition du droit de vote, tout ce qu’elles ont fait, pour les générations futures, a changé notre mode de vie, nous permettant aujourd’hui d’avoir accès à l’éducation et d’être sur le marché du travail. Ce qui me rend fière d’être femme, c’est la beauté de nos âmes et de nos corps, l’envie de crier et de se libérer de l’emprise de la société. C’est la solidarité féminine qui nous rend fortes, le girl power qui nous permettra, un jour, d’acquérir l’égalité entre tous. C’est toutes les personnes s’identifiant comme femme qui me rendent fière d’être une femme.

– Jeannick, 19 ans

 

Sur ces belles paroles, rappelons-nous que le 8 mars se déroule tous les jours, et qu’en continuant à lutter ainsi, nous réussirons à obtenir cette si belle égalité que nous méritons.

 

Soyons fières d’être des femmes.

 

Crédit photo: Jacques Azam

Encore aujourd’hui dans notre société « évoluée », plusieurs problèmes nous oppriment. Étant totalement pour l’égalité des sexes, je réalise que ce n’est pas tout le monde qui pense comme moi, que les hommes comme les femmes devraient pouvoir faire, penser et dire ce qui leur plait. Des activités, des couleurs, des genres de musiques et de films seront associés à un sexe en particulier.

 

Aussi cliché que cela puisse paraitre, à l’arrivée d’un nouveau-né, tout ce qui l’entoure sera rose si le bébé est une fille, mais si l’enfant est un petit garçon, le bleu sera la couleur à prioriser pour ses vêtements, sa chambre et ses jouets. Des simples couleurs peuvent alors avoir un impact sur la façon de penser de l’enfant qui, s’il est un petit garçon, ne voudra pas porter de vêtements roses pour ne pas s’habiller comme une fille. Je comprends mon coco, c’est sûr que ton enseignante de première année pourrait te confondre avec Juliette si tu portes du rose. C’est ce que la société te laisse penser.

 

Également, depuis que je suis toute petite, les préjugés fusent de partout quant à mon amour du hockey. J’ai toujours eu à me justifier, car le hockey, « c’est pour les gars ». Si j’aime le hockey, c’est parce que je veux que les gars s’intéressent à moi. Voyons, c’est connu que les filles n’ont aucune connaissance sportive. Encore la semaine dernière, j’ai vécu une situation qui m’a rendu inconfortable. Je suis allée à un match de hockey avec mon ami et le monsieur assis à côté de nous était très sympathique. Il s’intéressait aux connaissances de mon ami, il lui parlait de telle et de telle équipe, lui demandait ce qu’il pensait de la saison de hockey de l’équipe local, mais m’a-t-il une seule fois demandé ce que moi j’en pensais? Non. Sans donner des intentions à un homme que je ne connais pas, il a dû s’imaginer que je n’y connaissais rien et que j’accompagnais mon ami par gentillesse.

 

Cependant, il n’y a pas que les filles qui vivent l’influence des doubles standards. Mon cousin a neuf ans, il joue au hockey, au baseball, fait du skate, joue de la batterie et écoute des films d’amour. Si tu demandes à mon cousin quel est son film préféré, il va probablement te répondre que c’est un film de Nicolas Sparks sans aucune gêne, car il est jeune. Il ne réalise pas encore que selon la société, les films d’amour, « c’est pour les filles ». Mon cousin assume totalement son amour pour les films de filles parce qu’il a neuf ans, est innocent et qu’il fait ce qu’il lui plait. J’ai peur qu’en grandissant, il perde toute cette authenticité. J’ai peur qu’il n’assume plus ses goûts et qu’il se cache par peur du jugement des autres.

 

Alors pour les générations futures, arrêtons d’associer des choses à un sexe. Arrêtons de parler du hockey comme d’un sport de gars et arrêtons de dire que les films d’amour sont des films de filles.

 

Les doubles standards, c’est terminé.

 

L’industrie du court-métrage québécois a lancé un cri de joie en janvier. Fauve, du réalisateur Jérémy Comte et Marguerite, de Marianne Farley faisaient partie des courts-métrages qui couraient la chance d’être honorés aux Oscars du 24 février dernier. C’est toutefois « Skin » qui s’est vu décerné l’Oscar du meilleur court métrage de fiction lors de la 91e cérémonie des Oscars.

 

Ainsi, deux courts-métrages sur les cinq finalistes étaient Québécois, permettant de faire rayonner la province sur la scène internationale.

 

Que pouvait-il y avoir de mieux? Les deux productions sont disponibles et gratuites (légalement) sur le web. Fauve se retrouve sur Vimeo et Marguerite sur Tou.TV. C’est pourquoi je vous invite à vous asseoir 30 minutes pour visionner ces chefs-d’œuvre qui méritent notre attention.

 

D’abord, Fauve présente l’histoire crue de deux jeunes garçons qui se livrent à un jeu dangereux dans une mine à ciel ouvert. Le réalisateur a choisi d’exploiter les thèmes du passage de l’enfance à l’adolescence et de la fin brutale de l’innocence. Il a puisé son inspiration dans un rêve d’enfance qu’il faisait fréquemment.

 

Le récit ne manque toutefois pas de réalisme, alors que Jérémy Comte a fait appel à des acteurs non professionnels, effectuant des auditions dans des écoles pour trouver les garçons qui incarneraient les personnages principaux du court-métrage. Il est difficile d’en dire davantage sur l’histoire de Fauve sans en dévoiler son élément déclencheur qui vous laissera sans voix.

 

La réalisatrice Marianne Farley offre plutôt une histoire touchante d’une grande douceur avec Marguerite. On y découvre le récit d’une octogénaire (incarnée par Béatrice Picard) qui se lie d’amitié avec l’infirmière (interprétée par Sandrine Bisson) qui lui donne des soins à domicile. La vieille dame replonge dans son passé et porte un regard nouveau sur l’homosexualité.

 

Marianne Farley a eu l’idée de ce scénario par sa propre réflexion sur le fait que sa grand-mère n’a pas eu les mêmes choix qu’elle quant au déroulement de sa vie. Elle a affirmé dans une entrevue pour Radio-Canada que les femmes des années 1930 devaient se marier et servir leur époux, alors qu’un autre monde de possibilités s’est ouvert aux femmes de sa génération, ce qu’elle explore au sein de ce court-métrage.

 

Les deux courts-métrages distribués par Jean-Christophe J. Lamontagne au sein de la compagnie H264 présentent des histoires bien ficelées et percutantes qui vous marqueront assurément.

 

Devant autant de talent, nous ne pouvons qu’espérer que ces réalisations reçoivent de prestigieux prix à l’avenir et permettront de démocratiser le genre du court-métrage, qui regorge de perles cinématographiques.

 

Pour voir Fauve : https://vimeo.com/293033666?fbclid=IwAR2PQs9Tycq8iYmsPTYw4zHFHYFWhPVfVupTNzrowx92iBLT9lCosaPtaPk

Pour voir Marguerite : https://ici.tou.tv/marguerite

 

Crédit photo: H264 distribution cinéma

Je suis la première à sacrer dès que le moindre petit flocon tombe du ciel. Je suis la première à vouloir partir au chaud pour la presque totalité de l’hiver dès que la température descend sous -10°C. Cependant, j’ai vu des articles un peu partout depuis le début de l’hiver qui m’ont fait regretter de me plaindre. Des itinérants se font amputer à la suite des vagues de froids qui se sont abattues sur le Québec cette année.

Bien que la population Montréalaise s’ouvre de plus en plus les yeux face aux problèmes que vivent les itinérants par temps froid, certaines personnes insensibles ne comprennent toujours pas la gravité de la situation. Sous un article du Journal de Montréal mentionnant des engelures et des amputations d’orteils chez les itinérants, je suis tombé sur le commentaire d’un homme qui m’a plus que déstabilisé.

 

« Pourtant il n’a pas fait si froid que ça, si on compare aux derniers hivers. », furent les mots de l’homme. Lorsque j’ai lu ceci je me suis demandé comment une personne pouvait justifier de tels propos. Le cas des itinérants étant un problème très grave, comment une personne peut-elle penser que de telles paroles peuvent être de mise?

 

Certains itinérants n’ayant pas encore trouvé de refuge passent leurs nuits à l’extérieur. Alors que dormir dans le froid glacial n’est certainement pas la situation idéale, plusieurs refuges ont, bien que tardivement, ouvert leurs portes. Puisque les ressources d’hébergement d’urgence ne peuvent accueillir plus d’itinérants, l’hôpital Royal-Victoria de Montréal offrent maintenant, depuis le 15 janvier, 80 lits pour les itinérants.

 

La responsable du dossier de l’itinérance à la Ville de Montréal, Rosannie Filato avance que certains des centres d’accueil débordent. Là est donc toute l’importance des 80 lits en plus à la disposition des itinérants dans l’hôpital Royal-Victoria. Là est aussi l’importance de ne pas prendre la situation des itinérants à la légère, surtout en se rappelant des cas de décès comme celui d’un itinérant de Rimouski qui est décédé, seul, dans son triste appartement, en 2015, alors que le froid s’abattait sur la ville. Je me souviens que lorsque je croisais cet homme, il ne demandait que quelques dollars pour pouvoir s’acheter un café.

 

Il faut donc prendre soin des centaines d’itinérants qui sont malheureusement dans la rue pendant ce rude hiver, car un simple geste peut parfois changer la vie d’une personne et peut-être même la sauver.

 

Chères générations antérieures,

 

J’aimerais avoir la chance d’élever mes enfants comme vous l’avez fait. Voir leurs petits visages au milieu de feuilles d’arbre en plein mois d’octobre. Aller à plage nager dans l’eau glaciale du fleuve St-Laurent. Ou encore construire un simple bonhomme de neige lors de la première neige de novembre.

 

J’appelle ça une chance, parce qu’en 2019, la planète est branchée sur un respirateur artificiel.

 

« Vous ne vous mettez pas dans la même situation si vous avez une bronchite que si vous avez un cancer en phase de métastase. Et la planète est dans une situation de cancer très avancé. »

– Nicolas Hulot, ex-ministre français de la Transition écologique et solidaire, à l’émission spéciale Minuit moins une pour la planète de Radio-Canada.

 

Dans votre temps (je ne vous rajeuni pas…), la santé de la planète, on en avait rien à faire. Bon, on savait ce qu’était la pollution, mais est-ce qu’on y accordait une grande importance? Non, parce que si vous aviez su que la pollution dégrade l’environnement de façon durable, je suis convaincue que vous auriez agi.

 

Je n’ai pas envie de passer mes vacances à l’intérieur à l’air climatisé parce qu’il fait trop chaud dehors. J’ai envie d’aller faire du camping et de manger des guimauves sur le feu de camp. Je veux aller à la plage avec mes enfants. Et surtout, je veux aller prendre des marches, faire du vélo ou encore courir à l’extérieur en humant l’odeur de la nature dans mes narines.

 

Vous vous dites sûrement: « Ça, c’est avoir de l’ambition! ».

 

Vous voyez, ce sont de toutes petites choses bien simples. Futiles. Mais, avec le réchauffement climatique, elles sont toutes menacées, et deviendront bientôt des activités rares.

 

En 2019, on le sait et c’est prouvé. Le réchauffement climatique menace notre planète.

 

Depuis que je suis toute jeune qu’on me rappelle à quel point c’est important de récupérer, que c’est important de jeter mes déchets à la poubelle, que c’est important de protéger ma belle planète. Pourtant, ce n’est jamais l’exemple qu’on m’a donné. Et je ne peux pas dire que je n’ai jamais contribué à la pollution!

 

Je comprend aujourd’hui. Vous avez fait des erreurs, des erreurs très graves, et nous aussi. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’on le réalise.

 

Mais le message n’est-il pas assez clair? N’est-il pas temps d’agir? D’agir pour vrai, en prenant des actions concrètes. On a pleins d’exemple autour de nous: la ville verte de l’Europe Oslo, et il y en a d’autre.

 

Est-ce qu’on a envie que les générations futures aient à vivre dans un monde où les catastrophes climatiques sont fréquentes? Tornades, inondations, sécheresses, verglas, tempêtes hivernales…

 

Peut-être qu’on est prêt au Québec pour une deuxième « Révolution Tranquille », mais je l’appellerais plutôt la « Révolution, pis ça presse ».

Chaque jour, des atrocités ignobles se produisent dans notre monde. Que ce soit de près ou de loin, chaque jour des gens sont brimés. Leurs droits se voient complètement détruits par des personnes se donnant le pouvoir de briser des vies. De notre côté, qu’est-ce qu’on fait ? Les autruches. On plante notre tête dans la sable, parce que c’est plus facile ne pas prendre conscience des horreurs qui hantent notre planète.

 

Parfois, on se doit d’être choqué pour réaliser que tous les individus ne possèdent pas les mêmes chances.

 

Le 6 février dernier se déroulait la journée mondiale contre la lutte des Mutilations Génitales Féminines. Ces pratiques, complètement horripilantes et malheureusement fréquentes, annihilent les droits des femmes. Leurs corps deviennent lésés par ce culte de domination inhumain. Depuis longtemps, on considère ce « rite de passage » dépassé comme une violation des droits des femmes. Selon le UNFA (United Nations Population Fund), plus de 200 millions de femmes vivantes ont subi de la mutilation génitale. Plusieurs millions d’autres sont présentement à risque. Une prise de conscience universelle devient nécessaire pour contrer ces tortures révoltantes.

 

Le média Dysturb cherche à sensibiliser la population à des problématiques mondiales. Il utilise une initiative bien unique pour faire passer des messages choquants ; les rues. En collaboration avec le UNFPA, une campagne a eu lieu dans les rues de New-York pour exposer le problème de la mutilation génitale féminine. On pouvait apercevoir plusieurs photos affichées dans les rues présentant les conditions difficiles et injustes de ces femmes mutilées.

 

Cette initiative de Dysturb s’ajoute comme un nouveau volet de leur campagne #WomenMatter, active depuis environ deux ans. Cette dernière vise à dénoncer la violence envers les femmes et à encourager des changements.

 

On se doit d’être disturb dans notre quotidien. Du confort de notre salon, on peut trouver la vie bien simple, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Les initiatives comme celles entreprises par #Dysturb peuvent changer bien des mentalités. Serrons-nous les coudes un peu pour tenter de faire progresser les choses. Et le premier pas à ce changement, c’est la prise de conscience. Dysturb a réussi à conscientiser les gens avec brio.

 

Pour en savoir plus sur le média, on peut consulter son site internet. Des informations très enrichissantes sont disponibles pour en apprendre davantage sur leurs activités et les causes défendues. Ça vaut le détour. http://www.dysturb.com

 

Quelques informations supplémentaires sur les FGM (female genital mutilation) : présentement, plusieurs mesures visent à éliminer les FGM. Ces pratiques amènent des répercussions désastreuses chez les femmes (infections, bris de tissus, problèmes de santé, douleurs extrêmes). L’UNFA travaille en collaboration avec l’UNICEF afin de prévenir et d’irradier les FGM dans 17 pays d’Afrique.

 

#WomenMatter #Dysturb

 

Texte en-dessous de la photo : Texte provenant du site http://www.dysturb.com/journal/2019/1/30/endfgm. La province Pattani en Thaïlande, le 15 mars 2015. Les thaïlandaises marchent près de la Mosquée centrale de Pattani. Les femmes de la région sont encouragées à faire « exciser » leurs filles en pensant que cela va contrôler leurs pulsions sexuelles durant leur vie d’adulte et que cela va les rendre « propre ». Crédit de la photo : Lillian Suwanrumpha

Que ce soit pour libérer des prisonniers d’opinion ou faire avancer des causes sociales primordiales, vos mots ont du pouvoir. Comment ? En participant à la campagne des cartes de souhaits d’Amnistie internationale, qui a lieu chaque année.

 

En effet, la campagne de l’organisation Amnistie internationale propose une action fort simple : envoyer des messages de soutien à des défenseurs des droits de la personne partout sur la planète. Cette action vise à humaniser les prisonniers d’opinion auprès de leurs geôliers (entrainant une diminution ou une abolition de la torture du prisonnier, dans certains cas), à libérer des activistes injustement emprisonnés ou à attirer l’attention des gouvernements afin de faire avancer de nombreuses causes. La campagne des cartes de souhaits se déroulant partout sur la planète, vous pouvez imaginer le nombre de messages reçus par chacune des personnes soutenues par Amnistie !

 

Mais justement, qui sont-elles ? Chaque année, l’organisme à but non lucratif cible des personnes ayant un besoin d’aide criant, comme tous les autres moyens mis en place n’ont pu améliorer leur situation. Toutefois, les activistes ciblés lors de la campagne de 2019 possédaient une caractéristique bien particulière : elles étaient toutes des femmes. Ainsi, vous pouviez envoyer vos mots d’encouragement à dix femmes, originaires de l’Égypte au Brésil.

 

Par exemple, vous auriez pu contribuer à la libération d’Atena Daemi. Cette jeune femme qui a effectué des actions pacifiques visant l’abolition de la peine de mort en Iran s’est vu imposer un procès de 15 minutes. Cette procédure l’a condamnée à une peine de sept ans de prison, qu’elle purge actuellement. En raison des mauvais traitements qu’elle subit, son état de santé se détériore rapidement. Il est donc nécessaire que la communauté internationale mette en place des efforts virulents pour obtenir sa libération.

 

Mais est-ce que de petits bouts de papier parviennent réellement à des objectifs aussi ambitieux ? La réponse est oui ! Cette campagne entraine 75% de résultats positifs. Concrètement, c’est 124 personnes sur les 161 visées par la campagne des cartes de vœux qui ont été libérées entre 2000 et 2018.

 

Comment agir ? À chaque année, il est possible pour vous de participer à un marathon d’écriture organisé près de chez vous, ou encore, d’en mettre un sur pied vous-même dans votre milieu ! Vous pouvez également écrire des cartes de souhaits à l’échelle individuelle, dans le confort de votre maison, sans participer à un événement organisé.

 

Alors, qu’attendez-vous pour donner un pouvoir concret à vos mots ? Moi, j’empoigne mon crayon !

 

Il est également possible de vous impliquer d’autres manières : dons, formations, campagnes diverses tout au long de l’année, etc. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site d’Amnistie internationale au https://www.amnistie.ca.

Crédit photo: Amnistie internationale

 

Hair Love par l’ancien joueur de la NFL, Matthew A. Cherry est un court métrage animé de cinq minutes mettant en lumière les relations père-fille, la diversité capillaire et l’estime de soi.

 

L’action prend part à travers un père américano-africain (Stephen), sa fille (Zuri) et ses cheveux. Alors que sa femme n’est pas disponible à la veille d’un événement, Stephen doit coiffer la chevelure de la petite Zuri (ou plutôt la dompter) puisque la tignasse ne se laissera pas faire facilement.

 

L’idée est venue au réalisateur après avoir visionné plusieurs vidéos mettant en lumière des pères en interaction avec leur fille. Celui-ci avait remarqué par le passé une sous-représentation des gens de couleur dans l’industrie du dessin animé. Ses objectifs étaient de remédier à la situation en promouvant la diversité culturelle, les cheveux au naturel et la confiance en soi. Pour s’y faire, M. Cherry a lancé une campagne sur Internet afin d’amasser des fonds. Ses intentions ont été applaudies par le public, puisque près de 5000 personnes y ont contribué pour une somme totale de 284 058 $.

 

Aujourd’hui, plusieurs personnes de renom dans l’industrie se sont jointes à la production du court-métrage. Le film sera aussi adapté en livre pour l’année 2019.

 

Sur une note plus éditoriale…

Bien que je n’aie pas la peau noire, j’ai ce que j’appelle affectueusement « ma touffe » et celle-ci fait jaser depuis mon plus jeune âge. Ayant les cheveux épais et frisés, j’ai longtemps eu du mal à me reconnaitre dans les tendances et à les accepter. Je me rappelle avoir dû me faire coiffer par mon père, à notre grand désespoir, mais j’en garde aujourd’hui des souvenirs cocasses.

Maintenant, je reconnais que ma touffe fait partie de moi et me démarque des autres. J’aurais moi-même aimé avoir été en contact avec de telles images pour en venir à cette conclusion plus tôt. Je trouve formidable que des jeunes filles puissent se voir dans un tel personnage et ainsi s’accepter comme elles sont.

 

 Je lève mon chapeau à ce projet.