Allumée

Chères générations antérieures,

 

J’aimerais avoir la chance d’élever mes enfants comme vous l’avez fait. Voir leurs petits visages au milieu de feuilles d’arbre en plein mois d’octobre. Aller à plage nager dans l’eau glaciale du fleuve St-Laurent. Ou encore construire un simple bonhomme de neige lors de la première neige de novembre.

 

J’appelle ça une chance, parce qu’en 2019, la planète est branchée sur un respirateur artificiel.

 

« Vous ne vous mettez pas dans la même situation si vous avez une bronchite que si vous avez un cancer en phase de métastase. Et la planète est dans une situation de cancer très avancé. »

– Nicolas Hulot, ex-ministre français de la Transition écologique et solidaire, à l’émission spéciale Minuit moins une pour la planète de Radio-Canada.

 

Dans votre temps (je ne vous rajeuni pas…), la santé de la planète, on en avait rien à faire. Bon, on savait ce qu’était la pollution, mais est-ce qu’on y accordait une grande importance? Non, parce que si vous aviez su que la pollution dégrade l’environnement de façon durable, je suis convaincue que vous auriez agi.

 

Je n’ai pas envie de passer mes vacances à l’intérieur à l’air climatisé parce qu’il fait trop chaud dehors. J’ai envie d’aller faire du camping et de manger des guimauves sur le feu de camp. Je veux aller à la plage avec mes enfants. Et surtout, je veux aller prendre des marches, faire du vélo ou encore courir à l’extérieur en humant l’odeur de la nature dans mes narines.

 

Vous vous dites sûrement: « Ça, c’est avoir de l’ambition! ».

 

Vous voyez, ce sont de toutes petites choses bien simples. Futiles. Mais, avec le réchauffement climatique, elles sont toutes menacées, et deviendront bientôt des activités rares.

 

En 2019, on le sait et c’est prouvé. Le réchauffement climatique menace notre planète.

 

Depuis que je suis toute jeune qu’on me rappelle à quel point c’est important de récupérer, que c’est important de jeter mes déchets à la poubelle, que c’est important de protéger ma belle planète. Pourtant, ce n’est jamais l’exemple qu’on m’a donné. Et je ne peux pas dire que je n’ai jamais contribué à la pollution!

 

Je comprend aujourd’hui. Vous avez fait des erreurs, des erreurs très graves, et nous aussi. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’on le réalise.

 

Mais le message n’est-il pas assez clair? N’est-il pas temps d’agir? D’agir pour vrai, en prenant des actions concrètes. On a pleins d’exemple autour de nous: la ville verte de l’Europe Oslo, et il y en a d’autre.

 

Est-ce qu’on a envie que les générations futures aient à vivre dans un monde où les catastrophes climatiques sont fréquentes? Tornades, inondations, sécheresses, verglas, tempêtes hivernales…

 

Peut-être qu’on est prêt au Québec pour une deuxième « Révolution Tranquille », mais je l’appellerais plutôt la « Révolution, pis ça presse ».

Chaque jour, des atrocités ignobles se produisent dans notre monde. Que ce soit de près ou de loin, chaque jour des gens sont brimés. Leurs droits se voient complètement détruits par des personnes se donnant le pouvoir de briser des vies. De notre côté, qu’est-ce qu’on fait ? Les autruches. On plante notre tête dans la sable, parce que c’est plus facile ne pas prendre conscience des horreurs qui hantent notre planète.

 

Parfois, on se doit d’être choqué pour réaliser que tous les individus ne possèdent pas les mêmes chances.

 

Le 6 février dernier se déroulait la journée mondiale contre la lutte des Mutilations Génitales Féminines. Ces pratiques, complètement horripilantes et malheureusement fréquentes, annihilent les droits des femmes. Leurs corps deviennent lésés par ce culte de domination inhumain. Depuis longtemps, on considère ce « rite de passage » dépassé comme une violation des droits des femmes. Selon le UNFA (United Nations Population Fund), plus de 200 millions de femmes vivantes ont subi de la mutilation génitale. Plusieurs millions d’autres sont présentement à risque. Une prise de conscience universelle devient nécessaire pour contrer ces tortures révoltantes.

 

Le média Dysturb cherche à sensibiliser la population à des problématiques mondiales. Il utilise une initiative bien unique pour faire passer des messages choquants ; les rues. En collaboration avec le UNFPA, une campagne a eu lieu dans les rues de New-York pour exposer le problème de la mutilation génitale féminine. On pouvait apercevoir plusieurs photos affichées dans les rues présentant les conditions difficiles et injustes de ces femmes mutilées.

 

Cette initiative de Dysturb s’ajoute comme un nouveau volet de leur campagne #WomenMatter, active depuis environ deux ans. Cette dernière vise à dénoncer la violence envers les femmes et à encourager des changements.

 

On se doit d’être disturb dans notre quotidien. Du confort de notre salon, on peut trouver la vie bien simple, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Les initiatives comme celles entreprises par #Dysturb peuvent changer bien des mentalités. Serrons-nous les coudes un peu pour tenter de faire progresser les choses. Et le premier pas à ce changement, c’est la prise de conscience. Dysturb a réussi à conscientiser les gens avec brio.

 

Pour en savoir plus sur le média, on peut consulter son site internet. Des informations très enrichissantes sont disponibles pour en apprendre davantage sur leurs activités et les causes défendues. Ça vaut le détour. http://www.dysturb.com

 

Quelques informations supplémentaires sur les FGM (female genital mutilation) : présentement, plusieurs mesures visent à éliminer les FGM. Ces pratiques amènent des répercussions désastreuses chez les femmes (infections, bris de tissus, problèmes de santé, douleurs extrêmes). L’UNFA travaille en collaboration avec l’UNICEF afin de prévenir et d’irradier les FGM dans 17 pays d’Afrique.

 

#WomenMatter #Dysturb

 

Texte en-dessous de la photo : Texte provenant du site http://www.dysturb.com/journal/2019/1/30/endfgm. La province Pattani en Thaïlande, le 15 mars 2015. Les thaïlandaises marchent près de la Mosquée centrale de Pattani. Les femmes de la région sont encouragées à faire « exciser » leurs filles en pensant que cela va contrôler leurs pulsions sexuelles durant leur vie d’adulte et que cela va les rendre « propre ». Crédit de la photo : Lillian Suwanrumpha

Que ce soit pour libérer des prisonniers d’opinion ou faire avancer des causes sociales primordiales, vos mots ont du pouvoir. Comment ? En participant à la campagne des cartes de souhaits d’Amnistie internationale, qui a lieu chaque année.

 

En effet, la campagne de l’organisation Amnistie internationale propose une action fort simple : envoyer des messages de soutien à des défenseurs des droits de la personne partout sur la planète. Cette action vise à humaniser les prisonniers d’opinion auprès de leurs geôliers (entrainant une diminution ou une abolition de la torture du prisonnier, dans certains cas), à libérer des activistes injustement emprisonnés ou à attirer l’attention des gouvernements afin de faire avancer de nombreuses causes. La campagne des cartes de souhaits se déroulant partout sur la planète, vous pouvez imaginer le nombre de messages reçus par chacune des personnes soutenues par Amnistie !

 

Mais justement, qui sont-elles ? Chaque année, l’organisme à but non lucratif cible des personnes ayant un besoin d’aide criant, comme tous les autres moyens mis en place n’ont pu améliorer leur situation. Toutefois, les activistes ciblés lors de la campagne de 2019 possédaient une caractéristique bien particulière : elles étaient toutes des femmes. Ainsi, vous pouviez envoyer vos mots d’encouragement à dix femmes, originaires de l’Égypte au Brésil.

 

Par exemple, vous auriez pu contribuer à la libération d’Atena Daemi. Cette jeune femme qui a effectué des actions pacifiques visant l’abolition de la peine de mort en Iran s’est vu imposer un procès de 15 minutes. Cette procédure l’a condamnée à une peine de sept ans de prison, qu’elle purge actuellement. En raison des mauvais traitements qu’elle subit, son état de santé se détériore rapidement. Il est donc nécessaire que la communauté internationale mette en place des efforts virulents pour obtenir sa libération.

 

Mais est-ce que de petits bouts de papier parviennent réellement à des objectifs aussi ambitieux ? La réponse est oui ! Cette campagne entraine 75% de résultats positifs. Concrètement, c’est 124 personnes sur les 161 visées par la campagne des cartes de vœux qui ont été libérées entre 2000 et 2018.

 

Comment agir ? À chaque année, il est possible pour vous de participer à un marathon d’écriture organisé près de chez vous, ou encore, d’en mettre un sur pied vous-même dans votre milieu ! Vous pouvez également écrire des cartes de souhaits à l’échelle individuelle, dans le confort de votre maison, sans participer à un événement organisé.

 

Alors, qu’attendez-vous pour donner un pouvoir concret à vos mots ? Moi, j’empoigne mon crayon !

 

Il est également possible de vous impliquer d’autres manières : dons, formations, campagnes diverses tout au long de l’année, etc. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site d’Amnistie internationale au https://www.amnistie.ca.

Crédit photo: Amnistie internationale

 

Hair Love par l’ancien joueur de la NFL, Matthew A. Cherry est un court métrage animé de cinq minutes mettant en lumière les relations père-fille, la diversité capillaire et l’estime de soi.

 

L’action prend part à travers un père américano-africain (Stephen), sa fille (Zuri) et ses cheveux. Alors que sa femme n’est pas disponible à la veille d’un événement, Stephen doit coiffer la chevelure de la petite Zuri (ou plutôt la dompter) puisque la tignasse ne se laissera pas faire facilement.

 

L’idée est venue au réalisateur après avoir visionné plusieurs vidéos mettant en lumière des pères en interaction avec leur fille. Celui-ci avait remarqué par le passé une sous-représentation des gens de couleur dans l’industrie du dessin animé. Ses objectifs étaient de remédier à la situation en promouvant la diversité culturelle, les cheveux au naturel et la confiance en soi. Pour s’y faire, M. Cherry a lancé une campagne sur Internet afin d’amasser des fonds. Ses intentions ont été applaudies par le public, puisque près de 5000 personnes y ont contribué pour une somme totale de 284 058 $.

 

Aujourd’hui, plusieurs personnes de renom dans l’industrie se sont jointes à la production du court-métrage. Le film sera aussi adapté en livre pour l’année 2019.

 

Sur une note plus éditoriale…

Bien que je n’aie pas la peau noire, j’ai ce que j’appelle affectueusement « ma touffe » et celle-ci fait jaser depuis mon plus jeune âge. Ayant les cheveux épais et frisés, j’ai longtemps eu du mal à me reconnaitre dans les tendances et à les accepter. Je me rappelle avoir dû me faire coiffer par mon père, à notre grand désespoir, mais j’en garde aujourd’hui des souvenirs cocasses.

Maintenant, je reconnais que ma touffe fait partie de moi et me démarque des autres. J’aurais moi-même aimé avoir été en contact avec de telles images pour en venir à cette conclusion plus tôt. Je trouve formidable que des jeunes filles puissent se voir dans un tel personnage et ainsi s’accepter comme elles sont.

 

 Je lève mon chapeau à ce projet. 

 

Le congé de Noël a été pour moi l’occasion parfaite de rattraper le temps perdu avec mon cher ami Netflix. J’ai été comblée, car plusieurs films venaient tout juste d’être ajoutés sur la plateforme. Un parmi eux m’a particulièrement intrigué et j’ai nommé Bird Box. Production originale de Netflix et réalisé par Susanne Bier, le film met en vedette Sandra Bullock dans un monde post-apocalyptique. En fait, une créature non-identifiée s’éprend de ceux qui la regardent. Cette « chose » possède le pouvoir d’illustrer la peur à quiconque ayant la malchance de la voir. Cette vision devient tellement effrayante que la seule option possible est le suicide.

 

Pour la suite, attention, « SPOILER ALERT ».

 

Ce qui devient intéressant avec l’histoire, c’est que l’humanité se voit dépourvu d’un sens, la vision. Les personnages doivent donc s’adapter à ce nouveau fléau qui touche la planète. Ils s’équipent de bandeaux couvrant les yeux pour se protéger contre cette menace destructrice. Cela me fait penser à la sélection naturelle. Ceux qui ne peuvent s’adapter ne survivent pas. Cette histoire apocalyptique m’a rappelé le film A Quiet Place dans lequel des créatures attaquent les humains quand ils détectent du bruit. Dans ce scénario, c’est le silence qui doit régner pour s’en sortir vivant.

 

D’un côté un peu plus critique, je trouve l’idée de base du film excellente. Par contre, plusieurs aspects font que l’histoire devient plus ou moins réaliste. La péripétie principale met en vedette Malorie (Sandra Bullock) qui doit traverser une rivière pendant quelques jours avec ses deux jeunes enfants pour se rendre à un refuge. Tout cela, les yeux bandés. Personnellement, je pense que 48 heures dans une rivière et des rapides, les yeux complètements couverts, c’est assez surhumain. Surtout accompagné de deux jeunes enfants qui ne voient rien eux non plus.

 

Après ce long périple, Malorie et ses deux enfants arrivent avec quelques (voire peu) d’accrocs au refuge. Bien franchement, comment est-ce possible que, dans une vaste forêt, ils arrivent pile devant la porte du repaire sans regarder? Pour moi, cela ne semble pas vraisemblable.

 

Outre ces petites critiques pointilleuses, j’ai particulièrement apprécié la fin. Une fois au refuge, on réalise que ce dernier est dirigé par des aveugles. Ce que j’ai trouvé intéressant : les personnes aveugles sont souvent jugés comme étant munis d’un handicap, or dans le contexte du film, ils ont l’avantage sur tout le monde.

 

Un challenge assez déstabilisant

Ce que j’ai trouvé dommage à la suite de la sortie de Bird Box : le fameux « Bird Box Challenge ». Le but consiste à reprendre le concept de film. Les personnes se bandent les yeux et essayent de se promener et de s’adapter. À ne pas reproduire à la maison!

 

Netflix a d’ailleurs adressé la situation sur Twitter au début du mois de janvier.

 

Donc, je vous recommande grandement le film Bird Box (mais s’il vous plaît, n’utilisez pas ce concept pour vous blesser) !

 

Un sujet alarmant sur Instagram

Tout comme moi, vous avez probablement vu passer une vidéo percutante présentant des rhinocéros sur Instagram. Pratiquement tout le monde partageait la vidéo dans leur story, tous semblaient bien préoccupés par la situation de ces animaux. Cependant, maintenant que le buzz est passé, les rhinocéros abattus pour leurs cornes souffrent toujours.

 

En Afrique, les braconniers ont tué plus d’un millier de rhinocéros pour leurs cornes en six ans. Leurs cornes sont utilisées dans la médecine asiatique et valent plus cher que l’or. C’est dans cette mesure que la contrebande des cornes de rhinocéros a fait sont apparition il y a de cela quelques années. Les braconniers vendent ces cornes, souvent arrachées de leur corps à l’aide de tronçonneuses, aux Asiatiques. Ces derniers croient que le mélange d’eau et de cornes de rhinocéros forme une mixture qui s’agirait d’un remède à plusieurs maladies. Malgré l’absence de recherches scientifiques montrant des résultats concluants d’un tel effet, une corne d’environ 3,5 kilogramme se vend jusqu’à 360 000 $ au marché noir. Voilà pour les braconniers une « bonne raison » de faire souffrir les rhinocéros d’Afrique.

 

 

Les seuls moyens trouvés pour protéger ces animaux des braconniers sont efficaces, mais aussi perturbateurs pour les rhinocéros. Les bêtes seront tranquillisées et évacuées de leur habitat vers un endroit plus sûr. Que ce soit dans une zone protégée ou encore dans un zoo, l’animal sera extrait de tout ce qu’il connait vers un endroit « sans danger » pour le protéger. Entre autres, des vétérinaires vont aussi intentionnellement enlever les cornes des rhinocéros toujours en vie afin d’éloigner les braconniers. Pourquoi faire exactement la même chose que ce que nous déplorons? 

 

En faisant l’intervention chirurgicale dans de bonnes conditions, les vétérinaires permettent aux rhinocéros de vivre plus longtemps. Leurs cornes repousseront dans les deux années qui suivent et les braconniers ne verront aucun avantage à blesser l’animal.

 

Après toutes ces informations, j’ai, comme à mon habitude, un message à passer. Continuez de partager ce genre de vidéos. Continuez, mais informez-vous. Éduquez votre entourage par rapport à toutes ces atrocités. C’est en se mobilisant que nous feront un changement, mais surtout, en étant totalement en connaissance de cause.

 

Ne faites pas que partager pour avoir bonne conscience. Tentez d’informer. Tentez le changement.

 

Crédit photo: Jason Florio, Smithsonian Magazine 2018 (1). National Geographic (2).

Des troubles du sommeil, une détérioration de l’estime de soi, la création d’une dépendance : ces effets liés à une trop grande utilisation des réseaux sociaux, nous les entendons régulièrement. À la suite de la contemplation des comptes Instagram, Facebook ou Twitter de personnalités parfaites et de leurs corps qui le sont tout autant, plusieurs ressentent de la pression quant à leur propre vie suite au temps passé sur les réseaux sociaux. Devant les nombreux impacts négatifs de ces plateformes web, nous pouvons nous questionner concernant leur raison d’être. Mais, une récente découverte m’a redonné espoir en le bien-fondé des celles-ci.

 

Lors d’une récente navigation sur Instagram, j’ai pris connaissance du compte Les Folies passagères, qui se décline d’ailleurs également sur Facebook. Cette page présente l’œuvre de Maude Bergeron, artiste et militante féministe. Elle publie ainsi sur cette plateforme, depuis 2016, ses œuvres abordant de nombreux enjeux de société, tels que la diversité corporelle, le féminisme et la santé mentale. Ses publications sont accompagnées de textes magnifiquement écrits. Ils traitent avec exactitude et éloquence de ces sujets controversés, parfois trop absents des réseaux sociaux.

 

Effectivement, sachant qu’une personne sur cinq souffrira d’une maladie mentale au cours de sa vie, je crois des plus pertinents que Maude Bergeron brise les tabous entourant ce sujet. Elle énonce l’importance de soutenir toutes personnes souffrant d’un trouble de santé mentale et s’adresse à ceux en souffrant eux-mêmes, leur disant qu’il est normal de prendre du temps pour guérir.

 

De plus, selon l’Institut de la statistique du Québec, un adolescent sur deux n’aime pas son corps. Le bombardement de corps retouchés sur les différents médias ne favorise généralement pas l’acceptation de soi… Toutefois, j’ai été des plus touchée de constater la diversité de corps qui est illustrée sur le compte de Les folies passagères, me faisant croire à un changement des mentalités qui s’opèrent actuellement dans notre société.

 

Mais l’artiste ne s’arrête pas là : elle n’hésite pas à aborder les thèmes des relations toxiques,  de la politique ou de la culture du viol, le tout avec aplomb et sensibilité. Je vous invite également à découvrir sa boutique en ligne où elle commercialise de nombreux objets illustrant ses magnifiques œuvres. Vous pouvez également vous y procurer son roman graphique Pamplemousse.

 

Enfin, les réseaux sociaux devraient de contenir plus de comptes comme celui de Maude Bergeron. Parce qu’en effet, avec l’énorme auditoire que ces plateformes rejoignent, si le nombre de contenu tel que celui présenté par Les folies passagères augmente, nous pouvons croire en un apport bénéfique des réseaux sociaux. Par la diffusion d’idées égalitaires, positives et inclusives sur ces plateformes, il est clair que les mentalités peuvent évoluer, une personne à la fois. Dans notre société au quotidien effréné, il est parfois difficile de faire la part des choses concernant les idées qui nous sont véhiculées. Je vous incite donc à faire un tour sur le compte de Maude Bergeron, qui je l’espère, saura mettre un baume sur votre quotidien comme il l’a fait pour moi.

 

Lien vers le compte Instagram @lesfoliespassageres : https://www.instagram.com/lesfoliespassageres/

Lien vers le compte Facebook Les folies passagères : https://www.facebook.com/lesfoliespassageres/

Lien vers la boutique en ligne : https://lesfoliespassageres.com/

 

crédit photo: @lesfoliespassageres

L’année 2019 commence en force avec l’arrivée d’un nouveau Cuide alimentaire canadien qui sortira dans quelques semaines. En attendant, certaines versions préliminaires de la prochaine version sont sorties. On peut constater que plusieurs modifications on été apportées, dont une qui a chamboulé la plupart des Canadiens : l’abolition du groupe alimentaire « lait et produits laitiers ».

 

Ce groupe alimentaire, ainsi que celui des « légumes et des fruits », « produits céréaliers » et celui des « viandes et substitut », constituaient l’ancien Guide alimentaire depuis 2007. Or, le lait est maintenant dans une nouvelle catégorie, celle des « aliments protéinés », au grand désarroi des producteurs laitiers. Ceux-ci perçoivent ce changement comme étant l’exclusion du lait de l’alimentation des Canadiens. Tout un changement, puisqu’on nous vend depuis très longtemps l’idée que le lait rend nos os plus forts et qu’il doit être priorisé dans l’alimentation dès le tout jeune âge et ce, à tous les jours!

 

Alors, que sont devenus les groupes alimentaires? Quelles sont les modifications apportées au nouveau guide nutritionnel mais surtout, doit-on bannir le lait de notre alimentation?

 

Une nouvelle vision des groupes alimentaires

Les groupes alimentaires n’existeraient donc plus, alors fini l’arc-en-ciel de couleurs pour diviser les aliments. Dorénavant, ceux-ci seraient seulement séparés en 3 grandes catégories. Tout d’abord les légumes et fruits, ensuite les aliments à grains entiers et pour finir, les aliments protéinés contenant la viande, les produits laitiers et les substituts. Ce n’est donc pas seulement le lait qui a perdu la classe qui lui est propre, mais aussi la viande.

 

Y a-t-il d’autres modifications apportées?

Associée aux anciens groupes alimentaires, il y avait une indication du nombre de portions de chaque catégorie que nous devions manger, mais ces portions sont maintenant du passé. De plus, dans la nouvelle version, on mise sur comment on mange les aliments, soit en les cuisinant nous-mêmes ou en les mangeant en étant bien entouré. On met l’emphase aussi sur la prise de conscience de ce que l’on mange en regardant les étiquettes alimentaires et en ne laissant pas les tactiques de marketing influencer le contenu de nos assiettes.

 

Faut-il bannir les produits laitiers?

Le nouveau guide alimentaire ne suggère pas du tout d’enlever les produits laitiers de notre alimentation, mais suggère cependant de ne pas croire que ceux-ci sont la seule source de protéine à favoriser puisqu’ils rendent nos os plus forts. La nouvelle version démontre seulement que cette image «  d’os plus forts » est fausse. 

 

En vrai, plusieurs autres aliments peuvent très bien remplacer ou compléter, avec les produits laitiers, notre apport en protéines et en calcium. Les végétaux seraient excellents au niveau de l’environnement et de la santé pour nous apporter nos sources en protéines, c’est pourquoi ils sont valorisés dans le nouveau guide alimentaire. Par végétaux, j’entends entre autres des noix, des légumineuses et des graines.

 

En résumé, le guide nutritionnel 2019 promeut l’apport en protéines peu importe de quel aliment cet apport provient. Les seuls éléments à éviter mentionnés dans le nouveau Guide alimentaire sont tous les aliments riche en gars saturés, sucre et sodium mais il faut mentionner que le lait et les produits laitiers ne font pas partie des « indésirables ».

 

La date de péremption n’est donc pas encore arrivée pour les produits laitiers et il n’est pas question de ne plus en consommer en 2019. Il n’est seulement plus obligatoire d’en consommer à chaque jour en grande quantité et il faut être conscient que plusieurs autres options existent pour atteindre notre source de protéines et de calcium recommandées. J’espère que vous êtes maintenant mieux informés à ce sujet et impatients d’avoir (d’ici peu) la version officielle !

 

La République démocratique du Congo est déchirée par la guerre et la violence sexuelle devient une arme pour des extrémistes sans cœur. City of Joy a donc été créée pour aider les femmes et les jeunes filles congolaises ayant vécu de telles atrocités.

À l’est du Congo, se trouve une quantité étonnante de minerais indispensables à l’industrie électronique, dont le très précieux coltan.  Plus de 120 groupes armés se font la guerre et déciment la population du Congo pour le contrôle du commerce des minerais. Bien sûr, les pays occidentaux ne se mêlent pas de la guerre qui fait rage à l’intérieur du pays, car l’exploitation de ce minerai leur est d’une trop grande utilité. Des compagnies comme Samsung, Apple, Sony, Canon, LG, Toshiba et j’en passe ont beaucoup trop d’intérêt pour ce minerai nécessaire à la confection de cellulaires et d’ordinateurs.

Non seulement cette guerre fait des millions de morts, mais en plus, le viol est devenu, pour certains groupes, une arme de guerre. Des femmes et des enfants vivent des violences sexuelles chaque jour et certaines d’entre elles finissent par mourir ou deviennent une honte pour leurs maris, leurs pères, leurs frères et se font jeter de leur propre famille et de leur maison.

Le Dr. Denis Mukwege de l’hôpital Panzi, qui accueille des femmes victimes de violence sexuelle, en a eu assez. Il a décidé de mettre sur pied un endroit où les congolaises pourraient se réhabiliter à leur vie au Congo après des expériences aussi effroyables que celles qu’elles avaient vécues. City of Joy est une communauté qui permet aux femmes ayant subi des violences sexuelles de devenir les leaders de demain dans la République démocratique du Congo.

Le village se trouve à Bukavu et accueille 90 femmes survivantes de ces violences âgées entre 18 et 30 ans sur une période de six mois. À l’aide du Vagina Warrior Program et d’experts, ces femmes réapprennent à s’aimer elles-mêmes.

Certaines d’entre elles ont vécu des expériences indescriptibles dont je vais m’abstenir d’étaler les détails ici, mais j’invite tout le monde à écouter le documentaire City of Joy sur Netflix afin d’ouvrir ses yeux sur le monde et de réaliser qu’en s’unissant et qu’en s’aimant, les femmes peuvent absolument tout faire et ne peuvent que devenir plus fortes.